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mardi 28 juillet 2020

LA CHICOREE

Cichorium intybus

                              Famille : astéracées ou composées.

                              Noms communs : intibe, yeux de chat, herbe à café, laideron, herbe amère,                                                          cheveux de paysans, écoubette.

                                

Description : plante annuelle, bisannuelle ou vivace de 30-120 cm, à feuilles en rosette à la base et à hampe florale rameuse, renfermant un latex blanc très amer.


Tige : unique, cannelée, très rameuse, velue, à rameaux rigides, minces, verts, formant avec la tige un angle obtus.

Feuilles : en rosette à la base, profondément divisées en lobes écartés ou renversés, semblables aux feuilles de pissenlit. Feuilles caulinaires lancéolées, entières, engainantes, les supérieures extrêmement réduites, très velues sur les nervures principales. Elles se récoltent jeunes, avant l'apparition des fleurs.

Fleurs : toutes ligulées, bleu pâle, réunies en capitules disposés vers l'extrémité des rameaux et à l'aisselle des feuilles supérieures.

Floraison : juillet-septembre.

Fruits : akènes surmontés d'une couronne d'écailles.

Partie souterraine : racine principale développée et charnue. Elle se récolte en automne.

Principaux caractères d'identification : feuilles en rosette, latex blanc, tiges rameuses, capitules bleus.

Culture : on cultive, pour sa racine, le cultivar « sativum » et pour ses feuilles, le cultivar « foliosum » (endive, barbe de capucin, chicorée rouge.) On cultive également les cichorium endivia L cvcrispa (chicorée frisée) et cv latifolia (scarole).

Autres espèces du genre en Europe : 2 dont 1 en France, la cichorium endivia.

Les variétés cultivées (chicon, endive, scarole) sont parfois subspontanées dans certaines régions.

Confusions possibles : avant l'apparition de la hampe florale, avec le pissenlit ou d'autres composées à feuilles en rosettes d'aspect semblable qui toutes sont comestibles. La cichorium endivida (qui n'est pas l'endive qu'on cultive) est glabre avec des feuilles ovales en cœur. La laitue vivace (lactuca perennis) a des feuilles glabres et glauques, de saveur douce, ainsi que des fleurs bleu-violacé ou lilas.

Habitat : décombres, prés, bords des chemins, champs incultes, talus. Elle est commune dans toute l'Europe.

Utilisations alimentaires : la chicorée est cultivée pour ses racines que l'on torréfie pour les utiliser comme succédané du café. Celles de la plante sauvage peuvent être employées de même.

Les très jeunes feuilles font de bonnes salades, mais elles deviennent vite amères et doivent être cuites à l'eau pour en adoucir le goût. Elles peuvent ensuite être accommodées de diverses façons. La chicorée est un légume très apprécié en Grèce et en Italie.

Quelques recettes ici.

Composition : les racines de chicorée sont riches en amidon et en inuline, sucre assimilable par les diabétiques. Les feuilles sont très riches en provitamine A (2 fois plus que les épinards et 15 fois plus que les tomates). Elles renferment aussi des vitamines B, C, P, K, des sels minéraux, en particulier du potassium et du calcium ainsi qu'une substance amère. Les fleurs contiennent un glucoside d'esculétol.

Propriétés médicinales : la chicorée est un tonique amer doué de vertus stomachiques, cholagogues, dépuratives, diurétiques et légèrement laxatives.

Elle agit sur la paresse biliaire et améliore le fonctionnement de l’« usine chimique du corps » (anthrax, furoncles, eczéma).




lundi 13 juillet 2020

POTENTILLE ANSERINE

                              Poentilla anserina

                                                  Famille : rosacées

                                                  Noms communs : argentine, patte d'oie, ansérine, bec d'oie, herbe aux oies, plante des crampes.                                                                    

Description : petite plante vivace, 10-50 cm, à feuillage argenté, vivant en colonies.


Tige : rampante, allongée, formant des racines adventives et des stolons.

Feuilles : réunies à la base, divisées en nombreuses folioles allongées, (15 à 25), bordées de dents aiguës, souvent entremêlées de folioles plus petites, couvertes de longs poils soyeux argentés donnant aux feuilles un aspect caractéristique.

Fleurs : à 5 pétales jaunes, portées isolément le long de la tige rampante.

Floraison : de mai à septembre.

Partie souterraine : racines grêles portant çà et là de petits renflements charnus.

Habitat : prés humides, pâturages, bord des chemins et des routes, bois dégagés, proximité des fermes, terrains vagues ou labourés, dunes de sable, max. 2400 m. Souvent adventice des terrains cultivés et des jardins à l'abandon depuis peu. Tolère le piétinement. Plante très commune.

Principaux caractères d'identification : feuilles divisées et argentées.

Autres espèces du genre en Europe : 75 dont 36 en France, 31 en Suisse et 15 en Belgique.

Confusions possibles : aucune dans notre flore. Les feuilles découpées et argentées sont suffisamment caractéristiques.

Utilisations alimentaires : les racines de la potentille ansérine portent des renflements charnus qui ont parfois été consommés. Ils sont nutritifs mais très astringents et bien petits pour être intéressants. Une fois cuits, leur saveur n'est pas désagréable.

Composition : les racines sont riches en amidon et en tanin. Les feuilles et les fleurs utilisées en phytothérapie contiennent tanin, résine, amidon, gomme, cire et fibrine.

Les feuilles se récoltent avant la floraison, de mars à mai et les fleurs se récoltent de juin à septembre.

Propriétés médicinales : toute la plante est astringente, antispasmodique, diurétique, stimulante, et antispasmodique de l’utérus.

Indications : diarrhées, dysenterie, règles douloureuses, crampes d'estomac, convulsions.

En usage interne :1 poignée de feuilles et de fleurs (environ 30 g) par litre d'eau. Infuser 10 minutes et boire 2 à 3 tasses entre les repas.

La racine mâchée de temps en temps raffermit les gencives mais ne pas en abuser car elles contiennent du tanin.

En cuisine : Pas d’utilisation.

Les racines charnues ont été mangées bouillies ou rôties au four mais elles sont astringentes. Les racines de la même espèce vivant en Amérique de Nord sont de meilleure qualité gustative. Les racines de la potentille tormentille (potentilla tormentilla) ont également servi de nourriture mais elles sont extrêmement riches en tanin qui doit être éliminé par plusieurs cuissons à l'eau : elles restent fibreuses et amères. La potentille tormentille possède les mêmes propriétés que la potentille ansérine.

Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades mais elles sont coriaces.

Comestible, oui, mais la plante a peu d'intérêt culinaire. Je n'ai pas de recette à vous proposer !

J'avais envie de vous parler de la potentille car nous la rencontrons souvent lors de nos sorties. Vous pouvez estimer l'utilité de cette plante.

Petit rappel : Balade du 2 août, pour découvrir la colonisation d'un ancien chemin de fer désaffecté.

                         Rendez-vous à 14 h, rue de la gare d'Oret et nous partirons en voiture (covoiturage) sur le lieu de la balade. Balade de 3 km. De retour à la maison, la dégustation fera suite à la balade. Soyez à l'heure pour le rendez-vous s'il vous plaît ! Nous avons du pain sur la planche ! 

 Il est important de s'inscrire sans tarder car le nombre de places diminue.

Merci et à très bientôt.