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jeudi 21 avril 2016

LES VIOLETTES

La violette odorante, viola odorata

Famille des violacées.

Description : petite plante de 5 à 15 cm, légèrement velue, remarquable par ses jolies fleurs odorantes, formant des colonies plus ou moins étendues.



Tige : stolons développés, ordinairement stériles, tiges florales minces, acaules.

Feuilles : munies d’un long pétiole, largement ovales ou réniformes, obtuses au sommet, en cœur, à la base crénelée, vert sombre, stipules ovales, aigus et bordés de franges courtes.

Fleurs : caractéristiques, à 5 pétales violet intense ou blancs, dont les deux latéraux sont rapprochés de l’intérieur, munis d’un éperon à la base. Généralement odorantes, contrairement à celles d’autres espèces stériles. De petites fleurs verdâtres cachées sous les feuilles se développent tardivement et sans s’ouvrir, assurent la formation de graines.
Floraison : mars à juin

Fruits : capsules contenant de nombreuses graines.

Partie souterraine : tiges souterraines écailleuses portant de fines racines densément fasciculées.

Principaux caractères d’identification :
Habitat (bois, haies) forme des feuilles, aspect et odeur des fleurs.

Culture : la violette odorante est cultivée pour la beauté et le parfum de ses fleurs. (violettes de Toulouse)

Autres espèces du genre : 19 en France, 22 en Suisse et 15 en Belgique.
D’après la forme des fleurs, on différencie le genre en violettes (dont fait partie l’espèce décrite) et en pensées.

Confusions possibles : avec d’autres violettes à feuilles en forme de cœur. Les feuilles de la raiponce en épi, avant l’apparition des fleurs, pourraient être confondues avec celles d’une violette mais elles sont glabres, vert clair et souvent tachetées de noir au centre. Une confusion avec d’autres violettes serait sans danger car aucune n’est toxique ; la plupart sont comestibles.

Seule la pensée sauvage (viola tricolor) devrait être évitée à haute dose car son usage excessif comme dépuratif, diurétique, diaphorique ou expectorant peut provoquer des éruptions cutanées. Sa saveur pharmaceutique prononcée (odeur de salicylate de méthyle) la fera éviter.

Les pensées et violettes montagnardes dont certaines espèces sont rares sont à cueillir avec parcimonie.

Utilisations alimentaires :
Les feuilles de violettes sont tendres et mucilagineuses. Elles peuvent être ajoutées crues aux salades ou cuites de diverses façons.
Les fleurs décorent très joliment les salades et parfument les desserts ; on peut en préparer des confitures odorantes comme on le fait avec des pétales de roses. Elles sont confites au sucre et colorées artificiellement pour la décoration des pâtisseries.
La plupart des feuilles de violettes peuvent servir aux usages décrits pour la violette odorante mais les fleurs manquent du parfum suave de cette violette (viola odorata).

Retrouvez quelques recettes ici.

Composition :
Les feuilles sont extrêmement riches en provitamines A et en vitamines C. Elles renferment également des sels minéraux et une importante proportion de mucilage. Les fleurs également.

Propriétés médicinales :

Feuilles et fleurs sont émollientes et expectorantes. Rhizome et racines sont expectorants et se montre émétiques à forte dose du fait de leur teneur en violine, substance proche de l’émétine de l’ipéca.

La prochaine plante abordée sera LA MAUVE.

Petit rappel : pour trouver les dates des prochaines balades, cliquez sur l’onglet « actualités »

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