jeudi 27 août 2015

LES ARMOISES

LES ARMOISES. Artemisia
                             Famille des astéracées
Les armoises sont des plantes herbacées, la plupart vivaces, souvent aromatiques, à feuilles alternes, découpées en lanières linéaires ou lancéolées, à fleurs tubulaires minuscules, en capitules petits ou très petits réunis en grappes.
Les espèces montagnardes fréquentent les rochers, les pelouses rocailleuses et les espèces de basse région recherchent habituellement les sols riches en nitrates, les terrains vagues, décombres, chemins.
De nombreuses espèces sont cultivées dans les jardins pour leur feuillage décoratif argenté et pour leurs qualités aromatiques. 

1 : armoise absinthe : artemisia  absinthium
                                      Herbe sainte, aloïne, armoise amère.
Localisation : commune dans les Alpes, le Massif Central, les Cévennes, Dauphiné et Pyrénées. Elle se rencontre souvent aux alentours des jardins où elle a été communément cultivée.
Description : plante vivace de 0,30 cm à 1 m, allure argentée, feuilles velues, soyeuses et blanchâtres sur les deux faces. 
Les tiges se ramifient en large panicule réunissant des grappes de capitules de 3-4 mm, presque sphériques, pendants, à fleurs jaunes ;
Floraison : juillet, août : récolte des sommités fleuries et des tiges. 
Propriétés médicinales : tonique amer, diurétique, fébrifuge, diurétique, emménagogue, vermifuge et antiseptique.
L’utilisation de cette plante appelle la prudence car elle renferme une huile essentielle dont un constituant est la thuyone qui est un redoutable poison pour le système nerveux. Le respect des doses est impératif. 
L’absinthe est contre indiquée dans tous les cas d’irritation de l’estomac, de l’intestin ainsi qu’aux grands nerveux et aux tempéraments sanguins. La plante est à proscrire chez l’enfant.
La décoction concentrée d’absinthe est un insecticide non négligeable : aspersions à l’arrosoir ou pulvérisations contre les pucerons verts et noirs, chenilles et parasites ailés.

2 : le génépi : artemisia genipi Weber : c’est une plante protégée poussant dans les Alpes, le jura et les Vosges. Il est cantonné à haute altitude, quelques fois près des neiges éternelles. Elle est rare et ne doit pas être ramassée. On en prépare une liqueur.

3 : l’estragon : artemisia dracunculus.  Cette plante, aromate délicieux est cultivée dans nos jardins où, si elle fleurit parfois, elle ne donne jamais de graines. 
Elle est originaire de Russie, de Sibérie et du nord ouest de l’Amérique.
Ses usages médicinaux sont voisins de ceux de l’armoise  commune.
Infusé dans du vinaigre, il parfume agréablement les salades. Il est même possible d’en faire une liqueur en faisant macérer quelques rameaux frais dans de l’eau de vie durant 4 à 5 semaines et d’y ajouter un sirop de sucre.
Ce condiment est conseillé aux personnes qui ont perdu l’appétit, qui souffrent de faiblesses de l’appareil digestif ainsi qu’aux rhumatisants.



4 : Absinthe maritime : artemisia maritima, absinthe de mer ;
Plante vivace de 20 à 60 cm, toute blanche, veloutée, très odorante, aux feuilles très finement découpées, aux capitules ovoïdes longs de 3-6 mm. 
Localisation : spéciale aux sols salés des côtes de l’océan et de la Manche. Elle possède de proches parentes sur le littoral méditerranéen et dans les Alpes calcaires.
Propriétés médicinales : vermifuge (ce sont les capitules séchés qui sont utilisés.)
Attention : la santonine, principe actif amer de la plante est toxique à forte dose. Ne pas dépasser les quantités prescrites.


5 : Armoise commune : artemisia vulgaris
                                           Herbe de saint Jean, couronne de Jean Baptiste, tabac de saint Pierre, fleur de saint Jean, herbe aux cent goûts.
Description : grande plante vivace de 60 cm à 1m 40, odorante au froissement (surtout les inflorescences), formant souvent des colonies.
Caractères botaniques :
Feuilles : alternes, vertes au-dessus, blanchâtres  argentées en-dessous, souvent cotonneuses.
Tige : rameuse, rougeâtre pouvant atteindre 120 cm de haut.
Fleurs : très petites, en épi le long de la tige principale et en forme de grelots. 
Récolte : août, septembre
L’armoise pousse le long des routes et chemins, dans les endroits calcaires, au bord des talus ;
On emploie les sommités fleuries, les feuilles et la racine réduite en poudre après dessiccation.
L’armoise n’est pas difficile sur le choix du terrain.
Propriétés : les feuilles et les fleurs sont fébrifuges, anti-hystériques, emménagogues ;
                       La poudre de racine est antiépileptique.
Espèces du genre : 56 en Europe, 14 en France et en Suisse et 5 en Belgique.
Confusions possibles : avec artemisia verlotorum, armoise originaire du nord-est de l’Asie parfois naturalisée dans nos régions. On l’utilise comme l’armoise commune ;
Avec l’armoise champêtre (artemisia campestris), espèce trapue, touffue, aux feuilles à découpes linéaires, aux tiges rougeâtres frêles, aux capitules glabres, à la senteur presque nulle ; elle n’est pas médicinale. L’absinthe, le génépi, l’estragon ont des feuilles non discolores. (Elles ont été décrites plus haut.)


Utilisations alimentaires :
Les jeunes tiges tendres et juteuses ont une saveur d’artichaut : elles s’ajoutent aux salades. Les pousses cotonneuses peuvent faire de très bons beignets.
Feuilles et fleurs séchées ou fraîches s’utilisent comme condiment.

Vous trouverez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : l'armoise."

Composition : la plante contient une huile essentielle, un principe amer et de l’inuline.

Propriétés médicinales : l’armoise est emménagogue, cholagogue, digestive, antispasmodique et vermifuge.

Toxicité : A très haute dose, l’armoise peut se montrer toxique et abortive.



lundi 17 août 2015

LA TANAISIE

Tanacetum vulgare ou chysantheum vulgare
      Barbotine, herbe aux vers, herbe du bon chasseur, herbe amère, sent-bon, chartreuse…

      Famille des astéracées.

Description :
Grande plante vivace de 60 cm à 1 m, remarquable par ses feuilles et sa floraison, à forte odeur balsamique, formant des colonies d’importance variable. La plante doit son nom scientifique au grec Athanasia qui veut dire immortalité, parce qu’elle aurait rendu Ganymède immortel ou pour être plus terre à terre, parce que ses fleurs se conservent très longtemps.
La tanaisie est une plante que l’église, au 18e siècle, déclara sainte pour commémorer les plantes amères de la pâque juive. La coutume antérieure à celle-ci était probablement que la tanaisie contrecarrait les lourdeurs causées par la nourriture hivernale qui consistait principalement en poissons séchés et viandes salées.

Tiges : dressées, rameuses, vers le haut, rigides.

Feuilles : assez grandes, en touffes à la base, alternes le long de la tige, deux fois divisées en segments allongés, incisés et dentés, de forme générale allongée. Feuilles caulinaires embrassant la tige par deux lobes.

Fleurs : très petites, toutes tubulées, jaune or, groupées en capitules aplatis entourés d’un involucre à bractées inégales, réunis en corymbes terminaux.
Floraison de juin à septembre.

Fruits : petits akènes sans aigrette

Partie souterraine : tiges souterraines développées propageant la plante.

Principaux caractères d’identification :
Feuilles découpées, très odorantes au froissement, corymbes de capitules jaune or.



Culture :
La tanaisie est parfois cultivée comme plante ornementale ou médicinale.

Autres espèces du genre :
13 en Europe
2 en Belgique : tanacetum vulgare et tanacetum parthenium (grande camomille à fleurs –ligules blanches et tubes jaunes-).

Confusions possibles : aucune, l’odeur pénétrante de la tanaisie est suffisante pour l’identifier avec certitude.

Utilisations alimentaires :
La tanaisie était autrefois appréciée comme condiment en particulier pour omelettes et desserts; mais son amertume prononcée l’a fait abandonner. On peut ajouter quelques fragments de feuilles ou de capitules pour parfumer crèmes, flans, boissons, infusions et liqueurs. Usage condimentaire et parcimonieux.

Néanmoins marraine Bobette vous donne quelques recettes à la tanaisie.  Cliquez ici.

Propriétés médicinales : la plante renferme une huile essentielle riche en thujone et un principe amer.

Toxicité : A haute dose, la tanaisie est dangereuse. Elle provoque de violentes irritations ainsi que des congestions nerveuses des organes abdominaux. Elle s’apparente à l’absinthe et possède à peu près les mêmes propriétés. On l’utilisait non sans risque comme abortif.

Autres usages :
La tanaisie peut être abondamment utilisée pour éloigner les mouches et les fourmis.
Vous pouvez en pendre des bouquets à l’entrée de vos portes et fenêtres pour éloigner mouches et moustiques.
Placée dans la niche d’un chien, elle rendra moindre le risque de poux ; pendue dans le poulailler, elle éloignera la vermine.
Au jardin, elle éloigne les insectes. On peut déposer quelques feuilles entre les lignes du potager. Amassant énormément de potasse, la plante est un apport valable pour le compost.
    
Enfin, (information trouvée dans les fiches vertes de José Titeux) il paraît que si on glisse une feuille de tanaisie dans son soulier, feuille cueillie la nuit de la Saint Jean entre 11 h et minuit, on devient invisible… mais les résultats ne seront peut-être pas spectaculaires…
A vous de tester !

Notre prochaine découverte sera l’armoise et nous parlerons également de l’absinthe.

mercredi 5 août 2015

LES GAILLETS

LES GAILLETS   Galium
                          Famille des rubiacées
Il en existe plus de 300 espèces dans le monde et beaucoup sont difficiles à identifier en fleurs. Les détails du fruit sont souvent utiles pour différencier les espèces à allure voisine. Les plantes virent souvent au brun foncé ou au noir en séchant.
Quelques gaillets communs faciles à identifier :

1 : gaillet gratteron  galium aparine
                                   Gaillet accrochant, herbe collante, soigne langue, herbe à la punaise.
Plante annuelle de 30 cm à 1m50 grimpant et s’étalant sur la végétation voisine.

Tiges : couchées ou grimpantes, molles,  anguleuses, renflées  aux nœuds, couvertes  sur les angles de petits aiguillons recourbés.
Feuilles : verticillées par 6-8 feuilles, lancéolées, linéaires, rétrécies vers la base, bordées de petits aiguillons recourbés.
Fleurs : très petites, 4 pétales blancs pointus soudés à la base. Réunies en grappes peu fournies partant de l’aisselle des feuilles.
Floraison : mai à septembre.
Fruits : formés de deux demi fruits subsphériques, un peu allongés et aplatis sur la surface où les deux moitiés se touchent, hérissés de poils crochus permettant leur dissémination aisée.
Partie souterraine : racine principale assez grêle.

Principaux caractères d’identification : longues tiges agrippantes, feuilles verticillées, petits fruits s’accrochant aux vêtements , toucher rugueux.

Autres espèces du genre en Europe : 144 dont 13 en Belgique, 42 en France et 20 en Suisse.

Confusions possibles : avec les espèces de gaillets munis d’aiguillons décelables au toucher.
Une confusion serait sans danger car aucun gaillet n’est toxique.

Utilisations alimentaires :
Les toutes jeunes pousses de gratteron peuvent être cuites à la vapeur et servies avec une sauce comme les asperges. 
Récolte en mars, avril, mai.
Les fruits fournissent un bon succédané de café puisque torréfiés et moulus, leur odeur rappelle celle du café qui appartient à la même famille. Pour obtenir la saveur, il faut tasser les grains moulus. Ils sont abondants mais pas très aisés à récolter. 
Récolte de juin à septembre.

Composition :
Le gratteron contient de l’aspéruloside, glucoside de l’aspérule ( galium  odoratum).

Propriétés médicinales :
Le gratteron est antispasmodique, hypotenseur, diurétique et diaphorétique.
     
Autres usages :

Les tiges et les feuilles crochues du gratteron servaient dans certaines régions à filtrer le lait après la traite.

2. Gaillet jaune. Galium verum
                              Gaillet vrai, herbe à cailler, herbe à la vierge, gaillet caille-lait jaune.

Pousse dans les prairies, bords d’allées, de chemins.
Grappes de fleurs jaune doré à odeur de miel.
Il aurait servi autrefois à faire cailler le lait mais les résultats ne sont pas toujours concluants .
La plante est antispasmodique, sédative, diurétique et cholagogue. En usage externe, il est vulnéraire et astringent.



3. Aspérule odorante. Galium odoratum
                                        Petit muguet, hépatique étoilée, reine des bois, gaillet odorant, gaillet des bois .
Pousse dans les forêts de feuillus claires, les lisières de hêtraies  et pousse en colonies.

La plante acquiert au séchage une odeur suave et très agréable  mais attention, lors du séchage.
L’aspérule est utilisée pour aromatiser les boissons (le maitrank est la boisson traditionnelle de la région d’Arlon, de l’est de la France et de ses régions limitrophes. ( Maibowle en Allemagne).
Ce vin est obtenu par la macération de l’aspérule dans du vin blanc .
L’aspérule parfume des crèmes en la faisant infuser dans du lait.

Composition : la plante fraîche renferme un hétéroside, l’aspéruloside qui libère au cours du séchage la coumarine substance très odorante.


Propriétés médicinales : l’aspérule est antispasmodique, sédative, diurétique et cholagogue.


Mise en garde : à fortes doses, l’aspérule peut provoquer des maux de tête et des troubles digestifs. 

Si la plante moisit ou noircit,  il se forme du dicoumarol, une anti vitamine K qui peut causer de graves hémorragies ;  il est donc primordial de bien sécher la plante.

Autre usage : l’aspérule séchée sert à parfumer le linge dans les armoires. Son odeur persiste plusieurs années.


Périodes de récolte :
Les feuilles, de préférence avant la floraison (elles sont moins amères), fin mars, avril.
Les fleurs, en avril, mai  début juin.

La plante bien séchée peut se conserver 1 an. 

4.Le gaillet croisette : cruciata levipes , galium cruciata.


Plante assez petite, rampante, aux poils doux. 

Fleurs jaune pâle à odeur de miel, en verticilles à l’aisselle des feuilles.

Pousse dans les pâturages, bords des routes, souvent sur sol calcaire. 


Les racines donnent une teinture rouge.

Quelques recettes de cuisine se trouvent à la page : "Les recettes de marraine Bobette : les Gaillets"

vendredi 31 juillet 2015

LE FRAMBOISIER

LE FRAMBOISIER. RUBUS IDAEUS
                               Famille des rosacées
Le framboisier et quelques hybrides sont fréquemment cultivés pour leurs fruits.
Le framboisier est une ronce dont la souche donne tous les ans de nouvelles tiges : celles-ci fournissent des fruits au cours de la seconde année.

Il existe plusieurs centaines de variétés cultivées dont la couleur des fruits varie de ponceau (rouge coquelicot) au blanc.

C’est au moyen âge que remonte la culture du framboisier mais nos ancêtres préhistoriques appréciaient déjà son fruit délicat.

Identification : arbrisseau à souche de 1 à 2 m de haut, émettant des stolons et des pousses bisannuelles.
Tige : bleu-vert, ligneuse, dressée, munie de fins aiguillons rougeâtres.
Feuilles : vert franc dessus, blanches feutrées dessous, imparipennées, 3 à 7 folioles dentées.
Fleurs : blanches (mai à juillet) peu voyantes, en grappes, pédonculées, 5 sépales étalés, 5 pétales petits et dressés, nombreuses étamines et carpelles ;
Fruits : rose foncé, ovoïdes, composés de plusieurs drupéoles veloutées, se détachant du réceptacle ;
Souche : à stolons souterrains.
Odeur agréable et pénétrante, saveur sucrée et acide des fruits.
Parties utilisées : fleurs, feuilles (août, septembre) et fruits ;
Constituants : acide citrique, vit. C, sucre, cellulose, sels minéraux.
Propriétés : antiscorbutique, emménagogue, laxatif, rafraîchissant, sudorifique, tonique ;
Propriétés médicinales : comme le fraisier et la ronce, ce sont surtout les feuilles et les fleurs qui sont médicinales.
Le fruit aromatise les préparations pharmaceutiques destinées aux enfants.




Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : Les framboises".

samedi 4 juillet 2015

LE FRAISIER

Fragoria vesca, fraisier commun, fraisier des bois

Famille des rosacées;

Le mot fraise en argot désigne le visage et par extension la personne.
Quelques expressions: ramène ta fraise
                                      sucrer les fraises ( trembler)
                                      envoyer aux fraises (parce que gâteux ou sénile)

Description:

Petite plante herbacée de 5 à 25 cm , à longs stolons, vivant en colonies.
Feuilles : divisées en 3 folioles dentées, pointues vert vif.

Fleurs: à 5 pétales blancs séparés, groupées à l'extrémité de longs pédoncules.
            Floraison: avril à juin juillet.

Fruits : très connus; il s'agit de faux fruits formés par la croissance du réceptacle et couverts de «graines» qui sont les véritables fruits. Ils se détachent facilement du calice;
Il existe des formes de fruits blancs à maturité.

Principaux caractères d'identification :

Forme des feuilles, aspect des fruits et habitat (bois, talus).


Culture : la fraise des bois et surtout la fraise des jardins (fragaria x ananassia duchesne) sont couramment cultivées pour leurs fruits.
Le goût des fruits dépend beaucoup du terroir.  Variétés remontantes ou pas, petits ou gros fruits rouges ou blancs... il existe maintenant plus de 600 variétés de fraises.

Autres espèces du genre : 2 en France Suisse et Belgique;
1: fragaria maschata Duchesne (élatior) beaucoup plus grande que la fraise des bois et à fruit adhérant au calice.
2: fragaria virides duchesne (collina) à sépales appliquées sur le fruit et très adhérents. Leurs fruits plus pâles que les fraises des bois sont souvent un peu aplatis et se détachent avec le calice.

Confusions possibles : avec les deux espèces précitées et c'est sans inconvénient.
                                    Avec la potentille faux fraisier (potentilla stérilis) qui, elle produit un fruit sec immangeable ne ressemblant pas à la fraise. On la rencontre dans les prairies sèches et les bois clairs.
                                   Les potentilles splendens et micranta ressemblent aussi au fraisier mais seule la première possède des stolons. Toutes ces plantes ont des fleurs blanches.

Utilisations alimentaires :

Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades. Elles sont astringentes, ce qui est un avantage et un inconvénient selon l'état du tube digestif. La cuisson à l'eau diminue cette astringence.
Les fraises sauvages de nos 3 espèces sont parmi les meilleurs de tous les fruits. Il faudrait les déguster crus mais attention au danger de l'echinococcose : en cas de doute, il suffit de les faire cuire.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : les fraisiers".

Composition :

Les feuilles ont une teneur importante en vitamines C et sont riches en tanin, en silice et en sels minéraux.
Les fruits contiennent des vitamines, des sucres et des acides organiques.

Propriétés médicinales :

Les feuilles sont astringentes, diurétiques, anti rhumatismales;
Les fruits sont toniques, dépuratifs et rafraîchissants.

Conseils de jardinage:

Au milieu de vos fraisiers, en bout de ligne, semez bourrache et soucis qui attirent les insectes pollinisateurs.
Les fraisiers aiment les poireaux, échalotes, oignons qui ont une action favorable contre les moisissures.
Carottes, céleris, épinards et basilique sont aussi de bons compagnons. Pas les choux.
Le fraisier a besoin de soleil et de chaleur pour bien fructifier; il n'aime pas les sols trop calcaire.
Le paillage limite l'évaporation et conserve de la fraîcheur au pied. Il les protège des souillures de la  terre.
Les fraisiers se conservent 3 à 5 ans selon les variétés. Lorsque vous les arrachez, n'en replantez pas au même endroit avant 3 ans.

Bonnes découvertes gustatives.

vendredi 12 juin 2015

LA STELLAIRE

LA STELLAIRE ou MOURON DES OISEAUX

1. Stellaria média.

Mouron blanc
Famille de caryophyllacées.
Description : « mauvaise herbe » se présentant souvent sous forme de tapis bien vert. Plante très commune annuelle, bisannuelle ou vivace de 5 à 40 cm.

Tiges : étalées ou dressées, grêles, cylindriques, présentant dans la longueur une ligne de poils blanchâtres très nette, située alternativement d’un côté puis de l’autre de chaque entre noeud.

Feuilles : petites (environ 1 cm de long), opposées, ovales, aiguës au sommet, entières, d’un beau vert tendre. Munies d’un pétiole bordé de petits poils blancs à l’exception des feuilles situées à l’embranchement des tiges.

Fleurs : petites, munies de 5 sépales aigus, ciliés et de 5 pétales blancs profondément divisés en 2 jusqu’à la base, de sorte que la fleur semble en avoir 10. Elles ont l’apparence de petites étoiles blanches d’où leur nom de stellaire.
Floraison toute l’année.

Fruits : petites capsules contenant plusieurs graines brunâtres.
Partie souterraine : racines grêles.

Principaux caractères d’identification :
Ligne de poils blanchâtres le long des tiges et petites fleurs blanches à pétales profondément divisée en 2.

Autres espèces du genre :
7 en France et 7 en Belgique.

Confusions possibles :
Avant la floraison, il serait possible de confondre la stellaire avec le mouron rouge (anagallis arvensis) qui est une primulacée légèrement toxique du fait de sa forte teneur en saponines hémélytiques ; ses tiges sont anguleuses, démunies de poils et le revers de ses feuilles est couvert de points brunâtres ; ses fleurs sont rouge brique.
La variété de couleur bleu vif (anagallis foemina ) appartient à la même famille.
Ces deux variétés peuvent se montrer toxiques à l’état cru. (les saponines sont des substances moussantes .)

Les autres stellaires rencontrées ne sont pas dangereuses mais ne présentent pas véritablement d’attrait culinaire car elles sont dures.

Utilisations alimentaires :
La stellaire est une très bonne plante pour les salades. Ses feuilles et ses tiges sont tendres, rafraîchissantes et possèdent une véritable saveur de noisette. On peut la ramasser en quantité et s’en nourrir régulièrement.
C’est aussi un excellent légume cuit que l’on peut préparer de multiples façons. Éviter les tiges rasant le sol car elles ont un goût terreux.

Encore de nouvelles recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la stellaire" simples à tester… la « mauvaise herbe » est tellement facile à trouver…

Composition :
La stellaire est assez riche en vitamines C et en certains sels minéraux (calcium, magnésium). Elle renferme de petites quantités de saponine.

Milieu :
Plante commune dans les jardins, les bois frais, les tas de compost, les sols riches.

Propriétés médicinales :
La plante fraîche est tonifiante diurétique et légèrement laxative.

Son infusion serait expectorante.

Un dernier mot : merci à ceux et celles qui ont participé à la balade de ce samedi 6 juin ! Sous le soleil, nous sommes allés à la rencontre du sureau et de quelques autres « mauvaises herbes ».


Beaucoup de rencontres et d’échanges avec vous tous, curieux de nouvelles découvertes et riches de conseils divers. 
Quelle joie de vous revoir. 
Bonne semaine et à bientôt.



dimanche 31 mai 2015

LA PULMONAIRE


Pulmonaria officinalis
Sauge de Jérusalem
Famille des borraginacées.


Description :
Une jolie plante vivace de 15 à 50 cm formant de petites colonies.
La pulmonaire est une petite plante velue.
Le limbe des feuilles basales se rétrécit brusquement en pétiole. Celui des autres feuilles enveloppe légèrement la tige . 
Les feuilles sont tachées de blanc. 
Les fleurs sont réunies en grappes.


Tiges : dressées, rameuses, couvertes dans leur partie supérieure de poils rudes et hérissés.

Feuilles : feuilles de la base en touffes non florifères à limbe largement lancéolé, pointues au sommet, arrondies ou en cœur à la base et brusquement rétrécies en pétiole.
Feuilles caulinaires alternes, allongées, sessiles, à limbe se prolongeant souvent un peu sur la tige. D'un vert sombre, ordinairement ponctuées de taches blanches caractéristiques et couvertes de poils rudes.

Fleurs : moyennes, à 5 pétales soudés, d' abord rougeâtres puis d'un bleu violacé lorsque la fleur est épanouie.
Calices et pédoncules velus.
Fleurs groupées au sommet de la tige.
Floraison d'avril à juin.

Fruits : composés de 4 akènes arrondis.

Partie souterraine : rhizome produisant après la floraison des touffes de feuilles, puis l'année suivante, des tiges florifères.

Principaux caractères d'identification : 
Feuilles hérissées de poils, pointues, ordinairement couvertes de taches blanches. 
Fleurs virant du rougeâtre au violacé.

Autres espèces : 5 en France et 4 en Belgique.

Confusions possibles : avec les autres espèces de pulmonaires aux feuilles non tachetées de blanc, insensiblement atténuées au pétiole, avec la consoude jeune mais ces espèces sont toutes comestibles .

Utilisations alimentaires :

Les feuilles de la pulmonaire ont une saveur douce et proche de celles des feuilles de la bourrache ou de la consoude tout en étant moins piquantes au toucher.
Jeunes, on en fait de bonnes salades. Plus tard, elles sont meilleures après cuisson et constituent un légume très fin, simplement cuites à la vapeur ou accommodées de diverses façons.
Les fleurs décorent joliment les salades.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la pulmonaire".

Composition :

Les feuilles renferment du mucilage, des tanins, de la vitamine C, des saponines et des sels minéraux en particulier du nitrate de potassium.
Ne pas en abuser car elles contiennent des alcaloïdes hépatotoxiques sans danger à petite dose.

Propriétés médicinales:

La pulmonaire est émolliente, expectorante, astringeante et diaphorique.
Depuis l'Antiquité, la plante est utilisée pour soigner les maladies respiratoires, ce qu'était sensé indiquer les taches blanches de ses feuilles suggérant les alvéoles pulmonaires, d'où son nom.

Voici encore de nouvelles découvertes ...

Voulez-vous une idée d'escapade de quelques jours ???
Je vous propose les Vosges où je viens de me rendre et où j'ai rencontré des personnes passionnées par  la nature et par leur terroir.
Toujours très intéressée par les plantes sauvages et les saveurs vraies, dans la région de Gérardmer, Le Tholy, j'ai rencontré un producteur de petits fruits et plantes sauvages :  "Les petits fruits de la hutte".
On y trouve des confitures, pâtes de fruits, sirops, tisanes,liqueurs ... des saveurs très intéressantes et des gens passionnés !
Vaut le détour !!
www.lesgitesdelahutte.com


A très bientôt pour d'autres découvertes.

N'oubliez pas de vous inscrire pour les balades :
juin :
le 6 à hanzinelle 14h30
le  20 à Gerpinnes jardin pilote et  parc saint Adrien

Juillet:
le 5 : à Hanzinelle 10 h la journée avec repas   (il reste 3 places disponibles.)

Août : le 8 à Hanzinelle 14 h 30 .






jeudi 21 mai 2015

LES LAMIERS OU FAUSSES ORTIES

Genre lamium, famille des lamiacées (ou labiées)

La nature riche en stratagèmes de protection a doté plusieurs plantes d’aspects semblables à celui de l’ortie urticante, ce qui leur a valu le nom d’orties.
Elles n’appartiennent pas du tout à la même famille c’est pourquoi nous les appellerons « fausses orties ».


Excepté la campanule gantelée connue sous le nom d’ortie bleue qui appartient à la famille des campanulacées, les autres fausses orties appartiennent à la famille des lamiacées.

Le lamier blanc : lamium album
Ortie blanche

Description: plante vivace de 20 à 80 cm, ressemblant à une ortie mais ne pique pas.
Belle floraison blanche, formant des colonies souvent importantes.

TIGE : dressée, rameuse, de section carrée;

FEUILLES : opposées, pétiolées, ovales en pointe effilée au sommet.
Fortement dentées en scie, glabres, d’un beau vert.

FLEURS : grandes, blanches, nettement bilabiées, à lèvre supérieure ciliée, groupées en verticille à l’aisselle des feuilles, 
anthères noires ;
Floraison d’avril à septembre.

FRUITS : formés de 4 petits akènes.
Partie souterraine : tiges souterraines formant de nombreux rejets.

Terrain : sites rudéraux, nitrophiles.

Principaux caractères d’identification :

Aspect d’ortie, non piquante, feuilles opposées, belles fleurs blanches assez grandes ;
Autres espèces du genre : en Europe : 12
En Belgique : 5


Quelles sont ces espèces belges ?

1 : Lamium amplexicaule : lamier amplexicaule : fleurs pourpre rose à anthères violettes. Les feuilles supérieures n’ont pas de pétiole et sont embrasantes .
Terrain : cultures, bord des chemins, vieux murs.


2 : Lamium maculatum : lamier tacheté :
Grandes fleurs roses (2 à 3 cm) dont la lèvre inférieure est tachée de pourpre .
Les feuilles portent souvent une tache longitudinale blanche ou noire ; elles sont pétiolées et embrasantes. La racine est épaisse
Terrain : berges des cours d’eau, répandu dans la vallée de la Meuse.


3 : Lamium purpureum : lamier pourpre ;
Petites fleurs rose pourpré (max 1.5 cm )
Feuilles rougeâtres très rapprochées les unes des autres.
Racine grêle
Terrain : cultures sarclées, sites rudéraux.


4 : Lamium hybridum : lamier hybride :
Fleurs rose pourpré comme le lamier pourpre (10 à 15 mm )
Feuilles supérieures profondément découpées et irrégulièrement incisées, dentées.
Terrain : cultures, nord du sillon Sambre et Meuse.


5 : Lamium galéobdolon : lamier jaune.
Fleurs jaunes tachées de brun sur la lèvre inférieure, anthères jaunes.
Terrain : forêts à humus doux, clairières, talus frais.


Confusions possibles : avec l’ortie qui pousse souvent avec le lamier blanc mais dont le toucher la distingue facilement, ou avec un autre lamier.

Tous les lamiers sont comestibles de la même façon et une confusion serait sans danger.

Utilisations alimentaires :
Les jeunes pousses feuillées peuvent être ajoutées crues aux salades. Leur saveur peu prononcée est agréable.
Les feuilles forment un bon légume. Le lamier s’emploie comme la véritable ortie mais ne possède pas son goût caractéristique.

Composition :
La plante renferme du tanin, du mucilage, des glucosides ainsi que des protéines complètes, des vitamines et des sels minéraux.

Propriétés médicinales :
Feuilles et sommités fleuries sont astringentes, hémostatiques et expectorantes.

Les fleurs sont utilisées pour préparer des tisanes contre la bronchite.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : les lamiers"


jeudi 7 mai 2015

LA FOUGERE AIGLE

Pteridium aquilum

          Famille des polypodiacées.

Localisation : La fougère aigle pousse dans les forêts claires, landes et prairies, sur terrain acide (siliceux).


Description : Les feuilles de fougères appelées frondes ont une forme triangulaire allongée, jusqu'à 1m60 de haut et sont portées par un long pétiole robuste, dressé, sans poil sauf à la base où il est couvert de poils brun noirâtres. Les divisions principales sont opposées.
Les jeunes poussent sortent de terre isolément et non par touffes. Elles forment des colonies étendues.

Jeunes pousses : 10 à 30 cm de hauteur, dressées, enroulées en crosse au sommet, couvertes de longs poils brunâtres.

Frondes : 40 cm à 1m60 de hauteur, de contour triangulaire allongé, divisées de part et d'autre de nervures en nombreux segments allongés, coriaces, portées par un long pédoncule dressé, robuste et glabre sauf à la base où il est couvert de poils brunâtre.

Fructifications : les sporanges renfermant les spores forment une ligne continue sous le bord enroulé des segments, recouvertes d'une pellicule membraneuse.

Maturité : juillet-octobre.

Partie souterraine : gros rhizome noir, épais, profond propageant la plante sur de grandes surfaces.

Principaux caractères d'identification:
  
   - son habitat, sur terrain siliceux
   - les jeunes pousses enroulées en forme de crosse sortent de terre individuellement.
   - plante adulte, feuilles en forme d'aile, 3 à 4 fois découpées, longuement pétiolée, de grande taille.

Autre espèce du genre en Europe : aucune.

Confusions possibles : avec d'autres fougères mais aucune ne possède des frondes aussi grandes et aussi découpées, en forme d'aile large sur un long pétiole dressé.

Utilisations alimentaires :

Le rhizome est parfois assez épais et riche en amidon pour pouvoir être consommé. Il l'a été sous diverses formes en Europe, moulu et tamisé, puis mélangé à de la farine de céréales pour réaliser pains et bouillies.
En Amérique du nord, on le cuisait dans un four souterrain et était mangé tel quel, en recrachant les fibres.
En Asie, la fécule en était extraite.
Il doit être cuit.
Les jeunes pousses ramassées lorsqu'elles sont encore très tendres, sont cuites à l'eau puis servies avec une sauce. Leur goût est agréable.
En Asie, on les fait macérer 24 h dans de l'eau additionnée de cendre de bois pour en éliminer les principes indésirables (voir ci-dessous) puis elles sont cuites à la vapeur .
Lorsque vous les cueillez, elles doivent se casser net ! Si elles plient, ne les cueillez pas, elles sont déjà trop grandes.    

Composition : les pousses renferment entre autre, une thiaminase détruisant la vitamine B1, un hétéroside cyanogénétique et des substances cancérigènes.
Les jeunes pousses sont riches en fer,très riches en vitamines B2 et PP.

Toxicité : Toutes les parties de la fougère aigle sont toxiques crues : il faut donc toujours les cuire.
Si les crosses dégagent en cuisant une odeur forte d'amande amère ou si leur saveur après cuisson reste amère, il ne faut pas les consommer.

ASTUCE : les plantes amères sont capricieuses! Récoltées au moment opportun, elles sont délicieuses, mais quelques heures de plus suffisent parfois à les rendre si amères qu'elles en sont immangeables.
En dehors des cuissons dans plusieurs eaux pour les blanchir, cuire avec un peu de cendre de bois ou de bicarbonate de soude. 
Dans un récipient à part, faire bouillir 1 litre d'eau avec un peu de cendres tamisées. Filtrer et utiliser cette eau comme première eau de cuisson.
Le bicarbonate de soude est mis directement dans l'eau de blanchiment à raison d'une c à c rase pour 4 litres d'eau.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la Fougère Aigle."

lundi 27 avril 2015

L'OSEILLE

L'OSEILLE SAUVAGE OU OSEILLE COMMUNE.

   Famille des polygonacées
   Rumex acetosa

Description:

Grande plante vivace de 1 m 1 m 50, à feuillage luxuriant, formant de vastes colonies parfois envahissantes.


Tiges : grandes, dressées, sillonnées, creuses.

Feuilles : oblongues à ovales, en forme de fer de flèche avec 2 oreillettes pointues à la base, dirigées parallèlement à la nervure principale.
Limbe subaigu au sommet, entier ou un peu sillonné, épais, d'un beau vert sombre luisant.
Feuilles inférieures longuement pétiolées; les caulinaires sessiles embrasant la tige par leurs oreillettes.

Fleurs : très petites, verdâtres ou rougeâtres mâles et femelles sur des pieds séparés. .

Réunies en grappe composée, assez fournie à l'extrémité des rameaux. Floraison de mai à septembre.

Fruits : tétraédriques, à arêtes vives.

Partie souterraine : tige souterraine multipliant la plante par ses bourgeons.

Principaux caractères d'identification :

L'oseille aime les zones herbeuses, les landes et les pâtures, préfère les sols acides. On peut la trouver sur les plates bandes ou le long des talus.
Grande taille de la plante adulte, feuilles longuement pétiolées en forme de lanière ou de fer de flèche.

Culture : la patience (rumex patientia) était cultivée pour ses feuilles sous le nom d'oseille épinard.
               Le rumex alpin (rumex alpinus) a été cultivé comme plante d'ornement.

Autres espèces : 14 autres espèces en Belgique et 18 en France.

Confusions possibles : avec le genre rumex qui possède une saveur plus acide (rumex crépu).
Les oseilles renferment de l'acide oxalique qui leur confère leur acidité caractéristique. 
Les personnes souffrant d'arthrite, de rhumatismes,  des reins devront s'abstenir d'en manger.
Aucune confusion avec des plantes dangereuses n'est envisageable.

Utilisations alimentaires:

Les feuilles d'oseille crues ajoutent une note rafraîchissante aux salades et permettent de diminuer la quantité de vinaigre utilisé.
L'oseille se cuit en soupe, purée, omelette, excellent avec le poisson.
Emploi modéré vu sa saveur marquée.
Macérée dans de l'eau légèrement sucrée ou miellée, les feuilles crues forment une limonade intéressante. (Voir les recettes de marraine Bobette : l'oseille)

Composition :

Les oseilles sont riches en acide oxalique et en d'autres acides organiques.

Propriétés médicinales :

Les feuilles passent pour être dépuratives, stomachiques et diurétiques. Cuites, elles sont émolientes et légèrement laxatives.

Toxicité :

L'acide oxalique produit des oxalates solubles qui sont irritants pour l'organisme et peuvent provoquer la formation de calculs et inhiber l'absorption du calcium.
L'oseille doit donc être employée avec modération. 
Les personnes souffrant de troubles rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques doivent s'en abstenir.

Quelques petits trucs:

1: Pour nettoyer les flacons ayant contenu de l'huile, mettre des queues d'oseille et un peu d'eau.
Agiter fortement et rincer. Recommencer l'opération jusqu'à disparition de toute tache d'huile.

2: pour enlever les taches d'encre sur un linge, frotter l'oseille fraîchement cueillie, savonner et rincer. Recommencer si nécessaire.

3: Lotion contre les points noirs : tremper quelques secondes les feuilles d'oseille dans un peu d'eau bouillante, juste pour les amollir. Les presser pour en extraire le jus et lotionner la peau avec ce suc. Le jus ne se conserve pas et doit être utilisé de suite.


Je vous retrouve dans une dizaine de jours pour une nouvelle plante à découvrir. 
A bientôt et ne vous privez pas de profiter de tout ce que le printemps nous offre.