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mardi 30 juin 2020

PETITE PIMPRENELLE


Description : Petite plante vivace de 15-60 cm, formant des rosettes régulières, souvent en colonies.

Tiges : anguleuses, peu rameuses, étalées ou dressées ;
Feuilles : en rosette dense ou alternes le long de la tige. Feuilles de la base composées de 9-25 folioles de forme ovale arrondie, crénelées sur leur pourtour, toujours en nombre impair, d'un vert mat. Vers le sommet de la tige, le nombre des folioles diminue tandis que leur forme s'allonge.
Fleurs : très petites, à 4 sépales ovales d'un vert mêlé de pourpre, démunies de pétales. Sur le même pied, les fleurs sont mâles, femelles ou hermaphrodites. Elles sont groupées en épi au sommet des tiges.
Floraison : avril-août.
Fruits : capsules contenant 2 ou 3 graines.
Partie souterraine : rhizome développé.
Principaux caractères d'identification : rosettes denses, feuilles composées de petites folioles arrondies.
Autres espèces du genre en Europe : 6 dont 3 en France, 2 en Suisse et en Belgique.
Il s'agit surtout de la grande pimprenelle (sanguisorba officinalis), plante commune dans les prairies humides. Les autres espèces ne diffèrent de la petite pimprenelle que par des détails peu perceptibles portant sur la fleur et le fruit.
Confusions possibles : avec les autres espèces du genre, à l'exception de la grande pimprenelle, plus grande, et dont les feuilles basales possèdent des folioles allongées.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la petite pimprenelle ont une saveur caractéristique rappelant nettement le concombre, avec une pointe d'amertume et d'astringence.
On les a employées de tous temps, fraîches, comme condiment dans les salades, les soupes, les omelettes, les sauces, etc. Les toutes jeunes feuilles du centre de la rosette sont les meilleures.
Jusqu'à notre siècle, la plante était cultivée dans les potagers comme le persil l'est encore actuellement.
Les feuilles de la grande pimprenelle s'emploient de même, mais leur saveur est moins fine et elles sont plus coriaces.
Celles des autres espèces s'utilisent exactement comme celles de la petite pimprenelle. Il est d'ailleurs bien difficile de les en distinguer.

 Quelques recettes agréables et fraîches à tester ici.

Composition : les feuilles renferment une huile essentielle, du tanin, des saponines, des vitamines, des sels minéraux
Propriétés médicinales : les pimprenelles sont astringentes, hémostatiques (sanguisorbe vient du latin « sanguis », sang et « sorbeo », absorber) du fait de leur tanin et carminatives grâce à leur huile essentielle.
En usage externe, elles s'utilisent pour cicatriser plaies et brûlures.
Habitat : la petite pimprenelle pousse sur les pelouses et prairies sèches : elle est calcicole.
La pimprenelle officinale se rencontre dans les prairies humides.

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Quel plaisir de vous revoir lors de notre première sortie ! 
C'était un vrai moment de bonheur et de partage et le soleil était de la partie ! Dehors, c'est plus facile de respecter les distances ! 
Les dégustations étaient « la fête au sureau » : potage carotte et fleurs de sureau, pain de viande au lierre terrestre, tarte au fromage et fleurs de sureau, riz au lait et se confiture de sureau (baies), sablés au tilleul, au sucre de lavande ou nature, petits cakes aux fleurs de sureau et financiers à la mélisse sans oublier les confitures de rhubarbe fleurs de sureau et fraises-fleurs de sureau. Eaux de menthe et de mélisses, sirops de fleurs de sureau, groseilles et rhubarbe...vins de noix (c’est le bon moment pour en faire !), muscat de fleurs de sureau, trouspinette et autres... 
C'est un plaisir de vous accueillir car vous faites honneur aux préparations ! 
Un immense merci à vous !



lundi 29 juin 2020

SEMENCES PAYSANNES

Bonjour à tous et à toutes.

Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de plantes sauvages, je me permets de vous faire part d'une information qui pourrait intéresser nombre de défenseurs de la biodiversité dont vous êtes certainement.
L'information m'est fournie par le réseau français "Semences paysannes". 
Cependant il s'agit d'une décision européenne transposable dans le droit des pays membres de l'U.E.



Les semences paysannes enfin accessibles aux jardiniers amateurs.

Après des années de débat, la vente des semences paysannes aux particuliers est désormais autorisée. Ce texte de loi met donc un terme au monopole de grands groupes dont le lobbying avait payé jusque là. 

Mais plus concrètement, en quoi cela est-ce important ? L'autorisation à la vente des semences paysannes a une dimension environnementale. Il s'agit en effet de semences garantes de la biodiversité. De plus, cela signifie qu'il sera désormais possible de faire pousser les fruits et légumes que vous souhaitez. Terminées les fraises et tomates sans goût ! 

Il n'existera plus de restriction stricte en matière des semences qui seront à votre disposition. Qu'attendez-vous pour vous remettre au jardinage ? Votre potager peut désormais accueillir une grande variété de fruits et légumes !


samedi 6 juin 2020

LE CHEVREFEUILLE


LE CHEVREFEUILLE Lonicera xylosteum
                                          Famille : caprifoliacées
                                          Noms communs : camérisier des haies, chèvrefeuille des haies.

Description : arbuste caduc de 3 m max., à feuilles et jeunes rameaux couverts de poils courts et doux. Symbole de l'amour courtois, il se rencontre fréquemment dans le folklore médiéval, chanté par les troubadours. Dioscoride mentionne que la décoction des feuilles bue durant 30 jours, rend stérile. Le chèvrefeuille est repris dans les plantes toxiques pour ce qui concerne le domaine culinaire.


Tiges : dressées, rameuses, à écorce grisâtre.
Feuilles : opposées, pétiolées, largement ovales, aiguës au sommet, entières, mollement velues, d'un vert un peu blanchâtre.
Fleurs : blanc jaunâtre, à corolle formée d'un tube très court, bossu à la base, fendu en deux lèvres, la supérieure à 4 lobes, à 5 étamines saillantes. Réunies en 2 groupes de 2, chaque groupe étant porté par un long pédoncule commun, velu, partant de l'aisselle des feuilles.
Floraison : mai-juin.
Fruits : baies rouges luisantes, globuleuses, réunies par 2 et légèrement soudées à la base ;
Principaux caractères d'identification : aspect buissonnant, feuilles opposées, fleurs, fruits rouges luisants réunis par 2.
Culture : le chèvrefeuille commun (lonicera caprifolium) et le chèvrefeuille des bois (lonicera periclymenum) à fleurs odorantes sont cultivés pour l'ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 15 dont 8 en France, 7 en Suisse et 3 en Belgique.
On peut les classer en 2 groupes : les chèvrefeuilles à port de liane dont les tiges s'enroulent et grimpent sur la végétation environnante et les chèvrefeuilles buissonnants à tige dressée.
Parmi les premiers figurent le chèvrefeuille commun (caprifolium)qui ne se rencontre, à l'état sauvage qu'en Alsace et en Lorraine et le chèvrefeuille des bois (lonicera perulymenum) commun dans toutes nos régions ; ses fleurs blanc crème virant au jaune, parfois teintées de pourpre sont très parfumées.
Dans le Midi, 2 espèces fréquentes : lonicera implexa et lonicera etrusca Santi. Tous possèdent de longues fleurs jaunes et rougeâtres au parfum délicieux, densément groupées au sommet des tiges, et des baies rouges. Ces plantes poussent dans les bois et les haies de plaine.
Le second groupe comprend des espèces de montagnes aux fleurs courtes, groupées par 2 et aux fruits bleus (lonicera coerulea), sur sol acide à 1300-2600m, ou aux fruits noirs (lonicera nigra) ou encore aux fruits rouges (lonicera alpigena) poussant sur sol calcaire jusque 1300m et lonicera pyremaïca.
Les baies de tous les chèvrefeuilles sont à considérer comme toxiques ;
Confusions possibles : éventuellement avec la viorne obier (viburnum opulus), arbrisseau à feuilles opposées et à baies rouges luisantes mais ses feuilles sont caractéristiquement découpées et ses fruits sont groupés en corymbe.
Toxicité : les baies sont toxiques quelle que soit leur couleur. Leur ingestion peut provoquer des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, occasionnellement mortels. A dose plus faible, ils sont émétiques et purgatifs. Chez certaines espèces comme le camérisier des haies, ils sont un peu sucrés ce qui est dangereux, d'autant plus que la belle couleur des fruits les rend bien tentants. Les baies bleues sont amères et immangeables.
Utilisations alimentaires et médicales :
En phytothérapie, les feuilles et les fleurs sont utilisées en usage interne et externe.
En gemmothérapie, lonicera nigra et lonicera japonica sont également utilisés mais ce sont là des utilisations médicales qui ne sont pas de notre ressort.
Côté alimentaire, le chèvrefeuille est repris comme plante toxique.
Composition : les fruits sont riches en saponine.

Je n'ai aucune recette à vous proposer pour utiliser le chèvrefeuille mais voici quelques nouvelles recettes à base de fleurs de sureau puisque cet arbuste nous offre une superbe floraison cette année.

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SOLUTIONS DU JEU DU 12 MAI.


A : alliaire, photo n°9  
B : aubépine, photo n°10
C : parisette, photo n°11
D : fraisier, photo n°12
E : sorbier, photo n°13
F : pissenlit, photo N° 5,7 et 15 (j'ai un faible pour cette fleur !)
G : bardane, photo n° 16
H : le sceau de Salomon, photo n° 18
I : tussilage, photo n° 19
J : fougère aigle, photo n° 21