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vendredi 21 juin 2019

RUMEX CREPU


LE RUMEX CREPU.  Rumex crispus
                                         FAMILLE : polygonacées.

Description : grande plante vivace de 50- 120 cm, glabre dans toutes ses parties, poussant souvent en groupe.

Tige : dressée, rameuse, feuillée jusqu'en haut.
Feuilles : les inférieures réunies en touffe, ovales, les moyennes oblongues, lancéolées, les supérieures allongées. Aiguës au sommet, fortement ondulées sur les bords, un peu épaisses, d'un beau vert foncé, munies d'un pétiole plan sur le dessus, se raccourcissant progressivement vers le haut de la tige. Nervure centrale et pétioles striés.
Fleurs : très petites, à sépales verdâtres, dénuées de corolle, réunies en longues grappes dressées.
Floraison : juillet- août.
Fruits : tétraédriques, à angles vifs, entourés des sépales agrandis en forme de cœur renversé.
Partie souterraine : racine principale développée, très profonde, charnue, jaune intérieurement.
Principaux caractères d'identification : feuilles allongées et fortement ondulées, les inférieures réunies en touffe. Comme il est préférable de récolter la plante lorsqu'elle est jeune, il faudra apprendre à l'identifier à ses seules feuilles.
Culture : la patience (rumex patientia) était autrefois cultivée pour ses feuilles dans les potagers sous le nom d'oseille épinard ».
Autres espèces du genre en Europe : 49 dont 18 en France, 15 en Suisse et 14 en Belgique.
Confusions possibles : avec les autres rumex dont les feuilles ne sont pas acides. Les oseilles, déjà décrites dans ce blog, s'en distinguent par leur acidité caractéristique. Tous les rumex ont un port semblable. Le rumex crépu s'identifie assez facilement à ses feuilles allongées et fortement ondulées. Les principales espèces rencontrées dans nos régions sont les rumex sanguineus, conglomératus, hydrolapatum, obtusifolius, maritimus, palustris, patientia. Les feuilles des rumex sont très amères et astringentes. Une confusion serait sans danger car aucune de ces plantes n'est toxique.
Utilisations alimentaires : lorsqu'elles sont très jeunes, encore enroulées, les feuilles du rumex crépu peuvent être ajoutées crues aux salades. Mais elles sont extrêmement mucilagineuses. Plus tard, il sera préférable de les faire cuire et même bouillir dans une ou deux eaux si leur astringence et leur amertume sont devenues trop prononcées. Après ce traitement, on peut les accommoder de diverses manières. Elles gardent assez de saveur pour pouvoir être considérées comme un excellent légume sauvage. 
Je vous livre ici quelques recettes. 
Les feuilles du « rumex patientia » ont été cultivées dans les potagers comme légume vivace et employées comme l'épinard. Quant aux autres espèces, il est indispensable de faire bouillir les feuilles dans plusieurs eaux pour en éliminer le tanin qui les rend fortement amères et astringentes.
Composition : les feuilles du rumex sont extrêmement riches en provitamine A et en vit. C. Elles ont une teneur importante en protéines complètes, en vit. B1, B2 et en sels minéraux. Elles renferment aussi du mucilage (surtout lorsqu'elles sont jeunes), du tanin et de l'acide oxalique
Propriétés médicinales : les feuilles sont à la fois adoucissantes et astringentes. La racine, riche en fer, est parfois employée comme antianémique (elles augmentent le taux d'hémoglobine), pulvérisée et prise en cachets car elle est très amère. Elle est également dépurative, astringente (du fait de son tanin) et tonique.
En usage externe, on s'en servait, écrasée, comme cicatrisant sur les plaies et les ulcères.
Tous les rumex sont riches en tanin et essentiellement astringents.
Toxicité : les oxalates solubles formés à partir de l'acide oxalique sont irritants. Une cuisson à l'eau permet de les éliminer en grande partie.


REMERCIEMENTS.

A la découverte de l'énergie des arbres, Yves nous a ouvert les yeux sur ces « géants aux pieds d'argile ». Bien observer et se concentrer pour ressentir la force ou la faiblesse des arbres ; c'était interpellant et très intéressant ! Nous ne regarderons plus ces végétaux avec le même regard ! Merci à Yves pour ce partage !
Après cette découverte, nous avons partagé des saveurs de saison en dégustant :
  • Un pain de viande au lierre terrestre
  • Une soupe de mouron des oiseaux
  • Un risotto au lierre terrestre
  • Un gratin d'égopode
  • Un gâteau tilleul citron
  • Une teurgoule au parfum de fleurs de sureau
  • Un chocolat à la menthe
  • Des cerises églantines
  • Des biscuits ménigoute.

Certaines recettes se retrouvent déjà sur le blog ; les autres, vous les retrouverez d'ici une quinzaine de jours.
Ambiance de partage, de bonne humeur et de détente grâce au soleil et au sourire de chacun de vous. UN SEUL MOT : MERCI !

Prochaines sorties :

Le 14 juillet : balade repas : déjà complet !

Le 25 août : petits fruits des haies et provisions pour les jours d'hiver.
                    Rendez-vous : rue de la gare d'Oret, 47 à Hanzinelle à 14 h .
                    Inscription obligatoire au plus tard le 21 août.

mardi 11 juin 2019

LIONDENT D'AUTOMNE ET PICRIDIE

LIONDENT D'AUTOMNE.
                                                           Leontodon autumnalis
                                                           Famille : astéracées

Description : plante vivace de 10-50 cm, à feuilles en rosette, ressemblant superficiellement au pissenlit.

Tige : unique, dressée, simple ou rameuse, glabre, presque démunie de feuilles.
Feuilles : feuilles de la base allongées, dentées ou profondément divisées en lobes aigus, glabres. Les supérieures petites, linéaires, entières.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes. Groupées en capitules portés par un pédoncule légèrement élargi au sommet.
Floraison : juillet- octobre.
Fruits : akènes allongés, rugueux, surmontés d'une aigrette de soies plumeuses d'un blanc rougeâtre, disposées sur un seul rang.
Partie souterraine : tige souterraine courte portant généralement plusieurs tiges florifères.
Principaux caractères d'identification : feuilles en rosette basale, tige rameuse, capitules jaunes, aigrettes plumeuses. Si on désire ramasser les feuilles avant le développement de la tige, les seuls guides sont leur aspect (lobes aigus) et leur caractère glabre ce qui n'est pas toujours suffisant.
Autres espèces du genre en Europe : 26 dont 5 en France, 6 en Suisse et 3 en Belgique. La plupart sinon toutes, sont également comestibles.
Confusions possibles : avec les espèces voisines, dont le liondent d'automne se distingue par sa tige souvent rameuse. Chez les autres liondents, elle est simple et ne porte qu'un capitule. Il est possible de confondre cette plante avec d'autres composées, surtout avant le développement de la tige. La combinaison tige rameuse, feuilles glabres à lobes aigus, aigrettes plumeuses limitera les confusions. Elles seraient d'ailleurs sans danger car toutes les composées du « type pissenlit » à fleurs toutes ligulées sont comestibles.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles du liondent font de bonnes salades et peuvent être consommées cuites, comme légumes. Leur saveur est agréable.
Cueillette : feuilles, de l'automne au printemps. Il est préférable de ramasser les feuilles lorsqu'elles sont encore en rosettes, avant le développement de la hampe florale.
Habitat : prairies, pâturages, champs. Presque toute la France, rare dans la région méditerranéenne, Suisse, Belgique, ouest, centre et nord de l'Europe.


PICRIDIE.
                                Reichardia picroides
                                Famille : astéracées.
                              
Description : plante annuelle de 10-40 cm, glabre, d'un vert bleuté, à feuilles inférieures en rosette, ressemblant un peu au pissenlit.

Tiges : dressées, rameuses, longuement nues vers le haut.
Feuilles : en rosette à la base, allongées, à lobes épars, aigus. Feuilles supérieures entières ou dentées embrassant la tige par de larges oreillettes arrondies, entières ou dentées. Glabres, un peu caoutchouteuses au toucher et charnues, d'un vert bleuté.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes. Réunies en capitules solitaires à l'extrémité d'un pédoncule renflé en coupe au sommet, persistant jusqu'à l'année suivante.
Floraison : avril-juillet.
Fruits : akènes couverts de tubercules saillants, surmontés d'une aigrette de soies nombreuses.
Partie souterraine : racine pivotante développée.
Principaux caractères d'identification : répartition géographique (sud-est de la France), couleur et toucher des feuilles, pédoncules des plantes de l'année précédente persistant au printemps. Les nouvelles plantes poussent généralement à proximité des anciennes.
Culture : la picridie était autrefois cultivée comme salade en France et en Italie.
 Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : la picridie ressemble à d'autres plantes proches du pissenlit, surtout au stade de la rosette, mais ses feuilles sont glabres, un peu charnues et caoutchouteuses au toucher, d'un vert bleuté, et la présence éventuelle des pédoncules secs des plantes de l'année précédente devraient éviter toute confusion.
Le laiteron maraîcher a des feuilles de couleur et de toucher semblables, mais plus grandes et plus découpées et les plantes de l'année précédente ne persistent pas.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la picridie forment une des meilleures salades sauvages. Elles sont tendres, croquantes, totalement dénuées d'amertume et leur saveur est délicieuse. Il serait dommage de les faire cuire tellement elles sont bonnes crues.
Cueillette : feuilles de mars à juin.
Il est préférable de ramasser les feuilles lorsqu'elles sont encore toutes en rosette, avant le développement de la hampe florale. Elles sont toujours très bonnes après, mais plus ardues à ramasser.
Habitat : champs, bords des chemins, lieux pierreux. Sud-est de la France et région méditerranéenne.

QUELQUES NOUVELLES RECETTES.
Pudding aux feuilles et aux fleurs de pissenlits.
Bûche au coquelicot.
Gratin d'aegopode


RAPPEL DES SORTIES :

Dimanche 16 juin à 14 h (attention, l'heure est modifiée) place d'Hanzinelle.
Le dimanche 14 juillet à partir de 10 h journée balade et repas !