vendredi 21 juin 2019

RUMEX CREPU


LE RUMEX CREPU.  Rumex crispus
                                         FAMILLE : polygonacées.

Description : grande plante vivace de 50- 120 cm, glabre dans toutes ses parties, poussant souvent en groupe.

Tige : dressée, rameuse, feuillée jusqu'en haut.
Feuilles : les inférieures réunies en touffe, ovales, les moyennes oblongues, lancéolées, les supérieures allongées. Aiguës au sommet, fortement ondulées sur les bords, un peu épaisses, d'un beau vert foncé, munies d'un pétiole plan sur le dessus, se raccourcissant progressivement vers le haut de la tige. Nervure centrale et pétioles striés.
Fleurs : très petites, à sépales verdâtres, dénuées de corolle, réunies en longues grappes dressées.
Floraison : juillet- août.
Fruits : tétraédriques, à angles vifs, entourés des sépales agrandis en forme de cœur renversé.
Partie souterraine : racine principale développée, très profonde, charnue, jaune intérieurement.
Principaux caractères d'identification : feuilles allongées et fortement ondulées, les inférieures réunies en touffe. Comme il est préférable de récolter la plante lorsqu'elle est jeune, il faudra apprendre à l'identifier à ses seules feuilles.
Culture : la patience (rumex patientia) était autrefois cultivée pour ses feuilles dans les potagers sous le nom d'oseille épinard ».
Autres espèces du genre en Europe : 49 dont 18 en France, 15 en Suisse et 14 en Belgique.
Confusions possibles : avec les autres rumex dont les feuilles ne sont pas acides. Les oseilles, déjà décrites dans ce blog, s'en distinguent par leur acidité caractéristique. Tous les rumex ont un port semblable. Le rumex crépu s'identifie assez facilement à ses feuilles allongées et fortement ondulées. Les principales espèces rencontrées dans nos régions sont les rumex sanguineus, conglomératus, hydrolapatum, obtusifolius, maritimus, palustris, patientia. Les feuilles des rumex sont très amères et astringentes. Une confusion serait sans danger car aucune de ces plantes n'est toxique.
Utilisations alimentaires : lorsqu'elles sont très jeunes, encore enroulées, les feuilles du rumex crépu peuvent être ajoutées crues aux salades. Mais elles sont extrêmement mucilagineuses. Plus tard, il sera préférable de les faire cuire et même bouillir dans une ou deux eaux si leur astringence et leur amertume sont devenues trop prononcées. Après ce traitement, on peut les accommoder de diverses manières. Elles gardent assez de saveur pour pouvoir être considérées comme un excellent légume sauvage. 
Je vous livre ici quelques recettes. 
Les feuilles du « rumex patientia » ont été cultivées dans les potagers comme légume vivace et employées comme l'épinard. Quant aux autres espèces, il est indispensable de faire bouillir les feuilles dans plusieurs eaux pour en éliminer le tanin qui les rend fortement amères et astringentes.
Composition : les feuilles du rumex sont extrêmement riches en provitamine A et en vit. C. Elles ont une teneur importante en protéines complètes, en vit. B1, B2 et en sels minéraux. Elles renferment aussi du mucilage (surtout lorsqu'elles sont jeunes), du tanin et de l'acide oxalique
Propriétés médicinales : les feuilles sont à la fois adoucissantes et astringentes. La racine, riche en fer, est parfois employée comme antianémique (elles augmentent le taux d'hémoglobine), pulvérisée et prise en cachets car elle est très amère. Elle est également dépurative, astringente (du fait de son tanin) et tonique.
En usage externe, on s'en servait, écrasée, comme cicatrisant sur les plaies et les ulcères.
Tous les rumex sont riches en tanin et essentiellement astringents.
Toxicité : les oxalates solubles formés à partir de l'acide oxalique sont irritants. Une cuisson à l'eau permet de les éliminer en grande partie.


REMERCIEMENTS.

A la découverte de l'énergie des arbres, Yves nous a ouvert les yeux sur ces « géants aux pieds d'argile ». Bien observer et se concentrer pour ressentir la force ou la faiblesse des arbres ; c'était interpellant et très intéressant ! Nous ne regarderons plus ces végétaux avec le même regard ! Merci à Yves pour ce partage !
Après cette découverte, nous avons partagé des saveurs de saison en dégustant :
  • Un pain de viande au lierre terrestre
  • Une soupe de mouron des oiseaux
  • Un risotto au lierre terrestre
  • Un gratin d'égopode
  • Un gâteau tilleul citron
  • Une teurgoule au parfum de fleurs de sureau
  • Un chocolat à la menthe
  • Des cerises églantines
  • Des biscuits ménigoute.

Certaines recettes se retrouvent déjà sur le blog ; les autres, vous les retrouverez d'ici une quinzaine de jours.
Ambiance de partage, de bonne humeur et de détente grâce au soleil et au sourire de chacun de vous. UN SEUL MOT : MERCI !

Prochaines sorties :

Le 14 juillet : balade repas : déjà complet !

Le 25 août : petits fruits des haies et provisions pour les jours d'hiver.
                    Rendez-vous : rue de la gare d'Oret, 47 à Hanzinelle à 14 h .
                    Inscription obligatoire au plus tard le 21 août.

mardi 11 juin 2019

LIONDENT D'AUTOMNE ET PICRIDIE

LIONDENT D'AUTOMNE.
                                                           Leontodon autumnalis
                                                           Famille : astéracées

Description : plante vivace de 10-50 cm, à feuilles en rosette, ressemblant superficiellement au pissenlit.

Tige : unique, dressée, simple ou rameuse, glabre, presque démunie de feuilles.
Feuilles : feuilles de la base allongées, dentées ou profondément divisées en lobes aigus, glabres. Les supérieures petites, linéaires, entières.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes. Groupées en capitules portés par un pédoncule légèrement élargi au sommet.
Floraison : juillet- octobre.
Fruits : akènes allongés, rugueux, surmontés d'une aigrette de soies plumeuses d'un blanc rougeâtre, disposées sur un seul rang.
Partie souterraine : tige souterraine courte portant généralement plusieurs tiges florifères.
Principaux caractères d'identification : feuilles en rosette basale, tige rameuse, capitules jaunes, aigrettes plumeuses. Si on désire ramasser les feuilles avant le développement de la tige, les seuls guides sont leur aspect (lobes aigus) et leur caractère glabre ce qui n'est pas toujours suffisant.
Autres espèces du genre en Europe : 26 dont 5 en France, 6 en Suisse et 3 en Belgique. La plupart sinon toutes, sont également comestibles.
Confusions possibles : avec les espèces voisines, dont le liondent d'automne se distingue par sa tige souvent rameuse. Chez les autres liondents, elle est simple et ne porte qu'un capitule. Il est possible de confondre cette plante avec d'autres composées, surtout avant le développement de la tige. La combinaison tige rameuse, feuilles glabres à lobes aigus, aigrettes plumeuses limitera les confusions. Elles seraient d'ailleurs sans danger car toutes les composées du « type pissenlit » à fleurs toutes ligulées sont comestibles.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles du liondent font de bonnes salades et peuvent être consommées cuites, comme légumes. Leur saveur est agréable.
Cueillette : feuilles, de l'automne au printemps. Il est préférable de ramasser les feuilles lorsqu'elles sont encore en rosettes, avant le développement de la hampe florale.
Habitat : prairies, pâturages, champs. Presque toute la France, rare dans la région méditerranéenne, Suisse, Belgique, ouest, centre et nord de l'Europe.


PICRIDIE.
                                Reichardia picroides
                                Famille : astéracées.
                              
Description : plante annuelle de 10-40 cm, glabre, d'un vert bleuté, à feuilles inférieures en rosette, ressemblant un peu au pissenlit.

Tiges : dressées, rameuses, longuement nues vers le haut.
Feuilles : en rosette à la base, allongées, à lobes épars, aigus. Feuilles supérieures entières ou dentées embrassant la tige par de larges oreillettes arrondies, entières ou dentées. Glabres, un peu caoutchouteuses au toucher et charnues, d'un vert bleuté.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes. Réunies en capitules solitaires à l'extrémité d'un pédoncule renflé en coupe au sommet, persistant jusqu'à l'année suivante.
Floraison : avril-juillet.
Fruits : akènes couverts de tubercules saillants, surmontés d'une aigrette de soies nombreuses.
Partie souterraine : racine pivotante développée.
Principaux caractères d'identification : répartition géographique (sud-est de la France), couleur et toucher des feuilles, pédoncules des plantes de l'année précédente persistant au printemps. Les nouvelles plantes poussent généralement à proximité des anciennes.
Culture : la picridie était autrefois cultivée comme salade en France et en Italie.
 Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : la picridie ressemble à d'autres plantes proches du pissenlit, surtout au stade de la rosette, mais ses feuilles sont glabres, un peu charnues et caoutchouteuses au toucher, d'un vert bleuté, et la présence éventuelle des pédoncules secs des plantes de l'année précédente devraient éviter toute confusion.
Le laiteron maraîcher a des feuilles de couleur et de toucher semblables, mais plus grandes et plus découpées et les plantes de l'année précédente ne persistent pas.
Utilisations alimentaires : les feuilles de la picridie forment une des meilleures salades sauvages. Elles sont tendres, croquantes, totalement dénuées d'amertume et leur saveur est délicieuse. Il serait dommage de les faire cuire tellement elles sont bonnes crues.
Cueillette : feuilles de mars à juin.
Il est préférable de ramasser les feuilles lorsqu'elles sont encore toutes en rosette, avant le développement de la hampe florale. Elles sont toujours très bonnes après, mais plus ardues à ramasser.
Habitat : champs, bords des chemins, lieux pierreux. Sud-est de la France et région méditerranéenne.

QUELQUES NOUVELLES RECETTES.
Pudding aux feuilles et aux fleurs de pissenlits.
Bûche au coquelicot.
Gratin d'aegopode


RAPPEL DES SORTIES :

Dimanche 16 juin à 14 h (attention, l'heure est modifiée) place d'Hanzinelle.
Le dimanche 14 juillet à partir de 10 h journée balade et repas !

dimanche 19 mai 2019

CIRSE POTAGER

LE CIRSE POTAGER.   Cirsium oleraceum
                                             Famille : astéracées ou composées .
                                             Nom vulgaire : cirse faux épinard.

Description : grand chardon inerme (sans aiguillon ni épine) de 50-1 m 50, vivace, à larges feuilles, formant souvent de grandes colonies.


Tige : dressée, feuillée de la base au sommet.

Feuilles : en rosette à la base, les inférieures grandes et pétiolées, indivises ou divisées en segments plus ou moins larges, bordés de dents munies d'épines non vulnérantes (non blessantes). Feuilles moyennes embrasant la tige par deux oreillettes, les supérieures entières. D'un vert clair, molles.

Fleurs : toutes en tube, jaune pâle, entourées d'écailles sur le réceptacle. Réunies en capitules, 25-40 mm, par 2-6, en inflorescences terminales, enfouis dans un groupe de feuilles formant coupe.
Floraison : juin à septembre.

Fruits : akènes surmontés d'une aigrette de poils plumeux.

Partie souterraine : racines charnues.
 
Principaux caractères d'identification : habitat (lieux humides), larges feuilles en rosette bordées d'épines molles, inflorescence dans des feuilles en coupe, fleurs jaune pâle.

Autres espèces du genre : cirse porte- laine.

Habitat : lieux humides, bois humides, marécages, marais, bords des rivières et des ruisseaux.

Confusions possibles : à priori aucune en tenant compte des caractères de la plante : aucun autre chardon n'est véritablement inerme et bien peu ont des fleurs jaunes. Dans le midi, le cirse de Montpellier (cirsium monspessulanum) n'est pratiquement pas épineux et pousse aussi dans les lieux humides mais ses fleurs sont pourpres. La confusion serait sans danger car il est également comestible.

Utilisations alimentaires : lorsqu'elles sont tendres, les racines sont bonnes cuites ou crues. Les très jeunes feuilles font de très bonnes salades. Les feuilles plus âgées sont meilleures cuites. On peut les accommoder de multiples façons : leur goût st bien marqué. Leurs nervures centrales épaisses, croquantes et juteuses peuvent s'employer comme des cardes, en gratin par exemple.
Les jeunes tiges encore tendres se mangent pelées, à la façon du céleri blanc : elles sont croquantes, juteuses, à la fois sucrées et salées.
Les réceptacles se dégustent crus ou cuits comme des fonds d'artichauts, mais vu leur petite taille, il faut s'armer de patience pour la récolte.
Les feuilles du cirse de Montpellier se consomment comme celles du cirse potager.

Quelques recettes ici.

Composition : la plante contient de l'inuline, sucre assimilable par les diabétiques.


Petit rappel des prochaines activités : 
Ce samedi 25 mai : jardin naturel à Gerpinnes de 14h à 18 h.
Le dimanche 16 juin, en compagnie de YVES, découvrons l'énergie des arbres.

mardi 23 avril 2019

CREPIS et PORCELLE

Continuons l'exploration des "mauvaises herbes" de notre proche environnement.

1. CREPIS VERDATRE.  ou crépide


Description : plante annuelle de 15 à 80 cm, à rosette développée, ressemblant superficiellement à un pissenlit.

Tige : dressée, striée, glabre, rameuse.
Feuilles : la plupart réunies en rosette basale, allongées, à lobes aigus munis de dents éparses, avec un segment terminal plus grand. Feuilles caulinaires devenant entières vers le sommet, sessiles. A peu près glabres, d'un vert clair.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes, souvent tachées de pourpre en dessous, réunies en capitules à involucre pubescent.
Floraison : juin à septembre.
Fruits : akènes verdâtres munis de 10 côtes très fines et d'une aigrette à soies non plumeuses.
Partie souterraine : racine principale développée.
Principaux caractères d'identification : feuilles à la fois en rosette basale et sur la tige qui est rameuse, aigrettes des fruits non plumeuses. Identifier la plante à ses feuilles seules, sans la hampe florale est plus délicat. Le fait qu'elles soient glabres et divisées en lobes aigus constitue le principal caractère.
Autres espèces du genre en Europe : 69 dont 24 en France, 20 en Suisse et 8 en Belgique, difficiles à distinguer les unes des autres.
Confusions possibles : avec les autres crépis (akènes souvent nécessaires pour l'identification des espèces), avec d'autres composées à feuilles glabres telle la porcelle glabre, le liondent d'automne et même le pissenlit lorsque la hampe florale n'est pas développée.
Ces confusions seraient sans danger car toutes les composées de « type pissenlit », à fleurs ligulées sont comestibles.
Utilisations alimentaires : quelques feuilles ajoutées aux salades y apportent une amertume qui peut être agréable. 
Pour consommer en quantité les feuilles du crépis verdâtre, il vaut mieux les faire cuire dans 1 ou 2 eaux pour en éliminer l'amertume qui autrement serait trop forte pour la plupart des palais.
Les jeunes rosettes d'autres espèces sont ramassées dans le midi de la France comme salade de printemps.
Pour des idées recettes de crépis : puisez dans les recettes du pissenlit mais utilisez de préférence des jeunes feuilles et des jeunes pousses pour éviter une trop forte amertume.
Cueillette : feuilles, mars-juin. Il est préférable de ramasser les feuilles lorsqu'elles sont toutes en rosette, avant le développement de la hampe florale.
Habitat : champs, prés, bois. Toute la France, Suisse, Belgique, toute l'Europe.



PORCELLE GLABRE.
Description : plante annuelle de 10-40 cm, à feuilles en rosette ressemblant superficiellement à un pissenlit.

Tige : dressée, simple ou rameuse, glabre, nue.
Feuilles : toutes en rosettes, oblongues, bordées de dents ou de lobes aigus, glabres ou ciliées.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes, réunies en capitules à involucre glabre.
Fruits : akènes allongés, certains munis d'un bec, à aigrette de soies plumeuse.
Partie souterraine : racine pivotante grêle.
Principaux caractères d'identification : Feuilles en rosette basale, tige rameuse, capitules jaunes, aigrettes plumeuses. Avant que les tiges ne se développent, le seul repère est fourni par les feuilles, glabres ou ciliées et à dents ou lobes pointus.
Autres espèces du genre en Europe : 9 dont 4 en France, 3 en Suisse et 2 en Belgique. Il s'agit principalement de la porcelle tachetée et de la porcelle enracinée, toutes deux comestibles mais moins bonnes.
Confusions possibles : avec les porcelles précitées, plantes vivaces à feuilles velues, ou avec d'autres composées liguliformes, en particulier le liondent d'automne, le crépis verdâtre voire même le pissenlit lorsque leur hampe florale n'est pas développée.
Avec d'autres composées, la combinaison feuilles glabres ou ciliées, bordées de dents aiguës, tige rameuse et aigrette plumeuse limitera les confusions. Elles seraient d'ailleurs sans danger car toutes les composées du type « pissenlit », à fleurs toutes ligulées sont comestibles mais parfois amères.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles forment de bonnes salades printanières. On peut aussi les faire cuire comme légume et si l'âge leur donner trop d'amertume, il faudra les faire bouillir dans 1 ou 2 eaux. Les autres espèces sont consommées de la même façon.
Pour des idées recettes de porcelle : puisez dans les recettes du pissenlit mais utilisez de préférence des jeunes feuilles et des jeunes pousses pour éviter une trop forte amertume.
Cueillette : rosettes de feuilles, de l'automne au printemps. Il est préférable de ramasser les feuilles avant le développement de la hampe florale.

Pour conclure je vous propose quelques nouvelles recettes que vous trouverez en cliquant sur les liens ci-dessous :

Orties : pâte à tartiner

             sablés aux orties
             galettes roulées au pesto d'orties
Plantain : terrine forestière au plantain
Pissenlit : tatin de pissenlits aux tomates séchées
Tussilage : chapatis aux feuilles de tussilage.


Actuellement, ne vous privez pas d'utiliser l'ail des ours
                                                                      les fleurs de prunelier
                                                                      le plantain
                                                                      les orties

                                                                      les pissenlits et ses amis.

Merci aux participants de la balade du 14 avril : vent assez froid, peu de soleil mais très belles découvertes et excellente ambiance.
Les dégustations ont été appréciées et une soupe aux orties a complété l'éventail des plats proposés, histoire de se réchauffer. Vous êtes toujours très enthousiastes, ça fait chaud au cœur.
MERCI, MERCI


vendredi 5 avril 2019

LAPSANE et LAITERON


LA LAPSANE. Lapsana communis
                         Famille : astéracées
Description : « mauvaise herbe » annuelle de 20 cm-1 m, à feuilles en rosette et à capitules jaunes ressemblant en plus petit à ceux des pissenlits.

Tige : unique, dressée, rameuse au sommet, velue vers la base.
Feuilles : en rosette à la base et alternes le long de la tige, pétiolées, profondément divisées en lobes arrondis, les inférieures pétiolées et les supérieures parfois sessiles, glabres ou poilues vers la base.
Fleurs : toutes ligulées, jaunes. Groupées en petits capitules rassemblés par 8-12 à l’extrémité des rameaux et formant une grappe lâche et composée au sommet de la plante.
Floraison : mai- octobre.
Fruits : petits akènes démunis d’aigrette.
Partie souterraine : racine principale développée.
Principaux caractères d’identification : feuilles en rosette régulière, à segment terminal plus grand, souvent en cœur, longues tiges portant de petits capitules jaunes, puis des fruits sans aigrette.
Habitat : terrains vagues ou labourés, haies, bords des routes, lisières des forêts, jardins, au soleil ou à l’ombre, sur sol légèrement acide à calcaire. Elle est présente dans toute l’Europe.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : avant le développement de la tige florale, avec d’autres plantes de la famille des astéracées ou avec certaines crucifères (à saveur de chou). En principe, la seule plante toxique avec laquelle il soit possible de confondre la lapsane est le séneçon jacobée, plante passée en revue dans ce blog.
Utilisations alimentaires : les toutes jeunes feuilles sont bonnes crues dans les salades et forment un excellent légume. On peut les accommoder de multiples façons. Avec l’âge, elles deviennent amères et nécessiteraient une ébullition dans une ou deux eaux avant de pouvoir être consommées.
Propriétés médicinales : la plante est diurétique. En usage externe, on l’utilise pour guérir les crevasses du mamelon.
Cueillette : les feuilles, de février à juin.

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

LE LAITERON. Sonchus oleraceus

                          Nom vulgaire : lait d’âne.
                          Famille : astéracées. (ou composées). (Ces 2 appellations désignent la même famille.)
Description : « mauvaise » herbe annuelle très commune de 20 cm-1m, glabre dans toutes ses parties, à consistance caoutchouteuse, renfermant un latex blanc.

Tiges : dressées, rameuses, anguleuses, souvent d’un brun- rougeâtre.
Feuilles : assez grandes, en touffe à la base de la plante, alternes sur les tiges, divisées en segments anguleux dirigés vers le bas, le terminal plus grand et de forme triangulaire, bordées de dents un peu épineuses. Feuilles caulinaires embrassant la tige par deux lobes pointus. Vert mat au-dessus et glauques en-dessous.
Fleurs : toutes ligulées, jaune clair. Groupées en capitules terminaux d’environ 15 mm de diamètre, rétrécis au sommet.
Floraison : juin-novembre.
Fruits : petits akènes ovales, surmontés d’une aigrette à soies lisses.  
Principaux caractères d’identification : « mauvaise herbe », feuilles découpées, légèrement épineuses, de consistance caoutchouteuse, petits capitules jaunes rétrécis au sommet.
Autres espèces du genre en Europe : 7, toutes en France, 2 en Suisse et 3 en Belgique. Il s’agit surtout du laiteron âpre (sonchus asper) aux feuilles fermes, luisantes, indivises, à oreillettes arrondies, contournées en hélice, et le laiteron des champs (sonchus arversis) à feuilles profondément divisées, à oreillettes arrondies, non en hélice.
Confusions possibles : avec diverses composées à fleurs jaunes toutes ligulées. Mais en général, elles sont couvertes de poils et leurs feuilles sont plus petites et moins découpées. Les laitues par contre, sont glabres mais possèdent des épines sur la nervure dorsale des feuilles. Aucune de ces plantes n’est toxique.
Utilisations alimentaires : les jeunes pousses vert clair, tendres et savoureuses font d’excellentes salades. Les feuilles développées se cuisent comme légume ou en soupe. Elles s’accommodent de toutes les manières possibles. Elles sont rarement amères. Le laiteron est l’un de nos meilleurs légumes sauvages.
Le laiteron des champs et le laiteron âpre se consomment également mais seules les jeunes pousses tendres du laiteron âpre peuvent être utilisées car ses feuilles développées sont aussi épineuses que celles d’un chardon.
Récoltes : jeunes pousses, feuilles de mars à octobre.
Habitat : champs, jardins, terrains cultivés, vagues ou brûlés, bords des allées, sur sol fertile, moyennement acide à calcaire. Très commun dans toute l’Europe.

Pour des idées recettes de lapsane et de laiteron : puisez dans les recettes du pissenlit mais utilisez de préférence des jeunes feuilles et des jeunes pousses pour éviter une trop forte amertume.

Je vous propose 5 nouvelles recettes :


Grande salade de pissenlits
Omelette de plantain
Rizotto de plantain

Cake ortie et poêlée de soles à l’ortie piquante.

Pensez à vous inscrire pour la prochaine balade : le 14 avril à 14h30.
Rendez-vous place d’Hanzinelle (monument, plaine de jeux). Balade d’environ 1 h 30 à 2 h suivie de la dégustation. Fin de la sortie : 18h (environ)
Au programme : ce que la nature nous offre en ce moment : pissenlits, orties, plantains, fleurs de prunelier.
En dégustation : terrine forestière au plantain
                             Sablés aux orties
                             Galettes roulées au pesto d’orties
                             Cake orties
                             Rizotto de plantain
                             Grande salade de pissenlits
                             Teurgoule aux fleurs de prunelier
Inscriptions avant le 11 avril s’il vous plaît.
Merci à vous et à bientôt.

mardi 12 mars 2019

ANEMONE ET PERCE-NEIGE

L’ANEMONE : anemone nemorosa
                                         Famille : renonculacées .
                                         Noms communs : renoncule des bois, anémone sylvie, bassinet blanc ou bassinet  purpurin.


Description : petite plante vivace de 10-30 cm, gracieuse, formant de vastes colonies.


Tige : dressée, grêle, unique, légèrement couverte de poils.
Feuilles : naissant sur le rhizome loin de la hampe florale, composées de 3-5 segments munis d’un court « pétiolule », eux-mêmes profondément incisés et dentés
Fleurs : assez grandes, blanches ou rosées, à 5-8 sépales ovales, glabres, ressemblant à des pétales, séparés les uns des autres. Solitaire à l’extrémité de la tige et entourée par un involucre de 3 bractées pétiolées, divisées, semblables aux feuilles.
Floraison : mars à mai.
Fruits : secs, nombreux, munis d’un bec. Densément groupés au sommet de la tige.
Partie souterraine : rhizome traçant, charnu.
Principaux caractères d’identification : habitat, fleurs solitaires entourées par 3 feuilles.
Culture : quelques espèces sont cultivées comme plantes ornementales, en particulier l’anémone des jardins (anemone hortensis) et l’hépatique (anemone hepatica L)
Habitat : dans toutes les forêts un peu fraîches où elles forment des tapis très décoratifs.
Autres espèces du genre en Europe : 16 dont 13 en France, 4 en Suisse et 4 en Belgique. La plupart des espèces poussent dans la région méditerranéenne (espèces à fleurs très colorées) ou en haute montagne. L’anémone sauvage (a. sylvestris) à fleurs blanches, dont les pétales se touchent et se recouvrent et l’anémone fausse renoncule (a. renonculoïdes) à fleurs jaunes, poussent dans les mêmes lieux que l’anémone des bois. Toutes les anémones sont à considérer comme toxiques.
Confusions possibles : aucune avec des plantes comestibles.
Toxicité : les anémones sont irritantes à l’état frais mais aucun accident dû à ces plantes n’a été rapporté. Sèches, elles sont inoffensives.
Composition : comme la plupart des renonculacées, les anémones renferment un hétéroside de lactone, le renonculocide, libérant une substance vésicante et dangereuse, la protoanémonine, qui est détruite au cours du séchage de la plante. La protoanémonine provoque de violentes contractions musculaires, des coliques sanglantes, des troubles respiratoires et cardiaques et de l’hématurie.

Elle a des propriétés antibiotiques, antibactériennes, et antispasmodiques. Elle est étudiée pour une activité anticancéreuse.


%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

LE PERCE NEIGE. Galanthus nivalis
                                              Famille : amaryllidacees
                                              Noms communs : aucun nom connu.
Description : jolie plante vivace de 15-25 cm, glabre, à floraison précoce.

Tige : dressée, mince, cylindrique.

Feuilles 
: 2, étroites et allongées, obtuses au sommet, aplaties, carénées, plus courtes que la tige.
Fleurs : blanches, à divisions libres, les 3 extrémités obovales, obtuses, les 3 intérieures plus courtes de moitié, en cloche, échancrées et tachées de vert au sommet. Solitaire, pendant à l’extrémité de la tige, au-dessus d’une feuille (spathe) repliée, courbée, plus longue que le pédoncule.
Floraison : février-mars.
Fruits : capsule charnue un peu globuleuse.
Partie souterraine : bulbe ovale.
Principaux caractères d’identification : floraison précoce, fleur.
Culture : le perce-neige est fréquemment cultivé comme plante ornementale.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : éventuellement avec un ail sauvage avant la floraison, mais le perce-neige n’en a pas l’odeur caractéristique.
Toxicité : le perce-neige est toxique, en particulier son bulbe qui a parfois provoqué l’empoisonnement du bétail. Il est émétique.
Composition : la plante contient des alcaloïdes (tazettine et galanthamine). 15 g de bulbe seulement peuvent provoquer la mort d’un chien.

Aucune recette pour ces plantes, bien sûr, mais voici une nouvelle rubrique : trucs et astuces pour la vie quotidienne.


MERCI aux courageux participants qui ont bravé le vent pour découvrir et récolter la sève de bouleau.
La dégustation qui a suivi était composée de :
Toast de sarrasin au saumon fumé et fromage blanc à la ciboulette.
Potage de ficaire (recette déjà sur le blog).
Carbonades de bœuf au houblon (déjà sur leblog)
Quiches orties et ciboulette sauvage
Cake aux nèfles
Galette de cenelles (nouvelle recette à retrouver dans l’aubépine)
Pommes rôties au parfum de bourgeons de peuplier (recette dans peuplier)

Si le vent était bien présent, la pluie nous a épargnés ! 
MERCI  DAME NATURE.

Prochain rendez-vous le 14 avril à 14h30.