dimanche 31 mai 2015

LA PULMONAIRE


Pulmonaria officinalis
Sauge de Jérusalem
Famille des borraginacées.


Description :
Une jolie plante vivace de 15 à 50 cm formant de petites colonies.
La pulmonaire est une petite plante velue.
Le limbe des feuilles basales se rétrécit brusquement en pétiole. Celui des autres feuilles enveloppe légèrement la tige . 
Les feuilles sont tachées de blanc. 
Les fleurs sont réunies en grappes.


Tiges : dressées, rameuses, couvertes dans leur partie supérieure de poils rudes et hérissés.

Feuilles : feuilles de la base en touffes non florifères à limbe largement lancéolé, pointues au sommet, arrondies ou en cœur à la base et brusquement rétrécies en pétiole.
Feuilles caulinaires alternes, allongées, sessiles, à limbe se prolongeant souvent un peu sur la tige. D'un vert sombre, ordinairement ponctuées de taches blanches caractéristiques et couvertes de poils rudes.

Fleurs : moyennes, à 5 pétales soudés, d' abord rougeâtres puis d'un bleu violacé lorsque la fleur est épanouie.
Calices et pédoncules velus.
Fleurs groupées au sommet de la tige.
Floraison d'avril à juin.

Fruits : composés de 4 akènes arrondis.

Partie souterraine : rhizome produisant après la floraison des touffes de feuilles, puis l'année suivante, des tiges florifères.

Principaux caractères d'identification
Feuilles hérissées de poils, pointues, ordinairement couvertes de taches blanches. 
Fleurs virant du rougeâtre au violacé.

Autres espèces : 5 en France et 4 en Belgique.

Confusions possibles : avec les autres espèces de pulmonaires aux feuilles non tachetées de blanc, insensiblement atténuées au pétiole, avec la consoude jeune mais ces espèces sont toutes comestibles .

Utilisations alimentaires :

Les feuilles de la pulmonaire ont une saveur douce et proche de celles des feuilles de la bourrache ou de la consoude tout en étant moins piquantes au toucher.
Jeunes, on en fait de bonnes salades. Plus tard, elles sont meilleures après cuisson et constituent un légume très fin, simplement cuites à la vapeur ou accommodées de diverses façons.
Les fleurs décorent joliment les salades.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la pulmonaire".

Composition :

Les feuilles renferment du mucilage, des tanins, de la vitamine C, des saponines et des sels minéraux en particulier du nitrate de potassium.
Ne pas en abuser car elles contiennent des alcaloïdes hépatotoxiques sans danger à petite dose.

Propriétés médicinales:

La pulmonaire est émolliente, expectorante, astringeante et diaphorique.
Depuis l'Antiquité, la plante est utilisée pour soigner les maladies respiratoires, ce qu'était sensé indiquer les taches blanches de ses feuilles suggérant les alvéoles pulmonaires, d'où son nom.

Voici encore de nouvelles découvertes ...

Voulez-vous une idée d'escapade de quelques jours ???
Je vous propose les Vosges où je viens de me rendre et où j'ai rencontré des personnes passionnées par  la nature et par leur terroir.
Toujours très intéressée par les plantes sauvages et les saveurs vraies, dans la région de Gérardmer, Le Tholy, j'ai rencontré un producteur de petits fruits et plantes sauvages :  "Les petits fruits de la hutte".
On y trouve des confitures, pâtes de fruits, sirops, tisanes,liqueurs ... des saveurs très intéressantes et des gens passionnés !
Vaut le détour !!
www.lesgitesdelahutte.com


A très bientôt pour d'autres découvertes.

N'oubliez pas de vous inscrire pour les balades :
juin :
le 6 à hanzinelle 14h30
le  20 à Gerpinnes jardin pilote et  parc saint Adrien

Juillet:
le 5 : à Hanzinelle 10 h la journée avec repas   (il reste 3 places disponibles.)

Août : le 8 à Hanzinelle 14 h 30 .






jeudi 21 mai 2015

LES LAMIERS OU FAUSSES ORTIES

Genre lamium, famille des lamiacées (ou labiées)

La nature riche en stratagèmes de protection a doté plusieurs plantes d’aspects semblables à celui de l’ortie urticante, ce qui leur a valu le nom d’orties.
Elles n’appartiennent pas du tout à la même famille c’est pourquoi nous les appellerons « fausses orties ».


Excepté la campanule gantelée connue sous le nom d’ortie bleue qui appartient à la famille des campanulacées, les autres fausses orties appartiennent à la famille des lamiacées.

Le lamier blanc : lamium album
Ortie blanche

Description: plante vivace de 20 à 80 cm, ressemblant à une ortie mais ne pique pas.
Belle floraison blanche, formant des colonies souvent importantes.

TIGE : dressée, rameuse, de section carrée;

FEUILLES : opposées, pétiolées, ovales en pointe effilée au sommet.
Fortement dentées en scie, glabres, d’un beau vert.

FLEURS : grandes, blanches, nettement bilabiées, à lèvre supérieure ciliée, groupées en verticille à l’aisselle des feuilles, 
anthères noires ;
Floraison d’avril à septembre.

FRUITS : formés de 4 petits akènes.
Partie souterraine : tiges souterraines formant de nombreux rejets.

Terrain : sites rudéraux, nitrophiles.

Principaux caractères d’identification :

Aspect d’ortie, non piquante, feuilles opposées, belles fleurs blanches assez grandes ;
Autres espèces du genre : en Europe : 12
En Belgique : 5


Quelles sont ces espèces belges ?

1 : Lamium amplexicaule : lamier amplexicaule : fleurs pourpre rose à anthères violettes. Les feuilles supérieures n’ont pas de pétiole et sont embrasantes .
Terrain : cultures, bord des chemins, vieux murs.


2 : Lamium maculatum : lamier tacheté :
Grandes fleurs roses (2 à 3 cm) dont la lèvre inférieure est tachée de pourpre .
Les feuilles portent souvent une tache longitudinale blanche ou noire ; elles sont pétiolées et embrasantes. La racine est épaisse
Terrain : berges des cours d’eau, répandu dans la vallée de la Meuse.


3 : Lamium purpureum : lamier pourpre ;
Petites fleurs rose pourpré (max 1.5 cm )
Feuilles rougeâtres très rapprochées les unes des autres.
Racine grêle
Terrain : cultures sarclées, sites rudéraux.


4 : Lamium hybridum : lamier hybride :
Fleurs rose pourpré comme le lamier pourpre (10 à 15 mm )
Feuilles supérieures profondément découpées et irrégulièrement incisées, dentées.
Terrain : cultures, nord du sillon Sambre et Meuse.


5 : Lamium galéobdolon : lamier jaune.
Fleurs jaunes tachées de brun sur la lèvre inférieure, anthères jaunes.
Terrain : forêts à humus doux, clairières, talus frais.


Confusions possibles : avec l’ortie qui pousse souvent avec le lamier blanc mais dont le toucher la distingue facilement, ou avec un autre lamier.

Tous les lamiers sont comestibles de la même façon et une confusion serait sans danger.

Utilisations alimentaires :
Les jeunes pousses feuillées peuvent être ajoutées crues aux salades. Leur saveur peu prononcée est agréable.
Les feuilles forment un bon légume. Le lamier s’emploie comme la véritable ortie mais ne possède pas son goût caractéristique.

Composition :
La plante renferme du tanin, du mucilage, des glucosides ainsi que des protéines complètes, des vitamines et des sels minéraux.

Propriétés médicinales :
Feuilles et sommités fleuries sont astringentes, hémostatiques et expectorantes.

Les fleurs sont utilisées pour préparer des tisanes contre la bronchite.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : les lamiers"


jeudi 7 mai 2015

LA FOUGERE AIGLE

Pteridium aquilum

          Famille des polypodiacées.

Localisation : La fougère aigle pousse dans les forêts claires, landes et prairies, sur terrain acide (siliceux).


Description : Les feuilles de fougères appelées frondes ont une forme triangulaire allongée, jusqu'à 1m60 de haut et sont portées par un long pétiole robuste, dressé, sans poil sauf à la base où il est couvert de poils brun noirâtres. Les divisions principales sont opposées.
Les jeunes poussent sortent de terre isolément et non par touffes. Elles forment des colonies étendues.

Jeunes pousses10 à 30 cm de hauteur, dressées, enroulées en crosse au sommet, couvertes de longs poils brunâtres.

Frondes : 40 cm à 1m60 de hauteur, de contour triangulaire allongé, divisées de part et d'autre de nervures en nombreux segments allongés, coriaces, portées par un long pédoncule dressé, robuste et glabre sauf à la base où il est couvert de poils brunâtre.

Fructifications : les sporanges renfermant les spores forment une ligne continue sous le bord enroulé des segments, recouvertes d'une pellicule membraneuse.

Maturité : juillet-octobre.

Partie souterraine : gros rhizome noir, épais, profond propageant la plante sur de grandes surfaces.

Principaux caractères d'identification:
  
   - son habitat, sur terrain siliceux
   - les jeunes pousses enroulées en forme de crosse sortent de terre individuellement.
   - plante adulte, feuilles en forme d'aile, 3 à 4 fois découpées, longuement pétiolée, de grande taille.

Autre espèce du genre en Europe : aucune.

Confusions possibles : avec d'autres fougères mais aucune ne possède des frondes aussi grandes et aussi découpées, en forme d'aile large sur un long pétiole dressé.

Utilisations alimentaires :

Le rhizome est parfois assez épais et riche en amidon pour pouvoir être consommé. Il l'a été sous diverses formes en Europe, moulu et tamisé, puis mélangé à de la farine de céréales pour réaliser pains et bouillies.
En Amérique du nord, on le cuisait dans un four souterrain et était mangé tel quel, en recrachant les fibres.
En Asie, la fécule en était extraite.
Il doit être cuit.
Les jeunes pousses ramassées lorsqu'elles sont encore très tendres, sont cuites à l'eau puis servies avec une sauce. Leur goût est agréable.
En Asie, on les fait macérer 24 h dans de l'eau additionnée de cendre de bois pour en éliminer les principes indésirables (voir ci-dessous) puis elles sont cuites à la vapeur .
Lorsque vous les cueillez, elles doivent se casser net ! Si elles plient, ne les cueillez pas, elles sont déjà trop grandes.    

Composition : les pousses renferment entre autre, une thiaminase détruisant la vitamine B1, un hétéroside cyanogénétique et des substances cancérigènes.
Les jeunes pousses sont riches en fer,très riches en vitamines B2 et PP.

Toxicité : Toutes les parties de la fougère aigle sont toxiques crues : il faut donc toujours les cuire.
Si les crosses dégagent en cuisant une odeur forte d'amande amère ou si leur saveur après cuisson reste amère, il ne faut pas les consommer.

ASTUCE : les plantes amères sont capricieuses! Récoltées au moment opportun, elles sont délicieuses, mais quelques heures de plus suffisent parfois à les rendre si amères qu'elles en sont immangeables.
En dehors des cuissons dans plusieurs eaux pour les blanchir, cuire avec un peu de cendre de bois ou de bicarbonate de soude. 
Dans un récipient à part, faire bouillir 1 litre d'eau avec un peu de cendres tamisées. Filtrer et utiliser cette eau comme première eau de cuisson.
Le bicarbonate de soude est mis directement dans l'eau de blanchiment à raison d'une c à c rase pour 4 litres d'eau.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la Fougère Aigle."

lundi 27 avril 2015

L'OSEILLE

L'OSEILLE SAUVAGE OU OSEILLE COMMUNE.

   Famille des polygonacées
   Rumex acetosa

Description:

Grande plante vivace de 1 m 1 m 50, à feuillage luxuriant, formant de vastes colonies parfois envahissantes.


Tiges : grandes, dressées, sillonnées, creuses.

Feuilles : oblongues à ovales, en forme de fer de flèche avec 2 oreillettes pointues à la base, dirigées parallèlement à la nervure principale.
Limbe subaigu au sommet, entier ou un peu sillonné, épais, d'un beau vert sombre luisant.
Feuilles inférieures longuement pétiolées; les caulinaires sessiles embrasant la tige par leurs oreillettes.

Fleurs : très petites, verdâtres ou rougeâtres mâles et femelles sur des pieds séparés. .

Réunies en grappe composée, assez fournie à l'extrémité des rameaux. Floraison de mai à septembre.

Fruits : tétraédriques, à arêtes vives.

Partie souterraine : tige souterraine multipliant la plante par ses bourgeons.

Principaux caractères d'identification :

L'oseille aime les zones herbeuses, les landes et les pâtures, préfère les sols acides. On peut la trouver sur les plates bandes ou le long des talus.
Grande taille de la plante adulte, feuilles longuement pétiolées en forme de lanière ou de fer de flèche.

Culture : la patience (rumex patientia) était cultivée pour ses feuilles sous le nom d'oseille épinard.
               Le rumex alpin (rumex alpinus) a été cultivé comme plante d'ornement.

Autres espèces : 14 autres espèces en Belgique et 18 en France.

Confusions possibles : avec le genre rumex qui possède une saveur plus acide (rumex crépu).
Les oseilles renferment de l'acide oxalique qui leur confère leur acidité caractéristique. 
Les personnes souffrant d'arthrite, de rhumatismes,  des reins devront s'abstenir d'en manger.
Aucune confusion avec des plantes dangereuses n'est envisageable.

Utilisations alimentaires:

Les feuilles d'oseille crues ajoutent une note rafraîchissante aux salades et permettent de diminuer la quantité de vinaigre utilisé.
L'oseille se cuit en soupe, purée, omelette, excellent avec le poisson.
Emploi modéré vu sa saveur marquée.
Macérée dans de l'eau légèrement sucrée ou miellée, les feuilles crues forment une limonade intéressante. (Voir les recettes de marraine Bobette : l'oseille)

Composition :

Les oseilles sont riches en acide oxalique et en d'autres acides organiques.

Propriétés médicinales :

Les feuilles passent pour être dépuratives, stomachiques et diurétiques. Cuites, elles sont émolientes et légèrement laxatives.

Toxicité :

L'acide oxalique produit des oxalates solubles qui sont irritants pour l'organisme et peuvent provoquer la formation de calculs et inhiber l'absorption du calcium.
L'oseille doit donc être employée avec modération. 
Les personnes souffrant de troubles rénaux, hépatiques, arthritiques ou lithiasiques doivent s'en abstenir.

Quelques petits trucs:

1: Pour nettoyer les flacons ayant contenu de l'huile, mettre des queues d'oseille et un peu d'eau.
Agiter fortement et rincer. Recommencer l'opération jusqu'à disparition de toute tache d'huile.

2: pour enlever les taches d'encre sur un linge, frotter l'oseille fraîchement cueillie, savonner et rincer. Recommencer si nécessaire.

3: Lotion contre les points noirs : tremper quelques secondes les feuilles d'oseille dans un peu d'eau bouillante, juste pour les amollir. Les presser pour en extraire le jus et lotionner la peau avec ce suc. Le jus ne se conserve pas et doit être utilisé de suite.


Je vous retrouve dans une dizaine de jours pour une nouvelle plante à découvrir. 
A bientôt et ne vous privez pas de profiter de tout ce que le printemps nous offre.  

lundi 20 avril 2015

LA BOURSE A PASTEUR

  
       capselle bourse-à-pasteur. Capsella bursa pastoris.
       Famille des brassicacées.

Description :
  Plante annuelle ou bisannuelle de 20 à 60 cm à rosette développée
 

   Tige : dressée, rameuse depuis la base, filiforme, pubescente, surtout vers le bas.

   Feuilles : en rosette à la base, alternes le long de la tige. Rosette de feuilles basales poilues, grisâtres, profondément divisées en lobes plus ou moins dirigés vers le haut ou presqu'entières ou largement dentées.

Feuilles de la tige embrassantes à la base.

   Fleurs : petites, à 4 pétales blancs en croix, réunies en grappes portant de bas en haut les fruits, les fleurs et les boutons floraux.
Floraison presque toute  l'année.

   Fruits : caractéristiques, triangulaires en forme de cœur porté à la pointe  par un long pédicelle, renfermant quelques petites graines jaunes. Ils évoquent les sacs des anciens bergers , ce qui a influencé le nom de la plante.

   Partie souterraine : racine pivotante développée.


Principaux caractères d'identification :

   Rosette à la base persistant lors de la floraison.
   Petites fleurs blanches, fruits en forme de cœur.

Autres espèces : une seule espèce en Belgique.

Confusions possibles :
   
   La rosette pourrait être confondue avec celle d'une composée proche des pissenlits mais chez  ces plantes les divisions de la feuille sont généralement dirigées vers le bas et non vers le sommet.
En cas de doute, il suffit de goûter une feuille :  la bourse à pasteur possède une saveur rappelant le chou très différente du goût des composées.

Utilisations alimentaires :

   Lorsqu'elle est encore tendre, la racine peut se consommer crue comme les radis. Hachée, elle relève les plats par sa saveur piquante.
Les rosettes sont excellentes crues, mélangées à d'autres plantes dans les salades. Plus tard, les feuilles sont encore bonnes après cuisson mais la cueillette est mal aisée.
Fleurs et boutons floraux décorent joliment les salades. Les graines ont une saveur piquante qui rappelle la moutarde. Elles s'utilisent broyées comme épice. Elles se récoltent au début de l'été.


Composition :

   Les feuilles sont riches en  protéines, en sels minéraux et en vitamines. Elles renferment du tanin, un alcaloïde et un hétéroside sulfuré.

 Propriétés médicinales :

   La plante fraîche est hémostatique, tonique, diurétique et emménagogue.



lundi 30 mars 2015

LES PRIMEVERES

Même si le fond de l'air reste frais, je vous certifie que le printemps est à nos portes... quelques indices ...

Vous pouvez récolter votre sève de bouleau, les jonquilles illuminent les bois et égaient nos maison de leurs étoiles jaunes.  (Elles ne se mangent pas!).

Une fleur nous intéresse plus spécialement cette semaine : 
LA PRIMEVERE.
(vient de primus : premier et de véris : printemps)

FAMILLE DES PRIMULACEES.
3 variétés se rencontrent en Belgique : la primevère officinale, la primevère acaule et la primevère élevée.

Description :

1: primevère acaule : ou primula vulgaris


Tige: très courte, cachée au centre de la rosette de feuilles.
Feuilles: toutes en rosette dense, allongées, ovales, amincies vers le pétiole, finement dentées, vert vif, revers plus pâle et poilu, gaufrées.
Fleurs : légèrement parfumées, 2 à 4 cm, naissent directement de la souche, solitaires sur leur tige,jaune pâle maculées d'orange au centre.

Cette primevère est à l'origine de nombreuses variétés multicolores cultivées.

2 : primevère officinale ou véris, coucou



Feuilles : oblongues, plus larges dans la partie supérieure et brusquement rétrécies vers le pétiole;
Fleurs : agréablement parfumées, 9 à 15 mm, jaune foncé avec marques orangées au coeur, en ombelles, penchées d'un côté. Le calice est renflé. La hampe florale dépasse largement les feuilles;
Elles fleurissent dans les prés et les bois de fin mars à mai. Elles affectionnent les terrains calcaires.



3. Primevère élevée : primula elatior :



Feuilles: arrondies, elliptiques, s'amincissent brusquement au niveau du pétiole ailé.
Fleurs : jaune pâle, 15 à 25 mm, sans odeur, réunies en ombelle sur un long pédoncule et toutes penchées du même côté; elles ne sont pas marquées à la gorge et le calice n'est pas renflé;
Elles se rencontrent dans les endroits humides.




Les 3 espèces sont de jolies plantes vivaces, remarquables par leur feuillage et leur floraison. Elles forment 
de petites colonies peu étendues.

Confusions possibles avec d'autres espèces mais seules ces 3 espèces sont présentes en Belgique.

La confusion est sans danger puisque ces 3 primevères se consomment . 
La primevère acaule est plus rare :il est donc préférable de ne pas la cueillir.

Utilisations alimentaires :

Les feuilles de primevère sont comestibles crues lorsqu'elles sont très jeunes; leur note aromatique un peu piquante est agréable dans une salade composée. 
Plus tard, il vaut mieux les cuire en soupe ou en légume mais de préférence avec d'autres plantes car elles sont parfois un peu fortes.
On utilise les fleurs confites au sucre en pâtisserie; elles se mangent en salade mêlées à d'autres fleurs et interviennent dans différents breuvages originaux : thés, infusions, sirops et aromatisent les vinaigres et le vin.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la primevère"

Composition :
Les feuilles sont riches en vitamine C et en sels minéraux (magnésium, potassium). Elles renferment aussi des saponines, des glucosides et diverses substances.

Propriétés médicinales :

La plante est expectorante, diurétique, antispasmodique et analgésique. On utilise la racine qui dégage une odeur anisée.
Les feuilles sont antiécchymosiques.

Les fleurs adoucissantes et calmantes entrent dans les mélanges pectoraux.

Bonnes découvertes gustatives et bonnes fêtes de Pâques à tous.

dimanche 15 mars 2015

LA CARDAMINE DES PRES





LA CARDAMINE DES PRÉS : cardamine pratensis
Cresson des prés.
Famille des brassicacées.

Description :
Plante vivace de 15 à 45 cm, glabre dans toutes ses parties, formant souvent de grandes colonies, à floraison remarquable.




Tige : dressée, assez peu feuillée.

Feuilles : les inférieures en rosette, 3 à 7 folioles arrondies dont la terminale est plus grande. Les supérieures divisées en 5-15 divisions généralement étroites et allongées. Folioles luisantes, entières et de saveur piquante.

Fleurs : assez grandes, 12-18 mm, à 4 pétales en croix, lilas clair, légèrement veinées, parfois blanches, réunies en grappe lâche au sommet de la tige. Les fleurs du bas ont un pédoncule plus allongé que les autres fleurs.

Floraison : mars à mai

Fruits : siliques minces et droites.


Partie souterraine : souche épaisse, courte, tronquée.

Principaux caractères d'identification :

Habitat : prés humides, feuilles découpées à saveur piquante, floraison précoce, fleurs roses, lilas pâle.

Autres espèces du genre en Belgique : 
5 autres espèces dont la cardamine hirsute : cardamine hirsuta fleurs blanches, petites 34 mm, folioles inférieures duveteuses au-dessus, pousse sur sols cultivés, courante dans les jardins.



Cardamine amère : cardamine amara; cresson amer : feuilles pennées non en rosette basale, les inférieures avec 24 paires de folioles ovales, fleurs blanches parfois pourprées, 10-12 mm . Lieux humides, bois, marécages, bords des ruisseaux.



Confusions possibles : La cardamine des prés peut être confondue avec d'autres cardamines poussant dans les mêmes lieux humides comme la cardamine amère; cette confusion est sans danger car ces espèces ne sont pas toxiques et plusieurs cardamines ont été consommées par l'homme.

Utilisations alimentaires : Par leur aspect et leur saveur, les feuilles de cardamines des prés ressemblent à celles du cresson, ce qui lui a valu le nom de cresson des prés.
Leur goût puissant et prononcé, parfois amer peut limiter leur usage à celui de condiment. 
Leurs feuilles crues sont hachées dans les salades, les sauces et divers plats; on peut les faire cuire en soupe ou ou en légume comme le cresson.

Les fleurs décorent les salades.

Composition : la cardamine des prés est riche en vitamine C; elle renferme un hétéroside donnant par hydrolyse l'essence de moutarde caustique et vésicante.

Propriétés médicinales : la plante fraîche est tonique, stomachique, expectorante et antiscorbutique.


Toxicité : à cause de son huile essentielle, de grandes quantités de cardamines seraient irritantes.

Retrouvez les recettes de cuisine à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la cardamine des prés."


lundi 2 mars 2015

LA BENOITE URBAINE

Cette semaine, découvrons LA BENOÎTE URBAINE : geum urbanum
Famille des rosacées.

Herbe de saint Benoît, herbe bénie, herbe de sang, herbe de coeur.
Son nom nous rappelle qu'elle poussait à proximité des lieux habités, entre les pavés des villes,entre les dalles de schiste des cours; elle aime aussi les lieux ombragés sur sol riche(bois, haies).

Description : plante herbacée vivace de 30 à 60 cm, aux feuilles joliment découpées.



Tige : dressée, velue, rameuse

Feuilles : alternes, de grande taille, feuilles de la base divisées en 5, 7 folioles inégales, la terminale plus grande. Feuilles de la tige profondément incisées en 3 lobes et munies de 2 larges stipules arrondies, bordées de dents aiguës plus ou moins inégales.

Fleurs : petites, jaune vif, au sommet de la tige.Floraison: fin mai à août.

Fruits : carpelles; le style présent est recourbé au sommet et permet aux fruits de s'accrocher assurant ainsi une bonne dissémination.

Partie souterraine : tige souterraine à racines adventives épaisses et allongées à odeur caractéristique de clou de girofle due à l'eugénol, principe actif antiseptique de cette épice.

Principaux caractères d'identification :
Son habitat, la forme de ses feuilles, l'aspect de ses fruits et l'odeur de ses racines.

Autres espèces : Benoîte des ruisseaux : geum rivale: pousse dans les lieux humides. Se rencontre en Belgique.
Benoîte des montagnes : geum montanum : paturages alpins

Benoîte des forêts :geum sylvaticum : prés secs des montagnes du midi.

Utilisations alimentaires :
Les racines de la benoîte urbaine qui dégagent au froissement une odeur très nette de clou de girofle possède la même saveur aromatique teintée d'astringence. On peut les utiliser comme condiment de la même manière que le clou de girofle mais il en faut davantage. A haute dose, l'astringence peut être désagréable.
Les toutes jeunes feuilles encore tendres peuvent être ajoutées aux salades: elles ont un léger goût de girofle. Avec l'âge, elles deviennent coriaces et astringentes.
Le rhizome et les racines de la benoîte des ruisseaux possèdent aussi une odeur de clou de girofle mais beaucoup moins prononcée; leur saveur est faible.

Composition : La plante renferme surtout dans les racines un hétéroside libérant par hydrolyse une huile essentielle riche en eugénol. Elle est riche en tanin dans toutes ses parties.

Propriétés médicinales :
Rhizome et feuilles sont astringentes et vulnéraires du fait de leur tanin. Il est préférable d'utiliser les racines sans le rhizome . 
Grâce à leur huile essentielle, les racines sont toniques et stomachiques.

Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la benoîte."

Autres usages :
Une décoction de racines fortifie les gencives et adoucit la gorge.
La racine donne une teinte rougeâtre et a des propriétés tinctoriales intéressantes: elle donne à la laine un beau brun orangé ou un brun clair avec la plante entière.


mardi 17 février 2015

LE TUSSILAGE

LE TUSSILAGE : tussilago farfara (de tussis = toux et agere = chasser)

                        Famille des astéracées
                        Appelé aussi pas d'âne, herbe aux pattes, herbe de Saint Quirin, pied de cheval, chasse- toux.
Description :
alt=Description de cette image, également commentée ci-après
Le tussilage est l'une des premières fleurs de l'année. C'est une plante vivace dont les fleurs apparaissent bien avant les feuilles et non en même temps: d'abord les fleurs et quand celles-ci se fanent viennent les feuilles. Elles forment d'importantes colonies.
TIGE : dressée, atteignant 8 à 20 cm ,non ramifiée, rougeâtre, couverte d'écailles charnues, portant un capitule unique. Elle apparaît au printemps sans les feuilles.
FEUILLES : sortent directement du sol, de taille variable, longuement pétiolées, le limbe est aussi large que long, échancrées en coeur à la base et bordées de dents larges peu saillantes, vert clair dessus et blanc cotonneux en-dessous, de consistance caoutchouteuse. Les feuilles apparaissent après la floraison.
FLEURS : en tube au centre et en languettes étroites sur le pourtour. Elles sont groupées en capitules au sommet de la tige , éclosent de février à mai et ont une odeur poivrée.
FRUITS : akènes bruns munis d'une aigrette blanche.
PARTIE SOUTERRAINE : rhizome épais et ramifié, aromatique.

Confusion possible :
Lorsqu'il est en fleurs, il ne se confond avec aucune autre plante.
Lorsqu'il est en feuilles, il peut se confondre avec les pétasites qui leur ressemblent très fort: leurs feuilles sont généralement en forme de rein et les dents sont plus étroites, aiguës et nombreuses. Cette confusion n'est pas grave car les feuilles de pétasites  ne sont pas toxiques; elles sont moins bonnes au goût que celles du tussilage.

Utilisations alimentaires :
Les fleurs ont une  agréable saveur aromatique. 
les pédoncules sont juteux et très bons à déguster tels quels après en avoir ôté les écailles plus coriaces.
Tiges et capitules s'ajoutent  crus aux salades et peuvent se cuire à la vapeur ou sauter  à la poêle.
Les jeunes feuilles peuvent être mangées crues avec leur pétiole juteux , sucré et aromatique. Elles deviennent très vite caoutchouteuses et devront donc être cuites. Les feuilles sont un bon légume à saveur marquée mais elles sont longues à cuire. On en fait d'excellents beignets.Les cendres obtenues en faisant sécher puis brûler les feuilles étaient utilisées comme succédané de sel (pauvre en sodium et riche en potassium) chez les indiens d'Amérique du nord.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : le tussilage"

Composition :
Feuilles:mucilage, résine,tanin, huile essentielle, inuline et vitamine C, sels minéraux, nitrate de potassium et une substance antibiotique, elles renferment un glucoside amer.

Propriétés médicinales :
La plante est émolliente et expectorante. Depuis l'antiquité, les feuilles sont utilisées pour adoucir les muqueuses enflammées dans les rhumes, bronchites, laryngites.(rapport direct avec son nom tussus-ago = chasse toux.)
C'est une plante médicinale dont il faut user avec modération car la senkirkidine qu'elle contient est hépatotoxique.

Localisation:
Le tussilage aime l'humidité,les talus en lisière de forêt, les bords de route, les sols caillouteux, les déblais, les terres remuées, les sols dénudés et frais,surtout argileux et marneux. 

Les inscriptions pour la balade du premier mars sont commencées. Inscrivez-vous dès à présent. 
Bonne semaine et à très bientôt pour d'autres plantes. 

mardi 3 février 2015

L'AIL DES OURS

Après la ciboulette sauvage, une autre plante de la famille des liliacées : L'AIL DES OURS allium ursinum;

DESCRIPTION :

Plante de 15 à 35 cm à forte odeur d'ail, glabre dans toutes ses parties. Il vit en colonies.


Tige : unique, dressée, semi cylindrique, à 2 angles obtus;

Feuilles : 2 sur chaque plante, insérées à la base de la tige, long pétiole ovale et lancéolé, larges de 2 à 5 cm, molles, d'un vert luisant non vernissé, parcourues de nervures parallèles. Elles apparaissent en fin d'hiver (fin février, mars ) et sont capables de se développer sous la neige.

Fleurs : moyennes à 6 tépales d'un blanc pur, groupées en une ombelle lâche au sommet de la tige florale qui peut atteindre 30 à 35 cm. L'inflorescence est unique et protégée par une fine enveloppe translucide : la spathe.  La face dorsale est striée d'une bande verte. La fleur produit un excellent nectar qui attire les insectes. Floraison: avril à juin.

Fruits : capsule à 3 loges arrondies contenant 3 graines noires sphériques . Lorsque les graines sont à maturité, les feuilles jaunissent et disparaissent.

Partie souterraine : petit bulbe oblong, coriace à tunique membraneuse blanche.

La plante est visible 10 à 12 semaines par an; c'est son cycle végétatif. Les bulbes reprennent leur activité de réserve et se préparent ainsi pour le printemps prochain.

Caractères d'identification et habitat :

L'ail des ours se rencontre dans les sous bois ombragés et humides, souvent en bordure des rivières, au creux des cuvettes forestières. Il apparait parfois dans des endroits surprenants comme sur une colline et loin d'une rivière.
Il vit en colonies. Ses larges feuilles molles ont une forte odeur d'ail. Fleurs en ombelles de fleurs blanches.

Confusions possibles :
Avec le muguet qui est très toxique : il pousse aussi dans les bois frais, absence d'odeur d'ail, sa partie
souterraine est un rhizome, ses fleurs sont des clochettes pendantes groupées en courte grappe.
Avec l'arum également toxique : saveur âpre et piquante qui provoque inflammation et oedème buccal.
Cette plante ne pousse pas en colonie et ses feuilles sont en forme de fer de flèche parfois maculée de brun.
Avec le colchique qui fleurit en automne et est aussi toxique. Pas d'odeur d'ail et les feuilles sont plus coriaces.

Utilisations alimentaires :
Les larges feuilles sont ramassées au début du printemps pour leur arôme pénétrant.  Avant la floraison elles ont une saveur plus prononcée. Elles s'ajoutent crues aux salades , cuites en omelettes ou en soupes. Malgré la puissance de leur odeur,leur saveur est délicate avec une note sucrée et agréablement piquante.
Le bulbe peut aussi être utilisé mais il est assez coriace.
Les boutons floraux (d'avril à juin) sont également comestibles.

Vous trouverez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'ail des ours"

Composition :
La plante renferme un hétéroside sulfuré libérant par hydrolyse une huile essentielle semblable à celle de l'ail.
Elle est riche en vitamines C, potassium, calcium, phosphore et fer.

Propriétés médicinales :
L'ail des ours est stimulant, dépuratif, antiseptique et diurétique.

Quelques semaines de patience et l'ail des ours sera au rendez-vous.

Un article de la Libre sur l'ail des ours.

Je vous recommande également de consulter le 

Dossier complet ‘Ail des ours’

lundi 19 janvier 2015

LA CIBOULETTE SAUVAGE

M'en allant promener dans la boue et la gadoue, j'ai observé le retour de la ciboulette sauvage.
C'est donc de cette plante que je souhaite vous entretenir.

CIBOULETTE SAUVAGE: Allium schoenoprasum. Famille des liliacées
Il en existe de très nombreuses espèces et nous connaissons bien sûr, la ciboulette de nos jardins.

DESCRIPTION: plante vivace de 20 à 40 cm de haut qui forme une touffe dense à partir d'un bulbe oblong (plus long que large) entouré d'une membrane.

Les feuilles : nombreuses et dressées, fines, étroites et creuses, de section cylindrique, d'un vert bleuté.  Elles partent toutes de la base.

Les fleurs : petites et nombreuses de couleur allant du rose soutenu au blanc pur.
Les hampes florales contrairement aux feuilles sont pleines.

Les variétés cultivées sont généralement plus robustes que les sauvages mais ces dernières sont plus
aromatiques.




Lieux et périodes de cueillette :

La ciboulette est spontanée en Europe, Asie (même en Sibérie et au Kamtchatka), en Amérique du nord et notamment au voisinage des grands lacs canadiens.
Il en existe plusieurs variétés qui se distinguent par la forme de leurs feuilles et la coloration de leurs fleurs.
La ciboulette borde les chemins et fréquente aussi les pelouses sèches ; on la retrouve aussi parfois dans les champs abandonnés. Elle est au mieux de sa forme quand, dans nos potagers, la ciboulette cultivée disparaît.
La ciboulette sauvage se récolte de décembre, janvier à avril mai.
Maintenir les feuilles dans la main et couper à l'aide d'un couteau. Laisser 5 à 6 cm du sol à la coupe.
Avant de la cueillir, froisser et goûter pour reconnaître son odeur caractéristique (odeur d' ail ).

Mon jardin bio :
Plante mellifère, riche en sels minéraux, la ciboulette possède des vertus antiseptiques , assainit le sol et protège les végétaux aux pieds desquels on l'a placée. Plantée en quantité, elle limite l'oïdium sur les arbres fruitiers et les rosiers, la rouille sur les groseilliers. Elle apprécie le voisinage des carottes et des tomates mais n'est pas appréciée des haricots et des petits pois.
Propriétés :
Adoucissante, antiscorbutique car riche en vitamine C , antiseptique, cicatrisante, laxative.

Utilisations alimentaires :
Les feuilles à la saveur délicate se cisèlent fraîches ; elles aromatisent et enrichissent en vitamines C
les sauces, omelettes, soupes, fromages blancs et vinaigre. Les fleurs s'utilisent en décoration et dans les beignets.
Elle est une principale composante des bouquets "fines herbes".
Toujours l'utiliser crue et ciselée juste avant l'utilisation. Elle ne supporte pas la cuisson et doit être ajoutée aux plats cuits au dernier moment: l'idéal étant dans l'assiette, elle gardera ainsi ses propriétés.

Pour conserver la ciboulette, placer les tiges quelques jours dans un verre d'eau au frais.
La congélation est une bonne façon car elle garde sa couleur et sa saveur.
On ne la fait pas sécher.

Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la ciboulette sauvage"

lundi 5 janvier 2015

LE PEUPLIER


Très heureuse année 2015, riche en découvertes diverses.

Meilleurs voeux à vous tous qui avez eu la gentillesse de me suivre durant l'année 2014.

Pour débuter l'année, découvrons LE PEUPLIER: genre POPULUS de la famille des SALICACEES.
Différencier les espèces de peupliers est une affaire de spécialiste... En effet, les nombreuses hybridations naturelles ou provoquées par l'homme et les variétés de cultures diverses produisent des clonages sans fin.
Grâce à cette hybridation, les peupliers sont à l'abri de décimation brutale par maladie ou par un parasite.
Plus de 35 espèces existent dans l'hémisphère nord ainsi que de nombreux hybrides. Les plus connus sont :

1: Le peuplier tremble, populus tremula à feuilles cordiformes ou circulaires, à bord présentant de larges dents arrondies.



2: le peuplier blanc, (populus alba) à feuilles divisées en lobes plus ou moins aigus, face inférieure recouverte d'un épais duvet blanc


3: le peuplier noir (populus nigra) et le peuplier d'italie (populus nigra var; italica) à feuilles triangulaires ou losangiques à petites dents régulières.


4: le peuplier du canada (polulus canadensis) à feuilles en triangles larges, à dents en crochets, terminées par une glande.


La silhouette des peupliers est presque toujours caractéristique: ils poussent rapidement et ont donc un tronc droit élancé avec une couronne assez étroite. les feuilles ne sont jamais nombreuses et l'aspect de la cime est très légère.

DESCRIPTION :
Tronc: le tronc est généralement lisse, blanc grisâtre ou franchement gris. En vieillissant, l'écorce devient de plus en plus foncé, tendant vers le noir et avec de fortes crevasses dans la base du tronc alors que le haut reste lisse et plus clair.
Racines traçantes courant à la surface du sol.

Feuilles : simples et alternes, de formes très variées. Certaines présentent une caractéristique particulière : le pétiole est long et aplati; les limbes pendent et sont en mouvement au moindre souffle de vent : elles tremblent.

Bourgeons: alternes, spiralés; ils ont une forme caractéristique de chaque espèce.

Fleurs : les peupliers sont normalement des arbres dioïques (un seul sexe sur un arbre). La fécondation devient impossible si la région est plantée de peupliers d'un seul sexe. Les fleurs mâles se reconnaissent : ce sont de gros chatons portant des étamines bien visibles à la base de chaque écaille. Les chatons femelles montrent des pistils très reconnaissables.
En mars, avril, dès la fin de la floraison, les chatons mâles jonchent le sol tandis que les chatons femelles ne se détachent qu'après la maturation des graines.

Fruits : Chaque pistil mûrit en mai pour former une petite capsule arrondie qui s'ouvre et libère de
nombreuses petites graines enrobées de longs poils blancs (le coton) qui contribuent à la dissémination par le vent. Les graines germent très rapidement, quelques heures après l'éclatement de la capsule mais le pouvoir germinatif diminue au bout de quelques jours. Les peupliers sont surtout propagés par boutures, marcottes ou drageons.

Parties utilisées : les bourgeons. la résine des bourgeons mélangée par les abeilles à la cire et à du pollen collectionne les vertus médicinales.

En cuisine :
Les bourgeons de peuplier encore fermés, au début de l'hiver ont un parfum et un goût prononcé
d'épices orientales telles que la cannelle et le clou de girofle.
Utilisés en purée avec de la poudre d'amandes, vous obtenez une excellente farce pour des
pommes rôties ou pour aromatiser liqueurs, vins apéritifs ou en sirop pour macérer des noix de la saint Jean.

Retrouvez quelques recettes sur la page "Les recettes de marraine Bobette : le peuplier".

Attention ! Les bourgeons se cueillent maintenant... invitez quelqu'un de grand pour la cueillette car les branches sont hautes... Bonnes découvertes et à bientôt.