Après le prunellier et l'aubépine et pour rester dans les épineux, je vous présente...L'ÉGLANTIER.
Famille des rosacées
Rosa canina, rosier sauvage,
rosier des chiens, églantine, rosier des bois.
L'églantier rosa canina est un des nombreux rosiers sauvages de nos campagnes. Les rosiéristes
l'utilisèrent comme porte greffe de très nombreuses variétés de rosiers cultivés.
Remarque : l'aubépine et le prunellier sont bardés d'épines alors que l'églantier porte des aiguillons. Quelle est la différence?
L'aiguillon est une production de l'épiderme de l'arbuste et devient ligneux avec le temps.
L'épine est issue du bois lui-même et est un organe dégénéré(rameau, feuille) ; organes
hypertrophiés et endurcis par le boisement de leur épiderme. Les aiguillons se détachent sans peine des rameaux qui les portent.
Description : arbrisseau épineux de 1 à 3 m, remarquable par sa floraison et sa fructification.
Tiges :minces, souples, verdâtres,souvent arquées, armées de solides aiguillons fortement crochus , larges à la base et aplatis sur la longueur. Avec l'âge, les anciennes tiges prennent l'aspect de tronc à l'écorce grisâtre dépourvu d'aiguillon.
Feuilles : alternes, pennées, stipulées, divisées en 5-7 folioles ovales, dentés sur les bords, glabres sur les 2 faces.
Fleurs : rose pâle ou blanc, solitaires ou en corymbe à l'extrémité des rameaux, de 2 à 8 cm, à 5 sépales et 5 pétales profondément divisés, vite caduques, légèrement parfumées, nombreuses étamines . Floraison mai- juillet.
Fruits : akènes durs et poilus enfermés dans une urne charnue rouge vif à maturité. C'est un faux fruit charnu et lisse. Il est surmonté des sépales et des étamines : c'est le cynorrhodon ou gratte-cul.
CONFUSION MULTIPLES avec les diverses variétés sauvages de rosiers mais il n'est pas nécessaire de savoir les distinguer puisque fleurs et fruits sont comestibles. Attention: certaines espèces sont rares donc, lors de la cueillette, ne prélever qu'une partie des fruits pour la survie des arbrisseaux.
Utilisations alimentaires :
Les fleurs décorent les salades, les desserts, aromatisent huiles et vinaigres.
Les cynorrhodons s'utilisent en sirop, confitures, gelées, purées, tisanes. Il est indispensable d'éliminer le poil à gratter qu'ils contiennent car ils sont très irritants.
Composition :
Les cynorrodons sont très riches en vitamines C (20 fois plus que les agrumes). Ils renferment de la provitamine A, des vitamines B et PP, des sels minéraux, des acides organiques (citrique et malique), de la pectine et des sucres
Les akènes durs qu'ils renferment sont riches en vitamine E.
Les feuilles contiennent d'importantes quantités de tanin.
Rendez-vous à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'Eglantier"
Propriétés médicinales :
Les cynorrhodons sont toniques, dépuratifs, antifatigue, antiscorbutiques. Les akènes sont diurétiques et laxatifs.
Les feuilles sont astringentes.
Feuilles et boutons floraux s'appliquent sur les plaies comme agent cicatrisant.
Le bédégar, excroissance chevelue qui se développe sur les rameaux après une piqûre d'insecte, est un remède courant depuis l'antiquité par sa forte teneur en tanin. Il est astringent et tonique.
Le blog de Bernadette Paquet-Guiot, guide nature et organisatrice de balades gustatives dans l'Entre-Sambre-et-Meuse.
mardi 23 septembre 2014
lundi 15 septembre 2014
L'AUBEPINE
Voici l'automne et ses fruits... L'aubépine nous invite à la découverte.
L'AUBÉPINE. Épine blanche, épine de mai.
Crataegus monogina et crataegus laevigata
Famille des rosacées.
Description: arbuste épineux, de 1,5m à 5 à 6 m de haut, à très belle floraison printanière. En fruits, il est aussi remarquable.
TRONC:de taille variable ; les aubépines peuvent atteindre un âge avancé (parfois 500 ans), écorce claire, rameaux portant de nombreuses épines acérées, assez courtes.
FEUILLES ; alternes, rétrécies à la base, divisées en 3 ou 5 lobes peu profonds et dentés en scie;
Les jeunes feuilles sont d'un vert clair alors que plus tard, elles sont d'un vert plus foncé, luisant.
FLEURS : blanches ou rosées, 5 pétales séparés et nombreuses étamines, groupées en corymbes le long et au sommet des rameaux. Elles dégagent une odeur peu agréable.
FRUITS : rouges, globuleux, à chair farineuse, fade, renfermant 2 ou 3 noyaux. L'aubépine monogyne n'a qu'un seul noyau. Les fruits sont appelés cenelles.
Utilisations alimentaires :
Les jeunes feuilles vert clair sont tendres et peuvent se manger crues, telles quelles ou en salade.
Les pétales des fleurs peuvent décorer divers plats ou être utilisées en tisane
Les fruits ou cenelles sont comestibles mais farineux et insipides ; le mieux est de les cuire en purée.
Composition :
les cenelles renferment des sucres, de la pectine et de la vitamine C.
Propriétés médicinales :
Les fleurs sont utilisées comme tonicardiaque, hypotenseur, antispasmodique et sédatif. Les
feuilles possèdent également ces vertus.
Anecdote : autrefois, les billots des suppliciés étaient taillés dans le bois dur comme le fer de l'aubépine.
Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'aubépine".
L'AUBÉPINE. Épine blanche, épine de mai.
Crataegus monogina et crataegus laevigata
Famille des rosacées.
Description: arbuste épineux, de 1,5m à 5 à 6 m de haut, à très belle floraison printanière. En fruits, il est aussi remarquable.
TRONC:de taille variable ; les aubépines peuvent atteindre un âge avancé (parfois 500 ans), écorce claire, rameaux portant de nombreuses épines acérées, assez courtes.
FEUILLES ; alternes, rétrécies à la base, divisées en 3 ou 5 lobes peu profonds et dentés en scie;
Les jeunes feuilles sont d'un vert clair alors que plus tard, elles sont d'un vert plus foncé, luisant.
FLEURS : blanches ou rosées, 5 pétales séparés et nombreuses étamines, groupées en corymbes le long et au sommet des rameaux. Elles dégagent une odeur peu agréable.
FRUITS : rouges, globuleux, à chair farineuse, fade, renfermant 2 ou 3 noyaux. L'aubépine monogyne n'a qu'un seul noyau. Les fruits sont appelés cenelles.
Utilisations alimentaires :
Les jeunes feuilles vert clair sont tendres et peuvent se manger crues, telles quelles ou en salade.
Les pétales des fleurs peuvent décorer divers plats ou être utilisées en tisane
Les fruits ou cenelles sont comestibles mais farineux et insipides ; le mieux est de les cuire en purée.
Composition :
les cenelles renferment des sucres, de la pectine et de la vitamine C.
Propriétés médicinales :
Les fleurs sont utilisées comme tonicardiaque, hypotenseur, antispasmodique et sédatif. Les
feuilles possèdent également ces vertus.
Anecdote : autrefois, les billots des suppliciés étaient taillés dans le bois dur comme le fer de l'aubépine.
Retrouvez quelques recettes à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'aubépine".
dimanche 31 août 2014
LE PRUNELLIER
LE PRUNELLIER : Prunus spinosa Famille des rosacées.
Épine noire, prunier épineux, buisson noir, belloce, beloche, pellocier, argoche
Description : arbuste épineux de 1 m à 3 m formant des buissons très denses à floraison printanière
magnifique.
Tronc : écorce brun-noir, rameaux nombreux très épineux, écartés en tous sens;
Feuilles : petites, allongées, munies d'un court pétiole, aiguës au sommet, finement dentées, d'abord
pubescentes puis glabres.
Fleurs : petites, 5 pétales blancs séparés et nombreuses étamines, très nombreuses sur les rameaux.
Floraison précoce : avril, mai.
Fruits : drupes bleu-noir, presque lisses, recouvertes d'une pruine blanchâtre, très acides et astringentes avant les gelées.
PARTIES UTILISÉES : écorce, feuilles, fleurs et fruits.
UTILISATIONS ALIMENTAIRES :
Les prunelles acides et astringentes sont immangeables car très âpres !! Pour les récolter, il faut
attendre les premières gelées qui les adoucissent.
Elles sont meilleures cuites et édulcorées, en tartes et en compotes; on les fait fermenter pour en
obtenir un vin ou un alcool; on peut aussi les conserver dans la saumure.
Les fleurs ont un goût d'amande, saveur due à l'acide cyanhydrique contenu également dans les
feuilles et l'écorce et donc à utiliser en respectant les doses indiquées.
Certains fumeurs de pipe apprécient les feuilles séchées mélangées au tabac.
Composition :
Les prunelles sont riches en acides organiques, tanin et vitamine C
Propriétés médicinales :les fruits sont toniques et astringents.
Toxicité : Fleurs, écorce, feuilles et amandes des noyaux contiennent de l'acide cyanhydrique qui est
potentiellement toxique absorbé en quantité. En quantité raisonnable, il donne une très agréable saveur d'amande.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : Le prunellier "
Épine noire, prunier épineux, buisson noir, belloce, beloche, pellocier, argoche
Description : arbuste épineux de 1 m à 3 m formant des buissons très denses à floraison printanière
magnifique.
Tronc : écorce brun-noir, rameaux nombreux très épineux, écartés en tous sens;
Feuilles : petites, allongées, munies d'un court pétiole, aiguës au sommet, finement dentées, d'abord
pubescentes puis glabres.
Fleurs : petites, 5 pétales blancs séparés et nombreuses étamines, très nombreuses sur les rameaux.
Floraison précoce : avril, mai.
Fruits : drupes bleu-noir, presque lisses, recouvertes d'une pruine blanchâtre, très acides et astringentes avant les gelées.
PARTIES UTILISÉES : écorce, feuilles, fleurs et fruits.
UTILISATIONS ALIMENTAIRES :
Les prunelles acides et astringentes sont immangeables car très âpres !! Pour les récolter, il faut
attendre les premières gelées qui les adoucissent.
Elles sont meilleures cuites et édulcorées, en tartes et en compotes; on les fait fermenter pour en
obtenir un vin ou un alcool; on peut aussi les conserver dans la saumure.
Les fleurs ont un goût d'amande, saveur due à l'acide cyanhydrique contenu également dans les
feuilles et l'écorce et donc à utiliser en respectant les doses indiquées.
Certains fumeurs de pipe apprécient les feuilles séchées mélangées au tabac.
Composition :
Les prunelles sont riches en acides organiques, tanin et vitamine C
Propriétés médicinales :les fruits sont toniques et astringents.
Toxicité : Fleurs, écorce, feuilles et amandes des noyaux contiennent de l'acide cyanhydrique qui est
potentiellement toxique absorbé en quantité. En quantité raisonnable, il donne une très agréable saveur d'amande.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : Le prunellier "
mardi 19 août 2014
LE SORBIER DES OISELEURS
Parlons cette semaine du SORBIER DES OISELEURS. Sorbus aucuparia, famille des rosacées;
Sorbier sauvage, sorbier des grives, bois de sorcière.
Caractères d'identification : arbre de 5 à 20 m de haut, feuilles composées et fruits rouge orangés. Arbre très décoratif.
Description :
Tronc : gris verdâtre et lisse;
Feuilles : alternes, grandes, composées de 11 à 17 folioles lancéolés et dentés ( nombre impair de folioles.), pennées.
Fleurs : petites, blanches, groupées en corymbes à l'extrémité des rameaux. Floraison de mai à juillet.
Fruits : baies orangées , petits et globuleux, lisses, odeur faible, saveur âpre, acerbe; brun foncé une fois blets, contiennent plusieurs pépins noirs. Mûrissent en septembre;
Confusion possible avec le cormier ou sorbier domestique (sorbus domestica ) autrefois cultivé pour ses fruits plus gros (2 à 3 cm de diamètre et piriforme, forme de poire). Le sorbier des oiseleurs était cultivé pour l'ornementation. Les fruits des 2 espèces sont comestibles cuits ou blets. Les pépins sont à éviter.
Utilisations alimentaires :
Avant blettissement, les fruits sont durs, astringents, acides et amers, immangeables sauf en les cuisant (comme les poires de coings.) Ils sont riches en pectine, donc un bon pouvoir gélifiant pour les transformer en gelées et confitures. Une fois blettes, les baies sont molles et crémeuses, très sucrées. C'est un bon fruit
sauvage à utiliser en compotes, gelées, confitures et tartes après les avoir fait passer au moulin à légumes, grille fine pour éliminer les pépins. Ces pépins (comme beaucoup de pépins) contiennent un hétériside libérant par hydrolyse, de l'acide cyanhydrique qui provoque des désagréments importants.
Composition:
Fruits : riches en sucre simple (sucre inverti et sorbitol), pectine, vitamine C. Avant blettissement, ils renferment beaucoup de tanin. Le sorbitol augmente la sécrétion de la bile et les sécrétions du pancréas; il accélère le transit intestinal et favorise l'augmentation de la vitamine B 12.
Les pépins contiennent de l'acide cyanhydrique, toxique si on ingurgite de trop grandes quantités ou déconseillé aux organismes sensibles.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : Le sorbier des oiseleurs "
lundi 11 août 2014
LA RONCE ou LE MÛRIER
LA RONCE OU LE MÛRIER : rubus fruticosus, famille des rosacées.
Mûrier sauvage, mûrier des haies, aronce.
Il faut se battre avec cet arbrisseau bardé de piquants pour récolter ses fruits! J'en ai fait l'expérience cette semaine ! Les baies noires cachées dans le bosquet épineux (églantier, orties, ronce, guêpes tout ça entremêlé...) se méritent et on en ressort les mains griffées et rouges...de jus ! Le plus difficile est fait et il reste les préparations succulentes à réaliser.
Faut-il vous présenter le mûrier ??
Le mûrier ou ronce est un arbrisseau vivace pouvant atteindre 3 m de haut et composé de nombreuses tiges arquées formant des massifs denses et impénétrables : c'est un roncier. (Souvenez-vous du château de la Belle au bois dormant entouré d'un rempart épineux...)
Tige : vert clair à l'état jeune, brune violacé à maturité, recouverte d'aiguillons crochus et acérés.
Feuilles : composées de 3, 5, 7 folioles, aux bords dentés, souvent blanchâtres en-dessous, pétioles et
nervures épineuses.
Fleurs : blanches ou roses, (de mai à août) en grappes ou bouquets allongés, composées de 5 pétales
fripés.
Fruits : fruits globuleux composés de drupéoles charnues, noir bleuté, contenant chacune une graine,
comme les framboises. Saveur sucrée, un peu astringente. (Récolte d'août à octobre)
Habitat : les lisières des forêts, les bois clairs, les coupes franches, les haies, les sous bois, jusqu'à 2300 mètres d'altitude.
Parties comestibles : les fruits, les feuilles avant la floraison, les fleurs en décoration de plats, les jeunes pousses légèrement fermentées et préparées en infusion.
Composition :
Fruits riches en vitamines C et A, sels minéraux, sucre, pectine, tanins et acides organiques.
Feuilles riches en tanins, vitamine C et acides organiques.
Propriétés médicinales :
Les feuilles sont astringentes et hypoglycémiantes; consommées en tisanes, c'est un bon remède
contre les maux de gorge, aphtes, diarrhées.
Les fruits consommés en grande quantité avec leurs graines sont laxatives et peuvent irriter l'intestin.
Leur jus est astringent et dépuratif.
Mûrier sauvage, mûrier des haies, aronce.
Il faut se battre avec cet arbrisseau bardé de piquants pour récolter ses fruits! J'en ai fait l'expérience cette semaine ! Les baies noires cachées dans le bosquet épineux (églantier, orties, ronce, guêpes tout ça entremêlé...) se méritent et on en ressort les mains griffées et rouges...de jus ! Le plus difficile est fait et il reste les préparations succulentes à réaliser.
Faut-il vous présenter le mûrier ??
Le mûrier ou ronce est un arbrisseau vivace pouvant atteindre 3 m de haut et composé de nombreuses tiges arquées formant des massifs denses et impénétrables : c'est un roncier. (Souvenez-vous du château de la Belle au bois dormant entouré d'un rempart épineux...)
Tige : vert clair à l'état jeune, brune violacé à maturité, recouverte d'aiguillons crochus et acérés.
Feuilles : composées de 3, 5, 7 folioles, aux bords dentés, souvent blanchâtres en-dessous, pétioles et
nervures épineuses.
Fleurs : blanches ou roses, (de mai à août) en grappes ou bouquets allongés, composées de 5 pétales
fripés.
Fruits : fruits globuleux composés de drupéoles charnues, noir bleuté, contenant chacune une graine,
comme les framboises. Saveur sucrée, un peu astringente. (Récolte d'août à octobre)
Habitat : les lisières des forêts, les bois clairs, les coupes franches, les haies, les sous bois, jusqu'à 2300 mètres d'altitude.
Parties comestibles : les fruits, les feuilles avant la floraison, les fleurs en décoration de plats, les jeunes pousses légèrement fermentées et préparées en infusion.
Composition :
Fruits riches en vitamines C et A, sels minéraux, sucre, pectine, tanins et acides organiques.
Feuilles riches en tanins, vitamine C et acides organiques.
Propriétés médicinales :
Les feuilles sont astringentes et hypoglycémiantes; consommées en tisanes, c'est un bon remède
contre les maux de gorge, aphtes, diarrhées.
Les fruits consommés en grande quantité avec leurs graines sont laxatives et peuvent irriter l'intestin.
Leur jus est astringent et dépuratif.
Je vous propose un complément d'informations dans l'article intitulé "La balade de la ronce".
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page :
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page :
lundi 4 août 2014
LE MYRTILLIER
Après avoir décrit des plantes à feuilles et fleurs comestibles, voici la saison des fruits.
Cette semaine, LE MYRTILLIER.
Pour la promenade du 23 août sur les fruits des haies, il reste 4 places disponibles.
Vaccinium myrtillus, famille des ericacées.
Vaccinium myrtillus, famille des ericacées.
Ce sont des arbrisseaux aux tiges ligneuses dressées pouvant atteindre 60 cm de haut.
DESCRIPTION DE LA PLANTE:
Tige: dressée, rameuse, rameaux anguleux un peu ailés.
Feuilles: alternes ou groupées vers le sommet des rameaux, petites, munies d'un court pétiole, ovales, minces, coriaces, vert clair, glabres et caduques.
Fleurs: blanc verdâtre et rosé, corolle en grelot rétrécie au sommet, penchée, solitaire ou par 2 à l'aisselle des feuilles; floraison d'avril à juin.
Fruits: baies globuleuses dressées, d'un noir bleuâtre, pulpe pourpre à saveur sucrée.
Habitat: terrain siliceux, petits buissons denses au sommet. Elles colonisent souvent les sites où des feux de forêts se sont produits, sur sol acide, au voisinage des bruyères.
Autres espèces:
L'airelle rouge: vaccinium vitis idaea
Feuilles coriaces, persistantes, vert foncé, luisantes, enroulées sur les bords.
Fruits rouge vif comestibles.
La canneberge: vaccinium oxycoccus:
Sous arbrisseaux rampant, persistant.
Feuilles ovales, entières, vert foncé au-dessus et blanchâtres sur l'envers.
Fleurs longuement pédonculées, rose carmin, à 4 pétales étroits;
Fruits rouge-brunâtre, souvent mouchetés et en forme de poire. Comestibles.
L'airelle des marais: vaccinium uliginosum
Feuilles vert bleuté, aux nervures bien marquées;
Fruits bleuâtres à pulpe blanche fade et sucrée.
Ces espèces sont essentiellement montagnardes et les fruits comestibles. Certaines variétés se rencontrent dans les hautes fagnes.
Composition:
Les baies sont riches en provitamine A en vitamines C et P. Elles renferment des sels minéraux, des acides organiques, du tanin, de la pectine, des sucres et des hétérosides, des antioxydants (les anthocyanines) qui protègent les cellules contre les substances agressives produites par notre organisme et protègent des U.V.
Propriétés médicinales:
Les baies sont astringentes, toniques et hypoglycémiantes. Leur usage régulier permet d'améliorer la vision nocturne.
ATTENTION: les fruits souillés par les excréments des chiens et ou des renards contaminés peuvent transmettre des petits vers parasites, les équinocoques qui forment des kystes dangereux pour l'être humain. Seule la cuisson détruit le parasite. Cette remarque vaut aussi pour d'autres petits fruits tels fraises des bois, mûres ,framboises. L'échinococcose est parfois mortelle.
Les feuilles sont utilisées dans le traitement du diabète.
Le jus des baies est supposé excellent pour la vision nocturne et la mémoire.
Utilisations alimentaires:
Les myrtilles sont excellentes crues (remarque voir plus haut) et on en prépare de succulentes tartes et confitures. On en extrait un jus délicieux.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : La myrtille "
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : La myrtille "
lundi 28 juillet 2014
LA CAMOMILLE
Voici une plante bien connue en médecine familiale ; elle fait partie des premiers soins pour les problèmes digestifs, les problèmes de peaux... alors, essayons d'en savoir plus.
Plusieurs espèces de camomille sont rencontrées chez nous : en voici quelques-unes.
- La grande camomille: chrysanthemum parthenium, matricaire commune, espargoute
- La camomille romaine: chamaemelum nobile, camomille odorante, anthemis odorant, camomille noble.
- La camomille à disque: chamomilla suaveolens
- La matricaire: matricaria réticulata.
Quelques caractéristiques des différentes espèces:
1. La grande camomille :
Ses feuilles sont divisées en lobes larges et leur texture est molle; elles dégagent une odeur forte.
Fleurs blanches sur le pourtour et jaunes au centre.
Tige dressée et ramifiée
.
2. La camomille romaine :
Sa tige d'abord couchée se dresse en de nombreuses ramifications.
Les fleurs: capitules blancs, solitaires et très odorants. Une variété à fleurs doubles ne possédant que des fleurs ligulées est cultivée pour les besoins médicaux.
3. La camomille à disques : chamomilla suaveolens
Feuilles à l'aspect très découpé
Tige dressée
Fleurs minuscules toutes en tubes jaune verdâtre, réunies en capitules coniques;
Pas de ligule blanche sur le pourtour.
Odeur au froissement.
4. Matricaire, camomille allemande, camomèle:
Fleurs: les ligules blanches sont rabattues vers le bas en fin de floraison;
Le réceptacle portant les tubes jaunes est conique et creux.
Feuilles: découpées en fines lanières .

Toutes les camomilles appartiennent à la famille des astéracées.
Elles peuvent toutes être utilisées mais leurs constituants et donc leurs propriétés sont différentes.
1: grande camomille: antiseptique, antispasmodique, emménagogue, fébrifuge, insecticide, tonique;
2: camomille romaine: antispasmodique, digestive, emménagogue, fébrifuge, stomachique, vulnéraire, et à forte dose, vomitive.
3: camomille à disque: emménagogue, calmant. ses propriétés sont moins réputées.
4: matricaire: antalgique, anti-inflamatoire, antiseptique, antispasmodique, emménagogue, eupeptique, sédative, tonique.
Où les rencontre-t-on?
1: grande camomille: chemins, décombres, au voisinage des habitations, sur sol riche en ammoniaque.
2: camomille romaine: champs cultivés, pelouses, grèves.
3: camomille à disque: le long des routes, terrains vagues, jardins,lieux piétinés;
4: matricaire: champs, lieux incultes, bords des chemins.
Leurs constituants sont différents : en voici 2 exemples.
1: grande camomille: huile essentielle riche en bornéol (camphre de matricaire), lipides,glucides, sels minéraux.
2: camomille romaine: huile essentielle, choline, soufre, phosphore, fer, acide gras, inositol, stérol;
Utilisations alimentaires:
Les capitules et les feuilles peuvent être utilisés et donnent des saveurs particulières.
dimanche 20 juillet 2014
L'ORIGAN
Cette semaine, parlons de L'ORIGAN.
Origanum vulgare, famille des lamiacées.
Marjolaine sauvage;
Jolie plante vivace de 30 à 80 cm, à feuillage et fleurs odorantes au froissement. Elle forme de petites colonies.
L'origan ou marjolaine sauvage pousse dans les prés secs, les broussailles, sur les terrains calcaires un peu partout, en Belgique en tout cas. Il aime les terres sèches, coteaux et talus.
La tige: dressée, à 4 angles peu marqués, rougeâtre et velue.
Les feuilles: opposées, assez petites, ovales, pointues, velues surtout en-dessous, pourvues d'un court pétiole; elles sont portées par un rameau dressé;
Les fleurs: petites, groupées en panicules denses au sommet du rameau, rose- violacé. De nombreuses bractées ovales rouge violacé y sont mêlées et donnent aux panicules leur aspect caractéristique.
Floraison de juillet à septembre.

Propriétés :
L'origan stimule l'appétit et les estomacs parresseux; il a un effet bénéfique sur la constipation.
Expectorant et sédatif de la toux, en infusion il permet de lutter contre les maladies des voies respiratoires.
Il est digestif, carminatif, expectorant et antispasmodique.
AUCUNE CONFUSION POSSIBLE car son parfum délicat et ses inflorescences roses à pourpres ne ressemblent à aucune autre.
La marjolaine cultivée -origanum majorana -ou -majorana hortensis -a les feuilles plus petites, arrondies et grisâtres. Son odeur est fumée. Elle a un pouvoir antispasmodique plus grand et atténue les spasmes gastriques, les ballonnements nerveux et les céphalées. Elle est originaire d'Afrique du nord et d'Asie occidentale. Elle est cultivée comme condiment.
Utilisations alimentaires :
Feuilles et sommités fleuries parfument légèrement et agréablement les plats. Il faut l'ajouter en fin de cuisson car elles perdent rapidement leur arôme. Il est préférable d'en faire un thé solaire plutôt qu'une infusion.
Plusieurs espèces locales d'origan sont employées comme condiment sur le pourtour méditerranéen.
L'origan est un peu moins savoureux que la marjolaine mais parfume très bien tomates, pizzas, sauces, riz, pommes de terre.
La teinte du thé d'origan lui a valu le nom de "thé rouge".
On se servait aussi de l'origan pour parfumer la bière, la rendre plus forte et favoriser sa conservation.
Une petite remarque pratique mais non alimentaire: les sommités d'origan peuvent teindre la laine en rouge-brun.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'Origan"
Voici enfin une recette non culinaire mais à tester :
Chauffer à sec la plante hachée dans une poêle et mettre la plante ainsi chauffée dans un linge.
Appliquer sur rhumatismes ou torticolis.
Pensez aussi à l'huile essentielle d'origan recommandée pour voies respiratoires,voies urinaires et tissus cutanés.
L'huile essentielle de marjolaine pour bronchites, rhinopharyngites, crampes, rhumatismes.
N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
Origanum vulgare, famille des lamiacées.
Marjolaine sauvage;
Jolie plante vivace de 30 à 80 cm, à feuillage et fleurs odorantes au froissement. Elle forme de petites colonies.
L'origan ou marjolaine sauvage pousse dans les prés secs, les broussailles, sur les terrains calcaires un peu partout, en Belgique en tout cas. Il aime les terres sèches, coteaux et talus.
La tige: dressée, à 4 angles peu marqués, rougeâtre et velue.
Les feuilles: opposées, assez petites, ovales, pointues, velues surtout en-dessous, pourvues d'un court pétiole; elles sont portées par un rameau dressé;
Les fleurs: petites, groupées en panicules denses au sommet du rameau, rose- violacé. De nombreuses bractées ovales rouge violacé y sont mêlées et donnent aux panicules leur aspect caractéristique.
Floraison de juillet à septembre.
Propriétés :
L'origan stimule l'appétit et les estomacs parresseux; il a un effet bénéfique sur la constipation.
Expectorant et sédatif de la toux, en infusion il permet de lutter contre les maladies des voies respiratoires.
Il est digestif, carminatif, expectorant et antispasmodique.
AUCUNE CONFUSION POSSIBLE car son parfum délicat et ses inflorescences roses à pourpres ne ressemblent à aucune autre.
La marjolaine cultivée -origanum majorana -ou -majorana hortensis -a les feuilles plus petites, arrondies et grisâtres. Son odeur est fumée. Elle a un pouvoir antispasmodique plus grand et atténue les spasmes gastriques, les ballonnements nerveux et les céphalées. Elle est originaire d'Afrique du nord et d'Asie occidentale. Elle est cultivée comme condiment.
Utilisations alimentaires :
Feuilles et sommités fleuries parfument légèrement et agréablement les plats. Il faut l'ajouter en fin de cuisson car elles perdent rapidement leur arôme. Il est préférable d'en faire un thé solaire plutôt qu'une infusion.
Plusieurs espèces locales d'origan sont employées comme condiment sur le pourtour méditerranéen.
L'origan est un peu moins savoureux que la marjolaine mais parfume très bien tomates, pizzas, sauces, riz, pommes de terre.
La teinte du thé d'origan lui a valu le nom de "thé rouge".
On se servait aussi de l'origan pour parfumer la bière, la rendre plus forte et favoriser sa conservation.
Une petite remarque pratique mais non alimentaire: les sommités d'origan peuvent teindre la laine en rouge-brun.
Vous trouverez quelques recettes culinaires à la page : "Les recettes de marraine Bobette : l'Origan"
Voici enfin une recette non culinaire mais à tester :
Chauffer à sec la plante hachée dans une poêle et mettre la plante ainsi chauffée dans un linge.
Appliquer sur rhumatismes ou torticolis.
Pensez aussi à l'huile essentielle d'origan recommandée pour voies respiratoires,voies urinaires et tissus cutanés.
L'huile essentielle de marjolaine pour bronchites, rhinopharyngites, crampes, rhumatismes.
N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
mardi 15 juillet 2014
LA REINE DES PRES
La vedette de cette semaine est : LA REINE DES PRES.
Filipendula ulmaria, spiréa ulmaria, spirée ulmaire.
Famille des rosacées.
DESCRIPTION DE LA PLANTE: grande plante herbacée vivace de 60 cm à 1m20, à feuillage découpé et à floraison vaporeuse et parfumée.
Tige : dressée, rougeâtre et peu rameuse.
Feuilles : alternes, divisées en 5 à 7 folioles, ovales, allongées, assez grandes. Les folioles sont larges, pointues et dentées de couleur vert foncé, le dessous étant plutôt argenté.
Fleurs : poussent au sommet de la tige, en grappes irrégulières, petites, blanc crème et composées de 5 pétales arrondis, dépassés par les étamines. Elles dégagent une odeur d'amande et de miel. Floraison de mai à août.
Fruits : très odorants au froissement.
La reine des prés pousse dans les marécages, les lieux humides et le long des fossés et ruisseaux, parfois dans les clairières et dans les prés. Elle recherche un sol humide et alcalin ainsi qu'une bonne exposition au soleil ou une ombre légère. Au froissement, elle dégage une odeur de "médicament" caractéristique.
Utilisations alimentaires :
Feuilles, fleurs et fruits peuvent être utilisés. Les différentes parties de la plante donnent une infusion agréable et un délicieux thé solaire. On peut les faire macérer dans du vin blanc en quantité modérée (voir recettes).
On utilise les fleurs dans les desserts pour parfumer crèmes, confitures, compotes et salades de fruits. Les fleurs donnent une saveur d'amande qui se révèle aussi dans les boissons ( thés, sirops, liqueurs.)
Composition :
La reine des prés renferme un glucocide produisant du salicylate de méthyl qui donne l'odeur caractéristique de la plante. Une fois sèche, elle contient de l'acide salicylique dont on tire l'aspirine (dont le nom vient de spirée).
La plante est riche en tanin.
Propriétés médicinales :
Feuilles et fleurs sont diurétiques, diaphorétiques, antirhumatismales, fébrifuges et antispasmodiques.
Racines et feuilles sont astringentes, vulnéraires et détersives.
Vous trouverez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : La Reine des prés"
Vous trouverez quelques recettes à la page "Les recettes de marraine Bobette : La Reine des prés"
mardi 8 juillet 2014
LA CONSOUDE (suite)
La consoude est une plante vivace par sa racine. Elle résiste au froid et plusieurs espèces sont montagnardes. Elle aime les lieux frais et humides, supporte bien l'ombre et est envahissante.
Dans nos pays occidentaux, la consoude fréquente les sous bois frais, bordures de routes, fossés, près des cours d'eau. Elle évite les sols secs sauf si le sol est profond: il faut que la racine descende dans le sol. (elle peut descendre à 1,5 m voire 2 m si l'épaisseur de la terre arable le permet.) La consoude puise donc un maximum de nutriments dans le sol et va les stocker dans ses feuilles; lorsqu'elle se décompose, elle restitue cette richesse en nutriments dans le sol et si vous l'ajoutez à votre compost, les plantes du jardin pourront profiter de ses apports. Vous pouvez aussi enfouir les feuilles dans votre potager mais il est préférable de les faire sécher quelques heures avant car elles pourraient se bouturer.
La base des poils de la consoude est riche en calcium, c'est ce qui explique le contact rèche qui la caractérise.
Les fleurs sécrètent un abondant nectar qui attire les bourdons; grâce à leurs mandibules, ils percent la base de la corolle afin de récupérer le précieux liquide. La plante se pare de couleurs vives pour attirer les insectes.
PETITS REMÈDES:
Au premier siècle de notre ère, il est déjà fait référence à la consoude et à ses utilisations médicales : elle referme les plaies, réduit les hémorroïdes, arrête les hémorragies. Au moyen âge, ces mêmes propriétés sont reconnues ainsi qu'à la Renaissance.
L. Fuchs(1543) disait : "la consoude est utile pour toutes espèces de plaies et fractures, c'est pourquoi les chirurgiens doivent la tenir en grand honneur."
Cependant, la consoude tombe dans l'oubli jusqu'au XXe s. et ses vertus sont fortement remises en cause.
Début XXe s., des chercheurs interpellés par ce "remède de bonne femme" donneront raison à l'usage populaire. Un médecin anglais, MACALISTER, constate la guérison d'ulcères traités par la consoude. Il comprend que la racine de la plante contient un puissant "proliférant cellulaire" qui favorise la multiplication des cellules nouvelles et régénère les tissus et os meurtris : il s'agit de l'allantoïne. C'est elle qui favorise la multiplication cellulaire ainsi que le développement des globules blancs, ce qui améliore la résistance aux attaques virales.
Lors de la guerre 14-18, le docteur H. LECLERC a soigné les blessures de nombreux soldats avec la consoude : la pulpe fraîche de la racine peut panser des brûlures étendues et profondes. La racine est utilisée pour fabriquer onguents baumes, pommades et crèmes. Les feuilles peuvent également servir en cataplasme.
On trouve dans le commerce d'excellentes pommades de consoude fabriquées à base d'huile de tournesol, de cire d'abeilles, d'huile essentielle de lavande et de consoude.
La consoude entre aussi dans la composition de produits cosmétiques à cause de sa richesse en allantoïne; ces crèmes sont efficaces pour peaux sèches et sensibles.
AU JARDIN :
La consoude fait partie des trésors du jardin ! Si l'ortie apporte d'importantes quantités d'azote, la consoude apporte la potasse qui est assimilable par les légumes. Les purins d'orties et de consoudes sont bien mieux assimilés que les mélanges chimiques et correspondent mieux aux besoins des plantes.
Le jardinier va favoriser les modes de décomposition de la plante pour fabriquer engrais et compost. Les purins de plantes sont de véritables cocktails de vitamines et de minéraux qui procurent vivacité et santé aux plantes qu'elles nourrissent.
Quelques recettes simples:
1 kg de plante fraîche
10 litres d'eau;
Hacher grossièrement les plantes et les mettre dans un seau en plastique (jamais de fer car oxydation). Y verser 10 litres d'eau de pluie et laisser fermenter 8 à 15 jours (selon la température : plus la température est élevée, plus la fermentation est rapide).
Le purin s'utilise comme fertilisant pour les fruits et les tubercules (tomates, haricots, pommes de terre). Il sent moins mauvais que le purin d'orties.
Filtrer le mélange et utiliser 1 litre de macération pour 10 litres d'eau.
Autre utilisation:
Mettre les feuilles flétries au fond du sillon : les légumes vont pousser et puiser dans ce lit de compost les éléments nutritifs bénéfiques à leur croissance.
Extrait de consoude:
3 seaux en plastique identiques et empilables, noirs de préférence car ils absorbent mieux la chaleur.
Le seau du milieu sera percé de trous comme une passoire (trous percés à l'aide d'une mèche à bois). Vous y déposerez les plantes hachées. Les deux premiers seaux seront emboîtés l'un dans l'autre et surmontés du troisième qui sera rempli d'eau ou de cailloux pour exercer un poids sur la consoude.
Vous récolterez dans le seau du bas l'extrait de consoude que vous mettrez en bouteille: il se conserve très bien à l'abri de la lumière. Dilution: 2 % (2 cl pour 1 litre).Il suffit d'ajouter de la consoude hachée pour continuer la récolte.
A VOS JARDINS!!!
Merci à toutes les personnes qui ont visité le jardin pilote de Gerpinnes ce samedi 5 juillet. Le moment dégustation partagé avec vous était très agréable .
La semaine prochaine, dimanche 13 juillet, rendez-vous 10 h place d'Hanzinelle.
Attention, pour les personnes venant de Fosses,le circuit de Mettet sera fermé! Donc, lorsque vous arrivez au rond point à l'entrée de Mettet, prendre la direction de Biesmes et à Biesmes, continuer vers Oret et rejoignez la route de Rouillon vers Hanzinelle.
Pour les personnes venant de Somzée, à Tarcienne, prendre en direction de Hanzinne puis Hanzinelle. (La route entre Gerpinnes et Hanzinne est à sens unique!).
A très bientôt pour de nouvelles découvertes.
lundi 30 juin 2014
LA CONSOUDE
Symphytom officinalis; famille des borraginacées (comme la bourrache dont nous parlerons un peu plus tard)
Herbe aux gerçures, herbe aux coupures, oreille d'âne, langue de boeuf ou de vache, tabac sauvage (dans la Manche), herbe aux cochons (dans les Pyrénées).
Grande plante vivace de 30 cm à 1m20 couverte de poils rudes; elle forme d'importantes colonies.
TIGE:
dressée, rameuse dès la base, quadrangulaire, couverte de poils raides, ailée.
FEUILLES:
alternes, grandes(jusqu'à 40 cm de long sur 15 de large), ovales, lancéolées, effilées et aiguës au sommet se prolongeant longuement sur la tige, les feuilles basales appelées aussi radicales sont plus grandes.
FLEURS:
Pendant en grappes spiralées, assez grandes, à corolle en tube élargi en cloche à son extrémité, presque fermée par 5 lobes recourbés vers l'extérieur pour former une cyme scorpioïde ( en forme de queue de scorpion) au sommet du rameau. C'est une caractéristique des borraginacées. Elles fleurissent de mai à août.
FRUITS:
Composés de 4 akènes lisses et brillants.
PARTIE SOUTERRAINE:
Tige souterraine épaisse et charnue.
(A cause de la taille de ses racines, en Lorraine française, la consoude porte aussi le nom de "grasse" ou"grasse racine" et en Normandie, elle devient "gras boudin")
Principaux caractères s'identification:
Grandes feuilles pointues recouvertes de poils raides se prolongeant sur la tige. Fleurs en tube.
Quelques espèces sont cultivées dans les jardins (la consoude de Russie qui a un rendement important).
Confusion possible: avant la floraison, il est possible de confondre les rosettes de feuilles de la digitale pourpre avec celles de la consoude ce qui est grave car la digitale est extrêmement toxique !!!
Le toucher est le meilleur moyen de les distinguer: la digitale est douce couverte de poils laineux alors que la consoude est rêche. Il est plus facile de les distinguer lorsqu'elles sont fleuries.
Composition:
Les feuilles sont riches en protéines complètes et en vitamines B12 (surtout présente dans les produits animaux). Elles contiennent des mucilages, des tanins, de l'allantoïne, des glucides et un alcaloïde
Symphytum: du grec symphua - je réunis - qui fait allusion à la propriété qui lui assura sa célébrité 20 siècles avant J.C : elle est celle qui consolide, qui ressoude les os brisés et les lèvres de plaies. Cette action bénéfique confirmée par des scientifiques est due à l'allantoïne utilisée en dermatologie pour son pouvoir cicatrisant. La plante calme les brûlures et achève la cicatrisation des plaies. C'est la racine broyée qu'on utilisait pour les emplâtres.
En cuisine:
Les jeunes feuilles sont tendres et moins piquantes que les feuilles âgées . Coupées finement, elles peuvent être ajoutées aux salades. Plus âgées, elles seront cuites en soupe (qu'elles épaississent) ou en
légume.
On en prépare d'excellents filets en trempant les feuilles dans la pâte à crêpes et cuites à la poële et de délicieux beignets. La racine très mucilagineuse peut être consommée cuite ou crue; saveur douceâtre et légèrement astringente.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : La consoude.
lundi 16 juin 2014
L'ACHILLEE MILLE FEUILLES
L'ACHILLEE MILLE FEUILLES
Une plante servant de condiment, d'aromate.
Achillea millefollium, herbe au charpentier, herbe aux coupures, saigne-nez, herbe au militaire, herbe du soldat.
Vénus l'a présentée à Achille, le fameux héros grec pour qu'il soigne les blessures de ses soldats. Dioscoride l'a signalée comme étant d'une efficacité incomparable contre les plaies saignantes, les ulcères anciens ou récents.
Famille des astéracées.
Plante vivace de 20 à 70 cm, légèrement pubescente, aromatique au froissement dans toutes les parties, surtout les capitules. Elle forme des colonies assez importantes et pousse à peu près partout dans les prairies, au bord des chemins et en forêts ouvertes.
Tige:
Unique pour chaque rosette, dressée, sillonnée ramifiée vers le haut.
Feuilles:
En rosette à la base, alternes le long de la tige, lancéolées et profondément découpées en 40,50 segments très étroits disposés dans des plans différents, ce qui donne aux feuilles un aspect un peu touffu.
Fleurs:
En tube au centre et courtes ligules sur le pourtour. Couleur blanc crème, ou rosée. Petits capitules de 4 à 5 mm de diamètre, eux-mêmes groupés en corymbes serrés à l'extrémité de la tige. Elles fleurissent de juin à novembre.
Partie souterraine:
Rhizome produisant de nombreux rejets.
Composition:
L'achillée contient du potassium, une huile essentielle amère du tanin et du mucilage.
Propriétés médicinales:
La plante est un tonique amer aux propriétés antispasmodiques, astringentes, émhostatiques, emménagogues et cholagogues.
C'est un cicatrisant apprécié depuis l'antiquité d'ou son nom d'herbe au charpentier, herbe au militaire.
En cuisine:
Les toutes jeunes feuilles sont assez tendres pour être ajoutées aux salades qu'elles aromatisent. Avec l'âge, elles deviennent dures et trop fortes; on peut encore les hacher comme on hache du persil ou éventuellement les cuire à l'eau puis les faire sauter au beurre (usage courant autrefois en Angleterre). Elle a servi pour aromatiser la bière.
Les capitules fournissent un agréable thé solaire.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : L'achillée 1000 feuilles.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : L'achillée 1000 feuilles.
lundi 9 juin 2014
LE COQUELICOT
Une balade à pied ou en voiture nous permet d'admirer la floraison éclatante du coquelicot...il se consomme
de diverses façons !!!
Faisons donc plus ample connaissance !
LE COQUELICOT. papaver rhoeas
Famille des papavéracées.
Plante annuelle et parfois bisannuelle à floraison remarquable; il pousse souvent en groupes. Il profite d'un sol fraîchement retourné pour coloniser l'endroit. Il aime les talus et les champs.
Tige : unique, dressée, rugueuse, très mince
Feuilles : en rosette à la base, alternes sur la tige,profondément découpées en segments lancéolés et dentés; les découpes sont variables d'une plante à l'autre. Les feuilles sont poilues.
Fleurs : grandes, à 2 sépales verts, velus enfermant 4 pétales rouge écarlate vite caducs et à nombreuses étamines noires. Fleur solitaire à l'extrémité de la tige.
Fruits : capsules ovales aplaties au-dessus, munies de petits trous ( les pores) à leur sommet, contenant de nombreuses graines brunâtres, presque sphériques.
Partie souterraine : racine principale assez fine.
Reconnaître cette plante est facile : les feuilles très velues et profondément découpées, en rosette à la base, grande fleur rouge et capsule munie de pores au sommet.
Remarque: le pavot à opium (papaver somniferum) originaire d'Asie et du sud est de l'Europe est cultivé pour l'ornementation et pour les alcaloïdes de son latex. Les fleurs grandes de 8 à 18 cm, pourpres, lilas pâles ou blanches sont souvent maculées d'une grande tache à la base de chaque pétale; les feuilles sont glabres.
EN CUISINE :
Les jeunes feuilles peuvent s'ajouter crues aux salades composées.
On peut les faire bouillir avec d'autres plantes sauvages au printemps, leur saveur est agréable.
Les jeunes feuilles de pavot somnifère tendre et sans poils peuvent se consommer car elles contiennent peu de latex.
Les pétales rouges du coquelicot décorent très joliment les plats et le fruit jeune et tendre peut être croqué tel quel pour sa saveur de noisette; c'est cette saveur de noisette qu'on retrouve dans les graines mûres que l'on peut utiliser comme condiment, grillées et mélangées au sel. Les graines de pavot s'utilisent en pâtisserie pour saupoudrer pains et gâteaux . Très oléagineux, on en extrait l'huile d'oeillette autrefois employée couramment et présentée comme égale de l'huile d'olive.
AUCUNE TOXICITÉ DE L'HUILE NI DES GRAINES.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : Le coquelicot
Composition :
Le latex des pavots contient des alcaloïdes; ceux des coquelicots sont sans danger contrairement au latex du pavot somnifère qui, séché, produit l'opium. Le latex contient aussi du caoutchouc, de la résine des sels minéraux et de nombreuses autres substances.
La fleur contient du mucilage, du saccharose, une matière colorante et un alcaloïde.
Les graines renferment une huile comestible, des protéines et de la lécithine.
Propriétés médicinales :
Apaisant, calmant de la toux et des irritations de la gorge, béchique et diaphorique, émoliant.
L'opium du pavot somnifère est narcotique !!! toxicité !!!
Bonnes découvertes gustatives et rendez-vous la semaine prochaine.
de diverses façons !!!
Faisons donc plus ample connaissance !
LE COQUELICOT. papaver rhoeas
Famille des papavéracées.
Plante annuelle et parfois bisannuelle à floraison remarquable; il pousse souvent en groupes. Il profite d'un sol fraîchement retourné pour coloniser l'endroit. Il aime les talus et les champs.
Tige : unique, dressée, rugueuse, très mince
Feuilles : en rosette à la base, alternes sur la tige,profondément découpées en segments lancéolés et dentés; les découpes sont variables d'une plante à l'autre. Les feuilles sont poilues.
Fleurs : grandes, à 2 sépales verts, velus enfermant 4 pétales rouge écarlate vite caducs et à nombreuses étamines noires. Fleur solitaire à l'extrémité de la tige.
Fruits : capsules ovales aplaties au-dessus, munies de petits trous ( les pores) à leur sommet, contenant de nombreuses graines brunâtres, presque sphériques.
Partie souterraine : racine principale assez fine.
Reconnaître cette plante est facile : les feuilles très velues et profondément découpées, en rosette à la base, grande fleur rouge et capsule munie de pores au sommet.
Remarque: le pavot à opium (papaver somniferum) originaire d'Asie et du sud est de l'Europe est cultivé pour l'ornementation et pour les alcaloïdes de son latex. Les fleurs grandes de 8 à 18 cm, pourpres, lilas pâles ou blanches sont souvent maculées d'une grande tache à la base de chaque pétale; les feuilles sont glabres.
EN CUISINE :
Les jeunes feuilles peuvent s'ajouter crues aux salades composées.
On peut les faire bouillir avec d'autres plantes sauvages au printemps, leur saveur est agréable.
Les jeunes feuilles de pavot somnifère tendre et sans poils peuvent se consommer car elles contiennent peu de latex.
Les pétales rouges du coquelicot décorent très joliment les plats et le fruit jeune et tendre peut être croqué tel quel pour sa saveur de noisette; c'est cette saveur de noisette qu'on retrouve dans les graines mûres que l'on peut utiliser comme condiment, grillées et mélangées au sel. Les graines de pavot s'utilisent en pâtisserie pour saupoudrer pains et gâteaux . Très oléagineux, on en extrait l'huile d'oeillette autrefois employée couramment et présentée comme égale de l'huile d'olive.
AUCUNE TOXICITÉ DE L'HUILE NI DES GRAINES.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : Le coquelicot
Composition :
Le latex des pavots contient des alcaloïdes; ceux des coquelicots sont sans danger contrairement au latex du pavot somnifère qui, séché, produit l'opium. Le latex contient aussi du caoutchouc, de la résine des sels minéraux et de nombreuses autres substances.
La fleur contient du mucilage, du saccharose, une matière colorante et un alcaloïde.
Les graines renferment une huile comestible, des protéines et de la lécithine.
Propriétés médicinales :
Apaisant, calmant de la toux et des irritations de la gorge, béchique et diaphorique, émoliant.
L'opium du pavot somnifère est narcotique !!! toxicité !!!
Bonnes découvertes gustatives et rendez-vous la semaine prochaine.
lundi 26 mai 2014
LE LIERRE TERRESTRE
LE LIERRE TERRESTRE.
Glechoma hederecea, courroie de St Jean, rondotte, rondelette. Famille des lamiacées.
Petite plante vivace, rampante de 10 à 30 cm. Elle couvre le sol d'un tapis plus ou moins étendu de feuilles odorantes.
Tiges :couchées, munies ça et là de racines, quadrangulaires, rameuses, couvertes de poils. Les tiges rampantes peuvent atteindre 1 m de long et comme le fraisier, se multiplient par stolons.
Feuilles : opposées, longuement pétiolées, duveteuses, arrondies en coeur à la base (rondelettes) et crénelées. Leur face inférieure est plus claire, la face supérieure est luisante.
Fleurs : à l'aisselle des feuilles, 2 par 2 et parfois, 3 ou 4, bleu violet tachées de pourpre. Elles sont portées par des hampes florales dressées. Elles fleurissent dès le mois de mars jusqu'en juin.
Fruits : petits akènes à peine visibles.
Partie souterraine : petites racines.
La plante est assez envahissante; elle préfère la mi-ombre. Les feuilles ont une odeur caractéristique.
Composition :
Les feuilles contiennent de la vitamine C, une huile essentielle, du tanin et une substance amère.
Propriétés médicinales :
Plante expectorante, tonique et astringente.
Utilisations alimentaires :
Les jeunes feuilles ont un parfum particulier: elle forment un condiment intéressant pour les salades, les soupes. Elles ont été employées jusqu'au XVIIe siècle pour aromatiser la bière.
Les feuilles se récoltent à l'apparition des fleurs. Les cueillir le matin, après dissipation de la rosée. Les mettre à sécher à l'ombre, dans un local sombre et sec. L'usage prolongé du lierre peut occasionner des diarrhées.
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : Le Lierre terrestre.
lundi 19 mai 2014
LE SUREAU
Je voudrais , cette semaine vous présenter LE SUREAU.
LE SUREAU, susier, suseau, arbre aux fées, vanille du pauvre. Sambucus nigra
Voici une plante arbustive intéressante pour ses fleurs et ses fruits.
C'est un arbuste de 2 à 7 m de haut dont le feuillage dégage au froissement une odeur particulière peu agréable.
Il pousse dans toute l'Europe : bois frais et humides, lisières, haies, friches. Il adore le voisinage de l'homme.
ÉCORCE:
gris brunâtre, très gerçurée avec l'âge.
TIGES:
dressées, rameuses vers le haut, striées dans leur longueur. Elles contiennent de la moelle.
FEUILLES:
Composées de 5 à 7 folioles allongés, pointus (en forme de flèche) et dentés, de couleur vert foncé. Les feuilles inférieures sont longuement pétiolées.
FLEURS:
Disposées en corymbes (toutes alignées au même niveau), très étalées (8 à 20 cm), petites, blanc crème, odorantes et recouvertes de pollen.
Floraison de mai à juillet.
A maturité, petites baies noires de la taille du grain de poivre. Ils fournissent un jus violacé et acide. Les grappes retombent sous le poids des fruits.
EN CUISINE:
Les fleurs parfument délicieusement le vin, le vinaigre, les boissons, les crèmes, les tartes. On peut les ajouter crues aux desserts et salades.
Les pommes conservées sur un lit de fleurs séchées prennent un goût d'ananas.
Les fruits sont transformés en confitures et gelées. Il est préférable de les cuire pour éliminer les toxines et leur action laxative. Ils s'utilisent aussi en jus, sirop, vin et vinaigre.
COMPOSITION:
Les fleurs renferment du mucilage, des tanins, une huile essentielle et des glucosides.
Les baies sont très riches en provitamine A, B1, B2,PP et vit C. Elles contiennent des sels minéraux (notamment du potassium), des acides organiques et des sucres.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES:
Fleurs : diaphoriques, expectorantes, sudorifiques
Leur infusion est délicieuse.
Feuilles : diurétives et dépuratives.
Toutes les parties vertes du sureau sont émétiques et purgatives.
Il existe 2 autres variétés de sureau : le sureau rouge et le sureau hièble.
- LE SUREAU ROUGE: sambucus racemosa
Il est proche du sureau noir mais 3 différences servent à l'identifier.
1: Les fleurs blanches et petites groupées en pannicule. Elles apparaissent en même temps que les feuilles.
2: A maturité, les fruits sont rouge corail, d'un jus orangé.
- LE SUREAU HIEBLE: Sambucus ebulus
C'est une grande plante herbacée: elle ne produit donc pas de bois. Elle ne dépasse pas 2 m et vit en groupe. Ses baies restent dressées alors que les baies du sureau noir retombent. Les fleurs et les baies sont toxiques même cuites.
Orientez donc votre cueillette vers les arbustes de plus de 2 m.
Un remède contre les crevasses et piqûres d'insectes.
25 g de vaseline
0,250 l de fleurs de sureau sans le vert
Fondre la graisse et y ajouter les fleurs.
Mijoter 30 minutes.
Passer à l'étamine et mettre en pots.
Bien d'autres utilisations sont possibles mais gardons des recettes pour l'an prochain.
Bonne récolte et à bientôt
N'oubliez pas de consulter la page : Les recettes de marraine Bobette : Le Sureau.
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