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mercredi 16 décembre 2020

NOUVELLES RECETTES D'HIVER 2020

 

Dans cet article, vous trouverez 7 nouvelles recettes et une information concernant le sucre de coco que j'ai découvert et testé.

Vous retrouverez tout cela dans les rubriques plaisirs d'hiver ou en vous reportant aux recettes concernant les fruits de saison concernés.

Voici les 7 nouvelles recettes :      

1.   Nèfles meringuées.

2.   Crumble châtaignes, pommes et clémentines

3.   Berawecka.

4.   Truffes aux noisettes.

5.   Meringues au chocolat.

6.   Les madeleines natures ou chocolat et/ou noisettes.

7.   Petites galettes Bon an.


Voilà une année qui touche à sa fin, une année unique qui nous a bousculé dans nos habitudes bien ancrées qui ne souffrent guère de frustrations !

C'est l'occasion de se confronter à soi-même, de prendre chacun ses responsabilités, de regarder et de voir ce qui vit tout près de nous de chercher notre bonheur dans les petites choses qui font la vie de tous les jours, de découvrir ce qu'est le bonheur, le vrai, pas la jouissance matérielle ! Pas toujours facile !

Ce qui a surtout manqué, c'est le vrai contact avec les autres, le partage, les retrouvailles, des bras qui vous entourent, de gros baisers sonores sur les joues....

Encore un peu de patience et de respect des consignes... Prudence et courage à toutes et tous !

Quand la vie semble difficile, les courageux n'acceptent pas la défaite, au contraire, ils sont d'autant plus résolus à se battre pour un avenir meilleur !


vendredi 4 décembre 2020

LE GENEVRIER

 Genévrier commun juniperus communis

                                   Famille : cupressacées

                                   Noms communs : genièvre, petron, pétrot ;

Description : arbuste ou arbrisseau atteignant 4 à 6 mètres, à port en fuseau ou couché sur le sol (espèces de montagnes).



Tronc : écorce s'exfoliant en longues lanières.

Feuilles : aiguilles piquantes marquées sur leur face supérieure d'une large bande blanchâtre, verticillées par 3

Fleurs : minuscules, mâles et femelles sur des pieds différents

Cônes : (sur les arbres femelles) globuleux, 5-7mm de diamètre, charnus, d'abord verts puis noirs à maturité, recouverts d'une pruine qui les fait paraître bleus, très aromatiques, formés par les bractées des fleurs femelles devenues charnues, on les appelle communément, mais par erreur, des « baies ». Leur maturation exige 2 ans.

Principaux caractères d'identification : port caractéristique, aiguilles piquantes à 1 bande blanche, cônes charnus bleus.

Habitat : surtout sur sol calcaire, landes, broussailles, bois clairs. 

Culture : de nombreuses espèces de genévrier, souvent exotiques sont plantés pour l'ornementation.

Récolte : jeunes pousses en avril-mai, cônes toute l'année. Les pousses doivent encore être tendres car elles piquent rapidement. Les cônes sont difficiles à ramasser un à un à cause des aiguilles acérées ; il est moins douloureux de battre les rameaux au-dessus d'une toile ou d'un récipient

Autres espèces du genre en Europe : 8 dont 5 en France, 2 en Suisse et 1 en Belgique.

Confusions possibles : avec le genévrier cade (juniperus oxycedrus) dont les cônes brun-rougeâtres sont également comestibles. Il pousse dans le midi méditerranéen.

Les 3 espèces suivantes sont toxiques :

genévrier de Phénicie (juniperus phoenicea) (midi méditerranéen)

genévrier sabine (juniperus sabina L) (Alpes, Pyrénées)

genévrier thurifère (juniperus thurifera) (Isère, Hautes Alpes)

Leur feuillage n'est pas piquant car ce sont des écailles.

Composition : les fruits du genévrier renferment une huile essentielle composée de terpènes et de sesquiterpènes (pinènes, camphrène, sabinène, myrcène, cinéole), un principe amer (junipérine), des résines, des acides alcools (acide glycolique et glycérique) et des tanins catéchiques.

Utilisations alimentaires : lorsqu'elles sont encore assez tendres, les très jeunes pousses aromatisent agréablement les salades. Si elles piquent, en faire plutôt une tisane.

Les « baies de genévrier » servent de condiment depuis des temps immémoriaux. Outre la choucroute, les céréales, les légumes, les pâtés végétaux et les pâtés de glands bénéficient de leur présence. Ecrasées avec du beurre ou de la graisse végétale, on en fait une pâte à tartiner aromatique. C'est en les distillant que l'on obtient le « genièvre » et le « gin ».

Les gros cônes du cade sont intéressants à déguster tels quels ou en purée comme dessert ; leur saveur est très différente de celle des « baies de genièvre ».

Vous trouverez quelques recettes en cliquant ici.

Propriétés médicinales : les cônes sont toniques, digestifs, diurétiques et antiseptiques. Cet arbuste est utilisé sous forme de spécialités pharmaceutiques en allothérapie, en homéothérapie, en médecine vétérinaire et en dermo-cosmétologie. On peut également l'infuser en tisane.

Toxicité : à dose trop forte, les « baies » de genièvre provoquent une irritation des reins pouvant se traduire par une hématurie et une protéinurie. Elles sont contre-indiquées aux malades rénaux et aux femmes enceintes.

ATTENTION : les baies de genévrier sont des plantes purgatives très efficaces mais respectez les doses en cas d'inflammation des voies urinaires ou de grossesse.

Cette tisane a des effets bénéfiques pour :

 

                     Digestion : manque d'appétit, obstruction de l'intestin.

                     Circulation du sang : dépurative.

                     Voies respiratoires : inflammation pulmonaire

                     Voies urinaires : calculs vésiculaires, hydropisie.

                     Autres : rhumatisme chronique, arthrite.

 

Ne boudez pas votre plaisir d'essayer quelques recettes : ce sont des plats de saison qui réjouiront vos papilles !

A propos de recettes, je vous propose quelques recettes sucrées pour le prochain article. C'est une façon de se faire du bien ! Comme nous sommes privés de contacts, je fais régulièrement des petits colis sucrés que j'envoie aux enfants : j'imagine ainsi une forme de partage ! Le merci en retour fait chaud au cœur !

 

Un autre truc pour fêter Noël : je prends le calendrier de l'Avent et j'ouvre une petite porte chaque jeudi : le calendrier durera donc 6 mois et non 24 jours ; après ces 6 mois, j'espère que la « covid » nous laissera la voie libre pour partager un repas en famille !

Pour l'instant, restons très prudents et pensons aux autres, au personnel médical qui ne ménage pas ses efforts, aux services sociaux, aux aides ménagères, aux services postaux, aux éboueurs...toujours au poste !

Si la météo le permet, n'oubliez pas de cueillir les cynorrhodons (fruits de l'églantier) et vous trouverez dans « les recettes de marraine Bobette », beaucoup d'utilisations délicieuses ! Pensez aux confitures et à la crufiture ! Miam, c'est délicieux !



samedi 14 novembre 2020

LE MELEZE

 

LE MELEZE.  Larix decidua

                           mélèze d'Europe.

                           Famille : pinacées.

Si vous avez la chance de pouvoir vous balader dans les bois, vous observerez facilement le mélèze car c'est un arbre caduc aux feuilles très fines d'un beau jaune ocre.

Description : bel arbre au feuillage léger, caduc (le seul conifère de nos régions à posséder cette particularité), splendide en automne lorsqu'il jaunit.



Tronc : écorce rugueuse, marron grisâtre, se fissurant avec l'âge, branches étalées ou recourbées.

Feuilles : d'un vert assez pâle virant au jaune et tombant en automne, 20-30mm, disposées en rosette, faisceaux de 15-20 sur des protubérances ligneuses, éparses sur les rameaux, très étroites et allongées, minces, molles et fines.

Fleurs : les mâles réunies en chatons globuleux jaunâtres, les femelles violacées, donnant de petits cônes dressés, longs de 3-4 cm, gris brunâtres, isolés, à écailles ligneuses, minces.

Floraison : avril-juin.

Graines : petites, ovales, disposées par 2. Le cône persiste après la maturité des graines.

Principaux caractères d'identification : aspect aéré de l'arbre, feuillage caduc, léger, feuilles en faisceaux, petits cônes.

Culture : le mélèze est souvent planté pour l'ornementation des parcs et des jardins.

Autres espèces du genre en Europe : 1 en Russie (larix russica) aux écailles légèrement incurvées au sommet, environ 3 fois plus longues que leurs bractées.

Deux autres espèces exotiques : Larix keampferi : mélèze doré de Chine aux jeunes pousses bleuâtres ou vert grisâtres. Feuilles 15-25 mm, avec deux bandes blanches au revers.

                                                     Larix gmelinii : cônes comprenant chacun 20 écailles non duveteuses à l'extrémité.

Confusions possibles : aucune.

Utilisations alimentaires, composition et propriétés médicinales : comme picea abies (épicéa) déjà abordé sur ce blog.

Les jeunes feuilles tendres, de saveur citronnée s'ajoutent aux salades ou à divers plats pour leur conférer une saveur subtile.

Pas de recette particulière à vous proposer mais en vue de la décoration de Noël, voici un petit bricolage facile.

1. Petits cônes magiques : récolter les cônes et les sécher.

                                          Vaporiser de la couleur or, argent ou blanche sur vos cônes.

                                           Bien laisser sécher et accrocher un petit fil pour les suspendre dans le sapin.

2. Petits oiseaux : à réaliser avec très peu de matériel.

Des boules de cotillon d'1cm de diamètre

un bout de carton rouge

quelques plumes

des cônes de mélèze restés attachés sur la branche.

Réalisation :

1.      Dans le carton rouge, découper des losanges de 0,5cm de petite diagonale et 1,2cm de grande diagonale et le plier en 2 sur la petite diagonale : le bec de l'oiseau est prêt.

2.      Sur le pli du bec, mettre la colle et coller le bec sur la boule de cotillon.

3.      Dessiner 2 petits yeux noirs à l'aide d'un fin marqueur.

4.      Sur le dessus du cône, coller la tête avec une bonne colle.

5.      A l'autre extrémité du cône, coller quelques plumes et le petit oiseau est né. Si vous avez plusieurs cônes sur la branche, répéter le bricolage.


Vous pouvez utiliser ces décors pour égayer votre table.

A réaliser avec des enfants, c'est simple, joli et ça ne coûte pas grand-chose !



vendredi 23 octobre 2020

LE PETASITE

 

LE PETASITE.  Petasites OFFICINALIS

                             Famille : astéracées ou composées

                             Noms communs : pétasite vulgaire, pétasite hybride, chapeau du diable, chapelière, herbe aux teigneux, herbe à la peste, herbe aux chapeaux, grand bonnet, grand pas d'âne. L'utilisation de ces noms varient selon les régions.

Description : plante vivace de 20-50 cm, dont les tiges fleuries paraissent au printemps, avant les énormes feuilles, formant d'importantes colonies.



Tige : tige fleurie dressée, couverte de bractées rosées ;

Feuilles : feuilles de la base se développant après les fleurs, en été et atteignant des dimensions imposantes, jusqu'à 50 cm de diamètre et 1 m de hauteur. Pétiole épais et charnu, creux, sillonné (en gouttière), à odeur fétide. Limbe très large en forme de rein, profondément échancré à la base, denté sur les bords, vert en dessus et gris verdâtre en dessous.

Fleurs : toutes en tube, réunies en capitules disposés en grappes simples ou ramifiées, capitules rouge-violet pâle, les mâles plus grands (7 à 12 mm), les femelles (3 à 6 mm), en panicules coniques.

Floraison : mars-mai.

Partie souterraine : rhizome épais et ramifié.

Habitat : lieux humides, bord des rivières, des ruisseaux, des routes, prairies et bois clairs humides jusqu'à 1800m max.

Principaux caractères d'identification : habitat, grappes dressées de fleurs rosées sans feuilles puis feuilles souvent gigantesques sans fleurs.

Culture : le pétasite odorant (petasites fragrans) ou « héliotrope d'hiver » est parfois cultivé pour son agréable odeur de vanille. Une espèce voisine (petasites japonicus) est cultivée comme légume au Japon sous le nom de « fuki », capitules crème avec des bractées vert pâle.

Autres espèces du genre en Europe : 11 dont 3 en France, 2 en Suisse et en Belgique. Il s'agit surtout du pétasite blanc (petasites album). Le pétasite odorant est natif des Alpes-Maritimes aux Pyrénées orientales et parfois subspontané ailleurs.

Confusions possibles : avec le pétasite blanc à fleurs blanc-jaunâtre paraissant avant les feuilles, les adénostyles à fleurs violacées paraissant en même temps que les feuilles voire le tussilage à fleurs jaune vif paraissant avant les feuilles.

Utilisations alimentaires : les jeunes inflorescences et les jeunes pousses foliaires paraissant au printemps peuvent être consommées après cuisson dans 1 ou 2 eaux.

Il en est de même des pétioles, des feuilles développées après les avoir pelés et coupés en morceaux. Leur forte saveur, amère et aromatique impose de les faire bouillir d'abord dans plusieurs eaux pour les servir ensuite en sauce, en purée ou gratin.

Autrefois, on enveloppait le beurre dans les feuilles.

Composition : les feuilles, les fleurs et les rhizomes renferment des esters sesquiterpéniques (pétasine), des lactones sesquiterpéniques (pétasilides), de l'inuline, des mucilages et des pectines. Le rhizome renferme une huile essentielle et un alcaloïde.

Propriétés médicinales : le rhizome est antispasmodique, diurétique, diaphorétique et emménagogue. En usage externe, on l'employait comme vulnéraire.

Les feuilles fraîches passent pour être diaphorétiques, expectorantes et astringentes.

Les recettes ?

Le pétasite peut être consommé cuit : feuilles jeunes et pétioles pelés, bien lavés et cuits en soupe ou en légume. MAIS… il est amer, avec un goût très prononcé et doit être cuit dans plusieurs eaux. Il renferme des alcaloïdes pyrrolizidiniques, toxiques pour le foie et leur consommation doit être modérée.

Le pétasite est bien une plante comestible mais à utiliser avec modération. Je n'ai pas de recette intéressante à vous proposer.

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Que récolter actuellement ?

Puisque nous sommes en automne, pensez à récolter les cenelles (fruits de l'aubépine) dont vous pouvez préparer une purée que vous pouvez utiliser dans plusieurs recettes notées sur ce blog : reportez-vous dans « les recettes de marraine bobette », aubépine, et les recettes sont décrites : galette de cenelles, biscuits, gâteau...Elles sont actuellement bien mûres.

Vous pouvez congeler cette purée et l'utiliser quand vous le souhaitez : la purée se garde au moins 6 mois après congélation. Je pèse environ 250 g et je la garde dans des sachets congélation.  

N'oubliez pas les cynorrhodons ou gratte-cul qui se cueillent en novembre ainsi que les prunelles qui doivent subir un peu de gelée pour perdre leur âcreté. S'il ne gèle pas, vous pouvez les congeler et les utiliser ensuite.

Si vous avez des pommes, vous pouvez les trancher en fines lamelles et les faire sécher (déshydrateur ou four), vous obtenez des « figottes » délicieuses à déguster comme un bonbon.

Après les avoir pelées et tranchées, trempez les dans du jus de citron afin qu'elles ne s'oxydent pas.

Enfin, si vous aimez les champignons, il y en a pas mal dans les bois et les champs : rosés des prés et des bois, lépiotes élevées, bolets... mais si vos intestins sont délicats, n'en mangez pas trop... Les champignons absorbent les métaux lourds et peuvent causer des troubles intestinaux.

Que pouvez-vous faire encore ? Si vous avez encore de jeunes orties, vous pouvez les faire sécher (le déshydrateur est précieux) et utiliser la poudre obtenue en assaisonnement ou pour fabriquer des pâtes fraîches vertes délicieuses.   

Pour affronter le covid sans se faire contaminer, respectons les consignes de façon stricte, même si c'est très déplaisant ! Les décisions politiques c'est une chose, les respecter, c'est à chacun de nous à y veiller !

Aérons nos maisons et baladons-nous dans la nature (respect des dates de chasses !) À chacun son plaisir !

  

lundi 28 septembre 2020

Nouvelles de septembre.

 

L'été chaud a perturbé les récoltes mais j'espère que vous avez joué votre rôle d'écureuil et prévu des provisions pour passer l'hiver confortablement : bien au chaud (provision de bois) et les armoires bien garnies de réserves (herbes aromatiques, confitures, fruits secs...)

 

Voici quelques nouvelles recettes à réaliser et à partager. J'aurais aimé que ce partage se fasse avec vous tous mais ce damné virus nous incite toujours à la prudence ! 

Vous me manquez tous mais il faut tenir bon, encore et encore !!

 

1.      Avec des noisettes : tartinade nourrissante à la noisette.

                                               Muesli forestier aux noisettes.

                                               Pâte à tartiner noisette et miel.

                                               Saucisson o'choco.

 

2.      Avec des noix : Saucisson o'choco.

                                       Cake à l'orange aux noix et au miel.


     3. Et une recette supplémentaire de gaufrettes à la poudre de mûres.

 

dimanche 23 août 2020

AMARANTHE REFLECHIE

 Dans ce blog, nous avons déjà décrit pas mal de plantes comestibles ou toxiques et il faut bien chercher pour en décrire de nouvelles et trouver des recettes simples et goûteuses.

 Grâce ou à cause du confinement, j'apprends à ouvrir les yeux sur mon environnement proche ! C'est ainsi que je me suis intéressée à « l’amaranthe » qui pousse bien dans mon jardin ! Je vous la présente avec plaisir.

AMARANTHE REFLECHIE. Amaranthus retroflexus

                                                     Famille : Amaranthacées.


Description : « mauvaise herbe » annuelle de 20-90 cm, vivant généralement en colonies souvent imposantes.


Tige : dressée, non rameuse ou à rameaux très courts, souvent rougeâtre, pubescente.

Feuilles : alternes, longuement pétiolées vers le sommet, limbe ovale, oblong ou en forme de losange, ondulé sur les bords, vert clair.

Fleurs : minuscules, dépourvues de pétales, composées de 5 sépales verdâtres, réunies en court épis à l'aisselle des feuilles et en une longue grappe composée, épaisse au sommet de la tige.

Fleurs de 3 types sur la même plante : mâles, femelles et hermaphrodites, sous-tendues par de petites bractées épineuses.

Floraison : juillet- octobre.

Fruits : ovoïdes, contenant de petites graines aplaties, noires et brillantes.

Partie souterraine : racine pivotante développée.

Habitat : originaire d'Amérique, naturalisée dans les vallées alluviales, les cultures, les zones rudérales, les jardins. Commune jusqu'à 1100 m.

Principaux caractères d'identification : habitat (jardins, décombres), tige unique peu rameuse, rougeâtre, inflorescence en épi terminal légèrement piquante au toucher.

Culture : quelques espèces sont cultivées pour l'ornementation, en particulier la queue de renard (amaranthus caudaus L) plantée aussi pour ses graines comestibles en Amérique et parfois en Europe.

Autres espèces du genre en Europe : 11 dont 6 en France et en Suisse et 10 en Belgique, presque toutes adventices des cultures.

Confusions possibles : avec d'autres amaranthes (amaranthus hybridus, A. deflxus, A. albus, A. blitum, A. viridis L, A. cruentus L).

Les amaranthes pourraient éventuellement être confondues avec des chénopodes souvent farineux au toucher vers le sommet de la plante (voir description sur ce blog) ou avec des arroches aux feuilles charnues. Ces confusions ne seraient pas graves, aucune de ces plantes n'étant toxique, ni menacées d'extinction, ce sont même, pour la plupart, de très bons comestibles.

Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles d’amaranthe sont tendres et bonnes crues en salade. Leur saveur est assez peu prononcée. Les feuilles développées peuvent être cuites de toutes les façons dont on prépare les épinards. Lorsqu' ils sont encore souples et tendres, le sommet des tiges et les jeunes inflorescences peuvent également être consommés. Les graines bouillies, éventuellement après avoir été grillées, forment une céréale intéressante et très nutritive. On peut aussi les réduire en farine pour en préparer des galettes.

Voici quelques recettes.

Plusieurs tribus indiennes d'Amérique consommaient les feuilles et les graines de différentes espèces d’amaranthe, dont l’amaranthe réfléchie, qu'ils cultivaient parfois dans ce but. Les espèces citées plus haut peuvent toutes être utilisées comme indiqué.

Parties consommées : feuilles, graines, sommités fleuries.

Composition : les feuilles sont riches en protéines, en vitamines A et C, en calcium, fer et phosphore.           

Propriétés médicinales : les feuilles sont astringentes et adoucissantes.


N'oubliez pas de cuisiner les mûres sauvages qui ponctuent les buissons de ronces de petites taches sombres : c'est très piquant mais que c'est bon ! Vous avez pas mal de recettes à votre disposition.

L'été a été chaud et sec et elles sont très concentrées en sucre ! Si vous réalisez confitures et gelées, 650 à 700 g de sucre pour 1 litre de jus ou 1 kg de baies est suffisant. Utilisez de la pectine (soit du pec ou des pelures et trognons de pommes enfermés dans une mousseline car les mûres ont une teneur moyenne en pectine : le résultat final sera meilleur.

 Je teste aussi, pour l'instant, la poudre de mûres : c'est un long travail mais ça me paraît intéressant ! (j'ai horreur de m'ennuyer !)

Après avoir extrait le jus des mûres pour réaliser ma gelée, je déshydrate le reste de pulpe et pépins et je réduis en poudre ; je tamise pour ôter les pépins.

Ce produit s'ajoute à la farine pour parfumer et colorer naturellement biscuits et desserts.

Je continue mes tests et vous donnerai 1 ou 2 recettes.

 

Allez, à vos casseroles, ça occupe et les préparations se partagent avec un immense plaisir !

Bon courage à vous tous et restez prudents ! On n'est pas encore sortis de l'auberge !  


mardi 28 juillet 2020

LA CHICOREE

Cichorium intybus

                              Famille : astéracées ou composées.

                              Noms communs : intibe, yeux de chat, herbe à café, laideron, herbe amère,                                                          cheveux de paysans, écoubette.

                                

Description : plante annuelle, bisannuelle ou vivace de 30-120 cm, à feuilles en rosette à la base et à hampe florale rameuse, renfermant un latex blanc très amer.


Tige : unique, cannelée, très rameuse, velue, à rameaux rigides, minces, verts, formant avec la tige un angle obtus.

Feuilles : en rosette à la base, profondément divisées en lobes écartés ou renversés, semblables aux feuilles de pissenlit. Feuilles caulinaires lancéolées, entières, engainantes, les supérieures extrêmement réduites, très velues sur les nervures principales. Elles se récoltent jeunes, avant l'apparition des fleurs.

Fleurs : toutes ligulées, bleu pâle, réunies en capitules disposés vers l'extrémité des rameaux et à l'aisselle des feuilles supérieures.

Floraison : juillet-septembre.

Fruits : akènes surmontés d'une couronne d'écailles.

Partie souterraine : racine principale développée et charnue. Elle se récolte en automne.

Principaux caractères d'identification : feuilles en rosette, latex blanc, tiges rameuses, capitules bleus.

Culture : on cultive, pour sa racine, le cultivar « sativum » et pour ses feuilles, le cultivar « foliosum » (endive, barbe de capucin, chicorée rouge.) On cultive également les cichorium endivia L cvcrispa (chicorée frisée) et cv latifolia (scarole).

Autres espèces du genre en Europe : 2 dont 1 en France, la cichorium endivia.

Les variétés cultivées (chicon, endive, scarole) sont parfois subspontanées dans certaines régions.

Confusions possibles : avant l'apparition de la hampe florale, avec le pissenlit ou d'autres composées à feuilles en rosettes d'aspect semblable qui toutes sont comestibles. La cichorium endivida (qui n'est pas l'endive qu'on cultive) est glabre avec des feuilles ovales en cœur. La laitue vivace (lactuca perennis) a des feuilles glabres et glauques, de saveur douce, ainsi que des fleurs bleu-violacé ou lilas.

Habitat : décombres, prés, bords des chemins, champs incultes, talus. Elle est commune dans toute l'Europe.

Utilisations alimentaires : la chicorée est cultivée pour ses racines que l'on torréfie pour les utiliser comme succédané du café. Celles de la plante sauvage peuvent être employées de même.

Les très jeunes feuilles font de bonnes salades, mais elles deviennent vite amères et doivent être cuites à l'eau pour en adoucir le goût. Elles peuvent ensuite être accommodées de diverses façons. La chicorée est un légume très apprécié en Grèce et en Italie.

Quelques recettes ici.

Composition : les racines de chicorée sont riches en amidon et en inuline, sucre assimilable par les diabétiques. Les feuilles sont très riches en provitamine A (2 fois plus que les épinards et 15 fois plus que les tomates). Elles renferment aussi des vitamines B, C, P, K, des sels minéraux, en particulier du potassium et du calcium ainsi qu'une substance amère. Les fleurs contiennent un glucoside d'esculétol.

Propriétés médicinales : la chicorée est un tonique amer doué de vertus stomachiques, cholagogues, dépuratives, diurétiques et légèrement laxatives.

Elle agit sur la paresse biliaire et améliore le fonctionnement de l’« usine chimique du corps » (anthrax, furoncles, eczéma).




lundi 13 juillet 2020

POTENTILLE ANSERINE

                              Poentilla anserina

                                                  Famille : rosacées

                                                  Noms communs : argentine, patte d'oie, ansérine, bec d'oie, herbe aux oies, plante des crampes.                                                                    

Description : petite plante vivace, 10-50 cm, à feuillage argenté, vivant en colonies.


Tige : rampante, allongée, formant des racines adventives et des stolons.

Feuilles : réunies à la base, divisées en nombreuses folioles allongées, (15 à 25), bordées de dents aiguës, souvent entremêlées de folioles plus petites, couvertes de longs poils soyeux argentés donnant aux feuilles un aspect caractéristique.

Fleurs : à 5 pétales jaunes, portées isolément le long de la tige rampante.

Floraison : de mai à septembre.

Partie souterraine : racines grêles portant çà et là de petits renflements charnus.

Habitat : prés humides, pâturages, bord des chemins et des routes, bois dégagés, proximité des fermes, terrains vagues ou labourés, dunes de sable, max. 2400 m. Souvent adventice des terrains cultivés et des jardins à l'abandon depuis peu. Tolère le piétinement. Plante très commune.

Principaux caractères d'identification : feuilles divisées et argentées.

Autres espèces du genre en Europe : 75 dont 36 en France, 31 en Suisse et 15 en Belgique.

Confusions possibles : aucune dans notre flore. Les feuilles découpées et argentées sont suffisamment caractéristiques.

Utilisations alimentaires : les racines de la potentille ansérine portent des renflements charnus qui ont parfois été consommés. Ils sont nutritifs mais très astringents et bien petits pour être intéressants. Une fois cuits, leur saveur n'est pas désagréable.

Composition : les racines sont riches en amidon et en tanin. Les feuilles et les fleurs utilisées en phytothérapie contiennent tanin, résine, amidon, gomme, cire et fibrine.

Les feuilles se récoltent avant la floraison, de mars à mai et les fleurs se récoltent de juin à septembre.

Propriétés médicinales : toute la plante est astringente, antispasmodique, diurétique, stimulante, et antispasmodique de l’utérus.

Indications : diarrhées, dysenterie, règles douloureuses, crampes d'estomac, convulsions.

En usage interne :1 poignée de feuilles et de fleurs (environ 30 g) par litre d'eau. Infuser 10 minutes et boire 2 à 3 tasses entre les repas.

La racine mâchée de temps en temps raffermit les gencives mais ne pas en abuser car elles contiennent du tanin.

En cuisine : Pas d’utilisation.

Les racines charnues ont été mangées bouillies ou rôties au four mais elles sont astringentes. Les racines de la même espèce vivant en Amérique de Nord sont de meilleure qualité gustative. Les racines de la potentille tormentille (potentilla tormentilla) ont également servi de nourriture mais elles sont extrêmement riches en tanin qui doit être éliminé par plusieurs cuissons à l'eau : elles restent fibreuses et amères. La potentille tormentille possède les mêmes propriétés que la potentille ansérine.

Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades mais elles sont coriaces.

Comestible, oui, mais la plante a peu d'intérêt culinaire. Je n'ai pas de recette à vous proposer !

J'avais envie de vous parler de la potentille car nous la rencontrons souvent lors de nos sorties. Vous pouvez estimer l'utilité de cette plante.

Petit rappel : Balade du 2 août, pour découvrir la colonisation d'un ancien chemin de fer désaffecté.

                         Rendez-vous à 14 h, rue de la gare d'Oret et nous partirons en voiture (covoiturage) sur le lieu de la balade. Balade de 3 km. De retour à la maison, la dégustation fera suite à la balade. Soyez à l'heure pour le rendez-vous s'il vous plaît ! Nous avons du pain sur la planche ! 

 Il est important de s'inscrire sans tarder car le nombre de places diminue.

Merci et à très bientôt.



mardi 30 juin 2020

PETITE PIMPRENELLE


Description : Petite plante vivace de 15-60 cm, formant des rosettes régulières, souvent en colonies.

Tiges : anguleuses, peu rameuses, étalées ou dressées ;
Feuilles : en rosette dense ou alternes le long de la tige. Feuilles de la base composées de 9-25 folioles de forme ovale arrondie, crénelées sur leur pourtour, toujours en nombre impair, d'un vert mat. Vers le sommet de la tige, le nombre des folioles diminue tandis que leur forme s'allonge.
Fleurs : très petites, à 4 sépales ovales d'un vert mêlé de pourpre, démunies de pétales. Sur le même pied, les fleurs sont mâles, femelles ou hermaphrodites. Elles sont groupées en épi au sommet des tiges.
Floraison : avril-août.
Fruits : capsules contenant 2 ou 3 graines.
Partie souterraine : rhizome développé.
Principaux caractères d'identification : rosettes denses, feuilles composées de petites folioles arrondies.
Autres espèces du genre en Europe : 6 dont 3 en France, 2 en Suisse et en Belgique.
Il s'agit surtout de la grande pimprenelle (sanguisorba officinalis), plante commune dans les prairies humides. Les autres espèces ne diffèrent de la petite pimprenelle que par des détails peu perceptibles portant sur la fleur et le fruit.
Confusions possibles : avec les autres espèces du genre, à l'exception de la grande pimprenelle, plus grande, et dont les feuilles basales possèdent des folioles allongées.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la petite pimprenelle ont une saveur caractéristique rappelant nettement le concombre, avec une pointe d'amertume et d'astringence.
On les a employées de tous temps, fraîches, comme condiment dans les salades, les soupes, les omelettes, les sauces, etc. Les toutes jeunes feuilles du centre de la rosette sont les meilleures.
Jusqu'à notre siècle, la plante était cultivée dans les potagers comme le persil l'est encore actuellement.
Les feuilles de la grande pimprenelle s'emploient de même, mais leur saveur est moins fine et elles sont plus coriaces.
Celles des autres espèces s'utilisent exactement comme celles de la petite pimprenelle. Il est d'ailleurs bien difficile de les en distinguer.

 Quelques recettes agréables et fraîches à tester ici.

Composition : les feuilles renferment une huile essentielle, du tanin, des saponines, des vitamines, des sels minéraux
Propriétés médicinales : les pimprenelles sont astringentes, hémostatiques (sanguisorbe vient du latin « sanguis », sang et « sorbeo », absorber) du fait de leur tanin et carminatives grâce à leur huile essentielle.
En usage externe, elles s'utilisent pour cicatriser plaies et brûlures.
Habitat : la petite pimprenelle pousse sur les pelouses et prairies sèches : elle est calcicole.
La pimprenelle officinale se rencontre dans les prairies humides.

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Quel plaisir de vous revoir lors de notre première sortie ! 
C'était un vrai moment de bonheur et de partage et le soleil était de la partie ! Dehors, c'est plus facile de respecter les distances ! 
Les dégustations étaient « la fête au sureau » : potage carotte et fleurs de sureau, pain de viande au lierre terrestre, tarte au fromage et fleurs de sureau, riz au lait et se confiture de sureau (baies), sablés au tilleul, au sucre de lavande ou nature, petits cakes aux fleurs de sureau et financiers à la mélisse sans oublier les confitures de rhubarbe fleurs de sureau et fraises-fleurs de sureau. Eaux de menthe et de mélisses, sirops de fleurs de sureau, groseilles et rhubarbe...vins de noix (c’est le bon moment pour en faire !), muscat de fleurs de sureau, trouspinette et autres... 
C'est un plaisir de vous accueillir car vous faites honneur aux préparations ! 
Un immense merci à vous !



lundi 29 juin 2020

SEMENCES PAYSANNES

Bonjour à tous et à toutes.

Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de plantes sauvages, je me permets de vous faire part d'une information qui pourrait intéresser nombre de défenseurs de la biodiversité dont vous êtes certainement.
L'information m'est fournie par le réseau français "Semences paysannes". 
Cependant il s'agit d'une décision européenne transposable dans le droit des pays membres de l'U.E.



Les semences paysannes enfin accessibles aux jardiniers amateurs.

Après des années de débat, la vente des semences paysannes aux particuliers est désormais autorisée. Ce texte de loi met donc un terme au monopole de grands groupes dont le lobbying avait payé jusque là. 

Mais plus concrètement, en quoi cela est-ce important ? L'autorisation à la vente des semences paysannes a une dimension environnementale. Il s'agit en effet de semences garantes de la biodiversité. De plus, cela signifie qu'il sera désormais possible de faire pousser les fruits et légumes que vous souhaitez. Terminées les fraises et tomates sans goût ! 

Il n'existera plus de restriction stricte en matière des semences qui seront à votre disposition. Qu'attendez-vous pour vous remettre au jardinage ? Votre potager peut désormais accueillir une grande variété de fruits et légumes !