mardi 28 juillet 2020

LA CHICOREE

Cichorium intybus

                              Famille : astéracées ou composées.

                              Noms communs : intibe, yeux de chat, herbe à café, laideron, herbe amère,                                                          cheveux de paysans, écoubette.

                                

Description : plante annuelle, bisannuelle ou vivace de 30-120 cm, à feuilles en rosette à la base et à hampe florale rameuse, renfermant un latex blanc très amer.


Tige : unique, cannelée, très rameuse, velue, à rameaux rigides, minces, verts, formant avec la tige un angle obtus.

Feuilles : en rosette à la base, profondément divisées en lobes écartés ou renversés, semblables aux feuilles de pissenlit. Feuilles caulinaires lancéolées, entières, engainantes, les supérieures extrêmement réduites, très velues sur les nervures principales. Elles se récoltent jeunes, avant l'apparition des fleurs.

Fleurs : toutes ligulées, bleu pâle, réunies en capitules disposés vers l'extrémité des rameaux et à l'aisselle des feuilles supérieures.

Floraison : juillet-septembre.

Fruits : akènes surmontés d'une couronne d'écailles.

Partie souterraine : racine principale développée et charnue. Elle se récolte en automne.

Principaux caractères d'identification : feuilles en rosette, latex blanc, tiges rameuses, capitules bleus.

Culture : on cultive, pour sa racine, le cultivar « sativum » et pour ses feuilles, le cultivar « foliosum » (endive, barbe de capucin, chicorée rouge.) On cultive également les cichorium endivia L cvcrispa (chicorée frisée) et cv latifolia (scarole).

Autres espèces du genre en Europe : 2 dont 1 en France, la cichorium endivia.

Les variétés cultivées (chicon, endive, scarole) sont parfois subspontanées dans certaines régions.

Confusions possibles : avant l'apparition de la hampe florale, avec le pissenlit ou d'autres composées à feuilles en rosettes d'aspect semblable qui toutes sont comestibles. La cichorium endivida (qui n'est pas l'endive qu'on cultive) est glabre avec des feuilles ovales en cœur. La laitue vivace (lactuca perennis) a des feuilles glabres et glauques, de saveur douce, ainsi que des fleurs bleu-violacé ou lilas.

Habitat : décombres, prés, bords des chemins, champs incultes, talus. Elle est commune dans toute l'Europe.

Utilisations alimentaires : la chicorée est cultivée pour ses racines que l'on torréfie pour les utiliser comme succédané du café. Celles de la plante sauvage peuvent être employées de même.

Les très jeunes feuilles font de bonnes salades, mais elles deviennent vite amères et doivent être cuites à l'eau pour en adoucir le goût. Elles peuvent ensuite être accommodées de diverses façons. La chicorée est un légume très apprécié en Grèce et en Italie.

Quelques recettes ici.

Composition : les racines de chicorée sont riches en amidon et en inuline, sucre assimilable par les diabétiques. Les feuilles sont très riches en provitamine A (2 fois plus que les épinards et 15 fois plus que les tomates). Elles renferment aussi des vitamines B, C, P, K, des sels minéraux, en particulier du potassium et du calcium ainsi qu'une substance amère. Les fleurs contiennent un glucoside d'esculétol.

Propriétés médicinales : la chicorée est un tonique amer doué de vertus stomachiques, cholagogues, dépuratives, diurétiques et légèrement laxatives.

Elle agit sur la paresse biliaire et améliore le fonctionnement de l’« usine chimique du corps » (anthrax, furoncles, eczéma).




lundi 13 juillet 2020

POTENTILLE ANSERINE

                              Poentilla anserina

                                                  Famille : rosacées

                                                  Noms communs : argentine, patte d'oie, ansérine, bec d'oie, herbe aux oies, plante des crampes.                                                                    

Description : petite plante vivace, 10-50 cm, à feuillage argenté, vivant en colonies.


Tige : rampante, allongée, formant des racines adventives et des stolons.

Feuilles : réunies à la base, divisées en nombreuses folioles allongées, (15 à 25), bordées de dents aiguës, souvent entremêlées de folioles plus petites, couvertes de longs poils soyeux argentés donnant aux feuilles un aspect caractéristique.

Fleurs : à 5 pétales jaunes, portées isolément le long de la tige rampante.

Floraison : de mai à septembre.

Partie souterraine : racines grêles portant çà et là de petits renflements charnus.

Habitat : prés humides, pâturages, bord des chemins et des routes, bois dégagés, proximité des fermes, terrains vagues ou labourés, dunes de sable, max. 2400 m. Souvent adventice des terrains cultivés et des jardins à l'abandon depuis peu. Tolère le piétinement. Plante très commune.

Principaux caractères d'identification : feuilles divisées et argentées.

Autres espèces du genre en Europe : 75 dont 36 en France, 31 en Suisse et 15 en Belgique.

Confusions possibles : aucune dans notre flore. Les feuilles découpées et argentées sont suffisamment caractéristiques.

Utilisations alimentaires : les racines de la potentille ansérine portent des renflements charnus qui ont parfois été consommés. Ils sont nutritifs mais très astringents et bien petits pour être intéressants. Une fois cuits, leur saveur n'est pas désagréable.

Composition : les racines sont riches en amidon et en tanin. Les feuilles et les fleurs utilisées en phytothérapie contiennent tanin, résine, amidon, gomme, cire et fibrine.

Les feuilles se récoltent avant la floraison, de mars à mai et les fleurs se récoltent de juin à septembre.

Propriétés médicinales : toute la plante est astringente, antispasmodique, diurétique, stimulante, et antispasmodique de l’utérus.

Indications : diarrhées, dysenterie, règles douloureuses, crampes d'estomac, convulsions.

En usage interne :1 poignée de feuilles et de fleurs (environ 30 g) par litre d'eau. Infuser 10 minutes et boire 2 à 3 tasses entre les repas.

La racine mâchée de temps en temps raffermit les gencives mais ne pas en abuser car elles contiennent du tanin.

En cuisine : Pas d’utilisation.

Les racines charnues ont été mangées bouillies ou rôties au four mais elles sont astringentes. Les racines de la même espèce vivant en Amérique de Nord sont de meilleure qualité gustative. Les racines de la potentille tormentille (potentilla tormentilla) ont également servi de nourriture mais elles sont extrêmement riches en tanin qui doit être éliminé par plusieurs cuissons à l'eau : elles restent fibreuses et amères. La potentille tormentille possède les mêmes propriétés que la potentille ansérine.

Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades mais elles sont coriaces.

Comestible, oui, mais la plante a peu d'intérêt culinaire. Je n'ai pas de recette à vous proposer !

J'avais envie de vous parler de la potentille car nous la rencontrons souvent lors de nos sorties. Vous pouvez estimer l'utilité de cette plante.

Petit rappel : Balade du 2 août, pour découvrir la colonisation d'un ancien chemin de fer désaffecté.

                         Rendez-vous à 14 h, rue de la gare d'Oret et nous partirons en voiture (covoiturage) sur le lieu de la balade. Balade de 3 km. De retour à la maison, la dégustation fera suite à la balade. Soyez à l'heure pour le rendez-vous s'il vous plaît ! Nous avons du pain sur la planche ! 

 Il est important de s'inscrire sans tarder car le nombre de places diminue.

Merci et à très bientôt.



mardi 30 juin 2020

PETITE PIMPRENELLE


Description : Petite plante vivace de 15-60 cm, formant des rosettes régulières, souvent en colonies.

Tiges : anguleuses, peu rameuses, étalées ou dressées ;
Feuilles : en rosette dense ou alternes le long de la tige. Feuilles de la base composées de 9-25 folioles de forme ovale arrondie, crénelées sur leur pourtour, toujours en nombre impair, d'un vert mat. Vers le sommet de la tige, le nombre des folioles diminue tandis que leur forme s'allonge.
Fleurs : très petites, à 4 sépales ovales d'un vert mêlé de pourpre, démunies de pétales. Sur le même pied, les fleurs sont mâles, femelles ou hermaphrodites. Elles sont groupées en épi au sommet des tiges.
Floraison : avril-août.
Fruits : capsules contenant 2 ou 3 graines.
Partie souterraine : rhizome développé.
Principaux caractères d'identification : rosettes denses, feuilles composées de petites folioles arrondies.
Autres espèces du genre en Europe : 6 dont 3 en France, 2 en Suisse et en Belgique.
Il s'agit surtout de la grande pimprenelle (sanguisorba officinalis), plante commune dans les prairies humides. Les autres espèces ne diffèrent de la petite pimprenelle que par des détails peu perceptibles portant sur la fleur et le fruit.
Confusions possibles : avec les autres espèces du genre, à l'exception de la grande pimprenelle, plus grande, et dont les feuilles basales possèdent des folioles allongées.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la petite pimprenelle ont une saveur caractéristique rappelant nettement le concombre, avec une pointe d'amertume et d'astringence.
On les a employées de tous temps, fraîches, comme condiment dans les salades, les soupes, les omelettes, les sauces, etc. Les toutes jeunes feuilles du centre de la rosette sont les meilleures.
Jusqu'à notre siècle, la plante était cultivée dans les potagers comme le persil l'est encore actuellement.
Les feuilles de la grande pimprenelle s'emploient de même, mais leur saveur est moins fine et elles sont plus coriaces.
Celles des autres espèces s'utilisent exactement comme celles de la petite pimprenelle. Il est d'ailleurs bien difficile de les en distinguer.

 Quelques recettes agréables et fraîches à tester ici.

Composition : les feuilles renferment une huile essentielle, du tanin, des saponines, des vitamines, des sels minéraux
Propriétés médicinales : les pimprenelles sont astringentes, hémostatiques (sanguisorbe vient du latin « sanguis », sang et « sorbeo », absorber) du fait de leur tanin et carminatives grâce à leur huile essentielle.
En usage externe, elles s'utilisent pour cicatriser plaies et brûlures.
Habitat : la petite pimprenelle pousse sur les pelouses et prairies sèches : elle est calcicole.
La pimprenelle officinale se rencontre dans les prairies humides.

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Quel plaisir de vous revoir lors de notre première sortie ! 
C'était un vrai moment de bonheur et de partage et le soleil était de la partie ! Dehors, c'est plus facile de respecter les distances ! 
Les dégustations étaient « la fête au sureau » : potage carotte et fleurs de sureau, pain de viande au lierre terrestre, tarte au fromage et fleurs de sureau, riz au lait et se confiture de sureau (baies), sablés au tilleul, au sucre de lavande ou nature, petits cakes aux fleurs de sureau et financiers à la mélisse sans oublier les confitures de rhubarbe fleurs de sureau et fraises-fleurs de sureau. Eaux de menthe et de mélisses, sirops de fleurs de sureau, groseilles et rhubarbe...vins de noix (c’est le bon moment pour en faire !), muscat de fleurs de sureau, trouspinette et autres... 
C'est un plaisir de vous accueillir car vous faites honneur aux préparations ! 
Un immense merci à vous !



lundi 29 juin 2020

SEMENCES PAYSANNES

Bonjour à tous et à toutes.

Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de plantes sauvages, je me permets de vous faire part d'une information qui pourrait intéresser nombre de défenseurs de la biodiversité dont vous êtes certainement.
L'information m'est fournie par le réseau français "Semences paysannes". 
Cependant il s'agit d'une décision européenne transposable dans le droit des pays membres de l'U.E.



Les semences paysannes enfin accessibles aux jardiniers amateurs.

Après des années de débat, la vente des semences paysannes aux particuliers est désormais autorisée. Ce texte de loi met donc un terme au monopole de grands groupes dont le lobbying avait payé jusque là. 

Mais plus concrètement, en quoi cela est-ce important ? L'autorisation à la vente des semences paysannes a une dimension environnementale. Il s'agit en effet de semences garantes de la biodiversité. De plus, cela signifie qu'il sera désormais possible de faire pousser les fruits et légumes que vous souhaitez. Terminées les fraises et tomates sans goût ! 

Il n'existera plus de restriction stricte en matière des semences qui seront à votre disposition. Qu'attendez-vous pour vous remettre au jardinage ? Votre potager peut désormais accueillir une grande variété de fruits et légumes !


samedi 6 juin 2020

LE CHEVREFEUILLE


LE CHEVREFEUILLE Lonicera xylosteum
                                          Famille : caprifoliacées
                                          Noms communs : camérisier des haies, chèvrefeuille des haies.

Description : arbuste caduc de 3 m max., à feuilles et jeunes rameaux couverts de poils courts et doux. Symbole de l'amour courtois, il se rencontre fréquemment dans le folklore médiéval, chanté par les troubadours. Dioscoride mentionne que la décoction des feuilles bue durant 30 jours, rend stérile. Le chèvrefeuille est repris dans les plantes toxiques pour ce qui concerne le domaine culinaire.


Tiges : dressées, rameuses, à écorce grisâtre.
Feuilles : opposées, pétiolées, largement ovales, aiguës au sommet, entières, mollement velues, d'un vert un peu blanchâtre.
Fleurs : blanc jaunâtre, à corolle formée d'un tube très court, bossu à la base, fendu en deux lèvres, la supérieure à 4 lobes, à 5 étamines saillantes. Réunies en 2 groupes de 2, chaque groupe étant porté par un long pédoncule commun, velu, partant de l'aisselle des feuilles.
Floraison : mai-juin.
Fruits : baies rouges luisantes, globuleuses, réunies par 2 et légèrement soudées à la base ;
Principaux caractères d'identification : aspect buissonnant, feuilles opposées, fleurs, fruits rouges luisants réunis par 2.
Culture : le chèvrefeuille commun (lonicera caprifolium) et le chèvrefeuille des bois (lonicera periclymenum) à fleurs odorantes sont cultivés pour l'ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 15 dont 8 en France, 7 en Suisse et 3 en Belgique.
On peut les classer en 2 groupes : les chèvrefeuilles à port de liane dont les tiges s'enroulent et grimpent sur la végétation environnante et les chèvrefeuilles buissonnants à tige dressée.
Parmi les premiers figurent le chèvrefeuille commun (caprifolium)qui ne se rencontre, à l'état sauvage qu'en Alsace et en Lorraine et le chèvrefeuille des bois (lonicera perulymenum) commun dans toutes nos régions ; ses fleurs blanc crème virant au jaune, parfois teintées de pourpre sont très parfumées.
Dans le Midi, 2 espèces fréquentes : lonicera implexa et lonicera etrusca Santi. Tous possèdent de longues fleurs jaunes et rougeâtres au parfum délicieux, densément groupées au sommet des tiges, et des baies rouges. Ces plantes poussent dans les bois et les haies de plaine.
Le second groupe comprend des espèces de montagnes aux fleurs courtes, groupées par 2 et aux fruits bleus (lonicera coerulea), sur sol acide à 1300-2600m, ou aux fruits noirs (lonicera nigra) ou encore aux fruits rouges (lonicera alpigena) poussant sur sol calcaire jusque 1300m et lonicera pyremaïca.
Les baies de tous les chèvrefeuilles sont à considérer comme toxiques ;
Confusions possibles : éventuellement avec la viorne obier (viburnum opulus), arbrisseau à feuilles opposées et à baies rouges luisantes mais ses feuilles sont caractéristiquement découpées et ses fruits sont groupés en corymbe.
Toxicité : les baies sont toxiques quelle que soit leur couleur. Leur ingestion peut provoquer des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, occasionnellement mortels. A dose plus faible, ils sont émétiques et purgatifs. Chez certaines espèces comme le camérisier des haies, ils sont un peu sucrés ce qui est dangereux, d'autant plus que la belle couleur des fruits les rend bien tentants. Les baies bleues sont amères et immangeables.
Utilisations alimentaires et médicales :
En phytothérapie, les feuilles et les fleurs sont utilisées en usage interne et externe.
En gemmothérapie, lonicera nigra et lonicera japonica sont également utilisés mais ce sont là des utilisations médicales qui ne sont pas de notre ressort.
Côté alimentaire, le chèvrefeuille est repris comme plante toxique.
Composition : les fruits sont riches en saponine.

Je n'ai aucune recette à vous proposer pour utiliser le chèvrefeuille mais voici quelques nouvelles recettes à base de fleurs de sureau puisque cet arbuste nous offre une superbe floraison cette année.

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SOLUTIONS DU JEU DU 12 MAI.


A : alliaire, photo n°9  
B : aubépine, photo n°10
C : parisette, photo n°11
D : fraisier, photo n°12
E : sorbier, photo n°13
F : pissenlit, photo N° 5,7 et 15 (j'ai un faible pour cette fleur !)
G : bardane, photo n° 16
H : le sceau de Salomon, photo n° 18
I : tussilage, photo n° 19
J : fougère aigle, photo n° 21



mardi 12 mai 2020

BALADE VIRTUELLE EN MAI.

Cette semaine je vous propose un petit jeu.
Jai eu la chance de pouvoir faire une belle petite promenade, malheureusement en solitaire, lors d’une belle journée de ce printemps confiné.


Voici quelques photos de paysages et de petits chemins qui dégagent d'agréables senteurs de printemps !
Les couleurs et la lumière sont très douces et si vous fermez les yeux, vous vous promenez dans un vrai coin de paradis ...





Vous trouvez aussi ci-dessous des photos de diverses plantes et 10 définitions.
Le jeu consiste à retrouver le nom de la plante qui correspond à la bonne définition et de relier la réponse à la photo correspondante.

Attention, pour corser un peu le jeu, il y a plus de photos que de définitions.

  1. J'appartiens à la famille des brassicacées et au froissement, je dégage une légère senteur d'ail. Mes feuilles très jeunes ressemblent aux feuilles de lierre terrestre mais au fur et à mesure de ma croissance, elles ressemblent aux feuilles de lamier. Mes petites fleurs blanches à 4 pétales forment un petit bouquet au sommet de la tige. Je suis ...................... et ma photo correspond au numéro ...


  1. Aïe, je pique ! Je suis un arbuste et mon nom botanique est « cratægus », du grec « krataigos », très résistant, ce qui qualifie mon bois. Je forme des haies vives avec d'autres arbustes épineux. Mes fleurs éclosent actuellement et vous pouvez en faire une infusion très efficace pour le cœur car je suis cardiotonique. Mes fruits, les cenelles, possèdent aussi les mêmes propriétés. Je suis .................... et ma photo correspond au numéro ...

  1. Pas touche car je suis toxique !
Très facile à identifier avec mes 4 feuilles verticillées à la moitié de la tige et ma fleur solitaire. Je pousse souvent en touffes et j'aime les lieux ombragés humides. Mon nom évoque la capitale de la France. Je suis .......................... et ma photo correspond au numéro ...

  1. La saison de mes fruits débute. J'ai de nombreuses variétés cultivées, avec des fruits plus gros mais ma saveur est unique ! Mes fleurs blanches dépassent à peine de mes feuilles trifoliées et la cueillette de mes fruits demandent temps et patience, mais tartes et confitures sont un délice ! Je suis .............................. et ma photo correspond au numéro ...

  1. Voici un arbre intelligent : il a l'art de tirer le meilleur parti de conditions de vie considérées comme mauvaises ou pauvres... Prenons en de la graine ! Ses feuilles se composent de 5 à 7 paires de folioles dentés et ses fleurs blanches forment des corymbes superbes et délicatement parfumés. Ses fruits rouge vif sont délicieux et très riches en vitamine C. Ils régalent humains et oiseaux. Je suis ......................... et ma photo correspond au numéro ...

  1. Très facile : si je vous dis « dent de lion » vous me reconnaissez ? Tout est comestible chez moi : racine, feuilles et fleurs. Mes graines se dispersent d'un léger souffle de vent et s'envolent comme de petits parachutes. Je suis ............................ et ma photo correspond au numéro ...

  1. Ma racine pivotante et vigoureuse est excellente à déguster mais munissez-vous d'une bonne bêche pour me déterrer. Mes feuilles sont grandes et légèrement poilues. Mes fruits sont munis de crochets : si un petit mammifère passe près de moi, mon fruit s'accroche dans ses poils et, après une petite balade, il tombe sur le sol et assure ma reproduction. Je suis ............................. et ma photo correspond au numéro ...

  1. En phytothérapie, c'est mon rhizome qui est utilisé mais je suis une plante toxique car je contiens beaucoup de saponines et de l'oxalate de chaux. Je pousse souvent en touffes et sur ma tige légèrement arquée une grappe de fleurs blanches bordées de vert s'accroche dans l'aisselle de chacune de mes feuilles alternes. Je suis ............................... et ma photo correspond au numéro ...

  1. J'ai comme nom vulgaire « le pas d'âne ». Ma fleur est un joli capitule jaune solitaire porté par une tige à écailles. Mes feuilles apparaissent après mes fleurs ; elles sont toutes basales, blanc farineux au revers et sont comestibles. J'apprécie les lieux humides, les lisières de forêts. Je suis ................................. et ma photo correspond au numéro ....

  1. Mes feuilles s'appellent « frondes » et mon pétiole est garni d'écailles ou de poils. Je suis très commune et indicatrice de l'acidité du sol. Lorsque mes feuilles enroulées en crosse apparaissent à la mi-avril, je suis comestible à condition de me blanchir au moins 2 fois dans de l'eau bouillante salée. Je me déguste alors comme les asperges vertes. Mes frondes forment une excellente litière pour poules et lapin car j'ai un pouvoir insecticide. Je suis ................................ et ma photo correspond au numéro ...

Avez-vous identifié ces 10 plantes ? Reconnaissez-vous les plantes des autres photos ?
En cas de doute, vous pouvez retourner vers le blog pour vérifier car toutes ont été décrites !
Vous pouvez m'envoyer vos réponses mais elles seront notées dans le prochain article qui décrira le chèvrefeuille.
















Vous avez pris le temps de vous amuser un peu ? Super ! Si ça vous a plu, dites-le et je recommencerai sous une autre forme peut-être et si vous avez des idées, vous pouvez m'en faire part et j'essaierai de les exploiter. A très bientôt pour d'autres découvertes.


mardi 5 mai 2020

LE BOUILLON BLANC


LE BOUILLON BLANC ou MOLENE
                                                                  Verbascum thapsus
                                                                  Famille : scrofulariacées
                                                                  Noms communs : cierge de Notre Dame, herbe de Saint Fiacre, fleur de grand chandelier, queue de loup, oreille de Saint Cloud, bonhomme, blanc-de-mai.

Description : plante bisannuelle atteignant 1,50 m à 2 m de hauteur, douce, à poils laineux, blanc grisâtre.


Tige : unique, dressée.
Feuilles : grandes, épaisses, blanchâtres, cotonneuses et crénelées. Feuilles basales elliptiques à oblongues, émoussées, dentées ou entières, à pétiole étroit ailé, feuilles supérieures plus petites à la base, leur base atteignant presque la feuille précédente.
Fleurs : jaunes pâles, 12 à 35 mm, en épis dense laineux, parfois ramifiés à la base, 5 étamines avec des poils blancs sur les filets, les antérieures sont glabres ou presque.
Floraison : juin à novembre.
Habitat : haies, terrains vagues, broussailles, bord des routes, prés rocailleux, sur sol calcaire ou graveleux, rocailleux, sec.
Récolte : les fleurs en juillet, août. Les feuilles, un peu avant la floraison.
Culture : cultivé fréquemment dans les jardins, peu exigeant sur la nature du sol, aime les endroits ensoleillés.
Principaux caractères d'identification : plante laineuse, grisâtre en forme de cierge.
Autres espèces du genre en Europe : plus de 250 espèces et nombreux hybrides. Nombreuses espèces des régions méditerranéennes. 6 espèces en Belgique.
Composition : caroténoïde dans les fleurs, feuilles et fleurs riches en mucilages et tanins. Elles fabriquent également des flavonoïdes : espéridoside, verbascocide, iridoïdes ou hétérosides et des saponocides, elles contiennent huile essentielle, mucilage, matière colorante, sucre, acides gras libres.
Propriétés médicinales : béchique, pectoral, émollient, diurétique, sudorifique, légèrement narcotique.
Toxicité : les saponosides peuvent être toxiques ; il est important de bien respecter les quantités indiquées pour réaliser les recettes.
Utilisations : le bouillon blanc s'emploie surtout sous forme de spécialités pharmaceutiques, en allothérapie et sous forme d'infusé en tisane. Il combat le rhume opiniâtre et provoque la miction, calme les douleurs intestinales en agissant comme émollient.

Outre les utilisations de plantes qui guérissent, je ne connais pas de recette alimentaire mais l'utilisation de cette plante peut être utile pour prévenir les problèmes respiratoires (toux, maux de gorge). 
Ne pas dépasser les doses indiquées car la plante contient des saponosides.

Je n'ai pas trouvé de vraie recette de cuisine par contre le bouillon blanc se prête bien aux tisanes et infusions. (dans le chapitre POUR AMELIORER LA RESPIRATION.)


LA PROCHAINE PARUTION, nous repartons pour une sortie virtuelle : nous redécouvrirons une quinzaine de plantes mais je cogite encore pour imaginer la façon de vous présenter tout ça. C'est une manière de m'occuper durant ce confinement, de faire fonctionner l'imagination et de maintenir les connaissances.

A très bientôt donc et courage à vous tous.

Les réponses de notre petit jeu de l'article précédent :  
1. L'ortie
2.La consoude
3.Le pétasite
4.Le prunellier
5.Le gratteron.

Ouf, tout le monde avait reconnu !
A très bientôt pour un autre petit jeu !

dimanche 19 avril 2020

BALADE VIRTUELLE EN AVRIL 2020



Grand bonjour à vous tous.

Comme promis, je vous emmène en balade dans mon joli village d'Hanzinelle, petite perle verte de l'entre Sambre et Meuse.

Cette balade, nous l'avons vécue le 14 avril 2019 : il faisait assez froid et le prunellier était bien fleuri : c'est la période appelée dans notre dialecte, « hivièr des noirs espènes » et c'est vrai que chaque année, lors de la floraison du prunellier, il fait plus froid, à la limite du gel ...
C'était peu le cas cette année car la floraison de notre arbuste se termine. J'espère que vous en avez profité pour en récolter et aromatiser crèmes et teurgoules (riz au lait).

Le long des chemins et sentiers, nous avons rencontré une grande quantité de plantes : plantain, consoude, lamiers blanc, jaune, pourpre, ortie, berce, pissenlit, gratteron, arum tacheté, ficaire, prunellier, lierre terrestre, primevère, aubépine, jacinthe des bois, pétasite, tussilage et lierre.
Vous pouvez vous exercer à la reconnaissance en retrouvant les photos, identifiez s'il s'agit d'une plante comestible ou pas et retrouvez les recettes pour les saveurs particulières de ces plantes.

Cette année, la saison est un peu plus avancée mais nous retrouvons les mêmes plantes : les fleurs de pissenlit sont très belles et vous pouvez en faire de la cramaillote, du vin de fleurs et du chutney de fleurs de pissenlit et de renouée du Japon. (mon chutney est dans la casserole et si vous n'en avez pas fait, lors de la première balade après confinement, je me ferai un plaisir de vous le faire goûter.)

Fermez les yeux devant une photo et vous rêvez que vous êtes en pleine nature : remplissez vos poumons d'air frais et écoutez les nombreux oiseaux qui nous régalent de leurs chants.
Vous souvenez-vous du texte de Daudet, « Le sous-préfet aux champs » : il rêve, il s'évade, il prend du bon temps...
Faites donc comme lui.

Merci à Jean Pascal pour les photos, bon courage à vous tous et continuez de rêver. 
Une fleur, un papillon, une abeille, un oiseau, des cris d'enfants, le « glouglou » du ruisseau : tout est beau et permet de s'évader !     

Après cette petite vidéo qui se trouve également sur la page "Balades nature" je vous propose, non pas un examen puisque nos nombreux ministres de l'éducation en ont décidé ainsi,  mais un petit jeu facile de reconnaissance des plantes de saison.

Pour les gourmands j'ai ajouté une recette de confiture à la renouée du Japon.  Mais dépêchez-vous de cueillir les pousses tendres car cette plante croit extrêmement vite.



Petit questionnaire à choix multiples juste pour s'amuser.

La plante ci-dessus est : a) une ortie
                                       b) un lamier blanc
                                       c) de l'alliaire

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Et cette autre aux larges feuilles est-ce :
                                          a) du chénopode
                                          b) de la consoude
                                          c) de l'épinard sauvage.

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Pas de doute, la plante ci-dessus est :
                                          a) la petasite (rhubarbe sauvage)
                                          b) un arum
                                          c) du lierre terrestre
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Sans ambiguïté possible voici les fleurs d'un arbuste :
                                             a) le merisier
                                             b) l'aubépine
                                             c) le prunellier

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Et une dernière facile à reconnaître :
                                             a) le gratteron
                                             b) la ficaire
                                             c) l'ail des ours.

Bon amusement !

Les bonnes réponses paraîtrons dans le prochain article.

Vivement le retour à la liberté de se promener ensemble et au plaisir de se revoir en chair et en os.


mercredi 15 avril 2020

ASPERGE SAUVAGE

Asparagus officinalis
                                              Famille : les liliaceae
                                               Nom commun : asperge officinale

Description : grande plante vivace de 50-150 cm, très rameuse, à feuillage plumeux.

Turions : (les jeunes pousses), épais
Tige : dressée, lisse, très rameuse, verte.
Feuilles : réduites à des écailles portant à leur base un fascicule de 3-8 rameaux filiformes verts, mous, de 10-25 mm de longueur.
Fleurs : en cloche, à 5 tépales jaunâtres, striés de vert sur le dos, pédonculées, isolées ou par 2. Les fleurs mâles et femelles sont portées sur des pieds séparés.
Floraison : juin, juillet.
Fruits : baies rouges de la forme et de la taille d'un pois.
Partie souterraine : tige souterraine à racines épaisses et blanchâtres.

Principaux caractères d'identification : aspect de la plante feuillée, en particulier lorsqu'elle est en fruits.
Les turions se reconnaissent facilement, ce sont les « asperges » bien connues, sortant du sol, isolées ou en groupes.

Culture : l'asperge est fréquemment cultivée dans les potagers.

Autres espèces du genre en Europe : 12 dont 4 en France. Il s'agit en particulier de l'asperge à feuilles aiguës (asparagus acutifolius) comme dans le Midi ; ses turions très minces se transforment en rameaux aux feuilles raides et piquantes et ses fruits sont noirs. Après un incendie de forêt, elle est la première à surgir du sol, les beaux jours revenus : elle marque les prémices du renouveau.
L'asperge rude (a. Scabes) de la région méditerranéenne a aussi des feuilles piquantes mais ses fruits sont rouges. L'asperge à feuilles ténues (a. Tenuifolius) possède des feuilles très fines, molles et des fruits rouges ; elle est présente dans les massifs montagneux.

Confusions possibles : aucune en dehors du genre lorsque la plante est en feuilles ou avec les autres espèces s'il s'agit des jeunes pousses.

Cueillette : jeunes tiges (turions) en mars-mai.
Ramasser les tiges lorsqu'elles sont encore très tendres : il faut pouvoir les couper entre les doigts. Elles deviennent rapidement ligneuses. Les turions sont souvent cachés dans l'herbe et difficiles à voir.

Habitat : lieux sablonneux, incultes, haies, taillis dans presque toute la France, souvent subspontané, Suisse, Belgique, centre et sud de l'Europe.

Utilisations alimentaires : les asperges sont généralement cuites à l'eau ou à la vapeur et servies avec une sauce, mais il est aussi possible de les manger crues ou mélangées à d'autres légumes dans une salade. Leur saveur est alors toute différente, surtout si les tiges sont très jeunes et récemment cueillies. Bien que les turions de toutes les asperges soient comestibles, leur saveur n'est pas égale. L'asperge rude est à éviter car elle est très amère. En revanche, l'asperge à feuilles aiguës, bien que légèrement amère est très appréciée dans le Midi. L'asperge à feuilles ténues a une saveur douce mais elle est plus rare.
Voilà quelques recettes que vous pouvez tester durant le confinement : les asperges (bio) du commerce feront parfaitement l'affaire !
Pensez à tous ces petits producteurs locaux qui fournissent des légumes de qualité et ne les oubliez surtout pas après le confinement !!

Composition : l'asperge contient des vitamines A., B, PP, des sels minéraux, de l'asparagine (qui communique à l'urine une odeur caractéristique), des glucides et des protéines.

Propriétés médicinales : la plante est diurétique, dépurative et légèrement laxative. En médecine, on utilise surtout la racine qui contient : mannite, asparagine, coniférine, sel de potasse et albumine végétale. Elle est indiquée pour les douleurs rénales, l'hydropisie, l'ictère et est un sédatif du cœur.

Toxicité : les baies contiennent des saponines et sont dangereuses. Les autres parties de la plante ne présentent pas de problème.

C'est le bon moment pour cueillir pissenlits, crépis, lapsane, épervière, laiteron, cardamine, plantain, oseille, alliaire, ortie, jeunes feuilles d'aubépine, de bouleau, de tilleul, jeunes pousses d'épicéa, sans oublier les fleurs : pâquerettes, pissenlits et fleurs de prunellier avec lesquelles vous réalisez d'excellents desserts au goût d'amande : Faite donc une teurgoule, dessert normand délicieux ! La recette est sur le blog : (recettes de marraine Bobette, prunellier)

J'en profite pour transmettre un salut amical aux amis français inconnus mais qui me suivent sur ce blog : vous êtes encore plus confinés que nous !! 
Courage à tous, on verra le bout du tunnel, même si c'est très long !!
A très bientôt pour une balade virtuelle.