!

vendredi 23 mars 2018

LA BISTORTE


LA BISTORTE.
Polygonum bistorta
                          Serpentaire
                          Famille des polygonacées.
Description : plante vivace de 20 cm à 1m, remarquable par ses feuilles et ses inflorescences, formant de vastes colonies.
Tiges : dressées, simples, vertes, feuillées, cylindriques, à nœuds marqués, portant un seul épi.
Feuilles : les inférieures munies d’un long pétiole ailé, pouvant, avec ce dernier, atteindre plus de 50 cm, à limbe oblong-ovale,  légèrement en cœur à la base et se rétrécissant brusquement pour se prolonger sur les pétioles en ailes étroites.
Feuilles caulinaires sessiles et lancéolées, linéaires vers le haut de la tige et alternes. Toutes sont aiguës au sommet, un peu ondulées sur les bords, d’un vert vif au-dessus et vert bleuâtre en-dessous, avec une épaisse nervure blanchâtre.
Fleurs : petites, roses, groupées en un épi dense environ 2-3 fois plus long que large.
Floraison : juin-août.
Fruits : trigone, à angles saillants, brun, luisant.
Partie souterraine : rhizome épais et contourné, brun à l’extérieur, rose pâle à l’intérieur, garni de nombreuses racines adventives grêles.
Ces caractéristiques expliquent le nom de la plante : polygonum : vient du grec nombreux et genou =allusion aux nombreux nœuds des tiges et bistorte : deux fois tordu= allusion au rhizome contourné.

Principaux caractères d’identification :
Habitat : prairies humides de montagne, lieux frais des jardins ou des parcs.
Longues feuilles aiguës, bleuâtres en-dessous, à nervures blanchâtres, épis roses.
Autres espèces du genre en Europe :
35 dont 20 en France, 14 en Suisse et 13 en Belgique.
Les différentes renouées sont comestibles mais souvent trop astringentes et parfois piquantes (renouée persicaire et poivre d’eau).
Confusions possibles : Compte tenu de l’habitat de la plante, les confusions sont restreintes. Les renouées à fleurs roses, polygonum amphibium et certaines formes de persicaires ne poussent pas dans les prairies montagnardes. La renouée des Alpes et la renouée vivipare ont des fleurs blanches.
La confusion est sans danger car aucune renouée n’est toxique. La plupart des renouées ont d’ailleurs été consommées (feuilles et graines).
L’inflorescence de la bistorte ressemble superficiellement à celle de l’orchidée, mais l’examen rapide des feuilles dissipera le moindre doute : chez les orchidées, les nervures sont parallèles tandis que chez la bistorte, elles partent toutes d’une épaisse nervure centrale.
Utilisations  alimentaires : le rhizome charnu de la bistorte est très nutritif mais sa forte teneur en tanin le rend malheureusement astringent et amer. Après avoir été longuement trempé dans de l’eau puis cuit sous la braise ou bouilli, il était pourtant consommé dans le nord de l’Europe, en Sibérie et en Alaska.
Les grandes feuilles sont plus facilement utilisables. Lorsqu’elles sont jeunes et tendres, elles peuvent entrer dans la composition de salades. Plus tard, cuites en potage ou à la façon des épinards, c’est un très bon légume. Si elles sont amères, il faudra les faire blanchir dans deux eaux pour diminuer la concentration d’amertume.
Les graines pourraient également être utilisées.
Quelques recettes à la page ci-jointe.
Composition : le rhizome est riche en amidon et en tanin. Il contient aussi de l’acide oxalique (à consommer avec modération, surtout pour les personnes souffrant de rhumatismes).
Propriétés : le rhizome est tonique et astringent.