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mardi 8 janvier 2019

DATURA ET GIROFLEE


DATURA : datura stramonium
Famille des solanacées.
Noms vulgaires : stramoine, pomme épineuse, chasse-taupe, herbe aux sorciers, herbe aux taupes, herbe des magiciens, herbe au diable, endormie, pomme du diable.
Description : grande plante annuelle de 30 cm à 1 m, glabre, d’aspect particulier, dégageant au froissement une odeur fétide forte et désagréable.

Tige : robuste, épaisse à divisions dichotomiques (division par deux des rameaux et des pédoncules sur la tige) jusqu’au sommet de la plante.
Feuilles : grandes, pétiolées, ovales, aiguës au sommet, bordées de grandes dents aiguës mêlées à de plus petites, assez molles, d’un vert foncé.
Fleurs : très grandes, 6-10 cm de long, d’un blanc pur, en forme d’entonnoir, à lobes très courts terminés par une pointe aiguë, solitaire à l’aisselle des feuilles au point de bifurcation des tiges.
Fruits : capsules dressées de la taille d’une noix, ovales, couvertes d’épines robustes, s’ouvrant par 4 valves et contenant de nombreuses graines noires ternes et aplaties.
Partie souterraine : racine principale développée.

Principaux caractères d’identification : aspect dû à la division dichotomique des tiges, odeur désagréable des feuilles, grandes fleurs blanches, fruits épineux.
Autres espèces du genre en Europe : 2 dont « datura métel » à feuilles entières, fleurs blanches ou rosées, à fruits penchés et couverts d’épines grêles qui se rencontre parfois dans la région méditerranéenne.
Confusions possibles : éventuellement avec le chénopode hybride dont les feuilles ressemblent à celles du datura et dégagent aussi une odeur désagréable ; les feuilles du chénopode sont triangulaires à losangées, à peine dentées alors que les feuilles du datura sont ovales à elliptiques, généralement lobées, avec des dents irrégulières. La confusion avec d’autres plantes comestibles parait improbable mais s’est parfois produite.
Habitat : terrains cultivés, nus ou vagues, lisières des champs, naturalisé ou çà et là partout.
Toxicité : toutes les parties de la plante sont violemment toxiques. Malgré leur odeur fétide, les feuilles peuvent se confondre avec celles de certains légumes sauvages (tels les chénopodes) et provoquer de graves empoisonnements. De très petites quantités suffisent à déclencher des symptômes alarmants. Les graines ont également intoxiqué des personnes et des animaux. Le datura provoque des troubles digestifs, cardiaques, respiratoires et visuels accompagnés de délire et hallucination intenses et prolongées. La mort survient fréquemment.
Composition : la plante renferme divers alcaloïdes, hyoscyamine, scopolamine et atropine. C’est donc une plante dont il faut se méfier ! Remarquons au passage que presque toutes les plantes de la famille des solanacées sont toxiques y compris la pomme de terre dont les tubercules sont inoffensifs mais dont les feuilles et les fruits sont du poison.
Propriétés médicinales : le datura est employé en médecine comme antispasmodique, modérateur de sécrétions, mydriatique (provoque la dilatation des pupilles), sédatif du système nerveux central et antiasthmatique (feuilles mélangées à du tabac roulées sous forme de cigarettes). L’emploi de la plante est dangereux car sa teneur en substances active est difficile à doser. En usage externe, les feuilles sont appliquées en cataplasmes analgésiques.

GIROFLEE. Cheiranthus cheiri

Famille : brassicacées ou crucifères
Noms vulgaires : bâton d’or, violette de saint Georges, violier, carafée, giroflée jaune, giroflée des murailles, ravenelle jaune.

Description : jolie plante vivace de 20-80 cm, couverte de poils couchés, à floraison odorante et colorée.

Tige : un peu ligneuse à la base, anguleuse, rameuse.
Feuilles : oblongues, étroites, entières, les supérieures plus étroites.
Fleurs : grandes, 20-25mm, jaune ou orange brunâtre, à 4 pétales en croix, très parfumées, en grappes terminales allongées.
Floraison : mars-juin.
Fruits : siliques dressées à 4 angles, un peu aplaties, blanchâtres.
Partie souterraine : souche vivace.
Habitat : rochers, falaises et murs, le plus souvent à basse altitude.
Culture : très cultivé au jardin, en massifs et pour la fleur coupée. Plante appréciée des papillons.
Principaux caractères d’identification : habitat, port de crucifère, fleurs.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : éventuellement avec d’autres crucifères mais à priori avec aucune qui soit comestible.
Toxicité : la giroflée est potentiellement dangereuse bien qu’elle ne semble pas avoir provoqué d’accidents. Sa saveur est trop amère pour qu’on puisse avoir envie de la consommer en quantité.
Composition : outre un hétéroside sulfuré semblable à ceux des autres crucifères, la giroflée renferme plusieurs hétérosides cardio-toxiques proches de ceux de la digitale, en particulier le « cheiroside et le cheirotoxoside »
Propriétés médicinales : la giroflée est un tonique du cœur et un diurétique mais son emploi n’est pas sans danger. La tradition attribue aux graines des propriétés abortives mais, surtout, des essais pharmacodynamiques effectués sur des animaux de laboratoire ont montré que les parties vertes de la plante, à certaines doses, ont une activité cardio-vasculaire toxique : vasodilatation, bradycardie puis hypotension profonde pouvant entraîner la mort de l’animal.

A défaut de trouver de nouvelles plantes comestibles hivernales, je vous propose un ajout de quelques recettes de saison.

Crufiture de cynorrhodons : voir sous " Les recettes de marraine Bobette : l'Eglantier "

Jus d’argouses : voir sous "Les recettes de marraine Bobette : l'ARGOUSIER "



A vous tous, je souhaite une année riche en contacts humains et en découvertes natures. Le monde actuel n’est guère brillant mais la nature peut nous remplir d’espoir : les bourgeons annonciateurs du printemps sont en dormance mais dès que les conditions seront favorables, ils éclateront de vie ! 
Il faut savoir attendre le bon moment !!

Très belle année à vous tous et à bientôt pour de nouvelles découvertes.