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lundi 28 juillet 2014

LA CAMOMILLE


LA CAMOMILLE.

Voici une plante bien connue en médecine familiale ; elle fait partie des premiers soins pour les problèmes digestifs, les problèmes de peaux... alors, essayons d'en savoir plus.

Plusieurs espèces de camomille sont rencontrées chez nous : en voici quelques-unes.

  1.    La grande camomille: chrysanthemum parthenium, matricaire commune, espargoute
  2.    La camomille romaine: chamaemelum nobile, camomille odorante, anthemis odorant, camomille noble.
  3.    La camomille à disque: chamomilla suaveolens
  4.    La matricaire: matricaria réticulata.
 Quelques caractéristiques des différentes espèces:
   1. La grande camomille :
       Ses feuilles sont divisées en lobes larges et leur texture est molle; elles dégagent une odeur forte.
       Fleurs blanches sur le pourtour et jaunes au centre.
       Tige dressée et ramifiée
.

   2. La camomille romaine :
       Sa tige d'abord couchée se dresse en de nombreuses ramifications.
       Les fleurs: capitules blancs, solitaires et très odorants. Une variété à fleurs doubles ne possédant que des fleurs ligulées est cultivée pour les besoins médicaux.

  3. La camomille à disques : chamomilla suaveolens
       Feuilles à l'aspect très découpé
       Tige dressée
       Fleurs minuscules toutes en tubes jaune verdâtre, réunies en capitules coniques;
       Pas de ligule blanche sur le pourtour.
       Odeur au froissement.
 
   4. Matricaire, camomille allemande, camomèle:
       Fleurs: les ligules blanches sont rabattues vers le bas en fin de floraison;
                  Le réceptacle portant les tubes jaunes est conique et creux.
       Feuilles: découpées en fines lanières .

Toutes les camomilles appartiennent à la famille des astéracées.
Elles peuvent toutes être utilisées mais leurs constituants et donc leurs propriétés sont différentes.
   1: grande camomille: antiseptique, antispasmodique, emménagogue, fébrifuge, insecticide, tonique;
   2: camomille romaine: antispasmodique, digestive, emménagogue, fébrifuge, stomachique, vulnéraire, et à forte dose, vomitive.
   3: camomille à disque: emménagogue, calmant. ses propriétés sont moins réputées.
   4: matricaire: antalgique, anti-inflamatoire, antiseptique, antispasmodique, emménagogue, eupeptique, sédative, tonique.

Où les rencontre-t-on?
   1: grande camomille: chemins, décombres, au voisinage des habitations, sur sol riche en ammoniaque.
   2: camomille romaine: champs cultivés, pelouses, grèves.
   3: camomille à disque: le long des routes, terrains vagues, jardins,lieux piétinés;
   4: matricaire: champs, lieux incultes, bords des chemins.

Leurs constituants sont différents : en voici 2 exemples.
   1: grande camomille: huile essentielle riche en bornéol (camphre de matricaire), lipides,glucides, sels minéraux.
   2: camomille romaine: huile essentielle, choline, soufre, phosphore, fer, acide gras, inositol, stérol;

Utilisations alimentaires:
   Les capitules et les feuilles peuvent être utilisés et donnent des saveurs particulières.

Vous trouverez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : La camomille"

dimanche 20 juillet 2014

L'ORIGAN

Cette semaine, parlons de L'ORIGAN.
Origanum vulgare, famille des lamiacées.
Marjolaine sauvage;

Jolie plante vivace de 30 à 80 cm, à feuillage et fleurs odorantes au froissement. Elle forme de petites colonies.
L'origan ou marjolaine sauvage pousse dans les prés secs, les broussailles, sur les terrains calcaires un peu partout, en Belgique en tout cas. Il aime les terres sèches, coteaux et talus.

La tige: dressée, à 4 angles peu marqués, rougeâtre et velue.
Les feuilles: opposées, assez petites, ovales, pointues, velues surtout en-dessous, pourvues d'un court pétiole; elles sont portées par un rameau dressé;
Les fleurs: petites, groupées en panicules denses au sommet du rameau, rose- violacé. De nombreuses bractées ovales rouge violacé y sont mêlées et donnent aux panicules leur aspect caractéristique.
Floraison de juillet à septembre.



Propriétés :
L'origan stimule l'appétit et les estomacs parresseux; il a un effet bénéfique sur la constipation.
Expectorant et sédatif de la toux, en infusion il permet de lutter contre les maladies des voies respiratoires.
Il est digestif, carminatif, expectorant et antispasmodique.
AUCUNE CONFUSION POSSIBLE car son parfum délicat et ses inflorescences roses à pourpres ne ressemblent à aucune autre.

La marjolaine cultivée -origanum majorana -ou -majorana hortensis -a les feuilles plus petites, arrondies et grisâtres. Son odeur est fumée. Elle a un pouvoir antispasmodique plus grand et atténue les spasmes gastriques, les ballonnements nerveux et les céphalées. Elle est originaire d'Afrique du nord et d'Asie occidentale. Elle est cultivée comme condiment.

Utilisations alimentaires :
Feuilles et sommités fleuries parfument légèrement et agréablement les plats. Il faut l'ajouter en fin de cuisson car elles perdent rapidement leur arôme. Il est préférable d'en faire un thé solaire plutôt qu'une infusion.
Plusieurs espèces locales d'origan sont employées comme condiment sur le pourtour méditerranéen.
L'origan est un peu moins savoureux que la marjolaine mais parfume très bien tomates, pizzas, sauces, riz, pommes de terre.
La teinte du thé d'origan lui a valu le nom de "thé rouge".
On se servait aussi de l'origan pour parfumer la bière, la rendre plus forte et favoriser sa conservation.

Une petite remarque pratique mais non alimentaire: les sommités d'origan peuvent teindre la laine en rouge-brun.

Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'Origan"

Voici enfin une recette non culinaire mais à tester :

Chauffer à sec la plante hachée dans une poêle et mettre la plante ainsi chauffée dans un linge.
Appliquer sur rhumatismes ou torticolis.
Pensez aussi à l'huile essentielle d'origan recommandée pour voies respiratoires,voies urinaires et tissus cutanés.
L'huile essentielle de marjolaine pour bronchites, rhinopharyngites, crampes, rhumatismes.


N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

mardi 15 juillet 2014

LA REINE DES PRES

La vedette de cette semaine est : LA REINE DES PRES.
  Filipendula ulmaria, spiréa ulmaria, spirée ulmaire.
  Famille des rosacées.




DESCRIPTION DE LA PLANTE: grande plante herbacée vivace de 60 cm à 1m20, à feuillage découpé et à floraison vaporeuse et parfumée.

     Tige : dressée, rougeâtre et peu rameuse.
     Feuilles : alternes, divisées en 5 à 7 folioles, ovales, allongées, assez grandes. Les folioles sont larges, pointues et dentées de couleur vert foncé, le dessous étant plutôt argenté.
     Fleurs : poussent au sommet de la tige, en grappes irrégulières, petites, blanc crème et composées de 5 pétales arrondis, dépassés par les étamines. Elles dégagent une odeur d'amande et de miel. Floraison de mai à août.
     Fruits : très odorants au froissement.
La reine des prés pousse dans les marécages, les lieux humides et le long des fossés et ruisseaux, parfois dans les clairières et dans les prés. Elle recherche un sol humide et alcalin ainsi qu'une bonne exposition au soleil ou une ombre légère. Au froissement, elle dégage une odeur de "médicament" caractéristique.



Utilisations alimentaires :

     Feuilles, fleurs et fruits peuvent être utilisés. Les différentes parties de la plante donnent une infusion agréable et un délicieux thé solaire. On peut les faire macérer dans du vin blanc en quantité modérée (voir recettes).

     On utilise les fleurs dans les desserts pour parfumer crèmes, confitures, compotes et salades de fruits. Les fleurs donnent une saveur d'amande qui se révèle aussi dans les boissons ( thés, sirops, liqueurs.)
Composition :
     La reine des prés renferme un glucocide produisant du salicylate de méthyl qui donne l'odeur caractéristique de la plante. Une fois sèche, elle contient de l'acide salicylique dont on tire l'aspirine (dont le nom vient de spirée).
     La plante est riche en tanin.
Propriétés médicinales :
     Feuilles et fleurs sont diurétiques, diaphorétiques, antirhumatismales, fébrifuges et antispasmodiques.
     Racines et feuilles sont astringentes, vulnéraires et détersives.

Vous trouverez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : La Reine des prés"

mardi 8 juillet 2014

LA CONSOUDE (suite)

La consoude est une plante vivace par sa racine. Elle résiste au froid et plusieurs espèces sont montagnardes. Elle aime les lieux frais et humides, supporte bien l'ombre et est envahissante. 
Dans nos pays occidentaux, la consoude fréquente les sous bois frais, bordures de routes,  fossés, près des cours d'eau. Elle évite les sols secs sauf si le sol est profond: il faut que la racine descende dans le sol. (elle peut descendre à 1,5 m voire 2 m si l'épaisseur de la terre arable le permet.) La consoude puise donc un maximum de nutriments dans le sol et va les stocker dans ses feuilles; lorsqu'elle se décompose, elle restitue cette richesse en nutriments dans le sol et si vous l'ajoutez à votre compost, les plantes du jardin pourront profiter de ses apports. Vous pouvez aussi enfouir les feuilles dans votre potager mais il est préférable de les faire sécher quelques heures avant car elles pourraient se bouturer.
La base des poils de la consoude est riche en calcium, c'est ce qui explique le contact rèche qui la caractérise.
Les fleurs sécrètent un abondant nectar qui attire les bourdons; grâce à leurs mandibules, ils percent la base de la corolle afin de récupérer le précieux liquide. La plante se pare de couleurs vives pour attirer les insectes.
PETITS REMÈDES:
       Au premier siècle de notre ère, il est déjà fait référence à la consoude et à ses utilisations médicales : elle referme les plaies, réduit les hémorroïdes, arrête les hémorragies. Au moyen âge, ces mêmes propriétés sont reconnues ainsi qu'à la Renaissance. 
L. Fuchs(1543) disait : "la consoude est utile pour toutes espèces de plaies et fractures, c'est pourquoi les chirurgiens doivent la tenir en grand honneur."
Cependant, la consoude tombe dans l'oubli jusqu'au XXe s. et ses vertus sont fortement remises en cause. 
Début XXe s., des chercheurs interpellés par ce "remède de bonne femme" donneront raison à l'usage populaire. Un médecin anglais, MACALISTER, constate la guérison d'ulcères traités par la consoude. Il comprend que la racine de la plante contient un puissant "proliférant cellulaire" qui favorise la multiplication des cellules nouvelles et régénère les tissus et os meurtris : il s'agit de l'allantoïne. C'est elle qui favorise la multiplication cellulaire ainsi que le développement des globules blancs, ce qui améliore la résistance aux attaques virales.
Lors de la guerre 14-18, le docteur H. LECLERC a soigné les blessures de nombreux soldats avec la consoude : la pulpe fraîche de la racine peut panser des brûlures étendues et profondes. La racine est utilisée pour fabriquer onguents baumes, pommades et crèmes. Les feuilles peuvent également servir en cataplasme.
On trouve dans le commerce d'excellentes pommades de consoude fabriquées à base d'huile de tournesol, de cire d'abeilles, d'huile essentielle de lavande et de consoude. 
La consoude entre aussi dans la composition de produits cosmétiques à cause de sa richesse en allantoïne; ces crèmes sont efficaces pour peaux sèches et sensibles. 

AU JARDIN :
     La consoude fait partie des trésors du jardin ! Si l'ortie apporte d'importantes quantités d'azote, la consoude apporte la potasse qui est assimilable par les légumes. Les purins d'orties et de consoudes sont bien mieux assimilés que les mélanges chimiques et correspondent mieux aux besoins des plantes. 
Le jardinier va favoriser les modes de décomposition de la plante pour fabriquer engrais et compost. Les purins de plantes sont de véritables cocktails de vitamines et de minéraux qui procurent vivacité et santé aux plantes qu'elles nourrissent. 
Quelques recettes simples:
     1 kg de plante fraîche
     10 litres d'eau;
Hacher grossièrement les plantes et les mettre dans un seau en plastique (jamais de fer car oxydation). Y verser 10 litres d'eau de pluie et laisser fermenter 8 à 15 jours (selon la température : plus la température est élevée, plus la fermentation est rapide). 
Le purin s'utilise comme fertilisant pour les fruits et les tubercules (tomates, haricots, pommes de terre). Il sent moins mauvais que le purin d'orties. 
Filtrer le mélange et utiliser 1 litre de macération pour 10 litres d'eau. 
Autre utilisation: 
Mettre les feuilles flétries au fond du sillon : les légumes vont pousser et puiser dans ce lit de compost les éléments nutritifs bénéfiques à leur croissance.
     Extrait de consoude:
3 seaux en plastique identiques et empilables, noirs de préférence car ils absorbent mieux la chaleur. 
Le seau du milieu sera percé de trous comme une passoire (trous percés à l'aide d'une mèche à bois). Vous y déposerez les plantes hachées. Les deux premiers seaux seront emboîtés l'un dans l'autre et surmontés du troisième qui sera rempli d'eau ou de cailloux pour exercer un poids sur la consoude. 
Vous récolterez dans le seau du bas l'extrait de consoude que vous mettrez en bouteille: il se conserve très bien à l'abri de la lumière. Dilution: 2 % (2 cl pour 1 litre).Il suffit d'ajouter de la consoude hachée pour continuer la récolte. 
A VOS JARDINS!!!
Merci à toutes les personnes qui ont visité le jardin pilote de Gerpinnes ce samedi 5 juillet. Le moment dégustation partagé avec vous était très agréable .
La semaine prochaine, dimanche 13 juillet, rendez-vous 10 h place d'Hanzinelle.
Attention, pour les personnes venant de Fosses,le circuit de Mettet sera fermé! Donc, lorsque vous arrivez au rond point à l'entrée de Mettet, prendre la direction de Biesmes et à Biesmes, continuer vers Oret et rejoignez la route de Rouillon vers Hanzinelle. 
Pour les personnes venant de Somzée, à Tarcienne, prendre en direction de Hanzinne puis Hanzinelle. (La route entre Gerpinnes et Hanzinne est à sens unique!).             
A très bientôt pour de nouvelles découvertes.