lundi 30 mars 2015

LES PRIMEVERES

Même si le fond de l'air reste frais, je vous certifie que le printemps est à nos portes... quelques indices ...

Vous pouvez récolter votre sève de bouleau, les jonquilles illuminent les bois et égaient nos maison de leurs étoiles jaunes.  (Elles ne se mangent pas!).

Une fleur nous intéresse plus spécialement cette semaine : 
LA PRIMEVERE.
(vient de primus : premier et de véris : printemps)

FAMILLE DES PRIMULACEES.
3 variétés se rencontrent en Belgique : la primevère officinale, la primevère acaule et la primevère élevée.

Description :

1: primevère acaule : ou primula vulgaris


Tige: très courte, cachée au centre de la rosette de feuilles.
Feuilles: toutes en rosette dense, allongées, ovales, amincies vers le pétiole, finement dentées, vert vif, revers plus pâle et poilu, gaufrées.
Fleurs : légèrement parfumées, 2 à 4 cm, naissent directement de la souche, solitaires sur leur tige,jaune pâle maculées d'orange au centre.

Cette primevère est à l'origine de nombreuses variétés multicolores cultivées.

2 : primevère officinale ou véris, coucou



Feuilles : oblongues, plus larges dans la partie supérieure et brusquement rétrécies vers le pétiole;
Fleurs : agréablement parfumées, 9 à 15 mm, jaune foncé avec marques orangées au coeur, en ombelles, penchées d'un côté. Le calice est renflé. La hampe florale dépasse largement les feuilles;
Elles fleurissent dans les prés et les bois de fin mars à mai. Elles affectionnent les terrains calcaires.



3. Primevère élevée : primula elatior :



Feuilles: arrondies, elliptiques, s'amincissent brusquement au niveau du pétiole ailé.
Fleurs : jaune pâle, 15 à 25 mm, sans odeur, réunies en ombelle sur un long pédoncule et toutes penchées du même côté; elles ne sont pas marquées à la gorge et le calice n'est pas renflé;
Elles se rencontrent dans les endroits humides.




Les 3 espèces sont de jolies plantes vivaces, remarquables par leur feuillage et leur floraison. Elles forment 
de petites colonies peu étendues.

Confusions possibles avec d'autres espèces mais seules ces 3 espèces sont présentes en Belgique.

La confusion est sans danger puisque ces 3 primevères se consomment . 
La primevère acaule est plus rare :il est donc préférable de ne pas la cueillir.

Utilisations alimentaires :

Les feuilles de primevère sont comestibles crues lorsqu'elles sont très jeunes; leur note aromatique un peu piquante est agréable dans une salade composée. 
Plus tard, il vaut mieux les cuire en soupe ou en légume mais de préférence avec d'autres plantes car elles sont parfois un peu fortes.
On utilise les fleurs confites au sucre en pâtisserie; elles se mangent en salade mêlées à d'autres fleurs et interviennent dans différents breuvages originaux : thés, infusions, sirops et aromatisent les vinaigres et le vin.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : la primevère"

Composition :
Les feuilles sont riches en vitamine C et en sels minéraux (magnésium, potassium). Elles renferment aussi des saponines, des glucosides et diverses substances.

Propriétés médicinales :

La plante est expectorante, diurétique, antispasmodique et analgésique. On utilise la racine qui dégage une odeur anisée.
Les feuilles sont antiécchymosiques.

Les fleurs adoucissantes et calmantes entrent dans les mélanges pectoraux.

Bonnes découvertes gustatives et bonnes fêtes de Pâques à tous.

dimanche 15 mars 2015

LA CARDAMINE DES PRES





LA CARDAMINE DES PRÉS : cardamine pratensis
Cresson des prés.
Famille des brassicacées.

Description :
Plante vivace de 15 à 45 cm, glabre dans toutes ses parties, formant souvent de grandes colonies, à floraison remarquable.




Tige : dressée, assez peu feuillée.

Feuilles : les inférieures en rosette, 3 à 7 folioles arrondies dont la terminale est plus grande. Les supérieures divisées en 5-15 divisions généralement étroites et allongées. Folioles luisantes, entières et de saveur piquante.

Fleurs : assez grandes, 12-18 mm, à 4 pétales en croix, lilas clair, légèrement veinées, parfois blanches, réunies en grappe lâche au sommet de la tige. Les fleurs du bas ont un pédoncule plus allongé que les autres fleurs.

Floraison : mars à mai

Fruits : siliques minces et droites.


Partie souterraine : souche épaisse, courte, tronquée.

Principaux caractères d'identification :

Habitat : prés humides, feuilles découpées à saveur piquante, floraison précoce, fleurs roses, lilas pâle.

Autres espèces du genre en Belgique : 
5 autres espèces dont la cardamine hirsute : cardamine hirsuta fleurs blanches, petites 34 mm, folioles inférieures duveteuses au-dessus, pousse sur sols cultivés, courante dans les jardins.



Cardamine amère : cardamine amara; cresson amer : feuilles pennées non en rosette basale, les inférieures avec 24 paires de folioles ovales, fleurs blanches parfois pourprées, 10-12 mm . Lieux humides, bois, marécages, bords des ruisseaux.



Confusions possibles : La cardamine des prés peut être confondue avec d'autres cardamines poussant dans les mêmes lieux humides comme la cardamine amère; cette confusion est sans danger car ces espèces ne sont pas toxiques et plusieurs cardamines ont été consommées par l'homme.

Utilisations alimentaires : Par leur aspect et leur saveur, les feuilles de cardamines des prés ressemblent à celles du cresson, ce qui lui a valu le nom de cresson des prés.
Leur goût puissant et prononcé, parfois amer peut limiter leur usage à celui de condiment. 
Leurs feuilles crues sont hachées dans les salades, les sauces et divers plats; on peut les faire cuire en soupe ou ou en légume comme le cresson.

Les fleurs décorent les salades.

Composition : la cardamine des prés est riche en vitamine C; elle renferme un hétéroside donnant par hydrolyse l'essence de moutarde caustique et vésicante.

Propriétés médicinales : la plante fraîche est tonique, stomachique, expectorante et antiscorbutique.


Toxicité : à cause de son huile essentielle, de grandes quantités de cardamines seraient irritantes.

Retrouvez les recettes de cuisine à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la cardamine des prés."


lundi 2 mars 2015

LA BENOITE URBAINE

Cette semaine, découvrons LA BENOÎTE URBAINE : geum urbanum
Famille des rosacées.

Herbe de saint Benoît, herbe bénie, herbe de sang, herbe de coeur.
Son nom nous rappelle qu'elle poussait à proximité des lieux habités, entre les pavés des villes,entre les dalles de schiste des cours; elle aime aussi les lieux ombragés sur sol riche(bois, haies).

Description : plante herbacée vivace de 30 à 60 cm, aux feuilles joliment découpées.



Tige : dressée, velue, rameuse

Feuilles : alternes, de grande taille, feuilles de la base divisées en 5, 7 folioles inégales, la terminale plus grande. Feuilles de la tige profondément incisées en 3 lobes et munies de 2 larges stipules arrondies, bordées de dents aiguës plus ou moins inégales.

Fleurs : petites, jaune vif, au sommet de la tige.Floraison: fin mai à août.

Fruits : carpelles; le style présent est recourbé au sommet et permet aux fruits de s'accrocher assurant ainsi une bonne dissémination.

Partie souterraine : tige souterraine à racines adventives épaisses et allongées à odeur caractéristique de clou de girofle due à l'eugénol, principe actif antiseptique de cette épice.

Principaux caractères d'identification :
Son habitat, la forme de ses feuilles, l'aspect de ses fruits et l'odeur de ses racines.

Autres espèces : Benoîte des ruisseaux : geum rivale: pousse dans les lieux humides. Se rencontre en Belgique.
Benoîte des montagnes : geum montanum : paturages alpins

Benoîte des forêts :geum sylvaticum : prés secs des montagnes du midi.

Utilisations alimentaires :
Les racines de la benoîte urbaine qui dégagent au froissement une odeur très nette de clou de girofle possède la même saveur aromatique teintée d'astringence. On peut les utiliser comme condiment de la même manière que le clou de girofle mais il en faut davantage. A haute dose, l'astringence peut être désagréable.
Les toutes jeunes feuilles encore tendres peuvent être ajoutées aux salades: elles ont un léger goût de girofle. Avec l'âge, elles deviennent coriaces et astringentes.
Le rhizome et les racines de la benoîte des ruisseaux possèdent aussi une odeur de clou de girofle mais beaucoup moins prononcée; leur saveur est faible.

Composition : La plante renferme surtout dans les racines un hétéroside libérant par hydrolyse une huile essentielle riche en eugénol. Elle est riche en tanin dans toutes ses parties.

Propriétés médicinales :
Rhizome et feuilles sont astringentes et vulnéraires du fait de leur tanin. Il est préférable d'utiliser les racines sans le rhizome . 
Grâce à leur huile essentielle, les racines sont toniques et stomachiques.

Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la benoîte."

Autres usages :
Une décoction de racines fortifie les gencives et adoucit la gorge.
La racine donne une teinte rougeâtre et a des propriétés tinctoriales intéressantes: elle donne à la laine un beau brun orangé ou un brun clair avec la plante entière.


mardi 17 février 2015

LE TUSSILAGE

LE TUSSILAGE : tussilago farfara (de tussis = toux et agere = chasser)

                        Famille des astéracées
                        Appelé aussi pas d'âne, herbe aux pattes, herbe de Saint Quirin, pied de cheval, chasse- toux.
Description :
alt=Description de cette image, également commentée ci-après
Le tussilage est l'une des premières fleurs de l'année. C'est une plante vivace dont les fleurs apparaissent bien avant les feuilles et non en même temps: d'abord les fleurs et quand celles-ci se fanent viennent les feuilles. Elles forment d'importantes colonies.
TIGE : dressée, atteignant 8 à 20 cm ,non ramifiée, rougeâtre, couverte d'écailles charnues, portant un capitule unique. Elle apparaît au printemps sans les feuilles.
FEUILLES : sortent directement du sol, de taille variable, longuement pétiolées, le limbe est aussi large que long, échancrées en coeur à la base et bordées de dents larges peu saillantes, vert clair dessus et blanc cotonneux en-dessous, de consistance caoutchouteuse. Les feuilles apparaissent après la floraison.
FLEURS : en tube au centre et en languettes étroites sur le pourtour. Elles sont groupées en capitules au sommet de la tige , éclosent de février à mai et ont une odeur poivrée.
FRUITS : akènes bruns munis d'une aigrette blanche.
PARTIE SOUTERRAINE : rhizome épais et ramifié, aromatique.

Confusion possible :
Lorsqu'il est en fleurs, il ne se confond avec aucune autre plante.
Lorsqu'il est en feuilles, il peut se confondre avec les pétasites qui leur ressemblent très fort: leurs feuilles sont généralement en forme de rein et les dents sont plus étroites, aiguës et nombreuses. Cette confusion n'est pas grave car les feuilles de pétasites  ne sont pas toxiques; elles sont moins bonnes au goût que celles du tussilage.

Utilisations alimentaires :
Les fleurs ont une  agréable saveur aromatique. 
les pédoncules sont juteux et très bons à déguster tels quels après en avoir ôté les écailles plus coriaces.
Tiges et capitules s'ajoutent  crus aux salades et peuvent se cuire à la vapeur ou sauter  à la poêle.
Les jeunes feuilles peuvent être mangées crues avec leur pétiole juteux , sucré et aromatique. Elles deviennent très vite caoutchouteuses et devront donc être cuites. Les feuilles sont un bon légume à saveur marquée mais elles sont longues à cuire. On en fait d'excellents beignets.Les cendres obtenues en faisant sécher puis brûler les feuilles étaient utilisées comme succédané de sel (pauvre en sodium et riche en potassium) chez les indiens d'Amérique du nord.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : le tussilage"

Composition :
Feuilles:mucilage, résine,tanin, huile essentielle, inuline et vitamine C, sels minéraux, nitrate de potassium et une substance antibiotique, elles renferment un glucoside amer.

Propriétés médicinales :
La plante est émolliente et expectorante. Depuis l'antiquité, les feuilles sont utilisées pour adoucir les muqueuses enflammées dans les rhumes, bronchites, laryngites.(rapport direct avec son nom tussus-ago = chasse toux.)
C'est une plante médicinale dont il faut user avec modération car la senkirkidine qu'elle contient est hépatotoxique.

Localisation:
Le tussilage aime l'humidité,les talus en lisière de forêt, les bords de route, les sols caillouteux, les déblais, les terres remuées, les sols dénudés et frais,surtout argileux et marneux. 

Les inscriptions pour la balade du premier mars sont commencées. Inscrivez-vous dès à présent. 
Bonne semaine et à très bientôt pour d'autres plantes. 

mardi 3 février 2015

L'AIL DES OURS

Après la ciboulette sauvage, une autre plante de la famille des liliacées : L'AIL DES OURS allium ursinum;

DESCRIPTION :

Plante de 15 à 35 cm à forte odeur d'ail, glabre dans toutes ses parties. Il vit en colonies.


Tige : unique, dressée, semi cylindrique, à 2 angles obtus;

Feuilles : 2 sur chaque plante, insérées à la base de la tige, long pétiole ovale et lancéolé, larges de 2 à 5 cm, molles, d'un vert luisant non vernissé, parcourues de nervures parallèles. Elles apparaissent en fin d'hiver (fin février, mars ) et sont capables de se développer sous la neige.

Fleurs : moyennes à 6 tépales d'un blanc pur, groupées en une ombelle lâche au sommet de la tige florale qui peut atteindre 30 à 35 cm. L'inflorescence est unique et protégée par une fine enveloppe translucide : la spathe.  La face dorsale est striée d'une bande verte. La fleur produit un excellent nectar qui attire les insectes. Floraison: avril à juin.

Fruits : capsule à 3 loges arrondies contenant 3 graines noires sphériques . Lorsque les graines sont à maturité, les feuilles jaunissent et disparaissent.

Partie souterraine : petit bulbe oblong, coriace à tunique membraneuse blanche.

La plante est visible 10 à 12 semaines par an; c'est son cycle végétatif. Les bulbes reprennent leur activité de réserve et se préparent ainsi pour le printemps prochain.

Caractères d'identification et habitat :

L'ail des ours se rencontre dans les sous bois ombragés et humides, souvent en bordure des rivières, au creux des cuvettes forestières. Il apparait parfois dans des endroits surprenants comme sur une colline et loin d'une rivière.
Il vit en colonies. Ses larges feuilles molles ont une forte odeur d'ail. Fleurs en ombelles de fleurs blanches.

Confusions possibles :
Avec le muguet qui est très toxique : il pousse aussi dans les bois frais, absence d'odeur d'ail, sa partie
souterraine est un rhizome, ses fleurs sont des clochettes pendantes groupées en courte grappe.
Avec l'arum également toxique : saveur âpre et piquante qui provoque inflammation et oedème buccal.
Cette plante ne pousse pas en colonie et ses feuilles sont en forme de fer de flèche parfois maculée de brun.
Avec le colchique qui fleurit en automne et est aussi toxique. Pas d'odeur d'ail et les feuilles sont plus coriaces.

Utilisations alimentaires :
Les larges feuilles sont ramassées au début du printemps pour leur arôme pénétrant.  Avant la floraison elles ont une saveur plus prononcée. Elles s'ajoutent crues aux salades , cuites en omelettes ou en soupes. Malgré la puissance de leur odeur,leur saveur est délicate avec une note sucrée et agréablement piquante.
Le bulbe peut aussi être utilisé mais il est assez coriace.
Les boutons floraux (d'avril à juin) sont également comestibles.

Vous trouverez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'ail des ours"

Composition :
La plante renferme un hétéroside sulfuré libérant par hydrolyse une huile essentielle semblable à celle de l'ail.
Elle est riche en vitamines C, potassium, calcium, phosphore et fer.

Propriétés médicinales :
L'ail des ours est stimulant, dépuratif, antiseptique et diurétique.

Quelques semaines de patience et l'ail des ours sera au rendez-vous.

Un article de la Libre sur l'ail des ours.

Je vous recommande également de consulter le 

Dossier complet ‘Ail des ours’

lundi 19 janvier 2015

LA CIBOULETTE SAUVAGE

M'en allant promener dans la boue et la gadoue, j'ai observé le retour de la ciboulette sauvage.
C'est donc de cette plante que je souhaite vous entretenir.

CIBOULETTE SAUVAGE: Allium schoenoprasum. Famille des liliacées
Il en existe de très nombreuses espèces et nous connaissons bien sûr, la ciboulette de nos jardins.

DESCRIPTION: plante vivace de 20 à 40 cm de haut qui forme une touffe dense à partir d'un bulbe oblong (plus long que large) entouré d'une membrane.

Les feuilles : nombreuses et dressées, fines, étroites et creuses, de section cylindrique, d'un vert bleuté.  Elles partent toutes de la base.

Les fleurs : petites et nombreuses de couleur allant du rose soutenu au blanc pur.
Les hampes florales contrairement aux feuilles sont pleines.

Les variétés cultivées sont généralement plus robustes que les sauvages mais ces dernières sont plus
aromatiques.




Lieux et périodes de cueillette :

La ciboulette est spontanée en Europe, Asie (même en Sibérie et au Kamtchatka), en Amérique du nord et notamment au voisinage des grands lacs canadiens.
Il en existe plusieurs variétés qui se distinguent par la forme de leurs feuilles et la coloration de leurs fleurs.
La ciboulette borde les chemins et fréquente aussi les pelouses sèches ; on la retrouve aussi parfois dans les champs abandonnés. Elle est au mieux de sa forme quand, dans nos potagers, la ciboulette cultivée disparaît.
La ciboulette sauvage se récolte de décembre, janvier à avril mai.
Maintenir les feuilles dans la main et couper à l'aide d'un couteau. Laisser 5 à 6 cm du sol à la coupe.
Avant de la cueillir, froisser et goûter pour reconnaître son odeur caractéristique (odeur d' ail ).

Mon jardin bio :
Plante mellifère, riche en sels minéraux, la ciboulette possède des vertus antiseptiques , assainit le sol et protège les végétaux aux pieds desquels on l'a placée. Plantée en quantité, elle limite l'oïdium sur les arbres fruitiers et les rosiers, la rouille sur les groseilliers. Elle apprécie le voisinage des carottes et des tomates mais n'est pas appréciée des haricots et des petits pois.
Propriétés :
Adoucissante, antiscorbutique car riche en vitamine C , antiseptique, cicatrisante, laxative.

Utilisations alimentaires :
Les feuilles à la saveur délicate se cisèlent fraîches ; elles aromatisent et enrichissent en vitamines C
les sauces, omelettes, soupes, fromages blancs et vinaigre. Les fleurs s'utilisent en décoration et dans les beignets.
Elle est une principale composante des bouquets "fines herbes".
Toujours l'utiliser crue et ciselée juste avant l'utilisation. Elle ne supporte pas la cuisson et doit être ajoutée aux plats cuits au dernier moment: l'idéal étant dans l'assiette, elle gardera ainsi ses propriétés.

Pour conserver la ciboulette, placer les tiges quelques jours dans un verre d'eau au frais.
La congélation est une bonne façon car elle garde sa couleur et sa saveur.
On ne la fait pas sécher.

Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : la ciboulette sauvage"

lundi 5 janvier 2015

LE PEUPLIER


Très heureuse année 2015, riche en découvertes diverses.

Meilleurs voeux à vous tous qui avez eu la gentillesse de me suivre durant l'année 2014.

Pour débuter l'année, découvrons LE PEUPLIER: genre POPULUS de la famille des SALICACEES.
Différencier les espèces de peupliers est une affaire de spécialiste... En effet, les nombreuses hybridations naturelles ou provoquées par l'homme et les variétés de cultures diverses produisent des clonages sans fin.
Grâce à cette hybridation, les peupliers sont à l'abri de décimation brutale par maladie ou par un parasite.
Plus de 35 espèces existent dans l'hémisphère nord ainsi que de nombreux hybrides. Les plus connus sont :

1: Le peuplier tremble, populus tremula à feuilles cordiformes ou circulaires, à bord présentant de larges dents arrondies.



2: le peuplier blanc, (populus alba) à feuilles divisées en lobes plus ou moins aigus, face inférieure recouverte d'un épais duvet blanc


3: le peuplier noir (populus nigra) et le peuplier d'italie (populus nigra var; italica) à feuilles triangulaires ou losangiques à petites dents régulières.


4: le peuplier du canada (polulus canadensis) à feuilles en triangles larges, à dents en crochets, terminées par une glande.


La silhouette des peupliers est presque toujours caractéristique: ils poussent rapidement et ont donc un tronc droit élancé avec une couronne assez étroite. les feuilles ne sont jamais nombreuses et l'aspect de la cime est très légère.

DESCRIPTION :
Tronc: le tronc est généralement lisse, blanc grisâtre ou franchement gris. En vieillissant, l'écorce devient de plus en plus foncé, tendant vers le noir et avec de fortes crevasses dans la base du tronc alors que le haut reste lisse et plus clair.
Racines traçantes courant à la surface du sol.

Feuilles : simples et alternes, de formes très variées. Certaines présentent une caractéristique particulière : le pétiole est long et aplati; les limbes pendent et sont en mouvement au moindre souffle de vent : elles tremblent.

Bourgeons: alternes, spiralés; ils ont une forme caractéristique de chaque espèce.

Fleurs : les peupliers sont normalement des arbres dioïques (un seul sexe sur un arbre). La fécondation devient impossible si la région est plantée de peupliers d'un seul sexe. Les fleurs mâles se reconnaissent : ce sont de gros chatons portant des étamines bien visibles à la base de chaque écaille. Les chatons femelles montrent des pistils très reconnaissables.
En mars, avril, dès la fin de la floraison, les chatons mâles jonchent le sol tandis que les chatons femelles ne se détachent qu'après la maturation des graines.

Fruits : Chaque pistil mûrit en mai pour former une petite capsule arrondie qui s'ouvre et libère de
nombreuses petites graines enrobées de longs poils blancs (le coton) qui contribuent à la dissémination par le vent. Les graines germent très rapidement, quelques heures après l'éclatement de la capsule mais le pouvoir germinatif diminue au bout de quelques jours. Les peupliers sont surtout propagés par boutures, marcottes ou drageons.

Parties utilisées : les bourgeons. la résine des bourgeons mélangée par les abeilles à la cire et à du pollen collectionne les vertus médicinales.

En cuisine :
Les bourgeons de peuplier encore fermés, au début de l'hiver ont un parfum et un goût prononcé
d'épices orientales telles que la cannelle et le clou de girofle.
Utilisés en purée avec de la poudre d'amandes, vous obtenez une excellente farce pour des
pommes rôties ou pour aromatiser liqueurs, vins apéritifs ou en sirop pour macérer des noix de la saint Jean.

Retrouvez quelques recettes sur la page "Les recettes de marraine Bobette : le peuplier".

Attention ! Les bourgeons se cueillent maintenant... invitez quelqu'un de grand pour la cueillette car les branches sont hautes... Bonnes découvertes et à bientôt.









lundi 15 décembre 2014

LE PIN ET LE SAPIN

Pour cette semaine, des arbres bien de saison: le pin et le sapin qui appartiennent à la famille des Pinacées.

Sapin: abies alba miller : sapin commun

Pin sylvestre: pinus sylvestris: pinasse, pin rouge.

Je me limite à ces deux espèces mais il en existe bien d'autres qui ont des propriétés
presque identiques. La liste de ces espèces serait très fastidieuse à dresser.

LE SAPIN : grand arbre très connu et très décoratif par son feuillage persistant à rameaux étalés.



TRONC : écorce lisse, claire, couverte à l'état jeune de grosses verrues remplies de résine. Rameaux
opposés, étalés.

FEUILLES : aiguilles étalées sur deux rangs opposés, étroites et allongées, aplaties, obtuses ou légèrement échancrées au sommet, attachées au rameau par un petit disque laissant une cicatrice lorsqu'on les arrache.
Deux lignes d'un blanc bleuté sur la face inférieure. Bourgeons enduits de résine. Jeunes
pousses d'un vert-jaune clair.

FLEURS : Les mâles en chatons un peu allongés, jaunâtres, groupés à l'extrémité des rameaux.
Les femelles en cônes dressés, cylindriques, longs de 8 à 10 cm, à écailles ligneuses d'un vert-brun
mat que dépassent des bractées se terminant en pointes.
Floraison en avril, mai.

GRAINES : assez grosses, ailées. En octobre, les cônes mûrs se désarticulent: écailles, bractées et graines tombent par terre.

Confusions possibles : avec l'épicéa mais c'est sans gravité, par contre avec l'if qui est une espèce violemment toxique.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses ont une saveur acidulée rappelant le citron: elles sont parfois amères. On peut les grignoter telles quelles ou les ajouter aux salades ; elles peuvent aromatiser divers aliments, le poisson en particulier.

LE PIN SYLVESTRE :


TRONC : brun rougeâtre, s'exfoliant en petits lambeaux.

FEUILLES : en aiguilles très fines, persistantes, en paires, grisâtres 3 à 7 cm de long ; Pousses jaunes verdâtres, bourgeons collants.

FLEURS : en chatons.

FRUITS : pommes de pin en cônes écailleux à l'intérieur desquels se trouvent les graines.
Cônes pendants, ovoïdes, marron jaunâtre.

Propriétés : pectoral, béchique,
Utilisations :
En infusion : 25 à 40 g de bourgeons pour 1 litre d'eau. Infuser durant 3 heures . Combat les rhumes rebelles, la grippe et toutes les affections respiratoires. L'infusion garde une amertume.
En sirop : 50 g d'alcool à 60° sur 50 g de bourgeons . Laisser macérer 1/2 heure puis verser le
tout sur 1 litre d'eau bouillante. Laisser macérer 6 heures puis filtrer. Ajouter le sucre poids pour poids et laisser épaissir au bain marie. Prendre 1 c à s 2 fois par jour.

Retrouvez les recettes de cuisine à la page "Les recettes de marraine Bobette : le pin et le sapin".

En phytothérapie, les bourgeons de pin sont utilisés sous forme de gelules de poudre cryobroyée, (c'est à dire broyée à très basse température) pour soigner bronchites , sinusites, toux, trachéites.
Le pin sylvestre fournit une huile essentielle connue de longue date pour son action sur les bronches .
Elle est indiquée en cas d'affections respiratoires, sciatiques, crampes, hypotension, asthénie, épuisement nerveux, congestion du petit bassin ...

Elle s'utilise par voie interne ou externe. PRENEZ CONSEIL CHEZ VOTRE PHARMACIEN.
Toujours à propos des huiles essentielles, 3 gouttes de pin sylvestre, 3 gouttes de ravinsara, 2 gouttes de menthe poivrée pour une inhalation de 5 à 10 minutes afin de décongestionner les voies respiratoires. Ne pas utiliser chez les femmes enceintes et les jeunes enfants: demander conseil aux spécialistes.
Encore un rendez-vous lecture avant la fin de l'année que je vous souhaite douce et agréable.


lundi 1 décembre 2014

LE HÊTRE

LE HÊTRE : FAGUS SYLVATICA. Famille des fagacées

Description: le hêtre est un des arbres les plus beaux et les plus gracieux de nos forêts. Il est haut (30 à 40 mètres de hauteur) avec une écorce foncée, gris métallisé.
C'est un arbre à feuilles caduques puisqu'il perd ses feuilles en hiver mais les feuilles séchées et racornies restent très nombreuses sur l'arbre jusqu'au printemps alors que les bourgeons éclatent pour laisser les jeunes feuilles nouvelles s'épanouir.

Le hêtre est aussi employé pour les haies, seul ou en mélange avec d'autres variétés telles le charme, le noisetier, le cornouiller sanguin.

Où le trouver? Le hêtre aime le climat tempéré et assez pluvieux. Il est très commun en Europe. Les
hêtraies sont typiques avec leurs colonnes de troncs lisses et rectilignes et leur couverture de feuillage
ininterrompue. Cette densité de feuillage est la conséquence d'un sol pratiquement sans végétation à leur pied: le feuillage prend la lumière et n'en laisse presque rien filtrer au sol.

La principale caractéristique de la forêt de Soignes est d’être composée à près de 80 % de hêtres issus de plantations ou de régénération naturelle, dont les hautes futaies on fait surnommer une partie du massif « la hêtraie cathédrale ».



Tronc : grand, lisse,de couleur gris argent, très rarement craquelé.

Feuilles : simples, elliptiques, peu dentées,à nervures parallèles, jeunes feuilles douces et poilues, lisses et presque translucides, vert citron.
En été, elles sont de couleur plus foncée et coriaces. A l'automne, elles prennent une très jolie
teinte cuivrée.

Fleurs : Elles apparaissent en même temps que les feuilles; fleurs mâles en pompons retombants et fleurs femelles séparées et érigées.

Fruits : noix triangulaires dans une cupule épineuse: c'est la faîne.
La cupule se fend et laisse échapper 3 faînes ;ce sont de petits fruits ailés en forme de pyramide à 3 côtés.



Propriétés : l'écorce est astringente, vermifuge, légèrement fébrifuge mais émétique à haute dose.
Utilisations : l'écorce est surtout utilisée en décoction à raison de 30 g d'écorce fraîche pour 1/2 litre d'eau ou 15 g d'écorce séchée par 1/2 litre d'eau. Filtrer, sucrer selon le goût et boire une tasse par jour contre la fièvre.

Un remède ancien pour soulager les rhumatismes : boire une tisane de hêtre avec du saindoux.
(J'ai vu ma grand-mère utiliser ce remède mais je ne peux vous dire quelle quantité de saindoux elle utilisait.)

En cuisine : les feuilles jeunes et les faînes sont comestibles.
Les jeunes feuilles vert tendre peuvent être ajoutées aux salades. Vous pouvez aussi en fabriquer une liqueur au goût unique.
Les faînes sont délicieuses mais les extraire de leur cupule est un sacré travail !!. Rôtir les cupules les rend plus facile à décortiquer. Les faînes se mangent crues ou grillées. Elles sont petites et grillent vite: il faut donc suivre l'opération de près pour éviter de brûler les fruits.
Vous pouvez utiliser les faînes dans un crumble ou en garnir des mendiants (rondelle de chocolat garnie de fruits secs.)

Retrouvez les recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : le hêtre".

mardi 18 novembre 2014

LE CHÊNE



LE CHÊNE: famille des fagacées

Je vous parlerai de deux espèces de chênes mais les différentes parties utilisées sont comestibles pour les deux espèces.

1: LE CHÊNE PÉDONCULÉ ou chêne rouvre: Quercus robur
La feuille porte un pétiole très court alors que le fruit est pédonculé.


2: LE CHÊNE SESSILE : quercus pétraéa:
la feuille porte un pétiole mais le fruit en est démuni.



Description: arbre élevé pouvant atteindre 35 à 40 mètres de hauteur, pouvant vivre plusieurs siècles. Arbre très connu à feuilles lobées, découpées, d'un vert foncé. Fruit ovale, enfermé dans une coupe : le gland.

TRONC : écorce brun gris, profondément fissurée verticalement.

FEUILLES : alternes, caractéristiquement lobées, ovales, pétiole très court pour le chêne pédonculé ou rouvre et pétiole plus long chez le chêne sessile.

FLEURS : minuscules,soit mâles soit femelles les deux sexes sur le même arbre; elles apparaissent en avril-mai en même temps que les feuilles.


FRUITS : Glands portés dans une cupule démunie de pédoncule pour le chêne sessile et cupule pédonculée pour le chêne pédonculé ou rouvre.

Les adjectifs pédonculé et sessile se rapportent donc aux fruits et non aux feuilles.
De nombreuses variétés de chênes se retrouvent en France (8 espèces différentes ) en Belgique et en Suisse (3 espèces différentes).

Confusions possibles : uniquement avec d'autres espèces mais la confusion n'est pas grave car les glands de tous les chênes sont comestibles.

Utilisations alimentaires : toutes les parties du chêne peuvent être utilisée :feuilles, écorce,glands et
brindilles.

Les glands ont été consommés par l'homme depuis des millénaires. Tels quels, ils sont amers et astringents du fait des tanins qu'ils contiennent. Les glands écorcés et broyés sont cuits dans plusieurs eaux ce qui élimine leur amertume et leur astringence. La purée obtenue est très nutritive et peut servir de base à des plats salés (bouillies, pâtés végétaux) ou sucrés (crème de glands, tartes, gâteaux). Séchée et moulue, cette purée fournit une farine d'utilisation instantanée.
Torréfiés, les glands ont servi de succédané de café.
Les glands de certains chênes méditerranéens comme le chêne vert sont doux, dépourvus de tanins et
peuvent se manger cuits ou crus sans préparation spécifique.

Composition: amidon, sucres, tanins, protéines et lipides.

Toxicité: ingérés en grande quantité, les glands peuvent provoquer des maux de tête et des troubles
digestifs à cause de leur tanins.

Propriétés médicinales: astringent, désinfectant, fortifiant et alimentaire

Les chênes riches en tanins sont essentiellement aptes à arrêter le sang (hémorragies) , à resserrer les
tissus agressés par des traumatismes ou des infections.
La décoction d'écorce de chêne est un bon remède contre les affections de gorge et est aussi utilisée pour dissoudre les calculs rénaux. Un cataplasme de feuilles froides peut soulager les brûlures légères.
Dans les fleurs de BACH, le chêne est utilisé pour apaiser les personnes qui travaillent trop, au-delà de l'épuisement.
On utilise l'écorce en dermatologie lors de maladies chroniques,dans l'art vétérinaire et pour le tannage des peaux.

Autres usages :
Les tanins contenus dans l'écorce expliquent pourquoi le bois de chêne est si populaire pour la réalisation de tonneaux utilisés pour la maturation des vins et whiskys.
Enfin, c'est une espèce ligneuse d'une haute valeur économique: ce bois bien connu trouve des utilisations multiples en charpente , menuiserie et ébénisterie.

Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : le chêne".

Encore une précision pour les récoltes : Les feuilles se cueillent en début d'été (fin juin, juillet),
l'écorce se prélève en automne, les jeunes rameaux se prélèvent au printemps et les glands bien
mûrs se récoltent en automne.

A bientôt pour d'autres découvertes...
Dans 2 semaines, un autre" géant aux pieds d'argile", le hêtre.


mardi 4 novembre 2014

LE CHÂTAIGNER

Une plante bien de saison: LE CHÂTAIGNIER. Castanea sativa, famille des fagacées (comme le hêtre et le chêne)
Arbre à pain, arbre à saucisses.

Le châtaignier croit-on est venu d'Iran au cinquième siècle avant notre ère ; il s'est répandu par la culture à travers toute l'Europe. Symbole de longévité chez les Celtes, il peut vivre jusqu'à 1500 ans. Avec l'âge, son tronc souvent creusé par un champignon peut atteindre des dimensions records.
Il s'acclimate très bien dans les montagnes siliceuses, partout où ses longues racines trouvent un sol
profond et bien drainé. Il est largement présent dans le sud France (Ardèche, Corse).

Description : grand arbre à port étalé, jusqu'à 30 m de haut.


ÉCORCE : lisse, grisâtre, souvent marquée de fissures en spirale. Tiges avec de longs bourgeons elliptiques, brun rougeâtre.
FEUILLES : oblongues, pointues, dentées, vert foncé, plus claires au revers.
FLEURS : vert jaunâtres, mâles et femelles en chatons verticaux, les femelles à la base et les mâles au-dessus.
FRUITS : Grosses noix brunes, lisses, brillantes et coriaces enveloppées par 2 ou 3 dans une bogue verte, enveloppe recouverte de piquants qui éclate à l'automne.

Composition : les châtaignes comestibles contiennent jusqu'à 35% d'amidon soit deux fois plus que les pommes de terre, des albumines, dextrines, saccharose, huile et autres matières nutritives. La châtaigne contient peu de matières grasses tout en ayant une grande richesse nutritive.

Comment différencier châtaignes et marrons ?
La châtaigne, fruit du châtaignier est parfois appelée marron : or, le marron est le fruit du marronnier d'inde, non comestible.
Le fait que l'on appelle "marrons glacés" les grosses châtaignes confites dans un sirop de sucre prête
évidemment à confusion. Faisons bien la différence entre les fruits: la bogue du marron est verte, épaisse, bosselée et porte des épines courtes et espacées. ( Les marrons étaient bouillis et donnés à manger aux animaux... usage en voie de disparition.)
La bogue de la châtaigne est complètement recouverte d'épines assez longues, fines et plus denses.

Utilisations :
Avant la vaccination contre la coqueluche, les feuilles fraîches du châtaignier étaient utilisées pour apaiser les enfants présentant les symptomes de la maladie.

En cuisine :
Grâce à leur contenu en amidon, les châtaignes peuvent être moulues en fine farine et utilisée pour faire du pain d'où leur surnom dans certaines régions d'arbre à pain. C'est une farine pauvre en gluten. (Elle se trouve en magasins bio et si vous avez la chance d'aller en Corse, achetez-y le farine de châtaigne d'EVISA, elle est excellente.)
Les fruits se consomment grillés, natures ou confits.(Les fruits cuits se digèrent plus facilement.)
Remarque : Si vous aimez les châtaignes et que vous souhaitez planter un arbre, sachez qu'il doit atteindre 40 à 50 ans avant de donner des fruits; Cet arbre peut aisément vivre 400 ans et la circonférence de son tronc peut atteindre 10 mètres.
C'est donc en plus, une excellente espèce ligneuse.

Retrouver quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : Les châtaignes".

lundi 20 octobre 2014

LE NOYER

Restons dans le domaine des fruits secs et arrêtons nous près du NOYER.
Juglans regia. Famille des juglandaciées.

Quelques lignes de petite histoire: les Romains ont consacré le noyer à Jupiter, roi des dieux. Ils lui ont donné le nom de Jovis-gland : les glands de Jupiter.
Cette appellation a engendré juglans régia ou noyer royal.

Quelques croyances populaires :
Si un noyer donne beaucoup de noix, l'hiver sera rude (à vérifier cette année ???)
La récolte de blé de l'année suivante sera très bonne.
Cueillir des branches de noyer la veille de la St Jean (24/06) et les suspendre dans la maison vous protégera de la foudre.

DESCRIPTION :
Le noyer n'est pas une essence sylvestre, il ne se trouve pas dans les massifs forestiers car il a besoin de lumière et de chaleur.
Ses feuilles et ses racines contiennent une substance toxique - la juglone - qui décourage les végétaux à vivre près de lui. Cette substance est un puissant herbicide qui limite la concurrence des autres végétaux.
C'est un arbre rustique qui peut vivre quelque 300 ans et plus; les fruits apparaissent vers la 15ème  année et la fructification continue environ 200 ans.
Le noyer peut atteindre 20 mètres de haut, sa cime est arrondie et le tronc se divise en grosses branches tortueuses.


Écorce :
Gris argenté et mat, fissurée dans la longueur dans la maturité.
Feuilles : grandes, ovales et allongées, assez coriaces, vert clair, feuilles composées de folioles.
Fleurs :
Mâles : cylindriques, pendantes, jaune clair, assez semblables aux chatons des noisetiers mais plus grosses.
Femelles : petites et peu visibles.
Fruits : Globuleux, l'enveloppe appelée brou est charnue et verte à l'état jeune puis brune une fois les fruits tombés.
Cette enveloppe contient un noyau dur et la coquille renferme une amande gélatineuse à l'état jeune puis ferme à maturité.

PARTIES COMESTIBLES :
Les fruits verts (non comestibles crus) de début juin à mi-juillet.
Les amandes à partir d'octobre.

COMMENT CONSERVER LES NOIX :

1. Noix non décortiquées : ramasser les noix tombées

mettre les noix dans les cagettes dans une pièce sombre et ventilée
faire sécher 1 à 2 mois en les brassant régulièrement
conserver dans des sacs en tissu dans une pièce fraîche et ventilée; les fruits peuvent se conserver au moins un an.

2. Cerneaux de noix : casser les noix (en famille, cela peut amuser les enfants et cela va plus vite!)
récupérer les cerneaux et les garder dans un bocal hermétique; la conservation peut durer de 3 à 6 mois.

3. Huile de noix : en France il existe des moulins à noix en activité qui propose de presser la récolte. 5 kg de noix donnent environ 2 kg de cerneaux qui donneront environ un litre d'huile. Cette huile, une fois la bouteille ouverte, se conserve au réfrigérateur, car elle rancit assez vite.
Remarque: les noix décortiquées rancissent à cause de leur forte teneur en acides gras insaturés qui se
modifient sous l'effet de la chaleur et de la lumière. Il ne faut donc jamais chauffer l'huile de noix.

COMPOSITION :
Les noix ont une bonne teneur en protéines, en fibres, oméga 3, acides gras insaturés.

Retrouvez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : les noix"

lundi 6 octobre 2014

LE NOISETIER


Aujourd'hui, partons sur les petits chemins qui sentent bon ... la noisette;
Qui ne connaît pas ce fruit sec issu du NOISETIER ?

NOISETIER : corylus avellana, famille des bétulacées
Coudrier

DESCRIPTION: arbrisseau de 2 à 6 m de hauteur composé de nombreuses tiges droites et dressées formant les troncs. C'est un végétal très ancien (il existait à l'ère tertiaire soit il y a 65 millions d'années comme en témoignent les nombreux fossiles de feuilles ; les hommes de la préhistoire consommaient les fruits dont on a retrouvé des traces dans des tombes du néolithique.)

Troncs : nombreux rameaux droits et flexibles, à écorce verdâtre.

Feuilles : courtement pétiolées,de forme presque ronde, échancrées à la base, aiguës au sommet,
doublement dentées et velues.

Fleurs : naissant longtemps avant les feuilles, les chatons mâles sont jaunâtres, cylindriques, pendants, groupés par 2-5. Les fleurs femelles se trouvent sur les mêmes pieds, peu visibles, groupées par 1-5 sur un bourgeon écailleux, stigmates rouges. Floraison de janvier à mars.

Fruits : petites coques ovales, dures, appelées noisettes, entourées de quelques bractées  vertes, l'involucre les recouvrant presque jusqu'au sommet.

CONFUSION POSSIBLE : les feuilles des noisetiers pourraient être confondues avec les feuilles de tilleul ou d'orme mais ces deux espèces sont des arbres et non des arbrisseaux. Le fruit ne se confond avec aucun autre.



Utilisations alimentaires : les noisettes se consomment telles quelles, réduites en purée, grillées, dans des gâteaux. Elles sont très nutritives. On en extrait une huile comestible.

Composition : les noisettes sont les plus riches des fruits oléagineux en protides et lipides. Elles renferment aussi un grand nombre de vitamines et de sels minéraux. Elles sont riches en oméga 9 et en vitamines E et sont plus digestes que les noix.

Propriétés médicinales: les feuilles des noisetiers sont dépuratives et vasoconstrictrices; on les emploie comme tonique veineux.
L'écorce est fébrifuge, astringente et anticoagulante.
Les chatons passent pour être diaphoriques et amaigrissants.

Autres usages : la racine veinée du noisetier est employée en marqueterie.
Les rameaux souples fournissent la baguette fourchue des sourciers qui indique des points
d'eau.
Les rejets droits sont utilisés en vannerie sauvage, au jardin pour former des bordures en
plessis et pour les enfants fabriquer des cannes à pêche et des arcs. (A refaire avec eux pour remplacer une heure de jeux vidéos)


Conservation : 1 an pour les noisettes dans leur coquille, dans une pièce fraîche.
Pour les noisettes fraîches décortiquées, après quelques semaines, elles rancissent car elles
contiennent de l'huile; il est préférable de les torréfier pour prolonger leur conservation;si elles sont sèches et décortiquées, elles se conservent plusieurs mois dans un récipient hermétique.

Retrouvez quelques recettes de cuisine à la page "Les recettes de marraine Bobette : les noisettes".

mardi 23 septembre 2014

L'EGLANTIER

Après le prunellier et l'aubépine et pour rester dans les épineux, je vous présente...L'ÉGLANTIER.
Famille des rosacées
Rosa canina, rosier sauvage,
rosier des chiens, églantine, rosier des bois.

L'églantier rosa canina est un des nombreux rosiers sauvages de nos campagnes. Les rosiéristes
l'utilisèrent comme porte greffe de très nombreuses variétés de rosiers cultivés.

Remarque : l'aubépine et le prunellier sont bardés d'épines alors que l'églantier porte des aiguillons. Quelle est la différence?
L'aiguillon est une production de l'épiderme de l'arbuste et devient ligneux avec le temps.
L'épine est issue du bois lui-même et est un organe dégénéré(rameau, feuille) ; organes
hypertrophiés et endurcis par le boisement de leur épiderme. Les aiguillons se détachent sans peine des rameaux qui les portent.

Description : arbrisseau épineux de 1 à 3 m, remarquable par sa floraison et sa fructification.
Tiges :minces, souples, verdâtres,souvent arquées, armées de solides aiguillons fortement crochus , larges à la base et aplatis sur la longueur. Avec l'âge, les anciennes tiges prennent l'aspect de tronc à l'écorce grisâtre dépourvu d'aiguillon.

Feuilles : alternes, pennées, stipulées, divisées en 5-7 folioles ovales, dentés sur les bords, glabres sur les 2 faces.

Fleurs : rose pâle ou blanc, solitaires ou en corymbe à l'extrémité des rameaux, de 2 à 8 cm, à 5 sépales et 5 pétales profondément divisés, vite caduques, légèrement parfumées, nombreuses étamines . Floraison mai- juillet.

Fruits : akènes durs et poilus enfermés dans une urne charnue rouge vif à maturité. C'est un faux fruit charnu et lisse. Il est surmonté des sépales et des étamines : c'est le cynorrhodon ou gratte-cul.


CONFUSION MULTIPLES avec les diverses variétés sauvages de rosiers mais il n'est pas nécessaire de savoir les distinguer puisque fleurs et fruits sont comestibles. Attention: certaines espèces sont rares donc, lors de la cueillette, ne prélever qu'une partie des fruits pour la survie des arbrisseaux.

Utilisations alimentaires :
Les fleurs décorent les salades, les desserts, aromatisent huiles et vinaigres.
Les cynorrhodons s'utilisent en sirop, confitures, gelées, purées, tisanes. Il est indispensable d'éliminer le poil à gratter qu'ils contiennent car ils sont très irritants.
Composition :
Les cynorrodons sont très riches en vitamines C (20 fois plus que les agrumes). Ils renferment de la provitamine A, des vitamines B et PP, des sels minéraux, des acides organiques (citrique et malique), de la pectine et des sucres
Les akènes durs qu'ils renferment sont riches en vitamine E.
Les feuilles contiennent d'importantes quantités de tanin.

Rendez-vous à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'Eglantier"


Propriétés médicinales :
Les cynorrhodons sont toniques, dépuratifs, antifatigue, antiscorbutiques. Les akènes sont diurétiques et laxatifs.
Les feuilles sont astringentes.
Feuilles et boutons floraux s'appliquent sur les plaies comme agent cicatrisant.
Le bédégar, excroissance chevelue qui se développe sur les rameaux après une piqûre d'insecte, est un remède courant depuis l'antiquité par sa forte teneur en tanin. Il est astringent et tonique.