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dimanche 31 mai 2015

LA PULMONAIRE


Pulmonaria officinalis
Sauge de Jérusalem
Famille des borraginacées.


Description :
Une jolie plante vivace de 15 à 50 cm formant de petites colonies.
La pulmonaire est une petite plante velue.
Le limbe des feuilles basales se rétrécit brusquement en pétiole. Celui des autres feuilles enveloppe légèrement la tige . 
Les feuilles sont tachées de blanc. 
Les fleurs sont réunies en grappes.


Tiges : dressées, rameuses, couvertes dans leur partie supérieure de poils rudes et hérissés.

Feuilles : feuilles de la base en touffes non florifères à limbe largement lancéolé, pointues au sommet, arrondies ou en cœur à la base et brusquement rétrécies en pétiole.
Feuilles caulinaires alternes, allongées, sessiles, à limbe se prolongeant souvent un peu sur la tige. D'un vert sombre, ordinairement ponctuées de taches blanches caractéristiques et couvertes de poils rudes.

Fleurs : moyennes, à 5 pétales soudés, d' abord rougeâtres puis d'un bleu violacé lorsque la fleur est épanouie.
Calices et pédoncules velus.
Fleurs groupées au sommet de la tige.
Floraison d'avril à juin.

Fruits : composés de 4 akènes arrondis.

Partie souterraine : rhizome produisant après la floraison des touffes de feuilles, puis l'année suivante, des tiges florifères.

Principaux caractères d'identification
Feuilles hérissées de poils, pointues, ordinairement couvertes de taches blanches. 
Fleurs virant du rougeâtre au violacé.

Autres espèces : 5 en France et 4 en Belgique.

Confusions possibles : avec les autres espèces de pulmonaires aux feuilles non tachetées de blanc, insensiblement atténuées au pétiole, avec la consoude jeune mais ces espèces sont toutes comestibles .

Utilisations alimentaires :

Les feuilles de la pulmonaire ont une saveur douce et proche de celles des feuilles de la bourrache ou de la consoude tout en étant moins piquantes au toucher.
Jeunes, on en fait de bonnes salades. Plus tard, elles sont meilleures après cuisson et constituent un légume très fin, simplement cuites à la vapeur ou accommodées de diverses façons.
Les fleurs décorent joliment les salades.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la pulmonaire".

Composition :

Les feuilles renferment du mucilage, des tanins, de la vitamine C, des saponines et des sels minéraux en particulier du nitrate de potassium.
Ne pas en abuser car elles contiennent des alcaloïdes hépatotoxiques sans danger à petite dose.

Propriétés médicinales:

La pulmonaire est émolliente, expectorante, astringeante et diaphorique.
Depuis l'Antiquité, la plante est utilisée pour soigner les maladies respiratoires, ce qu'était sensé indiquer les taches blanches de ses feuilles suggérant les alvéoles pulmonaires, d'où son nom.

Voici encore de nouvelles découvertes ...

Voulez-vous une idée d'escapade de quelques jours ???
Je vous propose les Vosges où je viens de me rendre et où j'ai rencontré des personnes passionnées par  la nature et par leur terroir.
Toujours très intéressée par les plantes sauvages et les saveurs vraies, dans la région de Gérardmer, Le Tholy, j'ai rencontré un producteur de petits fruits et plantes sauvages :  "Les petits fruits de la hutte".
On y trouve des confitures, pâtes de fruits, sirops, tisanes,liqueurs ... des saveurs très intéressantes et des gens passionnés !
Vaut le détour !!
www.lesgitesdelahutte.com


A très bientôt pour d'autres découvertes.

N'oubliez pas de vous inscrire pour les balades :
juin :
le 6 à hanzinelle 14h30
le  20 à Gerpinnes jardin pilote et  parc saint Adrien

Juillet:
le 5 : à Hanzinelle 10 h la journée avec repas   (il reste 3 places disponibles.)

Août : le 8 à Hanzinelle 14 h 30 .






jeudi 21 mai 2015

LES LAMIERS OU FAUSSES ORTIES

Genre lamium, famille des lamiacées (ou labiées)

La nature riche en stratagèmes de protection a doté plusieurs plantes d’aspects semblables à celui de l’ortie urticante, ce qui leur a valu le nom d’orties.
Elles n’appartiennent pas du tout à la même famille c’est pourquoi nous les appellerons « fausses orties ».


Excepté la campanule gantelée connue sous le nom d’ortie bleue qui appartient à la famille des campanulacées, les autres fausses orties appartiennent à la famille des lamiacées.

Le lamier blanc : lamium album
Ortie blanche

Description: plante vivace de 20 à 80 cm, ressemblant à une ortie mais ne pique pas.
Belle floraison blanche, formant des colonies souvent importantes.

TIGE : dressée, rameuse, de section carrée;

FEUILLES : opposées, pétiolées, ovales en pointe effilée au sommet.
Fortement dentées en scie, glabres, d’un beau vert.

FLEURS : grandes, blanches, nettement bilabiées, à lèvre supérieure ciliée, groupées en verticille à l’aisselle des feuilles, 
anthères noires ;
Floraison d’avril à septembre.

FRUITS : formés de 4 petits akènes.
Partie souterraine : tiges souterraines formant de nombreux rejets.

Terrain : sites rudéraux, nitrophiles.

Principaux caractères d’identification :

Aspect d’ortie, non piquante, feuilles opposées, belles fleurs blanches assez grandes ;
Autres espèces du genre : en Europe : 12
En Belgique : 5


Quelles sont ces espèces belges ?

1 : Lamium amplexicaule : lamier amplexicaule : fleurs pourpre rose à anthères violettes. Les feuilles supérieures n’ont pas de pétiole et sont embrasantes .
Terrain : cultures, bord des chemins, vieux murs.


2 : Lamium maculatum : lamier tacheté :
Grandes fleurs roses (2 à 3 cm) dont la lèvre inférieure est tachée de pourpre .
Les feuilles portent souvent une tache longitudinale blanche ou noire ; elles sont pétiolées et embrasantes. La racine est épaisse
Terrain : berges des cours d’eau, répandu dans la vallée de la Meuse.


3 : Lamium purpureum : lamier pourpre ;
Petites fleurs rose pourpré (max 1.5 cm )
Feuilles rougeâtres très rapprochées les unes des autres.
Racine grêle
Terrain : cultures sarclées, sites rudéraux.


4 : Lamium hybridum : lamier hybride :
Fleurs rose pourpré comme le lamier pourpre (10 à 15 mm )
Feuilles supérieures profondément découpées et irrégulièrement incisées, dentées.
Terrain : cultures, nord du sillon Sambre et Meuse.


5 : Lamium galéobdolon : lamier jaune.
Fleurs jaunes tachées de brun sur la lèvre inférieure, anthères jaunes.
Terrain : forêts à humus doux, clairières, talus frais.


Confusions possibles : avec l’ortie qui pousse souvent avec le lamier blanc mais dont le toucher la distingue facilement, ou avec un autre lamier.

Tous les lamiers sont comestibles de la même façon et une confusion serait sans danger.

Utilisations alimentaires :
Les jeunes pousses feuillées peuvent être ajoutées crues aux salades. Leur saveur peu prononcée est agréable.
Les feuilles forment un bon légume. Le lamier s’emploie comme la véritable ortie mais ne possède pas son goût caractéristique.

Composition :
La plante renferme du tanin, du mucilage, des glucosides ainsi que des protéines complètes, des vitamines et des sels minéraux.

Propriétés médicinales :
Feuilles et sommités fleuries sont astringentes, hémostatiques et expectorantes.

Les fleurs sont utilisées pour préparer des tisanes contre la bronchite.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : les lamiers"


jeudi 7 mai 2015

LA FOUGERE AIGLE

Pteridium aquilum

          Famille des polypodiacées.

Localisation : La fougère aigle pousse dans les forêts claires, landes et prairies, sur terrain acide (siliceux).


Description : Les feuilles de fougères appelées frondes ont une forme triangulaire allongée, jusqu'à 1m60 de haut et sont portées par un long pétiole robuste, dressé, sans poil sauf à la base où il est couvert de poils brun noirâtres. Les divisions principales sont opposées.
Les jeunes poussent sortent de terre isolément et non par touffes. Elles forment des colonies étendues.

Jeunes pousses10 à 30 cm de hauteur, dressées, enroulées en crosse au sommet, couvertes de longs poils brunâtres.

Frondes : 40 cm à 1m60 de hauteur, de contour triangulaire allongé, divisées de part et d'autre de nervures en nombreux segments allongés, coriaces, portées par un long pédoncule dressé, robuste et glabre sauf à la base où il est couvert de poils brunâtre.

Fructifications : les sporanges renfermant les spores forment une ligne continue sous le bord enroulé des segments, recouvertes d'une pellicule membraneuse.

Maturité : juillet-octobre.

Partie souterraine : gros rhizome noir, épais, profond propageant la plante sur de grandes surfaces.

Principaux caractères d'identification:
  
   - son habitat, sur terrain siliceux
   - les jeunes pousses enroulées en forme de crosse sortent de terre individuellement.
   - plante adulte, feuilles en forme d'aile, 3 à 4 fois découpées, longuement pétiolée, de grande taille.

Autre espèce du genre en Europe : aucune.

Confusions possibles : avec d'autres fougères mais aucune ne possède des frondes aussi grandes et aussi découpées, en forme d'aile large sur un long pétiole dressé.

Utilisations alimentaires :

Le rhizome est parfois assez épais et riche en amidon pour pouvoir être consommé. Il l'a été sous diverses formes en Europe, moulu et tamisé, puis mélangé à de la farine de céréales pour réaliser pains et bouillies.
En Amérique du nord, on le cuisait dans un four souterrain et était mangé tel quel, en recrachant les fibres.
En Asie, la fécule en était extraite.
Il doit être cuit.
Les jeunes pousses ramassées lorsqu'elles sont encore très tendres, sont cuites à l'eau puis servies avec une sauce. Leur goût est agréable.
En Asie, on les fait macérer 24 h dans de l'eau additionnée de cendre de bois pour en éliminer les principes indésirables (voir ci-dessous) puis elles sont cuites à la vapeur .
Lorsque vous les cueillez, elles doivent se casser net ! Si elles plient, ne les cueillez pas, elles sont déjà trop grandes.    

Composition : les pousses renferment entre autre, une thiaminase détruisant la vitamine B1, un hétéroside cyanogénétique et des substances cancérigènes.
Les jeunes pousses sont riches en fer,très riches en vitamines B2 et PP.

Toxicité : Toutes les parties de la fougère aigle sont toxiques crues : il faut donc toujours les cuire.
Si les crosses dégagent en cuisant une odeur forte d'amande amère ou si leur saveur après cuisson reste amère, il ne faut pas les consommer.

ASTUCE : les plantes amères sont capricieuses! Récoltées au moment opportun, elles sont délicieuses, mais quelques heures de plus suffisent parfois à les rendre si amères qu'elles en sont immangeables.
En dehors des cuissons dans plusieurs eaux pour les blanchir, cuire avec un peu de cendre de bois ou de bicarbonate de soude. 
Dans un récipient à part, faire bouillir 1 litre d'eau avec un peu de cendres tamisées. Filtrer et utiliser cette eau comme première eau de cuisson.
Le bicarbonate de soude est mis directement dans l'eau de blanchiment à raison d'une c à c rase pour 4 litres d'eau.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la Fougère Aigle."