!

!

mardi 7 novembre 2017

LES CORNOUILLERS

LES CORNOUILLERS.

Un toxique et un comestible : qui sont-ils ?

Commençons par le toxique.
Le cornouiller sanguin :  cornus sanguinea
                                              Famille des cornacées
Description : arbrisseau de 1-4 mètres à jeunes rameaux rougeâtres et à feuilles rougissant dès la fin de l’été.

Tiges : portant des rameux opposés, droits, effilés.
Feuilles : opposées, brièvement pétiolées, ovales, elliptiques, brusquement terminées en pointe au sommet, entières, à nervure principale arquée et convergeant au sommet. Elles sont de couleur vert pâle et couvertes de courts poils en-dessous.
Fleurs : petites, blanches, à 4 pétales lancéolés très étalés et 4 étamines dressées. Réunies en corymbes rameux, denses à l’extrémité des rameaux.
Floraison : mai, juin
Fruits : petits, (5 mm de diamètre), globuleux, noirs à pulpe vert clair, amers, mûrs en septembre, octobre.
Principaux caractères d’identification : rameaux opposés rougeâtres, feuilles opposées à nervures arquées, fruits noirs en corymbes.
Autres espèces du genre en Europe : 2 dont 1 en France, Suisse et Belgique.
Le cornouiller mâle (cornus mas) à fruits comestibles (nous le décrivons dans les comestibles)
Le cornouiller blanc (cornus alba) qui est originaire de Mandchourie, de Sibérie et de Corée. Il est cultivé depuis 1741. Ses branches d’un beau pourpre rosé sont très visibles en hiver en font un arbuste décoratif de choix et ses fruits blanchâtres sont très jolis en automne. Il est toxique, comme le cornouiller sanguin.
Confusions possibles : aucune.
Toxicité : la pulpe des fruits du cornouiller noir est grasse et amère. Elle ressemble, par sa couleur et par sa texture, mais pas par son goût, à la pulpe de l’avocat. Crue, elle est émétique et peut provoquer des troubles gastriques.
Composition : la pulpe renferme de 17 à 20% d’une huile grasse que l’on a utilisée pour l’éclairage et la fabrication de savon.

Le second cornouiller est comestible :

2. Le cornouiller mâle. Cornus mas
                                           Famille des cornacées.
Description : arbuste de 3 à 7 m, à rameaux opposés dont les fleurs apparaissent bien avant les feuilles.

Tronc : rameaux opposés. Le bois est très dur, comme de la corne, d’où le nom de l’arbuste.
Feuilles : opposées, brièvement pétiolées, ovales ou elliptiques, aigües au sommet, entières, parcourues de nervures latérales arquées convergeant vers la pointe du limbe, de couleur vert clair.
Fleurs : petites, jaunes, à 4 pétales, odorantes, groupées  en ombelles le long des rameaux, munies d’un involucre de 4 bractées.
Floraison : mars, avril.
Fruits : drupes de la forme et de la taille d’une olive, rouges à maturité. Récolte en Juillet et août, selon la saison.
Principaux caractères d’identification : feuilles opposées, fleurs jaunes paraissant avant les feuilles, fruits rouges.
Culture : le cornouiller mâle était autrefois cultivé comme arbre fruitier.
Autres espèces du genre en Europe : 2  en France, Suisse et Belgique. Le cornouiller sanguin (cornus sanguinea) et le cornouiller blanc (cornus alba) décrits dans les plantes toxiques.
Confusions possibles : en dehors de la période de fructification, le cornouiller sanguin pourrait éventuellement être pris pour le cornouiller mâle mais les différences sont flagrantes.
Lorsqu’il s’agit de cueillir les fruits, la confusion est impossible. En outre, ceux du cornouiller sanguin sont amers. Si malgré cela on les consommait, ils pourraient se montrer émétiques et cathartiques sans que leur toxicité aille au-delà.
En résumé : le cornouiller mâle a des rameaux gris légèrement teintés de rougeâtre, des feuilles ovales, vert clair, des fleurs jaunes en ombelles apparaissant avant les feuilles et des fruits rouges de la forme et de la taille d’une olive.
                      Le cornouiller sanguin a des rameaux rouges sang en automne et en hiver, des feuilles largement ovales, vert sombre, teintées de rouge en automne, des fleurs blanches en panicules paraissant après les feuilles et des fruits noirs sphériques de 4 à 5 mm de diamètre.
Utilisations alimentaires : lorsque les cornouilles sont parfaitement mûres, rouge sombre et molles, elles se classent parmi les meilleurs fruits sauvages. Elles sont aromatiques, sucrées et acidulées, mélange de cerise, de framboise et de groseille. Bien mûres, elles sont excellentes crues.
Avant maturité totale, quand elles sont rouge vif encore fermes, leur acidité est excessive pour les consommer crues mais on en fait des tartes, des compotes et des confitures autrefois réputées.
Les cornouilles immatures, déjà teintées d’orange étaient jadis conservées dans la saumure, par lactofermentation et utilisées comme les olives.
Les fleurs odorantes auraient servi, en Norvège, à parfumer un alcool.
Comme d'habitude je vous fournis quelques recettes ICI.

Composition : les cornouilles sont riches en acides organiques, en pectine et en sucre.
Habitat : le cornouiller mâle pousse le plus souvent sur les pentes exposées au soleil, dans les taillis, surtout dans les zones chaudes, en compagnie des peuplements de rosacées (églantiers, néfliers, aubépines…). On le voit souvent sur les sols calcaires et est présent à basse et moyenne altitude.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire