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jeudi 8 novembre 2018

LES ERABLES.


Nous nous attarderons plus spécialement sur l’érable plane mais aborderons les autres espèces de nos régions.
L’érable plane : acer platanoïdes
                              Nom vulgaire : érable de Norvège.
                              Famille : acéracées.
Description : arbre caduc splendide atteignant 25 à 30 mètres, aux feuilles caractéristiques.

Tronc : droit et cylindrique, écorce gris pâle, lisse sur l’arbre jeune, se fissurant longitudinalement avec l’âge.
Feuilles : opposées, longuement pétiolées, palmées, à nervures en éventail et à 5 lobes bordés de dents très aigües alors que les sinus sont arrondis, minces, glabres, vertes et luisantes sur les deux faces, assez grandes, 10-15 cm de diamètre.
Fleurs : petites, jaune-verdâtres, réunies en grappes dressées, naissant avant les feuilles en panicules larges.
Floraison : avril-mai.
Fruits : samares à ailes formant un angle obtus et à graines aplaties.
Principaux caractères d’identification : forme des feuilles et des fruits.
Culture : plusieurs érables dont celui-ci sont plantés pour l’ornementation. Ils sont très appréciés en automne pour leurs feuillages flamboyants. Attention si vous en choisissez un pour animer votre jardin : sa hauteur en fait plus un arbre de parc que de jardin et il a besoin d’espace pour se développer.
Autres espèces du genre en Europe : 15 dont 5 en France et en Suisse et 3 en Belgique.
En Belgique, nous trouvons l’érable sycomore (acer pseudoplatanus) à grandes feuilles palmées, pointues et grossièrement dentées, à fruits à panicules étroites et pendantes naissant en général avec les feuilles et à fruits glabres avec des ailes à angle droit.

L’autre espèce est l’érable champêtre (acer campestre). Les feuilles sont assez petites, 4-7 cm de diamètre, à 3-5 lobes oblongs, généralement entiers, à bord poilu, écorce gris pâle fissurée, fleurs en petites grappes érigées, poilues, naissant avec les feuilles, les fruits généralement poilus avec des ailes horizontales.

Les autres espèces rencontrées en France et en Suisse sont L’érable à feuilles d’obier (acer opalus) qui est un arbre plus petit 12-15 mètres, à écorce rosâtre ou gris-orangé, s’exfoliant ; feuilles 4 à 10 cm de diamètre, palmées, à 5 lobes larges, dentées et poilues au revers. Fleurs jaune pâle, en grappes pendantes naissant avant ou avec les très jeunes feuilles ; les fruits sont glabres avec ailes divergentes à angle aigu.

L’érable de Montpellier (acer monspessulanum), petit arbre caduc, 12 mètres max., écorce noir grisâtre foncé d’abord lisse, pouvant s’exfolier, feuilles coriaces, 3-8 cm de diamètre, à 3 lobes entiers assez émoussés, vert foncé brillant au-dessus. Fleurs verdâtres à inflorescence large d’abord érigée puis pendante. Fruits glabres avec des ailes presque parallèles.

Confusions possibles : aucune en dehors du genre. Les feuilles et les fruits permettent de différencier facilement nos espèces d’érables.
Une confusion ne porterait guère à conséquence car toutes ces espèces sont comestibles de la même manière.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles des érables peuvent être consommées crues ou cuites lorsqu’elles sont bien tendres.
Les jeunes fruits tendres étaient parfois conservés au vinaigre. Les graines sont comestibles en petites quantité mais sont amères; il faut les faire bouillir dans 1 ou 2 eaux pour diminuer l’amertume. On les consommait ainsi dans certaines régions d’Asie.
La sève de nos érables est sucrée : après extraction, on en préparait une boisson acidulée en la laissant fermenter à l’air. Dans certaines parties de l’Europe, on en faisait un sirop après une longue ébullition mais le rendement était faible vu sa faible teneur en sucre. Le sirop et le sucre d’érable sont presqu’exclusivement produits dans le nord est des Etats unis et dans l’est du Canada où, lors de la montée de la sève en mars- avril, des nuits très froides succèdent à des journées chaudes et ensoleillées. Après l’extraction et  une longue ébullition, sirop et sucre sont vendus à prix élevé. Une des espèces les plus recherchée pour cet usage est l’érable negundo. Sous nos climats, nos printemps sont trop doux et pluvieux pour que la sève se charge suffisamment en sucre.
Composition : les érables, en général, renferment des tanins, des saponocides triterpéniques dont l’acer saponine P, dérivée de l’acide acérogénique. Cette saponine présente une action anticancéreuse étudiée par le « national cancer institut »
Le sycomore (pseudoplatanus) renferme du cyclitol et de l’acétate de bornésitol.
Cet été, la fructification des érables a été excellente et un grand nombre de fruits sont arrivés à maturité. Des chevaux en ont ingéré une certaine quantité et en ont perdu la vie (myopathie atypique).
La myopathie atypique est une maladie musculaire avec un taux de mortalité très élevé qui touche les chevaux en prairie en automne et au printemps. Elle est liée à l’ingestion d’une toxine, l’hypoglycine A contenue dans les graines (samares) de plusieurs arbres de la famille des érables.
La sève des érables contient du saccharose et des sels minéraux.
Habitat : l’érable plane (acer platanoïdes) et l’érable sycomore (acer pseudoplatanus) croissent sensiblement dans les mêmes lieux : plateaux, collines et montagnes jusqu’à 1500m. Le sycomore est assez exigeant et prospère sur des sols fertiles, meubles, neutres, profonds et frais.
L’érable plane est un peu plus rare et ne s’élève pas à altitude aussi élevée.
Ce sont des essences de lumière qui supportent un certain ombrage dans la jeunesse et souffrent moins des gelées tardives.
L’érable champêtre pousse lui aussi sur plateaux et collines mais on le trouve rarement au-dessus de 600 m d’altitude. Il s’accommode de sols très divers et se rencontre même sur des stations assez sèches et rocheuses.
Bois :
Le bois du sycomore est blanc ou jaunâtre, peu durable et pourrit rapidement sous l’influence des variations atmosphériques. Sa faible durabilité l’exclu pour les constructions en tant que bois d’œuvre. C’est cependant un bon combustible.
Le bois de l’érable plane ressemble au sycomore mais est souvent plus rougeâtre ; il est plus dur et plus dense.
Le bois est utilisé en tournerie, ébénisterie, saboterie, crosses de fusils, raquettes de tennis et en lutherie pour les fonds de violons, éclisses, têtes et manches.
L’  érable champêtre a un bois blanc légèrement jaunâtre ou rougeâtre, lourd, dense, compact et très homogène. Il est utilisé en tournerie et est recherché pour la fabrication d’instruments agricoles, manches d’outils, crosses de fusils.
C’est un excellent bois de chauffage.

REMERCIEMENTS.

Merci à Madame Leblanc et à ses élèves venus explorer les alentours d’Hanzinelle. Nous avons passé un très bon moment ensemble à la découverte des fruits des haies.
Petite dégustation de la soupe de châtaignes et cèpes pour nous réchauffer. Biscuits aux cenelles et gâteau aux nèfles pour la note sucrée. Vous retrouverez la recette du gâteau aux nèfles dans la rubrique du même nom : les recettes de marraine Bobette : néflier.

Petit message pour Quentin : oui, la menthe se sèche au déshydrateur mais ne garde pas sa belle couleur verte : elle peut être préparée en tisanes. A défaut de déshydrateur, le four chauffé à 50-60°convient lui aussi mais consomme un peu plus d’énergie. 

samedi 20 octobre 2018

Les recettes de notre balade-dégustation du 20 août (suite).


J’ajoute dans la rubrique « Les recettes de marraine Bobette » les 6 recettes suivantes : 
- cake aux carottes et aux noix
- compote pommes et cenelles (voir aubépine), 
- soupe de châtaignes
- scones aux « gratte-cul » (voir églantier), 
- croquet aux noisettes,
- petits gâteaux aux cenelles. (voir aubépine).

Les SENECONS


LE SENECON VULGAIRE. Senecio vulgaris
                                              Famille : composées ou astéracées.

Description : mauvaise herbe annuelle de  20-40 cm, très commune et peu remarquable.
Tige : dressée, rameuse.
Feuilles : allongées, découpées en lobes égaux, anguleux, dentés. Feuilles de la base pétiolées, les caulinaires embrassant la tige par deux oreillettes.
Fleurs : toutes tubulées, jaunes, réunies en petits capitules groupés au sommet des rameaux.
               Floraison : presque toute l’année.
Fruits : akènes grisâtres.
Partie souterraine : racines grêles.
Principaux caractères d’identification : habitat (jardins, décombres), petite taille, aspect général.

Culture : le séneçon cinéraire (senecio cineraria) et quelques espèces exotiques sont cultivées pour l’ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 66 dont 33 en France, 20 en Suisse et 15 en Belgique.
Confusions possibles : avec les autres séneçons dont les capitules ne sont pas composés que de fleurs tubulées ou n’ont que de très courtes ligules (senecio sylvaticus, senecio viscosus). Tous les autres séneçons possèdent des fleurs ligulées sur le pourtour du capitule.
Aucune confusion ne semble possible avec une plante comestible lorsque la plante est en fleurs.
Toxicité : différentes espèces de séneçons sont connues pour provoquer de plus ou moins graves empoisonnements chez le bétail et parfois chez l’homme à la suite d’un usage médical. L’espèce de nos régions la plus suspecte est sans doute le séneçon jacobée que nous décrirons ci-après.
Composition : de nombreuses espèces de séneçons renferment des hétérosides hépatotoxiques (sénécine, sénécionine, sénécin, jacobine, senéciphylline). C’est le cas des séneçons vulgaires, jacobées et cinéraires.
Propriétés médicinales : plusieurs espèces dont les 3 citées précédemment  ont été employés comme emménagogues et régulateur de la tension veineuse.
Pas d’automédication, c’est trop dangereux. Un avis de spécialiste est toujours indispensable pour utiliser ce genre de plante.

SENECON JACOBEE.  Senecio jacobaea

                                      Famille : composées ou astéracées.
                                      Noms vulgaires : jacobée, herbe dorée, herbe de Saint Jacques, fleur de Jacob.

Description : plante herbacée, vivace ou bisannuelle, pouvant atteindre 80-100 cm de hauteur, à floraison souvent abondante.
Tige : dressée, rameuse au sommet, glabre ou couverte de quelques poils courts, anguleuse, striée, généralement teintée de rouge.
Feuilles : à contour oblong, profondément découpées en segments allongés, lobés ou crénelés, le segment terminal plus grand que les autres.
Feuilles inférieures munies d’un pétiole, feuilles moyennes et supérieures sessiles, embrassant la tige par 2 oreillettes.
Fleurs : composées de fleurs ligulées, jaunes, entourant un « cœur » de fleurs tubulées de même couleur, groupées en capitules rassemblés en corymbe au sommet de la tige.
Principaux caractères d’identification : habitat (prés, bords des chemins), feuilles divisées et capitules jaunes à fleurs à la fois ligulées et tubulées.

Confusions possibles : les jeunes rosettes du séneçon jacobée peuvent ressembler à celles de certaines crucifères. Si leur aspect ne suffit pas à les distinguer, leurs saveurs sont en tout cas bien différentes. Les crucifères ont un goût « de chou » caractéristique alors que celle du séneçon jacobée est âcre et amère.
Toxicité et propriétés médicinales.
Tous les séneçons comportent dans toute la plante mais surtout dans la racine, des alcaloïdes dérivés de la pyrrolizidine. Ces plantes produisent des acides phénols et des dérivés flavoniques.
Les séneçons sont considérés comme très toxiques. Les alcaloïdes sont hépatotoxiques.
Des études expérimentales sur animaux ont montré, après absorption répétée, une nécrose du foie, une invasion de globules blancs et des occlusions des veines hépatiques. Ces plantes ont été utilisées dans un but thérapeutique mais les alcaloïdes sont capables de se fixer sur des récepteurs situés dans les tissus.
L’intoxication par les séneçons peut provenir de pain fabriqué avec une farine bio contaminée par les graines de séneçon : attention donc à la provenance des produits bio.

mardi 25 septembre 2018

Le TROENE et la CLEMATITE

REMARQUE IMPORTANTE CONCERNANT LES PLANTES.
Les plantes sont loin d’être inoffensives : leur saveur et la concentration de leurs composants varient en fonction des saisons et des conditions météo. Ainsi, cette année, les fruits sont plus sucrés, les orties et les pissenlits de fin de saison plus amers.
Pas mal de plantes toxiques sont utilisées en remèdes pharmaceutiques, avec un dosage très précis ! Nous pouvons citer le troène, le colchique, la digitale…
C’est une pratique actuelle de revenir à des remèdes populaires mais cette pratique peut se révéler dangereuse car il est important de connaître avec précision le dosage à respecter !
Il me parait indispensable de s’adresser à des spécialistes et de ne pas jouer les apprentis sorciers !!

LA PLUS GRANDE PRUDENCE S’IMPOSE DONC !
Nous parlerons cette fois de deux plantes toxiques de notre région.


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LE TROENE : ligustrum vulgare    

                       Famille des oléacées
                       Noms vulgaires : trougne, trogne, pruène, bois noir, raisin-de-chien.
Description : arbrisseau de 1-3 mètres, à floraison odorante.
Tiges : à écorce gris brunâtre
Feuilles : opposées, munies d’un court pétiole, lancéolées, entières, un peu coriaces, glabres, d’un beau vert sur les deux faces, tombant tardivement et se colorant en rouge à l’approche de l’hiver.
Fleurs : petites, blanches, odorantes, à corolle en entonnoir, à 4 lobes ovales étalés, réunies en petites grappes terminales serrées.
Floraison : mai - juillet. Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Fruits : baies globuleuses noires, amères, à pulpe rougeâtre, longtemps persistantes, contenant 2 – 4 graines, mûres à partir de septembre.
Principaux caractères d’identification : arbrisseau à feuilles opposées, allongées, fleurs odorantes en grappes courtes et serrées (panicule), fruits noirs à pulpe rougeâtre.

Culture : assez curieusement, le troène est souvent mieux connu par son nom latin « ligustrum ».
En effet, une espèce d’origine japonaise, ligustrum ovalifolium, est presque exclusivement utilisée pour la plantation des haies. Elle a remplacé l’espèce indigène « ligustrum vulgare » que l’on trouve dans les taillis, les bois clairs, souvent sur sol calcaire. Les feuilles sont persistantes en hiver et la croissance est assez rapide. De plus, la multiplication par bouturage est aisée. Le troène vulgaire n’est plus que rarement utilisé comme plante de haies.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : avec d’autres arbrisseaux à fruits noirs tels le bois de Sainte Lucie (prunus mahaleb) ou le merisier à grappes (prunus padus) dont les fruits sont comestibles mais les feuilles sont dentées et plus grandes.
Toxicité : les fruits du troène peuvent provoquer des troubles digestifs, rénaux et nerveux, occasionnellement mortels. Leur saveur amère est désagréable.
Les feuilles ont parfois empoisonné le bétail.
Composition : les fruits sont riches en saponosides toxiques.
Les feuilles et l’écorce renferment un hétéroside peu toxique, un principe amer, du tanin et des alcaloïdes proches de ceux de l’écorce du quinquina. Elles ont des propriétés astringentes et cicatrisantes qui peuvent être utilisées sous forme de spécialités pharmaceutiques à n’utiliser que sur conseil médical avisé.
Les espèces ornementales aux feuilles persistantes et aux baies noires sont également toxiques.
Le troène est allergisant par son pollen.



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LA CLEMATITE.   Clematis vitalba
                              Famille : renonculacées  

                              Noms vulgaires : herbe  aux  gueux, vigne blanche, cheveux –de- la Bonne Dame,                         berceau de la vierge, viorne des pauvres, bois – fumant.

Description : liane grimpant sur les arbrisseaux et les arbres jusqu’à de grandes hauteurs, pouvant former de véritables tapis recouvrant la végétation environnante.
Tiges : généralement de plusieurs mètres de longueur, ligneuses, couvertes d’une écorce grise qui se détache en lames allongées, irrégulières ; elles ressemblent parfois à de gros cordages qui se tordent sans casser.
Feuilles : opposées, pétiolées, composées de 3 -9 folioles ovales, lancéolées, pointues, un peu en cœur à la base, entières, crénelées, dentées. Une partie des pétioles durcit, persiste et soutient la plante.
Fleurs : petites, blanc crème, composées de 4 sépales poilus sur les deux faces et de nombreuses étamines ; elles sont démunies de pétales. Groupées en panicules, elles partent de l’aisselle des feuilles.
Floraison : juin – août.
Fruits : formés de nombreux carpelles dont le style s’allonge démesurément en une longue arête plumeuse donnant à l’ensemble, en automne, l’aspect de flocons duveteux.
Principaux caractères d’identification : port de liane, fruits duveteux Plants vigoureux et envahissants, surtout dans les jeunes plantations et le long des voies de chemin de fer.

Culture : quelques espèces exotiques, originaires d’Extrême- Orient sont cultivées pour l’ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 9 dont 4 en France, 2 en Suisse et 1 en Belgique.
Deux surtout sont fréquentes dans le Midi de la France : la clématite flammette (clematis flammula), liane à 2 feuilles 2 fois divisées en folioles étroites et fleurs un peu plus petites et la clématite dressée (ou droite) (clematis recta) à feuilles pennées, à folioles ovales, entières et à pétioles non vrillés
Confusions possibles : aucune.
Toxicité : la clématite vigne blanche et la clématite flammette ont une saveur brûlante. La plante fraîche est irritante et vésicante. On raconte qu’au Moyen –Age, les mendiants s’en frottaient pour provoquer des plaies afin d’attirer la pitié des passants. Son simple contact peut provoquer des dermites chez les personnes sensibles. La clématite dressée n’est que légèrement piquante.
Composition : les feuilles fraîches renferment un hétéroside libérant une lactone, la protoanémonine et des saponosides.
La protoanémonine possède un pouvoir antibactérien et antimitotique. La clématite peut être utilisée comme révulsif sous forme de spécialités pharmaceutiques.
Il faut s’en méfier car il s’agit d’une plante toxique et vésicante : le suc irrite la peau et provoque des ulcérations (d’où son usage au Moyen-Age). Il ne faut surtout pas l’absorber ni la sucer sous peine de graves brûlures d’estomac.
Propriétés médicinales : la plante était parfois employée comme diurétique et diaphorétique.
Utilisations alimentaires : on consommait, jadis, dans certaines régions, les jeunes pousses de clématite vigne blanche comme des asperges après les avoir fait cuire à l’eau. Contrairement à la plante adulte, elles ne sont qu’à peine irritantes lorsqu’elles sont fraîches et plus du tout lorsqu’elles sont cuites.


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Retour de la balade du 16 septembre.
Encore un superbe dimanche pour observer la nature ! Une vingtaine de participants sont venus à la rencontre des arbres, ont observé leur comportement dans leur milieu naturel. Chacun a essayé de s’imprégner de la vitalité des arbres et de sentir leur « aura ». C’était une approche très intéressante de ces végétaux qui, à n’en pas douter, sont de véritables êtres vivants réagissant à leur environnement comme nous, humains, pouvons le faire.  
Merci à YVES de nous avoir proposé quelques clés pour s’initier à cette découverte et de nous avoir accueilli chez lui. Merci à Marie Jeanne pour son accueil, le jus de pommes, le café et les gâteaux.
Encore une superbe après- midi partagée.

vendredi 7 septembre 2018

Les recettes de notre balade-dégustation du 20 août

Voici donc quelques nouvelles recettes que vous avez eu le plaisir de déguster lors de notre balade du 20 août.

- Avec des noix vertes confites, de l’angélique confite ou des écorces d’oranges confites.
La galette charentaise   : voir NOIX



- AVEC DES BAIES DE SUREAU.  : voir SUREAU bien entendu.

Verrine de sureau, noisettes et crème fraîche.
Focaccia au chèvre, baies de sureau et oignons rouges.
Vinaigre aux baies de sureau.
Gaufres aux baies de sureau (ou myrtilles ou mûres).

Voilà encore quelques recettes très simples qui feront d’excellents goûters pour vos enfants et petits enfants.


RAPPEL : Prochaine balade : le dimanche 16 septembre à 14h chez Yves et Marie Jeanne à KEUMIéE: Yves vous emmène à la découverte de l’énergie des arbres. N’oubliez pas de vous inscrire au plus tard le 13 septembre.

mardi 21 août 2018

Le GROSEILLIER à maquereau


LE GROSEILLIER A MAQUEREAU.
                                Ribes uva crispa
                                Famille : grossulariacées
                                 Nom vulgaire : groseillier épineux
Description : arbrisseau très épineux de 80-150 cm, formant des buissons denses. C’est une plante indicatrice d’anciens lieux habités.
Son nom tiendrait au fait que les maquereaux (poissons) étaient traditionnellement cuisinés accompagnés de ces fruits.

Tiges : dressées, très rameuses, à rameaux flexibles munis d’épines réunies par 3.
 Feuilles : petites, groupées en faisceaux, de contour général arrondi, à nervures principales en éventail, divisées en 3-5 lobes obtus, bordés de dents arrondies, couvertes de poils.
Fleurs : petites, verdâtres ou rougeâtres, à 5 sépales ressemblant à des pétales allongés et recourbés et à 5 pétales très petits, dressés, poilus, solitaires ou par 2, à l’aisselle des feuilles.
Floraison : mars-mai
Fruits : baies assez grosses, verdâtres, jaunâtres ou rougeâtres, glabres à maturité ou couvertes de poils raides et glanduleux chez la variété « grossularia »
Récolte : juillet, août
Principaux caractères d’identification : buisson épineux, feuilles en éventail, fruits.
Culture : le groseillier à maquereau est couramment cultivé pour ses fruits, de même que le cassis (ribes nigrum) et le groseillier rouge (ribes rubrum).
Autres espèces du genre en Europe : 8 dont 4 en France, 4 en Suisse et 2 en Belgique. Il s’agit, outre le cassis et le groseillier rouge, du groseillier des rochers (ribes alpinum) et du groseillier des Alpes (ribes alpinum), arbrisseaux des montagnes. Tous ont des feuilles en éventail à 3-5 lobes.
Confusions possibles : aucune en dehors du genre. Les fruits suffisent à reconnaître les différentes espèces. Aucune plante toxique ne ressemble à un groseillier.
Utilisations alimentaires : les fruits du groseillier à maquereau sauvage sont beaucoup plus petits que ceux des variétés cultivées mais lorsqu’ils sont mûrs, ils sont meilleurs, très sucrés et aromatiques. On les déguste tels quels ou on en fait des tartes et des confitures. Avant maturité, ils sont extrêmement acides et astringents et peuvent alors servir à préparer des sauces vertes très particulières.
Les fruits des autres espèces sont également comestibles. Les cassis sont caractéristiquement noirs et aromatiques. Les groseilles rouges et les groseilles des rochers sont acides. Quant aux petites baies rouges du groseillier des Alpes, elles ressemblent beaucoup à celles du groseillier rouge mais elles sont plutôt insipides, sans trace d’acidité. On peut consommer ces fruits cuits ou crus.
Vous trouverez quelques recettes en suivant ce lien.
Composition : les groseilles renferment des sucres, de la pectine, des acides organiques, des vitamines A, B, et C et des sels minéraux.
Propriétés médicinales : les fruits sont laxatifs, apéritifs et dépuratifs et ils décongestionnent le foie. Le bourgeon de cassis exerce un effet anti-inflammatoire durable et remplace avec succès les anti-inflammatoire de synthèse sans en présenter les effets secondaires. Il est efficace dans toute manifestation allergique. Il stimule les glandes endocriniennes et combat la somnolence. Le bourgeon de cassis contient, à l’état latent, toutes les potentialités de la plante adulte. On y retrouve en effet les ébauches des fruits et des fleurs.
Habitat : espèce commune dans les jardins sous sa forme cultivée, assez répandue à l’état sauvage (sauf en Bretagne et dans le bassin méditerranéen) où elle se plaît dans les bois humides, les haies et les rocailles boisées. Assez commun jusqu’à 1000 m.


REMERCIEMENTS :
Ce dimanche 19 août, balade très agréable sous un beau soleil ! Soleil bien nécessaire pour panser les plaies de nos campagnes et forêts agressées par la tempête qui a ravagé notre région la nuit du 16 au 17 août : champ de maïs haché, arbres déracinés ou cassés, multiples branches au sol… un triste carnage occasionné par les forces de la nature !
Mais ne sommes-nous pas un peu responsables ?

Merci à tous les participants pour leur enthousiasme, leur écoute et leur partage ! C’est un réel bonheur de partager ces moments avec vous tous : vous êtes formidables !!

mardi 14 août 2018

Les recettes de notre journée du 15 juillet 2018


RECETTES DU 15 JUILLET 2018.
Comme promis, voici donc quelques recettes réalisées lors de notre balade repas de ce 15 juillet dernier.
Je vous propose : 
1. Crumble primavera à l’origan.  Voir Origan.
2. Salade de boulgour, courgettes, chorizo et menthe.  Voir ci-dessous
3. Saumon caramélisé au gingembre et sirop de bouleau.  Voir Bouleau.
4. Madeleines à la fleur de sureau.  Voir Sureau.
5. Sablés au tilleul.  Voir Tilleul.

Il est utile, pour réaliser ces recettes, de suivre l’exemple des fourmis qui font leurs provisions à la bonne saison, lorsque les plantes sont optimales pour la récolte.
Pour l’instant, pensez aux mûres sauvages, baies  de sureau et graines de berce : nous en parlerons lors de notre balade de ce dimanche 19 août.

Rappel pour la prochaine balade : ce dimanche 19 août  à 14h30, place d’Hanzinelle.
Le thème : fruits et graines sauvages à prévoir pour l’hiver.
La dégustation suit toujours la promenade.
Inscriptions par mail ou par téléphone avant le vendredi 17 août. Merci et à très bientôt.  

2. Salade de boulgour aux courgettes, chorizo et menthe.


120 g de boulgour
100 g d’amandes entières pelées et grillées
1 kg de jeunes courgettes
3 c à s de curry en poudre
3 c à s d’huile d’olive
150 g de chorizo pas trop sec
Le jus d’1/2 citron
3 belles branches de menthe
½ c à c de sel

Laver les courgettes, couper le chorizo en tranches.
Faire cuire le boulgour selon les instructions de l’emballage. Egoutter et réserver à température ambiante.
Préchauffer le four à 170°.
Les amandes grillées au four durant 10 minutes sont coupées en 2.
Couper les courgettes en dés, les saupoudrer de curry et de sel et bien remuer le tout.
Les faire sauter dans  l’huile d’olive bien chaude pendant 5 minutes à feu vif. Réserver les courgettes et les remplacer par le chorizo durant 3 minutes.
Remettre les courgettes et le chorizo sur le feu et ajouter le boulgour, le jus de citron, la menthe émincée et mélanger.
Rectifier l’assaisonnement et ajouter les amandes au dernier moment pour qu’elles restent croquantes.
Ce plat se sert chaud, tiède ou froide en accompagnement d’un repas d’été ou en entrée.

jeudi 19 juillet 2018


LA BRYONE ET LA DOUCE AMERE.


LA BRYONE. Bryonia dioïca
                 Famille des cucurbitacées
                 Synonyme : navet du diable 
Description : plante vivace, grimpant à l’aide de vrilles sur la végétation environnante.



Tiges : très longues (jusqu’à 5 m), munies de vrilles opposées aux feuilles, se déroulant dès qu’elles ont trouvé un support.
Feuilles : alternes, pétiolées, à 5 -7 lobes, à nervures disposées en éventail, en cœur à la base, bordées de dents arrondies, irrégulières, molles, couvertes de poils courts et raides.
Fleurs : petites, d’un jaune verdâtre, veinées, fleurs mâles et femelles portées par des pieds différents ; fleurs mâles plus grandes, groupées au sommet des rameaux florifères allongés partant de l’aisselle des feuilles, les femelles plus petites, portées par des rameaux plus courts que les feuilles.
Floraison : mai- août.
Fruits : baies globuleuses lisses, d’un rouge mat, à  jus d’odeur peu agréable, renfermant 4-6 graines.
Partie souterraine : grosse souche cylindrique, charnue formée de la racine et de la partie souterraine de la tige, d’odeur désagréable.
Habitat : haies, lisière des forêts, broussailles, sur sol calcaire ou basique, à basse altitude.
Principaux caractères d’identification : port de liane, vrilles, baies rouges à maturité.
Autres espèces du genre en Europe : 1 en Suisse, la bryone blanche (bryonia alba) à fleurs mâles et femelles sur la même plante et à baies noires à maturité.
Confusions possibles : avant la floraison, la plante pourrait être confondue avec le houblon dont on consomme les jeunes pousses. Mais les feuilles de ce dernier sont rêches et la plante ne possède pas de vrilles. Le tamier ressemble aussi un peu à la bryone.
Toxicité : toute la plante est toxique, en particulier la racine et les fruits. La racine est violemment émétique purgative et irritante, voire  vésicante. Les fruits peuvent provoquer des troubles digestifs et nerveux parfois très graves. 15 baies seraient suffisantes pour tuer un enfant.
Composition : la racine de bryone renferme des cucurbitacines, une résine (bryrésine), des hétérosides (bryonine, bryonidine) et un alcaloïde (bryonicine).
Propriétés médicinales : la racine était employée comme diurétique, cholagogue, expectorant et à dose toxique, comme abortif. 
Mais, même de faibles doses provoquent des diarrhées. 
Pour éviter les dangers dus à son ingestion, on se contentait souvent de prendre un sirop obtenu en remplissant de miel ou de sucre une cavité creusée dans la racine. En usage externe, on s’en servait comme anti ecchymotique.
Utilisations alimentaires : les jeunes pousses sont encore parfois ramassées au printemps dans le Roussillon. On les fait cuire à l’eau pour les manger comme des asperges. Elles sont inoffensives et n’ont pas mauvais goût.

LA DOUCE- AMERE. Solanum dulcamara

                                           Famille  des solanacées.


Description : liane de 1-2 m, glabre ou couverte de poils fins, à feuilles, fleurs et fruits remarquables.

Tiges : grimpantes, s’enroulant sur la végétation environnante, arrondies, ligneuses, à écorce amère.
Feuilles : opposées, pétiolées, ovales, aiguës au sommet, entières ou divisées en 3 segments, les 2 de la base formant comme des oreillettes et le supérieur beaucoup plus grand, à nervures secondaires nettement marquées.
Fleurs : longuement pédonculées, en forme d’étoile à 5 lobes aigus, un peu renversés, violets avec chacun deux taches vertes à la base, sur lesquels tranche le jaune des étamines. Disposées en grappes irrégulières entre les feuilles et à l’extrémité des rameaux. Floraison : de juin à octobre.
Fruits : baies allongées, obtuses, d’abord vertes puis rouge luisant à maturité.
Partie souterraine : rhizome développé.
Principaux caractères d’identification : port de liane, forme des feuilles, fleurs, fruits rouge luisant.
Culture : plusieurs espèces du genre sont cultivées en particulier, la pomme de terre (solanum tuberosum) et l’aubergine (solanum melongena).
Autres espèces du genre en Europe : 6 espèces sont natives, 6 autres, originaires d’Amérique se rencontrent parfois à l’état spontané, 4 espèces poussent en France, 3 en Suisse et en Belgique. Parmi les premières, la morelle noire (solanum nigrum) est une « mauvaise herbe » très commune dans les jardins, les champs et au bord des chemins. Une autre morelle, la solanum lutea qui lui ressemble beaucoup et vit dans les mêmes lieux se rencontre assez souvent dans le midi, l’ouest et le centre de la France ainsi qu’en Suisse. Une troisième espèce, la pomme- de- Sodome (solanum sodomeum) ne pousse guère chez nous qu’en Corse ; c’est probablement la plus toxique du genre.
Confusions possibles : à priori, aucune, mais les baies rouges peuvent être tentantes pour les enfants.
Toxicité : toutes les morelles sont suspectes. Les plus dangereuses sont la pomme- de-Sodome et la douce-amère. Ce sont surtout leurs baies qui sont incriminées, grosses boules jaunes chez la première, petites et rouges à maturité chez la seconde. Leur ingestion provoque des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardiaques parfois mortels. Les parties vertes de ces plantes sont également dangereuses. La morelle noire est souvent tenue pour toxique. Son feuillage cru et ses fruits verts auraient empoisonné du bétail. Par contre, les feuilles cuites et les baies mûres, noires, sucrées mais insipides, semblent inoffensives.
Composition : la plupart des espèces, sinon toutes, renferment des gluco-alcoloïdes toxiques, en particulier, de la solanine généralement accompagnée de saponocides, (ce sont ces derniers qui sont responsables de la toxicité des baies de la douce-amère), ainsi que des alcaloïdes semblables à l’atropine présents dans les graines.
Propriétés médicinales : les tiges de douce-amère sont employées comme dépuratif et diurétique mais leur abus est dangereux. La morelle noire a parfois été utilisée comme antispasmodique, analgésique et sédatif. En usage externe, avec ses feuilles, on en préparait des cataplasmes émollients.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la morelle noire sont mangées en légume dans les régions tropicales. Les fruits mûrs ont également été consommés.



REMERCIEMENTS :
Que dire de ce superbe dimanche 15 juillet ?
Vous avez participé très nombreux à cette sortie découverte : balade courte mais agréable sous le couvert forestier frais et doux. Le soleil généreux nous a éclairé généreusement tout au long de la journée et le repas partagé fut une fête gustative !
Merci à tous… à Françoise pour le livre de cuisine des fleurs, à Anne-Marie pour sa confiture et sa liqueur de menthe, à Janique pour les glaïeuls et les glaçons, à Astrid pour le jus de pommes, à Yves pour les idées de futures promenades, à Cécile pour l’aide à la vaisselle et la distribution de nourriture aux poules, à Grégory pour son courage et sa patience et à chacun de vous qui avez contribué à la réussite de cette journée inoubliable et conviviale.
UN SEUL MOT A VOUS DIRE : MERCI
Les recettes proposées feront l’objet du prochain article, comme promis !!

Vous pouvez revoir le menu ci-dessous.
                                                          MENU 15/07/2018

APERO et ses TAPAS
      galettes de consoude
      Tapenade noire aux câpres d'ail des ours
      Tapenade verte à la tanaisie
      Roulade d'omelette à la berce
      Petite soupe fraîche courgette yaourt menthe
      Toast de houmous à l'épiaire et poivron mariné
      Rillettes de sardines menthe et coriandre

ENTREES
      Tarte chèvre et chénopode
      Pounti comme en Auvergne
      Salade de foies de volaille aux groseilles

PLATS
      Poitrine de veau farcie aux légumes et herbes aromatiques
      Saumon caramélisé au gingembre et sirop de bouleau
      Poulet au tilleul
      Crumble primavera
      Salade de jardin
      Salade de boulgour aux courgettes et chorizo
      Pommes de terre en robe des champs et tartinade aux feuilles de marguerite
      Taboulé au quinoa
DESSERTS
                              .     Tiramisu de groseilles
      Tarte meringuée à la rhubarbe
      Glace à la rhubarbe et fleurs de sureau
      Mousse de fruits rouges au mascarpone
      Blanc manger aux amandes – coco et reine des prés
      Clafoutis aux cerises



CAFE OU THES DIVERS accompagné de madeleines aux fleurs de sureau et ou sablés au tilleul