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mardi 31 mai 2016

LE MILLEPERTUIS

Hypericum perforatum

FAMILLE : HYPERICECEES
Appelé aussi herbe percée, herbe aux piqûres, herbe aux 1000 trous, chasse diable, plante du guerrier.

Description : plante vivace, glabre, érigée, de 25 à 60 cm de hauteur.


Tiges : cylindriques à deux lignes longitudinales saillantes, rougeâtres, dressées et abondamment ramifiées, avec une souche radiculaire à la base.
Feuilles : opposées, sessiles, linéaires à ovales, glauques dessous, criblées de nombreux points translucides, ponctuées de noir.
Fleurs : jaunes (18 à 22 mm) en pannicules larges, 5 sépales étroits bien plus courts que les 5 pétales asymétriques ponctués de noir qui sont les glandes à suc colorant ; étamines nombreuses en faisceaux.
Habitat : champs secs, bois, broussailles, prés rocailleux, bords des routes, haies, sur sol neutre ou calcaire.
Parties utilisées : Feuilles, sommités fleuries (juin à septembre).
Séchage en bouquets, à l’ombre
Composants : huile essentielle, hypéricine, résine, tanins, vit. C
Propriétés : antiseptique, astringent, cicatrisant, diurétique, sédatif, vermifuge, vulnéraire, anti-inflammatoire, analgésique.
Croyances populaires : la plante froissée dégage une odeur d’encens ; dès lors, on la disait douée de pouvoirs protecteurs contre les esprits du mal, les sorciers et la foudre (d’où son nom de chasse diable) ; on en pendait un bouquet à la porte des maisons et on en donnait à respirer aux possédés ;
Une autre croyance populaire a fait le rapprochement entre le jus rouge des fleurs et le sang des plaies de jésus Christ.
Le jour de la Saint Jean, symbole de la force  de la lumière et de la chaleur, période du solstice d’été, les fleurs du millepertuis rayonnent dans toute leur splendeur ; les jeunes filles tressaient des couronnes de millepertuis et, ainsi coiffées, dansaient autour des feux de la Saint Jean, nuit pleine de mystères… Les rameaux trempés dans l’eau dont les fleurs fanées s’ouvraient étaient un signe de mariage dans l’année suivante ;
En haute Autriche, les paysans mettaient du millepertuis entre deux tranches de pain et le donnait à manger au bétail afin de le protéger des maladies.
Ces traditions oubliées nous montrent que le millepertuis jouissait d’une grande popularité depuis des temps anciens.

Et aujourd’hui, comment pouvons-nous l’utiliser ?

L'huile de millepertuis  :
100  g de fleurs de millepertuis
    200  ml d’huile d’olive ou d’huile de lin
Mettre les fleurs dans un bocal et bien les couvrir d’huile.
Laisser macérer 6 à 8 semaines dans un endroit ensoleillé (rebord de la fenêtre) bocal bien fermé.
Retourner le bocal une fois semaine.
Passer l’huile rouge sombre au travers d’une passoire fine ou d’une étamine et bien presser les fleurs pour en extraire l’huile. 
Conserver dans une bouteille bien fermée. 
Cette huile se conserve au moins un an au réfrigérateur de préférence dans une bouteille foncée.

    1.  En usage externe :
Cette huile a une véritable force thérapeutique : elle s’utilise en cas d’hématomes, foulures, coups, en tant que crème dermique lorsque la peau du visage est irritée mais aussi en tant qu’huile de friction pour combattre les douleurs de dos, les lumbagos, la sciatique et les rhumatismes. C’est un très bon remède en cas de brûlures, de blessures et de coups de soleil.
Pour ces différents usages, la préparation se fait avec de l’huile de lin.       

2En cuisine : voyez les recettes ici.

Remarque : en cas d’usage externe de l’huile de millepertuis, ne pas s’exposer au soleil ! (même principe que lors de l’usage des huiles essentielles.)


Aucune plante n’est inoffensive… restons prudents et en cas de doute, d’adresser à des spécialistes : médecins, pharmaciens.

mercredi 11 mai 2016

LA MAUVE

LA MAUVE. Malva sylvestris
                        FAMILLE DES MALVACEES
Description : grande plante bisannuelle ou vivace de 30 cm à 1m20, remarquable par sa floraison.


Tiges : dressées, parfois brièvement couchées à la base puis redressées, rameuses et velues.
Feuilles : alternes, munies d’un pétiole, arrondies et divisées en 5 ou 7 lobes aigus, crénelés sur les bords et légèrement velus, d’un beau vert foncé, fréquemment colorées de pourpre à la base.
Fleurs : grandes (2-3 cm de diamètre), corolle à 5 pétales rose pourpré décoré de stries plus foncées, en forme de cœur, échancrés au sommet, séparés jusqu’à leur base, se réunissant en bouquets de 3 à 6 éléments à l’aisselle des feuilles ou au sommet; leur couleur est variable du rose pourpré au lilas.
Les filets des étamines sont soudés entre eux sur toute la longueur.
Floraison : mai-août.

Fruits : circulaires, formés de nombreux carpelles accolés et entourés par les sépales.

Partie souterraine : racine principale développée, de couleur blanche.
Principaux caractères d’identification : feuilles lobées à contour général arrondi, longuement pétiolées, fleurs et fruits caractéristiques.
Autres espèces du genre en Europe : 12 dont 6 en France, 4 en Suisse et 5 en Belgique.
Confusions possibles : principalement avec les autres mauves, avec les lavatères ou les guimauves qui possèdent des fleurs qui ont la même structure que les mauves. Une confusion serait sans danger car les malvacées sont toutes potentiellement comestibles.
Attention : plusieurs lavatères et guimauves sont assez rares et ne doivent pas être cueillies.
Toutes ces plantes sont appréciées depuis l’Antiquité.
Composition : la plante est très riche en protéines complètes, en provitamine A, en vitamines B1, B2,  C et en sels minéraux et en mucilage.
Propriétés médicinales : émolliente, expectorante et laxative à forte dose. La consommation de la mauve est recommandée en cas de constipation et d’irritation du tube digestif.
Habitat : elle se développe en abondance dans les lieux incultes et les buissons mais aussi au bord des routes et des chemins. Elle pousse aussi sur tous les terrains du jardin potager et du jardin d’agrément. On cultive certaines mauves comme la mauve musquée, la mauve à feuilles rondes, la mauve frisée et la mauve rouge.

Comme toujours, je vous décris quelques délicieuses recettes ici.