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dimanche 19 avril 2020

BALADE VIRTUELLE EN AVRIL 2020



Grand bonjour à vous tous.

Comme promis, je vous emmène en balade dans mon joli village d'Hanzinelle, petite perle verte de l'entre Sambre et Meuse.

Cette balade, nous l'avons vécue le 14 avril 2019 : il faisait assez froid et le prunellier était bien fleuri : c'est la période appelée dans notre dialecte, « hivièr des noirs espènes » et c'est vrai que chaque année, lors de la floraison du prunellier, il fait plus froid, à la limite du gel ...
C'était peu le cas cette année car la floraison de notre arbuste se termine. J'espère que vous en avez profité pour en récolter et aromatiser crèmes et teurgoules (riz au lait).

Le long des chemins et sentiers, nous avons rencontré une grande quantité de plantes : plantain, consoude, lamiers blanc, jaune, pourpre, ortie, berce, pissenlit, gratteron, arum tacheté, ficaire, prunellier, lierre terrestre, primevère, aubépine, jacinthe des bois, pétasite, tussilage et lierre.
Vous pouvez vous exercer à la reconnaissance en retrouvant les photos, identifiez s'il s'agit d'une plante comestible ou pas et retrouvez les recettes pour les saveurs particulières de ces plantes.

Cette année, la saison est un peu plus avancée mais nous retrouvons les mêmes plantes : les fleurs de pissenlit sont très belles et vous pouvez en faire de la cramaillote, du vin de fleurs et du chutney de fleurs de pissenlit et de renouée du Japon. (mon chutney est dans la casserole et si vous n'en avez pas fait, lors de la première balade après confinement, je me ferai un plaisir de vous le faire goûter.)

Fermez les yeux devant une photo et vous rêvez que vous êtes en pleine nature : remplissez vos poumons d'air frais et écoutez les nombreux oiseaux qui nous régalent de leurs chants.
Vous souvenez-vous du texte de Daudet, « Le sous-préfet aux champs » : il rêve, il s'évade, il prend du bon temps...
Faites donc comme lui.

Merci à Jean Pascal pour les photos, bon courage à vous tous et continuez de rêver. 
Une fleur, un papillon, une abeille, un oiseau, des cris d'enfants, le « glouglou » du ruisseau : tout est beau et permet de s'évader !     

Après cette petite vidéo qui se trouve également sur la page "Balades nature" je vous propose, non pas un examen puisque nos nombreux ministres de l'éducation en ont décidé ainsi,  mais un petit jeu facile de reconnaissance des plantes de saison.

Pour les gourmands j'ai ajouté une recette de confiture à la renouée du Japon.  Mais dépêchez-vous de cueillir les pousses tendres car cette plante croit extrêmement vite.



Petit questionnaire à choix multiples juste pour s'amuser.

La plante ci-dessus est : a) une ortie
                                       b) un lamier blanc
                                       c) de l'alliaire

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Et cette autre aux larges feuilles est-ce :
                                          a) du chénopode
                                          b) de la consoude
                                          c) de l'épinard sauvage.

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Pas de doute, la plante ci-dessus est :
                                          a) la petasite (rhubarbe sauvage)
                                          b) un arum
                                          c) du lierre terrestre
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Sans ambiguïté possible voici les fleurs d'un arbuste :
                                             a) le merisier
                                             b) l'aubépine
                                             c) le prunellier

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Et une dernière facile à reconnaître :
                                             a) le gratteron
                                             b) la ficaire
                                             c) l'ail des ours.

Bon amusement !

Les bonnes réponses paraîtrons dans le prochain article.

Vivement le retour à la liberté de se promener ensemble et au plaisir de se revoir en chair et en os.


mercredi 15 avril 2020

ASPERGE SAUVAGE

Asparagus officinalis
                                              Famille : les liliaceae
                                               Nom commun : asperge officinale

Description : grande plante vivace de 50-150 cm, très rameuse, à feuillage plumeux.

Turions : (les jeunes pousses), épais
Tige : dressée, lisse, très rameuse, verte.
Feuilles : réduites à des écailles portant à leur base un fascicule de 3-8 rameaux filiformes verts, mous, de 10-25 mm de longueur.
Fleurs : en cloche, à 5 tépales jaunâtres, striés de vert sur le dos, pédonculées, isolées ou par 2. Les fleurs mâles et femelles sont portées sur des pieds séparés.
Floraison : juin, juillet.
Fruits : baies rouges de la forme et de la taille d'un pois.
Partie souterraine : tige souterraine à racines épaisses et blanchâtres.

Principaux caractères d'identification : aspect de la plante feuillée, en particulier lorsqu'elle est en fruits.
Les turions se reconnaissent facilement, ce sont les « asperges » bien connues, sortant du sol, isolées ou en groupes.

Culture : l'asperge est fréquemment cultivée dans les potagers.

Autres espèces du genre en Europe : 12 dont 4 en France. Il s'agit en particulier de l'asperge à feuilles aiguës (asparagus acutifolius) comme dans le Midi ; ses turions très minces se transforment en rameaux aux feuilles raides et piquantes et ses fruits sont noirs. Après un incendie de forêt, elle est la première à surgir du sol, les beaux jours revenus : elle marque les prémices du renouveau.
L'asperge rude (a. Scabes) de la région méditerranéenne a aussi des feuilles piquantes mais ses fruits sont rouges. L'asperge à feuilles ténues (a. Tenuifolius) possède des feuilles très fines, molles et des fruits rouges ; elle est présente dans les massifs montagneux.

Confusions possibles : aucune en dehors du genre lorsque la plante est en feuilles ou avec les autres espèces s'il s'agit des jeunes pousses.

Cueillette : jeunes tiges (turions) en mars-mai.
Ramasser les tiges lorsqu'elles sont encore très tendres : il faut pouvoir les couper entre les doigts. Elles deviennent rapidement ligneuses. Les turions sont souvent cachés dans l'herbe et difficiles à voir.

Habitat : lieux sablonneux, incultes, haies, taillis dans presque toute la France, souvent subspontané, Suisse, Belgique, centre et sud de l'Europe.

Utilisations alimentaires : les asperges sont généralement cuites à l'eau ou à la vapeur et servies avec une sauce, mais il est aussi possible de les manger crues ou mélangées à d'autres légumes dans une salade. Leur saveur est alors toute différente, surtout si les tiges sont très jeunes et récemment cueillies. Bien que les turions de toutes les asperges soient comestibles, leur saveur n'est pas égale. L'asperge rude est à éviter car elle est très amère. En revanche, l'asperge à feuilles aiguës, bien que légèrement amère est très appréciée dans le Midi. L'asperge à feuilles ténues a une saveur douce mais elle est plus rare.
Voilà quelques recettes que vous pouvez tester durant le confinement : les asperges (bio) du commerce feront parfaitement l'affaire !
Pensez à tous ces petits producteurs locaux qui fournissent des légumes de qualité et ne les oubliez surtout pas après le confinement !!

Composition : l'asperge contient des vitamines A., B, PP, des sels minéraux, de l'asparagine (qui communique à l'urine une odeur caractéristique), des glucides et des protéines.

Propriétés médicinales : la plante est diurétique, dépurative et légèrement laxative. En médecine, on utilise surtout la racine qui contient : mannite, asparagine, coniférine, sel de potasse et albumine végétale. Elle est indiquée pour les douleurs rénales, l'hydropisie, l'ictère et est un sédatif du cœur.

Toxicité : les baies contiennent des saponines et sont dangereuses. Les autres parties de la plante ne présentent pas de problème.

C'est le bon moment pour cueillir pissenlits, crépis, lapsane, épervière, laiteron, cardamine, plantain, oseille, alliaire, ortie, jeunes feuilles d'aubépine, de bouleau, de tilleul, jeunes pousses d'épicéa, sans oublier les fleurs : pâquerettes, pissenlits et fleurs de prunellier avec lesquelles vous réalisez d'excellents desserts au goût d'amande : Faite donc une teurgoule, dessert normand délicieux ! La recette est sur le blog : (recettes de marraine Bobette, prunellier)

J'en profite pour transmettre un salut amical aux amis français inconnus mais qui me suivent sur ce blog : vous êtes encore plus confinés que nous !! 
Courage à tous, on verra le bout du tunnel, même si c'est très long !!
A très bientôt pour une balade virtuelle.

jeudi 2 avril 2020

LE POPULAGE

LE POPULAGE DES MARAIS.
                                                       Caltha palustris
                                                       Nom commun : souci d'eau
                                                        FAMILLE : renonculacées.

Le populage est une plante comestible mais sa saveur âcre et amère n'a à mon sens que peu d'attrait. Les utilisations culinaires sont réduites.

Description : plante vivace de 20-60 cm, glabre dans toutes ses parties, remarquable par son feuillage et sa floraison.


Tige : dressée, peu rameuse, creuse et sillonnée.
Feuilles : orbiculaires (forme proche d'un cercle), échancrées en cœur à la base, bordées de larges dents obtuses, épaisses, vert sombre luisant, les inférieures à long pétiole engainant.
Fleurs : grandes (3-5 cm de diamètre), à 5 sépales pétaloïdes verts lorsque la fleur est en boutons puis d'un beau jaune d'or très vif et à nombreuses étamines. Solitaires au sommet des rameaux.
Floraison : avril-juin, refleurit souvent en automne.
Fruits : akènes groupés en masse
Partie souterraine : souche courte, verticale, à fibres charnues.
Principaux critères d'identification : habitat, feuilles orbiculaires luisantes, grandes fleurs jaunes.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : avec des renoncules croissant au bord de l’eau ou dans les lieux humides, éventuellement avec la renoncule vénéneuse (ranunculus thora), rencontrée dans les prés et les bois en montagne, voire avec la ficaire (r. ficaria) mais qui est plus petite et compte 6-12 pétales jaune doré.
Habitat : bord des ruisseaux, prairies humides, dans l'eau ou à son voisinage immédiat, particulièrement fréquente en montagne ou vers le nord, Suisse, Belgique, rare en région méditerranéenne.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles de populage pourraient être ajoutées en petite quantité aux salades, mais elles deviennent très rapidement âcres et risquent d'irriter les muqueuses. Il est donc préférable de les faire cuire dans 1 ou 2 eaux pour éliminer les substances indésirables, puis de les cuisiner avec une sauce, en gratin, en soufflé ou en soupe.
La dessication élimine également leur âcreté et les feuilles sèches peuvent encore être préparées en soupe.
Les boutons floraux étaient autrefois conservés dans le vinaigre à la façon des câpres.
Cueillette : feuilles : mars-mai. Il est préférable de ramasser les feuilles très jeunes car elles sont moins chargées en principe âcre.
                  Boutons floraux : mars-avril.
Composition : comme de nombreuses renonculacées, le populage contient de la protoanémonine, substance très irritante formée à la lumière. Le séchage la transforme en anémonine qui est inoffensive. Elle renferme aussi des saponines, des flavones et un alcaloïde, la jervine.
Propriétés médicinales : le populage est diurétique, diaphorétique, antispasmodique et sédatif.
Toxicité : cru, en trop grande quantité ou chez des sujets sensibles, le populage peut être dangereux. Des personnes ayant consommé des feuilles crues ont présenté des troubles gastro-intestinaux et nerveux. La cuisson prolongée à l'eau permet d'éliminer tout danger.

Je n'ai trouvé jusqu'à présent qu'une seule recette à vous proposer : populo-potage


Courage à tous ceux qui travaillent très dur pour éliminer ce monstre de virus !
Bien sûr, ce n'est pas perdu pour tout le monde et des monstres plus pernicieux encore que le virus en profitent pour divers profits...
Est-ce là l'âme humaine ? HUMAIN : capable du pire et du meilleur !!!