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mardi 3 octobre 2017

L'ARGOUSIER

L’ARGOUSIER.  Hippophaé rhamnoides
                             Famille des éléagnacées
Peut-être, vous allant promener sur les côtes de la Manche ou de la mer du nord, avez-vous aperçu cet arbuste à fruits orangés… 
Est t’il comestible ? Que peut-on en faire ? Voici donc les réponses à vos questions.
Description : arbrisseau épineux de 1-6 mètres, ressemblant à un saule par son feuillage, poussant généralement en colonies.


Tiges : très rameuses, munies de courts rameaux transformés en longues épines et portant des fruits.
Feuilles : alternes, sessiles, linéaires, lancéolées, à une seule nervure saillante, d’un vert sombre au-dessus et gris argenté ponctué d’écailles rousses au-dessous.
Fleurs : petites (2-3 mm), verdâtres ou brunâtres, mâles et femelles sur des pieds différents. Groupées le long des tiges sur de courts rameaux épineux, au-dessus des feuilles terminales.
Floraison : avril-mai.
Fruits : faux fruits en forme de baie de 6 à 8 mm de diamètre, remplis de jus et contenant une graine allongée, formant autour des tiges des manchons de couleur vive, jaune pâle à orangé. Ils ne sont bien sûr portés que par les pieds femelles et sont assez astringents mais comestibles. Persistants en hiver, ils sont riches en vitamine C et en provitamine A.
Récolte : août-novembre
Principaux caractères d’identification : habitat : graviers des torrents, sables littoraux, rameaux épineux, aspect des feuilles argentées roussâtres en- dessous, aspect des fruits.
Culture : l’argousier est planté pour maintenir le sol en montagnes ou les dunes en bord de mer et pour former des haies qui sont d’excellents brise-vent. La plante très ramifiée est un abri précieux pour les nids d’oiseaux.
Autres espèces du genre en Europe : la sous espèce « fluviatilis », est moins épineuse et les rameaux sont plus allongés, arqués, à inflorescence plus lâche. On la trouve dans les Alpes et jusqu’au Danube, dans les vallées du Rhin et du Rhône.
Confusions possibles : Superficiellement et avant qu’il ne soit en fruits, on pourrait le confondre avec le saule. Lorsqu’il est en fruits, il pourrait se confondre avec le buisson ardent, utilisé pour des haies et dont les fruits rouge orangé contrastent avec les feuilles d’un beau vert luisant. Cette confusion est sans danger puisque les fruits du buisson ardent sont eux aussi comestibles.
Utilisations alimentaires : les argouses sont généralement trop acides pour être consommées telles quelles, malgré leur saveur aromatique agréable. Leur jus donne un excellent vinaigre utilisable comme le vinaigre de cidre ou de vin. 
On en prépare des gelées et des sirops commercialisés en magasin diététique. L’argousier se marie bien à la carotte en gelées et en confitures ou pressé en jus, sirop, smoothie, eau de vie et liqueur. La marmelade se déguste avec du fromage, par exemple, une pâte persillée. 
Les baies entières sont savoureuses avec le hareng mariné. Quelques cuillerées relèveront les sauces pour viandes et gibiers. Les fruits peuvent aussi être servis en dessert : glaces, sorbets, panacottas, cheese-cake et fondant au chocolat.
Deux recettes figurent à la page que vous trouverez en suivant ce lien.
Composition : les argouses sont très riches en vitamine C (environ 10 fois plus que les agrumes). Elles renferment également de la provitamine A, des vitamines B1, B2, B6 et E, des acides organiques et du glucoside quercitrine.
Le goût acide et exotique de l’argousier est unique en son genre. Comme nombre de baies, ses fruits s’adoucissent après une nuit de gel ou un passage au congélateur ; on peut aussi les blanchir.
Propriétés médicinales : les argouses sont toniques et anti-infectieuses.
Autres usages : les bactéries fixatrices d’azote présentes au niveau des racines enrichissent le sol en azote.
Le bois à fibres fines est utilisé pour le tournage.

Les rameaux couverts de fruits orangés apportent une note de gaieté durant les mois d’hiver et nourrissent les oiseaux.