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mardi 13 avril 2021

SEDUM REFLECHI

 

LE SEDUM REFLECHI  sedum reflexum

                                             Nom commun : orpin des murs

                                             Famille : crassulacées

Description : plante vivace de15-50 cm, glabre dans toutes ses parties, formant de petites colonies.



Tiges :  dressées, résistantes, ramifiées au sommet.

Feuilles : alternes, allongées, charnues et renflées, de section plus ou moins cylindrique dans leur partie moyenne, pointues au sommet et se prolongeant un peu.

Fleurs : assez petites, munies de 6-8 pétales jaunes ou jaunâtres, aigus, étoilés, groupées en inflorescence globuleuse au sommet des tiges aériennes.

Floraison : juin-août.

Fruits : capsules contenant plusieurs petites graines.

Partie souterraine : rhizome très développé, portant outre les tiges aériennes fleuries de nombreux rejets sans fleurs, souvent rougeâtres.

Certains pieds de sedum réfléchi sont verts et d'autres glauques, sans que l'exposition plus ou moins grande au soleil puisse expliquer cette différence.

On réunit sous le nom de « sedum reflexum » plusieurs formes dont 3 sous espèces et 9 variétés ont été décrites.

Principaux caractères d'identification : aspect typique en « manchon », feuilles cylindriques, fleurs jaunes.

Culture : le sedum reprise (sedum telephium) est cultivé pour l'ornementation. Il est aussi appelé reprise, poule grasse, grand orpin, herbe à la coupure, joubarbe des vignes. Ses fleurs sont roses ou jaune pâle.

Autres espèces du genre en Europe : 56 dont 29 en France, 15 en Suisse et 10 en Belgique.

Les plus communes sont le sedum blanc (sedum album) à fleurs blanches, le sedum âcre (sedum acre) à fleurs jaune vif et le sedum reprise à fleurs roses ou jaune pâle.

Confusions possibles : avec les autres sedums à feuilles cylindriques et à fleurs jaunes, si les plantes sont fleuries. Evitez de confondre le sedum réfléchi avec le sedum âcre qui a une saveur poivrée et brûlante (il est aussi appelé poivre des murailles).

Attention : il existe de nombreux autres sedums dont les caractères sont très proches de ceux donnés pour les espèces ci-dessus et avec lesquels ils seraient facilement confondus. Si aucun sedum n'est toxique, plusieurs sont rares et ne devront jamais être cueillis. L'utilisation d'une flore est très importante pour les déterminer avec précision. (Les flores classiques sont des livres, contenant généralement des planches botaniques.)

Plusieurs espèces ont été ramassées pour leurs feuilles ou pour leurs racines comestibles (arrachage de racine veut dire plus de plante !)

Utilisations alimentaires : les feuilles tendres et charnues du sedum réfléchi et du sedum blanc, remplies d'un jus acidulé, sont agréables à manger telles quelles : elles rafraîchissent au cours d'une marche et forment de bonnes additions aux salades. Les jeunes pousses tendres sont les meilleures ! On peut aussi les faire cuire à la vapeur, à la poêle. Les grandes feuilles plates du sedum reprise sont encore meilleures en salade, vu leur taille, leur texture tendre et leur saveur délicate.

On emploie de même les feuilles du sedum rosé (rhodiola rasea) appelé aussi rhodiole : il est cultivé dans les jardins mais à l'état sauvage, il est assez rare, ce qui veut dire à utiliser avec modération.

Les petites feuilles du sedum âcre ou poivre des murailles de saveur très piquante et irritante peuvent servir de condiment si elles sont utilisées en très petite quantité.

Autrefois, on consommait les racines du sedum reprise et du sedum rosé crues, bouillies ou conservées dans le vinaigre. Cet usage est à proscrire car on arrache la plante.

Le sedum réfléchi et le sedum reprise ont été cultivés comme légume. Le second l'est encore pour l'ornementation des jardins. Vu les périodes chaudes et sèches, les crassulacées sont intéressantes à planter car elles sont peu demandeuses d'eau.

Composition : le sedum reprise renferme de l'acide malique, des sels minéraux (calcium), des tanins, mucilages et sucres.

Le sedum âcre contient des acides organiques, du tanin, un alcaloïde, un glucoside et une substance irritante.

Parties utilisées : suc frais, toutes les parties de la plante séchée, feuilles fraîches ou conservées dans l'huile. La dessiccation est très difficile.

Je vous propose quelques recettes ICI.

Propriétés médicinales : après en avoir ôté la cuticule, les feuilles de sedum reprise sont posées sur les plaies, les coupures et les brûlures pour en hâter la cicatrisation. Je parle ici de plaies et brûlures superficielles, toute blessure profonde exige des soins médicaux.

On aurait employé le sedum âcre comme antiépileptique et en usage externe comme coricide.

Toxicité : à trop forte dose, le sedum âcre est émétique et vésicant.

 

A PROPOS DE LA FAMILLE DES CRASSULACEES :

Ce sont des plantes herbacées succulentes, annuelles ou vivaces à fleurs régulières en étoile ou en clochette.

Pour les reconnaître plus aisément, distinguons une subdivision importante dans cette famille :

1.      Des plantes sans rosette de feuilles basilaires et fleurs généralement à 5 sépales et 5 pétales entièrement libres : ce sont les SEDUMS.

2.      Des plantes à rosette de feuilles basilaires très compactes et fleurs à 6-20 sépales et 6-20 pétales soudés entre eux à la base,12 à 40 étamines : ce sont les SEMPERVIVUMS dont les joubarbes. 


Que pouvez-vous récolter comme plante sauvages actuellement ?

Les orties feront des soupes, des quiches et des purées de légumes pleines de saveur et de vitamines, les pissenlits verts ou blancs, crus ou cuits, l'ail des ours frais ou séché, l'alliaire, les feuilles de ficaire, les fleurs de prunellier pour aromatiser les desserts ou faire une excellente teurgoule. Vous trouverez ces recettes sur le blog et ne vous privez pas de retrouver ces saveurs avec plaisir !

 Message à tous : pour avoir passé quelques jours en hôpital durant cette période bousculée par le covid, je remercie infiniment les services d'urgences, les ambulanciers, urgentistes, médecins, infirmiers et infirmières sans oublier les stagiaires infirmiers qui malgré leur épuisement, rassurent et entourent les malades : ils ne cessent de courir mais leur passion de soigner est la plus forte ! Pour le personnel médical, par respect pour leur travail, notre devoir est de continuer nos efforts de respecter les règles de confinement et d'oublier notre égoïsme !

Un immense merci à tous et tenons la barre : le soleil revient toujours après la tempête !


vendredi 5 mars 2021

LE NOMBRIL DE VENUS

 Umbilicus rupestris


                                        Famille : crassulacées


                                        Noms usuels : ombilic, cotylédon, gobelet, cotylet, coucoumelle, cymbalion, oreille d'abbé, écuelle.


Description : plante vivace, glabre de 10-40 cm, charnue, d'un vert vif, à allure caractéristique.



Tiges : dressées, peu feuillées.

Feuilles : arrondies avec une fossette au centre et un long pédoncule, assez grandes (3-6 cm), feuilles supérieures progressivement plus petites, épaisses, charnues, facilement cassantes et recouvertes d'une très fine pellicule.

Feuilles de la tige peu nombreuses, allongées, rétrécies en pétiole à la base.

Fleurs : 8-10 mm, blanc jaunâtre ou jaune paille, à corolle en tube muni de 5 lobes au sommet, réunies en grand nombre en une large grappe dressée.

Floraison : mai-juillet.

Fruits : capsules à graines nombreuses.

Partie souterraine : souche épaisse en tubercule.

Habitat : vieux murs et rochers ombragés, talus siliceux (acides) des régions chaudes où se constituent des populations abondantes. Présent jusqu'à 1100 m.

Son nom « d'umbilicus » ou nombril de vénus lui vient de l'aspect particulier des feuilles qui partent toutes de la base et dont le pétiole se rattache au limbe par le centre de la face inférieure. La feuille se trouve déprimée en forme de cratère, d'où, sa ressemblance avec un ombilic.

Reproduction : la plante se perpétue plus par le bourgeonnement de sa racine renflée en tubercule que par ses graines.

Principaux caractères d'identification : habitat (vieux murs), aspect des feuilles et de l'inflorescence.

Autres espèces du genre en Europe : 5 dont 1 en France, dans les Pyrénées.

Confusions possibles : aucune.

Utilisations alimentaires : les feuilles de l'ombilic sont excellentes à manger crues, telles quelles ou en salade. Elles sont charnues, très tendres et leur saveur acidulée est agréable et rafraîchissante.

Les inflorescences cependant sont amères.

Période de récolte : feuilles de février à avril.

Propriétés médicinales : les feuilles dont on a délicatement retiré l'épiderme sont posées sur les plaies et brûlures comme cicatrisant. Elles servent de pansement de la nature qui est détersif, émollient et résolutif.

Composition : sels minéraux (surtout calcium, potassium et silicium), fer, tanin, triméthylamine.

Deux nouvelles recettes de cuisine sont disponibles pour cette plante.

Vous les trouverez en suivant ce lien.

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Une info de Véronique Raffin-Lagier reçue en commentaire le 20 mars 2020 :

Elle me dit avoir dégusté des feuilles de nombril de vénus avec des huîtres chaudes : à essayer si vous en avez la possibilité et merci à Véronique de partager cette expérience.

La saveur du nombril de vénus, la beauté et l'aspect ludique de la récolte contribuent à valoriser les mets présentés.

Merci à vous tous qui me suivez à travers ce blog et n'hésitez pas à me transmettre vos commentaires très encourageants.

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A récolter dans les semaines qui arrivent : la sève de bouleau (hors gel, bien sûr), les pissenlits, et les premières orties : ce sont tous des dépuratifs qui nous aideront à nettoyer le corps de façon tout à fait naturelle !


mardi 23 février 2021

LE BOULEAU, ARBRE POPUPLAIRE.

 

Bien sûr, avec le froid de la semaine dernière, personne n'a imaginé prélever la sève du bouleau ! Laissons-le reprendre des forces et l'opération est reportée en mars. Vu les températures clémentes de cette semaine, vous auriez envie de récolter mais la pleine lune est pour vendredi et les nuits peuvent encore être froides ! Il me paraît préférable d'attendre encore 2 bonnes semaines et vous aurez à ce moment une pleine récolte.

Ne pouvant bénéficier de la sève, je me suis plongée dans les livres pour redécouvrir cette plante merveilleuse aux multiples usages et à la beauté délicate.

Son écorce blanche parsemée de motifs noirs, ses branches souples et gracieuses balancées sous le vent dégagent une impression de légèreté et de gaieté.

Le bouleau est un arbre extraordinaire qui renferme divers bienfaits thérapeutiques, dans le domaine des soins corporels et de l'alimentation saine.

Le saviez-vous ?

 Le bouleau est un des 7 arbres sacrés du bosquet des druides ; il correspond à la lettre B (beth) et préside au premier mois de l'année solaire du 24 décembre au 21 janvier, ce qui équivaut à la renaissance du soleil.

Lors de la fête de la Chandeleur qui précède la remontée de la lumière, le bouleau est mis à l'honneur. Son nom vient de « betul », du latin « betula ».

Il vit en Europe mais aussi sur l'Himalaya. C'est une espèce pionnière : il a été la première essence avec le pin, à recoloniser nos forêts à la fin de la période glacière.

Le bouleau n'a pas de préférence quant au sol : humide ou sec, riche en humus ou pierreux, il s'acclimate à tout pourvu qu'il dispose de lumière.

Symbole de la connaissance, du renouveau de la vie et de la promesse lumière, le bouleau est aussi l'arbre de la sagesse, l'arbre purificateur (tisanes pour chasser les mauvaises humeurs, balai pour purifier un lieu, verge qui remet le réfractaire dans le droit chemin). Cette symbolique de l'arbre est sans nul doute associée aux réelles capacités médicinales. De nombreuses parties de l'arbre (feuilles, bourgeons, sève, écorce) sont utilisées pour éliminer les toxines du corps. Les anciens ont donc attribué à l'arbre des vertus immatérielles le rendant capable de chasser les éléments et esprits négatifs des lieux.

Je vous présente quatre nouvelles  recettes culinaires sur la page "ad-hoc" des recettes de marraine Bobette.

Mais il n'y a pas qu'à manger ou boire parmi les vertus du bouleau.

Quelques recettes santé-beauté.


1.      Huile de soin pour le corps et les cheveux.

1 poignée de chatons et de feuilles de bouleau séchés (les prélever en avril-mai)

200 ml d'huile d'olive (de qualité)

Laisser macérer l'ensemble dans 1 lieu clair durant 1 à 2 semaines puis filtrer.

Conserver l'huile de soin à l'abri de la lumière dans 1 bouteille bien propre.

Utilisation : pour un après-shampoing, masser les cheveux humides avec un peu d'huile et laisser agir 10 minutes avant de rincer.

Petite astuce : vous pouvez ajouter 1 c à s de feuilles de romarin fraîches ou séchées pour un effet désinfectant efficace.


2.      Bain de bouleau.

4 poignées de feuilles de bouleau séchées pour 1 bain ou 1 mélange frais de feuilles, bourgeons et jeunes rameaux débités en morceaux.

Déposer dans 1 casserole avec 2 à 3 litres d'eau et porter à ébullition. Retirer du feu et laisser infuser (à couvert) durant 1 nuit.

Filtrer et verser cette décoction dans l'eau d'un bain chaud. Y rester 20 minutes. Recommencer 1 ou 2 fois.

Astuce : pour les décoctions et les infusions de feuilles et de bourgeons, ajouter 1 gr de bicarbonate de soude par litre afin de dissoudre les résines et de mieux profiter du potentiel thérapeutique de l'arbre.

Utilisation : soin convenant aux peaux sensibles sujettes au psoriasis.


3.      Contre les rhumatismes :


Remplir un bocal de feuilles de bouleau et couvrir d'huile d'olive. Laisser macérer 2 semaines au soleil.

Filtrer et renouveler la même opération en remettant des feuilles fraîches. Filtrer à nouveau et conserve au frais, à l'abri de la lumière.

Utilisation : en friction sur les parties douloureuses.


4.      Déodorant naturel.

300 g d'écorce de bouleau

300 g d 'écorce de chêne

30 g de fleurs de lavande

1,5 litre d'eau

Mettre dans 1 récipient et faire bouillir pendant 10 minutes.

Filtrer, laisser refroidir et conserver en bouteilles de verre étanches.

Utilisation : se frictionner après la douche ou le bain.


POUR RAPPEL : périodes de récoltes

Sève : de mi-février à début avril hors période de gel.

En réponse à de nombreux contacts reçus concernant la récolte de sève de bouleau, je voudrais préciser que :

Oui, vous pouvez prélever de la sève actuellement MAIS la récolte ne sera pas optimum et vous privez l'arbre du début de la montée de sève : la pleine lune est pour vendredi. Comparons avec les marées : oui, il y a des marées tous les jours mais en période de pleine lune, l'amplitude est différente. C'est un peu la même chose pour la montée de sève, elle est plus forte en lune montante et en ce qui me concerne, j'attends le mois de mars pour prélever.

DONC, vous pouvez déjà prélever actuellement mais la montée de sève étant plus faible en pleine lune, vous privez l'arbre de sa ration et votre récolte ne sera pas optimum. A vous de choisir !

 

Jeunes feuilles et chatons : mi-avril, début mai

 

Feuilles âgées : fin mai, juin

 

Rameaux fins : toute l'année.

 

Ne vous privez pas de balades en pleine nature, il existe encore un peu partout des endroits peu fréquentés où vous respirerez librement : ça fait un bien fou et ça ne coûte rien ! Ces sorties aiguiseront vos observations de l'avancée du printemps déjà bien visibles !

La ciboulette est toujours là et les premières orties pointent leurs premières feuilles ; vous pourrez très bientôt faire une excellente soupe santé. Surveillons aussi les pissenlits qui eux aussi seront bientôt au rendez-vous !

vendredi 5 février 2021

Au bouleau !

Sève de bouleau 2021

Après quelques balades dans la nature, il est des signes qui ne trompent pas et annoncent le retour prochain du printemps 2021 : les arums poussent déjà le bout de leurs feuilles hors de terre, les noisetiers allongent les chatons mâles et les fleurs femelles se distinguent déjà sur les branches. Me promenant dans les bois cet après-midi (pendant que le loup n'y est pas...) je remarque les feuilles et fleurs de jonquilles qui poussent bien droites dans les fourrés épais et dans mon jardin, les perce-neiges sont visibles. Plein de bonnes raisons pour penser sérieusement à la sève de bouleau ; ses bienfaits seront les bienvenus !

Un petit rappel pour pouvoir récolter la sève de bouleau cette année :

Il est préférable de débuter la récolte en lune montante et croissante pour une récolte plus abondante.

Pour mémoire : la lune montante correspond à sa position dans le ciel : en lune montante, l'arc de cercle décrit par la lune dans le ciel monte ; chaque jour, la lune passe un peu plus haut. (prendre un repère et une heure fixe pour comparer, par exemple, tous les jours à 22h, au niveau du même arbre)

C'est le bon moment pour greffer, récolter la sève, aérer le gazon.

La lune croissante : la lune est croissante dans la période s'écoulant entre la nouvelle lune et la pleine lune ; premier quartier, pleine lune, je peux dessiner un P avec le croissant de lune.

La lune croissante apporte vitalité aux plantes. Plus on se rapproche de la pleine lune, plus l'arbre a de force pour lutter contre les maladies et les parasites. La sève de bouleau transmet plus de vitalité aux personnes qui la consomment.

En 2021, en février, la période idéale serait du 11 au 22 février. Voir les températures car c'est peut-être un peu tôt dans la saison, s'il gèle, il faut éviter de prélever pour protéger l'arbre et la sève s'altère très vite. En mars, nouvelle lune le 13 et début de la lune montante le 7 ; La période idéale serait du 12 au 22 mars. Si les conditions sont bonnes, vous pouvez prélever en février durant une dizaine de jours, puis reboucher le trou et recommencer le prélèvement en mars, sur un autre bouleau. Il est inutile de vider l'arbre de sa sève et de prélever respectueusement ce précieux liquide. Bien sûr, l'arbre subit un léger traumatisme lors du prélèvement, un peu comme une prise de sang chez nous les humains et il est important de ne pas l'affaiblir !

Si les influences de la lune vous intéressent pour jardiner et mieux vivre avec la lune, je peux vous recommander « le calendrier lunaire de Michel Gros » : Calendrier lunaire diffusion ou www.calendrier-lunaire.fr

Je le trouve en librairie et il m'est très utile tout au long de l'année pour planter, travailler le sol, semer, replanter, bouturer, récolter... c'est ma bible de jardinage ! et elle me donne entière satisfaction !

Comment procéder pour récolter la sève : percer un trou de 6 à 8 mm de diamètre pour une profondeur de 3 à 5 cm, pas plus ; incliner le perçage vers le sol et percer à 1,5m à 1,8m de hauteur.

Remercier l'arbre de ce qu'il va nous donner.





Collecte par tuyau alimentaire d'1 bon mètre au diamètre égal ou un peu supérieur que le trou dans l'arbre pour que ce tuyau s'y coince bien.

Raccorder le tuyau à 1 bidon de 5 litres dont vous percez le bouchon pour y introduire le tuyau. Aucune impureté ne sait rentrer dans le bidon !

Laisser couler calmement et surveiller le remplissage : en pleine coulée, l'arbre peut vous donner 5 à 8 litres par jour. Je suspends l'arbre au tronc à l'aide d'une ficelle et au plus fort de la récolte, je retourne près de l'arbre 2 fois par jour car il peut y avoir plus de 5 litres !

Durée de la récolte : elle peut s'étaler sur 2 lunaisons, 10 à 15 jours environ

Quantité prélevée : 5 à 10 litres par jour.

Si vous récoltez dans un endroit public ou privé, pensez à demander l'autorisation au propriétaire en spécifiant que c'est un usage familial et non commercial !

Après récolte, remerciez l'arbre et rebouchez le trou à l'aide d'une petite cheville de bois. La sève cessera vite de couler et vous évitez le gaspillage et les attaques possibles de parasites.

Tous les bouleaux semblent aptes à produire, à qualité similaire, la sève qui est un liquide incolore, inodore, au léger goût sucré.

Cette boisson santé a des propriétés dépuratives et joue un rôle régulateur des troubles gastro-intestinaux. La sève est diurétique, dépurative, détersive et vermifuge.

Une cure de printemps élimine les toxines accumulées pendant l'hiver en raison d'une alimentation riche en graisses.

La cure de printemps :

boire 20 à 25 cl de sève de bouleau le matin à jeun.

Pas plus de 3 verres par jour à boire avant chaque repas principal.

Faire une cure de 15 à 21 jours suffit ; une action prolongée serait marquée par une baisse d'efficacité de l'ordre de 50%

Stockage : au sortir du tronc, la sève est pure et saine. Le contact avec l'air et une mauvaise conservation l'altèrent rapidement.

Mettre en bouteilles en verre à l'abri de la lumière et conserver maximum 2 à 3 jours. Après ces quelques jours, même à l'abri de la lumière, la sève se trouble et fermente. Elle ne contient aucun antioxydant naturel (très faible quantité de sucre et PH élevé), elle n'est pas stable et surit rapidement.

Ne prélever que la quantité utile. En m'organisant avec mes enfants et 1 ou 2 amies, 3litres par jour suffisent amplement ! Si j'en récolte plus, je la congèle pour en faire du sirop de bouleau.

Vous retrouverez sur ce blog les détails et les recettes qui se rapportent au bouleau.

A propos du sucre de bouleau appelé xylitol.

Le xylitol est un sucre extrait de l'écorce de bouleau, très en vogue dans les pays nordiques. Il possède le même pouvoir sucrant que notre très classique sucre blanc mais son apport calorique est 40% moins élevé.

Contrairement au saccharose, il ne présente pas d'inconvénient pour les dents et posséderait même une action curative sur les caries et retarderait voire empêcherait la formation de la plaque dentaire : il est donc conseillé aux jeunes enfants !

En Finlande, les enfants peuvent se brosser les dents avec du dentifrice au xylitol et mâcher des chewing-gums totalement inoffensifs.

Il n'est pas facile de trouver du xylitol chez nous, le Net teste pour l'instant l'un des moyens les plus simples ; tapez « xylitol » sur votre moteur de recherche.

Le xylitol s'utilise comme le sucre ordinaire mais il est 8 à 10 fois plus cher que le saccharose ! 180 g pour 10,99 euros !

Le sirop de bouleau est obtenu en chauffant la sève de bouleau pour le réduire et obtenir le sirop. 10 litres donnent environ 1 dl de sirop. Les premières récoltes de l'année sont plus sucrées.

Bien surveiller la réduction qui nécessite une très longue chauffe vu la faible teneur en sucre. Par comparaison, 40litres de sève d'érable donnent 1 litre de sirop d'érable, la sève d'érable contenant beaucoup plus de sucre mais c'est le même procédé de fabrication.

Le sirop de bouleau est cependant intéressant au niveau gustatif : saveur caramel, sucre d'orge, crème brûlée ; le sirop de bouleau est un condiment plus qu'un aliment. Son goût est trop concentré pour l'utiliser comme le sirop d'érable : il faut l'utiliser avec parcimonie.

Remarque : la saveur sucrée est différente selon les lieux de récolte. Yves nous a fait goûter de la sève de bouleau récoltée sur un ancien terril : elle était plus sucrée et avait une autre saveur !

La composition en oligo-éléments dépend de la nature géologique du sous-sol. Il est donc intéressant de récolter la sève sur des terrains riches en minéraux.

Il reste encore beaucoup de choses à apprendre à propos du bouleau, arbre à la peau d'argent, mais laissons des infos pour un prochain article !

 

Chaque fois que vous le pouvez, sortez, aérez-vous, ça fait énormément de bien pour le corps, pour l'esprit !

Vous faites souvent le même parcours ? Peu importe : une fois vous sortez pour marcher avec vos bâtons de marche, une autre fois, vous prenez l'appareil photo, une autre sortie sera consacrée aux traces d'animaux et aux laissées indiquant le passage de ceux-ci et enfin, un dernier trajet pour observer l'évolution de la nature : vous découvrirez des choses très différentes et vous n'aurez pas l'impression de tourner en rond !

mardi 2 février 2021

PLAIRS D'HIVER 4

 A quoi veux-tu jouer pour ne pas t'ennuyer ?

Quels plaisirs trouver en hiver ?

Se balader quand il fait sec mais quand il pleut, c'est très agréable de cuisiner des matières premières de saison.

Voici donc quelques nouvelles recettes très faciles et délicieuses !


Pour plus de facilité toutes les recettes publiées précédemment sur la page "Plaisirs d'hiver" sont intégrées dans une nouvelle présentation et sont regroupées en 4 catégories via la page Plaisirs divers d'hiver.


Notez bien que les recettes liées spécifiquement aux plantes sauvages étudiées restent sur leurs propres pages du blog.


N’oubliez pas de récolter la ciboulette sauvage et pensons un peu à la récolte de sève de bouleau : préparons notre matériel et veillons à ce qu'il soit très propre : j'en parle lors du prochain article, mi-février.

Si vous avez planté un « hamamélis », vous pouvez constater qu'il est en fleurs : ça sent bon le printemps qui reviendra assez vite et, avec lui, l'espoir du renouveau !

mercredi 16 décembre 2020

NOUVELLES RECETTES D'HIVER 2020

 

Dans cet article, vous trouverez 7 nouvelles recettes et une information concernant le sucre de coco que j'ai découvert et testé.

Vous retrouverez tout cela dans les rubriques plaisirs d'hiver ou en vous reportant aux recettes concernant les fruits de saison concernés.

Voici les 7 nouvelles recettes :      

1.   Nèfles meringuées.

2.   Crumble châtaignes, pommes et clémentines

3.   Berawecka.

4.   Truffes aux noisettes.

5.   Meringues au chocolat.

6.   Les madeleines natures ou chocolat et/ou noisettes.

7.   Petites galettes Bon an.


Voilà une année qui touche à sa fin, une année unique qui nous a bousculé dans nos habitudes bien ancrées qui ne souffrent guère de frustrations !

C'est l'occasion de se confronter à soi-même, de prendre chacun ses responsabilités, de regarder et de voir ce qui vit tout près de nous de chercher notre bonheur dans les petites choses qui font la vie de tous les jours, de découvrir ce qu'est le bonheur, le vrai, pas la jouissance matérielle ! Pas toujours facile !

Ce qui a surtout manqué, c'est le vrai contact avec les autres, le partage, les retrouvailles, des bras qui vous entourent, de gros baisers sonores sur les joues....

Encore un peu de patience et de respect des consignes... Prudence et courage à toutes et tous !

Quand la vie semble difficile, les courageux n'acceptent pas la défaite, au contraire, ils sont d'autant plus résolus à se battre pour un avenir meilleur !


vendredi 4 décembre 2020

LE GENEVRIER

 Genévrier commun juniperus communis

                                   Famille : cupressacées

                                   Noms communs : genièvre, petron, pétrot ;

Description : arbuste ou arbrisseau atteignant 4 à 6 mètres, à port en fuseau ou couché sur le sol (espèces de montagnes).



Tronc : écorce s'exfoliant en longues lanières.

Feuilles : aiguilles piquantes marquées sur leur face supérieure d'une large bande blanchâtre, verticillées par 3

Fleurs : minuscules, mâles et femelles sur des pieds différents

Cônes : (sur les arbres femelles) globuleux, 5-7mm de diamètre, charnus, d'abord verts puis noirs à maturité, recouverts d'une pruine qui les fait paraître bleus, très aromatiques, formés par les bractées des fleurs femelles devenues charnues, on les appelle communément, mais par erreur, des « baies ». Leur maturation exige 2 ans.

Principaux caractères d'identification : port caractéristique, aiguilles piquantes à 1 bande blanche, cônes charnus bleus.

Habitat : surtout sur sol calcaire, landes, broussailles, bois clairs. 

Culture : de nombreuses espèces de genévrier, souvent exotiques sont plantés pour l'ornementation.

Récolte : jeunes pousses en avril-mai, cônes toute l'année. Les pousses doivent encore être tendres car elles piquent rapidement. Les cônes sont difficiles à ramasser un à un à cause des aiguilles acérées ; il est moins douloureux de battre les rameaux au-dessus d'une toile ou d'un récipient

Autres espèces du genre en Europe : 8 dont 5 en France, 2 en Suisse et 1 en Belgique.

Confusions possibles : avec le genévrier cade (juniperus oxycedrus) dont les cônes brun-rougeâtres sont également comestibles. Il pousse dans le midi méditerranéen.

Les 3 espèces suivantes sont toxiques :

genévrier de Phénicie (juniperus phoenicea) (midi méditerranéen)

genévrier sabine (juniperus sabina L) (Alpes, Pyrénées)

genévrier thurifère (juniperus thurifera) (Isère, Hautes Alpes)

Leur feuillage n'est pas piquant car ce sont des écailles.

Composition : les fruits du genévrier renferment une huile essentielle composée de terpènes et de sesquiterpènes (pinènes, camphrène, sabinène, myrcène, cinéole), un principe amer (junipérine), des résines, des acides alcools (acide glycolique et glycérique) et des tanins catéchiques.

Utilisations alimentaires : lorsqu'elles sont encore assez tendres, les très jeunes pousses aromatisent agréablement les salades. Si elles piquent, en faire plutôt une tisane.

Les « baies de genévrier » servent de condiment depuis des temps immémoriaux. Outre la choucroute, les céréales, les légumes, les pâtés végétaux et les pâtés de glands bénéficient de leur présence. Ecrasées avec du beurre ou de la graisse végétale, on en fait une pâte à tartiner aromatique. C'est en les distillant que l'on obtient le « genièvre » et le « gin ».

Les gros cônes du cade sont intéressants à déguster tels quels ou en purée comme dessert ; leur saveur est très différente de celle des « baies de genièvre ».

Vous trouverez quelques recettes en cliquant ici.

Propriétés médicinales : les cônes sont toniques, digestifs, diurétiques et antiseptiques. Cet arbuste est utilisé sous forme de spécialités pharmaceutiques en allothérapie, en homéothérapie, en médecine vétérinaire et en dermo-cosmétologie. On peut également l'infuser en tisane.

Toxicité : à dose trop forte, les « baies » de genièvre provoquent une irritation des reins pouvant se traduire par une hématurie et une protéinurie. Elles sont contre-indiquées aux malades rénaux et aux femmes enceintes.

ATTENTION : les baies de genévrier sont des plantes purgatives très efficaces mais respectez les doses en cas d'inflammation des voies urinaires ou de grossesse.

Cette tisane a des effets bénéfiques pour :

 

                     Digestion : manque d'appétit, obstruction de l'intestin.

                     Circulation du sang : dépurative.

                     Voies respiratoires : inflammation pulmonaire

                     Voies urinaires : calculs vésiculaires, hydropisie.

                     Autres : rhumatisme chronique, arthrite.

 

Ne boudez pas votre plaisir d'essayer quelques recettes : ce sont des plats de saison qui réjouiront vos papilles !

A propos de recettes, je vous propose quelques recettes sucrées pour le prochain article. C'est une façon de se faire du bien ! Comme nous sommes privés de contacts, je fais régulièrement des petits colis sucrés que j'envoie aux enfants : j'imagine ainsi une forme de partage ! Le merci en retour fait chaud au cœur !

 

Un autre truc pour fêter Noël : je prends le calendrier de l'Avent et j'ouvre une petite porte chaque jeudi : le calendrier durera donc 6 mois et non 24 jours ; après ces 6 mois, j'espère que la « covid » nous laissera la voie libre pour partager un repas en famille !

Pour l'instant, restons très prudents et pensons aux autres, au personnel médical qui ne ménage pas ses efforts, aux services sociaux, aux aides ménagères, aux services postaux, aux éboueurs...toujours au poste !

Si la météo le permet, n'oubliez pas de cueillir les cynorrhodons (fruits de l'églantier) et vous trouverez dans « les recettes de marraine Bobette », beaucoup d'utilisations délicieuses ! Pensez aux confitures et à la crufiture ! Miam, c'est délicieux !



samedi 14 novembre 2020

LE MELEZE

 

LE MELEZE.  Larix decidua

                           mélèze d'Europe.

                           Famille : pinacées.

Si vous avez la chance de pouvoir vous balader dans les bois, vous observerez facilement le mélèze car c'est un arbre caduc aux feuilles très fines d'un beau jaune ocre.

Description : bel arbre au feuillage léger, caduc (le seul conifère de nos régions à posséder cette particularité), splendide en automne lorsqu'il jaunit.



Tronc : écorce rugueuse, marron grisâtre, se fissurant avec l'âge, branches étalées ou recourbées.

Feuilles : d'un vert assez pâle virant au jaune et tombant en automne, 20-30mm, disposées en rosette, faisceaux de 15-20 sur des protubérances ligneuses, éparses sur les rameaux, très étroites et allongées, minces, molles et fines.

Fleurs : les mâles réunies en chatons globuleux jaunâtres, les femelles violacées, donnant de petits cônes dressés, longs de 3-4 cm, gris brunâtres, isolés, à écailles ligneuses, minces.

Floraison : avril-juin.

Graines : petites, ovales, disposées par 2. Le cône persiste après la maturité des graines.

Principaux caractères d'identification : aspect aéré de l'arbre, feuillage caduc, léger, feuilles en faisceaux, petits cônes.

Culture : le mélèze est souvent planté pour l'ornementation des parcs et des jardins.

Autres espèces du genre en Europe : 1 en Russie (larix russica) aux écailles légèrement incurvées au sommet, environ 3 fois plus longues que leurs bractées.

Deux autres espèces exotiques : Larix keampferi : mélèze doré de Chine aux jeunes pousses bleuâtres ou vert grisâtres. Feuilles 15-25 mm, avec deux bandes blanches au revers.

                                                     Larix gmelinii : cônes comprenant chacun 20 écailles non duveteuses à l'extrémité.

Confusions possibles : aucune.

Utilisations alimentaires, composition et propriétés médicinales : comme picea abies (épicéa) déjà abordé sur ce blog.

Les jeunes feuilles tendres, de saveur citronnée s'ajoutent aux salades ou à divers plats pour leur conférer une saveur subtile.

Pas de recette particulière à vous proposer mais en vue de la décoration de Noël, voici un petit bricolage facile.

1. Petits cônes magiques : récolter les cônes et les sécher.

                                          Vaporiser de la couleur or, argent ou blanche sur vos cônes.

                                           Bien laisser sécher et accrocher un petit fil pour les suspendre dans le sapin.

2. Petits oiseaux : à réaliser avec très peu de matériel.

Des boules de cotillon d'1cm de diamètre

un bout de carton rouge

quelques plumes

des cônes de mélèze restés attachés sur la branche.

Réalisation :

1.      Dans le carton rouge, découper des losanges de 0,5cm de petite diagonale et 1,2cm de grande diagonale et le plier en 2 sur la petite diagonale : le bec de l'oiseau est prêt.

2.      Sur le pli du bec, mettre la colle et coller le bec sur la boule de cotillon.

3.      Dessiner 2 petits yeux noirs à l'aide d'un fin marqueur.

4.      Sur le dessus du cône, coller la tête avec une bonne colle.

5.      A l'autre extrémité du cône, coller quelques plumes et le petit oiseau est né. Si vous avez plusieurs cônes sur la branche, répéter le bricolage.


Vous pouvez utiliser ces décors pour égayer votre table.

A réaliser avec des enfants, c'est simple, joli et ça ne coûte pas grand-chose !