mercredi 20 février 2019

Bonnes à croquer passe à la télévision.

Bonjour à tous et toutes.

Mes activités ont eu l'honneur de faire l'objet d'une petite séquence dans l'émission de la télévision régionale C : CANAL et Canal et Cie du 13 février 2019.

J'ai le plaisir de vous faire partager cette courte vidéo en cliquant ICI.
Vous pouvez également la visualiser sur la page : "Dossier de presse." ou encore sur YouTube https://youtu.be/2lFzqHj9_LQ.

mardi 12 février 2019

LE HOUBLON




LE HOUBLON.
                        Humulus lupulus
                         Famille des cannabacées
                         Noms communs : houblon lupulin, vigne du nord, salsepareille nationale, couleuvrée septentrionale.
Description : plante grimpante, vivace, dioïque, de plusieurs mètres de longueur, se développant sur la végétation avoisinante.


Tige : herbacée, volubile, s’enroulant dans le sens des aiguilles d’une montre, quadrangulaire, couverte de poils rudes, dépourvue de vrilles.
Feuilles : opposées, pétiolées, palmatilobées à 3-5 lobes ovales ou pointus, dentées, rudes au toucher, cordiformes à la base.
Fleurs : minuscules, verdâtres, les femelles étant groupées par deux sur une bractée, réunies en grappes pendantes ; les mâles et les femelles sur des pieds séparés.
Fruits : munis d’ailes membraneuses, en forme de « cônes ».
Principaux caractères d’identification : liane à feuilles ressemblant à celles de la vigne, très rugueuses au toucher, opposées 2 à 2 sur la tige, pieds femelles portant des cônes.
Autre espèce du genre en Europe : aucune
Confusions possibles : éventuellement avec d’autres lianes telle la « bryone » (décrite dans ce blog) munies de vrilles ou la « clématite » (aussi décrite dans le blog) à tiges ligneuses dont les jeunes pousses sont comestibles cuites mais plus ou moins toxiques crues.
Habitat : le houblon affectionne les terrains humides et on le trouve dans les haies et les forêts. Il est cultivé pour l’industrie de la bière.
Utilisations alimentaires : crues, les jeunes pousses sont légèrement amères et aromatiques. Elles font de très bonnes additions aux salades. Il est courant, dans certaines régions, de les faire cuire à l’eau et de les servir comme des asperges.
Vous trouverez quelques recettes en suivant ce lien.
Outre la bière, les cônes peuvent servir à aromatiser des boissons par macération ou infusion.
Composition : les membranes des cônes sont parsemées à leur base de petites glandes qui donnent une sorte de poudre jaune, odorante et amère, le « lupulin ». Celui-ci contient une huile essentielle, de la lupuline, de la résine, de la cire et des principes œstrogènes.
Propriétés médicinales : les cônes de houblon sont sédatifs, hypnotiques, anaphrodisiaques, toniques, stomachiques, détersifs, laxatifs et diurétiques. Pour combattre l’insomnie, on plaçait un oreiller bourré de cônes de houblon sous la tête. Le houblon est en effet employé en tant que somnifère augmentant l’intensité et la durée du sommeil. En usage externe, un cataplasme de cônes et feuilles bouillis dans l’eau lutte contre goutte, rhumatismes, abcès froids et ulcères. Des cônes chauffés et mis dans un sachet s’appliquent sur les névralgies, lombalgies sciatiques.
Toxicité : un abus de cônes peut provoquer des troubles nerveux (maux de tête, vertiges, céphalées, sommeil, anorexie, bradycardie) mais leur saveur prononcée limite les risques. 
Les œstrogènes contenus dans les cônes sont responsables, par leur absorption transcutanée et respiratoire, de troubles menstruels chez les cueilleuses de houblon. Ces œstrogènes, bien qu’en faible concentration dans la bière, sont également à l’origine de troubles d’hyperœstrogénie chez les grands buveurs de bière. Il faut tenir compte de la fréquence des troubles hépatiques (dus à l’alcoolisme) chez les buveurs : de ce fait, la dégradation des œstrogènes dans le foie se fait mal et l’hyperœstrogénie apparaît beaucoup plus vite (atrophie testiculaire, perte de poils, impuissance).


Le prochain article abordera des petits trucs pour plus de confort dans notre quotidien. 

mardi 8 janvier 2019

DATURA ET GIROFLEE


DATURA : datura stramonium
Famille des solanacées.
Noms vulgaires : stramoine, pomme épineuse, chasse-taupe, herbe aux sorciers, herbe aux taupes, herbe des magiciens, herbe au diable, endormie, pomme du diable.
Description : grande plante annuelle de 30 cm à 1 m, glabre, d’aspect particulier, dégageant au froissement une odeur fétide forte et désagréable.

Tige : robuste, épaisse à divisions dichotomiques (division par deux des rameaux et des pédoncules sur la tige) jusqu’au sommet de la plante.
Feuilles : grandes, pétiolées, ovales, aiguës au sommet, bordées de grandes dents aiguës mêlées à de plus petites, assez molles, d’un vert foncé.
Fleurs : très grandes, 6-10 cm de long, d’un blanc pur, en forme d’entonnoir, à lobes très courts terminés par une pointe aiguë, solitaire à l’aisselle des feuilles au point de bifurcation des tiges.
Fruits : capsules dressées de la taille d’une noix, ovales, couvertes d’épines robustes, s’ouvrant par 4 valves et contenant de nombreuses graines noires ternes et aplaties.
Partie souterraine : racine principale développée.

Principaux caractères d’identification : aspect dû à la division dichotomique des tiges, odeur désagréable des feuilles, grandes fleurs blanches, fruits épineux.
Autres espèces du genre en Europe : 2 dont « datura métel » à feuilles entières, fleurs blanches ou rosées, à fruits penchés et couverts d’épines grêles qui se rencontre parfois dans la région méditerranéenne.
Confusions possibles : éventuellement avec le chénopode hybride dont les feuilles ressemblent à celles du datura et dégagent aussi une odeur désagréable ; les feuilles du chénopode sont triangulaires à losangées, à peine dentées alors que les feuilles du datura sont ovales à elliptiques, généralement lobées, avec des dents irrégulières. La confusion avec d’autres plantes comestibles parait improbable mais s’est parfois produite.
Habitat : terrains cultivés, nus ou vagues, lisières des champs, naturalisé ou çà et là partout.
Toxicité : toutes les parties de la plante sont violemment toxiques. Malgré leur odeur fétide, les feuilles peuvent se confondre avec celles de certains légumes sauvages (tels les chénopodes) et provoquer de graves empoisonnements. De très petites quantités suffisent à déclencher des symptômes alarmants. Les graines ont également intoxiqué des personnes et des animaux. Le datura provoque des troubles digestifs, cardiaques, respiratoires et visuels accompagnés de délire et hallucination intenses et prolongées. La mort survient fréquemment.
Composition : la plante renferme divers alcaloïdes, hyoscyamine, scopolamine et atropine. C’est donc une plante dont il faut se méfier ! Remarquons au passage que presque toutes les plantes de la famille des solanacées sont toxiques y compris la pomme de terre dont les tubercules sont inoffensifs mais dont les feuilles et les fruits sont du poison.
Propriétés médicinales : le datura est employé en médecine comme antispasmodique, modérateur de sécrétions, mydriatique (provoque la dilatation des pupilles), sédatif du système nerveux central et antiasthmatique (feuilles mélangées à du tabac roulées sous forme de cigarettes). L’emploi de la plante est dangereux car sa teneur en substances active est difficile à doser. En usage externe, les feuilles sont appliquées en cataplasmes analgésiques.

GIROFLEE. Cheiranthus cheiri

Famille : brassicacées ou crucifères
Noms vulgaires : bâton d’or, violette de saint Georges, violier, carafée, giroflée jaune, giroflée des murailles, ravenelle jaune.

Description : jolie plante vivace de 20-80 cm, couverte de poils couchés, à floraison odorante et colorée.

Tige : un peu ligneuse à la base, anguleuse, rameuse.
Feuilles : oblongues, étroites, entières, les supérieures plus étroites.
Fleurs : grandes, 20-25mm, jaune ou orange brunâtre, à 4 pétales en croix, très parfumées, en grappes terminales allongées.
Floraison : mars-juin.
Fruits : siliques dressées à 4 angles, un peu aplaties, blanchâtres.
Partie souterraine : souche vivace.
Habitat : rochers, falaises et murs, le plus souvent à basse altitude.
Culture : très cultivé au jardin, en massifs et pour la fleur coupée. Plante appréciée des papillons.
Principaux caractères d’identification : habitat, port de crucifère, fleurs.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : éventuellement avec d’autres crucifères mais à priori avec aucune qui soit comestible.
Toxicité : la giroflée est potentiellement dangereuse bien qu’elle ne semble pas avoir provoqué d’accidents. Sa saveur est trop amère pour qu’on puisse avoir envie de la consommer en quantité.
Composition : outre un hétéroside sulfuré semblable à ceux des autres crucifères, la giroflée renferme plusieurs hétérosides cardio-toxiques proches de ceux de la digitale, en particulier le « cheiroside et le cheirotoxoside »
Propriétés médicinales : la giroflée est un tonique du cœur et un diurétique mais son emploi n’est pas sans danger. La tradition attribue aux graines des propriétés abortives mais, surtout, des essais pharmacodynamiques effectués sur des animaux de laboratoire ont montré que les parties vertes de la plante, à certaines doses, ont une activité cardio-vasculaire toxique : vasodilatation, bradycardie puis hypotension profonde pouvant entraîner la mort de l’animal.

A défaut de trouver de nouvelles plantes comestibles hivernales, je vous propose un ajout de quelques recettes de saison.

Crufiture de cynorrhodons : voir sous " Les recettes de marraine Bobette : l'Eglantier "

Jus d’argouses : voir sous "Les recettes de marraine Bobette : l'ARGOUSIER "



A vous tous, je souhaite une année riche en contacts humains et en découvertes natures. Le monde actuel n’est guère brillant mais la nature peut nous remplir d’espoir : les bourgeons annonciateurs du printemps sont en dormance mais dès que les conditions seront favorables, ils éclateront de vie ! 
Il faut savoir attendre le bon moment !!

Très belle année à vous tous et à bientôt pour de nouvelles découvertes.

jeudi 8 novembre 2018

LES ERABLES.


Nous nous attarderons plus spécialement sur l’érable plane mais aborderons les autres espèces de nos régions.
L’érable plane : acer platanoïdes
                              Nom vulgaire : érable de Norvège.
                              Famille : acéracées.
Description : arbre caduc splendide atteignant 25 à 30 mètres, aux feuilles caractéristiques.

Tronc : droit et cylindrique, écorce gris pâle, lisse sur l’arbre jeune, se fissurant longitudinalement avec l’âge.
Feuilles : opposées, longuement pétiolées, palmées, à nervures en éventail et à 5 lobes bordés de dents très aigües alors que les sinus sont arrondis, minces, glabres, vertes et luisantes sur les deux faces, assez grandes, 10-15 cm de diamètre.
Fleurs : petites, jaune-verdâtres, réunies en grappes dressées, naissant avant les feuilles en panicules larges.
Floraison : avril-mai.
Fruits : samares à ailes formant un angle obtus et à graines aplaties.
Principaux caractères d’identification : forme des feuilles et des fruits.
Culture : plusieurs érables dont celui-ci sont plantés pour l’ornementation. Ils sont très appréciés en automne pour leurs feuillages flamboyants. Attention si vous en choisissez un pour animer votre jardin : sa hauteur en fait plus un arbre de parc que de jardin et il a besoin d’espace pour se développer.
Autres espèces du genre en Europe : 15 dont 5 en France et en Suisse et 3 en Belgique.
En Belgique, nous trouvons l’érable sycomore (acer pseudoplatanus) à grandes feuilles palmées, pointues et grossièrement dentées, à fruits à panicules étroites et pendantes naissant en général avec les feuilles et à fruits glabres avec des ailes à angle droit.

L’autre espèce est l’érable champêtre (acer campestre). Les feuilles sont assez petites, 4-7 cm de diamètre, à 3-5 lobes oblongs, généralement entiers, à bord poilu, écorce gris pâle fissurée, fleurs en petites grappes érigées, poilues, naissant avec les feuilles, les fruits généralement poilus avec des ailes horizontales.

Les autres espèces rencontrées en France et en Suisse sont L’érable à feuilles d’obier (acer opalus) qui est un arbre plus petit 12-15 mètres, à écorce rosâtre ou gris-orangé, s’exfoliant ; feuilles 4 à 10 cm de diamètre, palmées, à 5 lobes larges, dentées et poilues au revers. Fleurs jaune pâle, en grappes pendantes naissant avant ou avec les très jeunes feuilles ; les fruits sont glabres avec ailes divergentes à angle aigu.

L’érable de Montpellier (acer monspessulanum), petit arbre caduc, 12 mètres max., écorce noir grisâtre foncé d’abord lisse, pouvant s’exfolier, feuilles coriaces, 3-8 cm de diamètre, à 3 lobes entiers assez émoussés, vert foncé brillant au-dessus. Fleurs verdâtres à inflorescence large d’abord érigée puis pendante. Fruits glabres avec des ailes presque parallèles.

Confusions possibles : aucune en dehors du genre. Les feuilles et les fruits permettent de différencier facilement nos espèces d’érables.
Une confusion ne porterait guère à conséquence car toutes ces espèces sont comestibles de la même manière.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles des érables peuvent être consommées crues ou cuites lorsqu’elles sont bien tendres.
Les jeunes fruits tendres étaient parfois conservés au vinaigre. Les graines sont comestibles en petites quantité mais sont amères; il faut les faire bouillir dans 1 ou 2 eaux pour diminuer l’amertume. On les consommait ainsi dans certaines régions d’Asie.
La sève de nos érables est sucrée : après extraction, on en préparait une boisson acidulée en la laissant fermenter à l’air. Dans certaines parties de l’Europe, on en faisait un sirop après une longue ébullition mais le rendement était faible vu sa faible teneur en sucre. Le sirop et le sucre d’érable sont presqu’exclusivement produits dans le nord est des Etats unis et dans l’est du Canada où, lors de la montée de la sève en mars- avril, des nuits très froides succèdent à des journées chaudes et ensoleillées. Après l’extraction et  une longue ébullition, sirop et sucre sont vendus à prix élevé. Une des espèces les plus recherchée pour cet usage est l’érable negundo. Sous nos climats, nos printemps sont trop doux et pluvieux pour que la sève se charge suffisamment en sucre.
Composition : les érables, en général, renferment des tanins, des saponocides triterpéniques dont l’acer saponine P, dérivée de l’acide acérogénique. Cette saponine présente une action anticancéreuse étudiée par le « national cancer institut »
Le sycomore (pseudoplatanus) renferme du cyclitol et de l’acétate de bornésitol.
Cet été, la fructification des érables a été excellente et un grand nombre de fruits sont arrivés à maturité. Des chevaux en ont ingéré une certaine quantité et en ont perdu la vie (myopathie atypique).
La myopathie atypique est une maladie musculaire avec un taux de mortalité très élevé qui touche les chevaux en prairie en automne et au printemps. Elle est liée à l’ingestion d’une toxine, l’hypoglycine A contenue dans les graines (samares) de plusieurs arbres de la famille des érables.
La sève des érables contient du saccharose et des sels minéraux.
Habitat : l’érable plane (acer platanoïdes) et l’érable sycomore (acer pseudoplatanus) croissent sensiblement dans les mêmes lieux : plateaux, collines et montagnes jusqu’à 1500m. Le sycomore est assez exigeant et prospère sur des sols fertiles, meubles, neutres, profonds et frais.
L’érable plane est un peu plus rare et ne s’élève pas à altitude aussi élevée.
Ce sont des essences de lumière qui supportent un certain ombrage dans la jeunesse et souffrent moins des gelées tardives.
L’érable champêtre pousse lui aussi sur plateaux et collines mais on le trouve rarement au-dessus de 600 m d’altitude. Il s’accommode de sols très divers et se rencontre même sur des stations assez sèches et rocheuses.
Bois :
Le bois du sycomore est blanc ou jaunâtre, peu durable et pourrit rapidement sous l’influence des variations atmosphériques. Sa faible durabilité l’exclu pour les constructions en tant que bois d’œuvre. C’est cependant un bon combustible.
Le bois de l’érable plane ressemble au sycomore mais est souvent plus rougeâtre ; il est plus dur et plus dense.
Le bois est utilisé en tournerie, ébénisterie, saboterie, crosses de fusils, raquettes de tennis et en lutherie pour les fonds de violons, éclisses, têtes et manches.
L’  érable champêtre a un bois blanc légèrement jaunâtre ou rougeâtre, lourd, dense, compact et très homogène. Il est utilisé en tournerie et est recherché pour la fabrication d’instruments agricoles, manches d’outils, crosses de fusils.
C’est un excellent bois de chauffage.

REMERCIEMENTS.

Merci à Madame Leblanc et à ses élèves venus explorer les alentours d’Hanzinelle. Nous avons passé un très bon moment ensemble à la découverte des fruits des haies.
Petite dégustation de la soupe de châtaignes et cèpes pour nous réchauffer. Biscuits aux cenelles et gâteau aux nèfles pour la note sucrée. Vous retrouverez la recette du gâteau aux nèfles dans la rubrique du même nom : les recettes de marraine Bobette : néflier.

Petit message pour Quentin : oui, la menthe se sèche au déshydrateur mais ne garde pas sa belle couleur verte : elle peut être préparée en tisanes. A défaut de déshydrateur, le four chauffé à 50-60°convient lui aussi mais consomme un peu plus d’énergie. 

samedi 20 octobre 2018

Les recettes de notre balade-dégustation du 20 août (suite).


J’ajoute dans la rubrique « Les recettes de marraine Bobette » les 6 recettes suivantes : 
- cake aux carottes et aux noix
- compote pommes et cenelles (voir aubépine), 
- soupe de châtaignes
- scones aux « gratte-cul » (voir églantier), 
- croquet aux noisettes,
- petits gâteaux aux cenelles. (voir aubépine).

Les SENECONS


LE SENECON VULGAIRE. Senecio vulgaris
                                              Famille : composées ou astéracées.

Description : mauvaise herbe annuelle de  20-40 cm, très commune et peu remarquable.
Tige : dressée, rameuse.
Feuilles : allongées, découpées en lobes égaux, anguleux, dentés. Feuilles de la base pétiolées, les caulinaires embrassant la tige par deux oreillettes.
Fleurs : toutes tubulées, jaunes, réunies en petits capitules groupés au sommet des rameaux.
               Floraison : presque toute l’année.
Fruits : akènes grisâtres.
Partie souterraine : racines grêles.
Principaux caractères d’identification : habitat (jardins, décombres), petite taille, aspect général.

Culture : le séneçon cinéraire (senecio cineraria) et quelques espèces exotiques sont cultivées pour l’ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 66 dont 33 en France, 20 en Suisse et 15 en Belgique.
Confusions possibles : avec les autres séneçons dont les capitules ne sont pas composés que de fleurs tubulées ou n’ont que de très courtes ligules (senecio sylvaticus, senecio viscosus). Tous les autres séneçons possèdent des fleurs ligulées sur le pourtour du capitule.
Aucune confusion ne semble possible avec une plante comestible lorsque la plante est en fleurs.
Toxicité : différentes espèces de séneçons sont connues pour provoquer de plus ou moins graves empoisonnements chez le bétail et parfois chez l’homme à la suite d’un usage médical. L’espèce de nos régions la plus suspecte est sans doute le séneçon jacobée que nous décrirons ci-après.
Composition : de nombreuses espèces de séneçons renferment des hétérosides hépatotoxiques (sénécine, sénécionine, sénécin, jacobine, senéciphylline). C’est le cas des séneçons vulgaires, jacobées et cinéraires.
Propriétés médicinales : plusieurs espèces dont les 3 citées précédemment  ont été employés comme emménagogues et régulateur de la tension veineuse.
Pas d’automédication, c’est trop dangereux. Un avis de spécialiste est toujours indispensable pour utiliser ce genre de plante.

SENECON JACOBEE.  Senecio jacobaea

                                      Famille : composées ou astéracées.
                                      Noms vulgaires : jacobée, herbe dorée, herbe de Saint Jacques, fleur de Jacob.

Description : plante herbacée, vivace ou bisannuelle, pouvant atteindre 80-100 cm de hauteur, à floraison souvent abondante.
Tige : dressée, rameuse au sommet, glabre ou couverte de quelques poils courts, anguleuse, striée, généralement teintée de rouge.
Feuilles : à contour oblong, profondément découpées en segments allongés, lobés ou crénelés, le segment terminal plus grand que les autres.
Feuilles inférieures munies d’un pétiole, feuilles moyennes et supérieures sessiles, embrassant la tige par 2 oreillettes.
Fleurs : composées de fleurs ligulées, jaunes, entourant un « cœur » de fleurs tubulées de même couleur, groupées en capitules rassemblés en corymbe au sommet de la tige.
Principaux caractères d’identification : habitat (prés, bords des chemins), feuilles divisées et capitules jaunes à fleurs à la fois ligulées et tubulées.

Confusions possibles : les jeunes rosettes du séneçon jacobée peuvent ressembler à celles de certaines crucifères. Si leur aspect ne suffit pas à les distinguer, leurs saveurs sont en tout cas bien différentes. Les crucifères ont un goût « de chou » caractéristique alors que celle du séneçon jacobée est âcre et amère.
Toxicité et propriétés médicinales.
Tous les séneçons comportent dans toute la plante mais surtout dans la racine, des alcaloïdes dérivés de la pyrrolizidine. Ces plantes produisent des acides phénols et des dérivés flavoniques.
Les séneçons sont considérés comme très toxiques. Les alcaloïdes sont hépatotoxiques.
Des études expérimentales sur animaux ont montré, après absorption répétée, une nécrose du foie, une invasion de globules blancs et des occlusions des veines hépatiques. Ces plantes ont été utilisées dans un but thérapeutique mais les alcaloïdes sont capables de se fixer sur des récepteurs situés dans les tissus.
L’intoxication par les séneçons peut provenir de pain fabriqué avec une farine bio contaminée par les graines de séneçon : attention donc à la provenance des produits bio.

mardi 25 septembre 2018

Le TROENE et la CLEMATITE

REMARQUE IMPORTANTE CONCERNANT LES PLANTES.
Les plantes sont loin d’être inoffensives : leur saveur et la concentration de leurs composants varient en fonction des saisons et des conditions météo. Ainsi, cette année, les fruits sont plus sucrés, les orties et les pissenlits de fin de saison plus amers.
Pas mal de plantes toxiques sont utilisées en remèdes pharmaceutiques, avec un dosage très précis ! Nous pouvons citer le troène, le colchique, la digitale…
C’est une pratique actuelle de revenir à des remèdes populaires mais cette pratique peut se révéler dangereuse car il est important de connaître avec précision le dosage à respecter !
Il me parait indispensable de s’adresser à des spécialistes et de ne pas jouer les apprentis sorciers !!

LA PLUS GRANDE PRUDENCE S’IMPOSE DONC !
Nous parlerons cette fois de deux plantes toxiques de notre région.


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LE TROENE : ligustrum vulgare    

                       Famille des oléacées
                       Noms vulgaires : trougne, trogne, pruène, bois noir, raisin-de-chien.
Description : arbrisseau de 1-3 mètres, à floraison odorante.
Tiges : à écorce gris brunâtre
Feuilles : opposées, munies d’un court pétiole, lancéolées, entières, un peu coriaces, glabres, d’un beau vert sur les deux faces, tombant tardivement et se colorant en rouge à l’approche de l’hiver.
Fleurs : petites, blanches, odorantes, à corolle en entonnoir, à 4 lobes ovales étalés, réunies en petites grappes terminales serrées.
Floraison : mai - juillet. Les fleurs sont visitées par les abeilles.
Fruits : baies globuleuses noires, amères, à pulpe rougeâtre, longtemps persistantes, contenant 2 – 4 graines, mûres à partir de septembre.
Principaux caractères d’identification : arbrisseau à feuilles opposées, allongées, fleurs odorantes en grappes courtes et serrées (panicule), fruits noirs à pulpe rougeâtre.

Culture : assez curieusement, le troène est souvent mieux connu par son nom latin « ligustrum ».
En effet, une espèce d’origine japonaise, ligustrum ovalifolium, est presque exclusivement utilisée pour la plantation des haies. Elle a remplacé l’espèce indigène « ligustrum vulgare » que l’on trouve dans les taillis, les bois clairs, souvent sur sol calcaire. Les feuilles sont persistantes en hiver et la croissance est assez rapide. De plus, la multiplication par bouturage est aisée. Le troène vulgaire n’est plus que rarement utilisé comme plante de haies.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : avec d’autres arbrisseaux à fruits noirs tels le bois de Sainte Lucie (prunus mahaleb) ou le merisier à grappes (prunus padus) dont les fruits sont comestibles mais les feuilles sont dentées et plus grandes.
Toxicité : les fruits du troène peuvent provoquer des troubles digestifs, rénaux et nerveux, occasionnellement mortels. Leur saveur amère est désagréable.
Les feuilles ont parfois empoisonné le bétail.
Composition : les fruits sont riches en saponosides toxiques.
Les feuilles et l’écorce renferment un hétéroside peu toxique, un principe amer, du tanin et des alcaloïdes proches de ceux de l’écorce du quinquina. Elles ont des propriétés astringentes et cicatrisantes qui peuvent être utilisées sous forme de spécialités pharmaceutiques à n’utiliser que sur conseil médical avisé.
Les espèces ornementales aux feuilles persistantes et aux baies noires sont également toxiques.
Le troène est allergisant par son pollen.



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LA CLEMATITE.   Clematis vitalba
                              Famille : renonculacées  

                              Noms vulgaires : herbe  aux  gueux, vigne blanche, cheveux –de- la Bonne Dame,                         berceau de la vierge, viorne des pauvres, bois – fumant.

Description : liane grimpant sur les arbrisseaux et les arbres jusqu’à de grandes hauteurs, pouvant former de véritables tapis recouvrant la végétation environnante.
Tiges : généralement de plusieurs mètres de longueur, ligneuses, couvertes d’une écorce grise qui se détache en lames allongées, irrégulières ; elles ressemblent parfois à de gros cordages qui se tordent sans casser.
Feuilles : opposées, pétiolées, composées de 3 -9 folioles ovales, lancéolées, pointues, un peu en cœur à la base, entières, crénelées, dentées. Une partie des pétioles durcit, persiste et soutient la plante.
Fleurs : petites, blanc crème, composées de 4 sépales poilus sur les deux faces et de nombreuses étamines ; elles sont démunies de pétales. Groupées en panicules, elles partent de l’aisselle des feuilles.
Floraison : juin – août.
Fruits : formés de nombreux carpelles dont le style s’allonge démesurément en une longue arête plumeuse donnant à l’ensemble, en automne, l’aspect de flocons duveteux.
Principaux caractères d’identification : port de liane, fruits duveteux Plants vigoureux et envahissants, surtout dans les jeunes plantations et le long des voies de chemin de fer.

Culture : quelques espèces exotiques, originaires d’Extrême- Orient sont cultivées pour l’ornementation.
Autres espèces du genre en Europe : 9 dont 4 en France, 2 en Suisse et 1 en Belgique.
Deux surtout sont fréquentes dans le Midi de la France : la clématite flammette (clematis flammula), liane à 2 feuilles 2 fois divisées en folioles étroites et fleurs un peu plus petites et la clématite dressée (ou droite) (clematis recta) à feuilles pennées, à folioles ovales, entières et à pétioles non vrillés
Confusions possibles : aucune.
Toxicité : la clématite vigne blanche et la clématite flammette ont une saveur brûlante. La plante fraîche est irritante et vésicante. On raconte qu’au Moyen –Age, les mendiants s’en frottaient pour provoquer des plaies afin d’attirer la pitié des passants. Son simple contact peut provoquer des dermites chez les personnes sensibles. La clématite dressée n’est que légèrement piquante.
Composition : les feuilles fraîches renferment un hétéroside libérant une lactone, la protoanémonine et des saponosides.
La protoanémonine possède un pouvoir antibactérien et antimitotique. La clématite peut être utilisée comme révulsif sous forme de spécialités pharmaceutiques.
Il faut s’en méfier car il s’agit d’une plante toxique et vésicante : le suc irrite la peau et provoque des ulcérations (d’où son usage au Moyen-Age). Il ne faut surtout pas l’absorber ni la sucer sous peine de graves brûlures d’estomac.
Propriétés médicinales : la plante était parfois employée comme diurétique et diaphorétique.
Utilisations alimentaires : on consommait, jadis, dans certaines régions, les jeunes pousses de clématite vigne blanche comme des asperges après les avoir fait cuire à l’eau. Contrairement à la plante adulte, elles ne sont qu’à peine irritantes lorsqu’elles sont fraîches et plus du tout lorsqu’elles sont cuites.


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Retour de la balade du 16 septembre.
Encore un superbe dimanche pour observer la nature ! Une vingtaine de participants sont venus à la rencontre des arbres, ont observé leur comportement dans leur milieu naturel. Chacun a essayé de s’imprégner de la vitalité des arbres et de sentir leur « aura ». C’était une approche très intéressante de ces végétaux qui, à n’en pas douter, sont de véritables êtres vivants réagissant à leur environnement comme nous, humains, pouvons le faire.  
Merci à YVES de nous avoir proposé quelques clés pour s’initier à cette découverte et de nous avoir accueilli chez lui. Merci à Marie Jeanne pour son accueil, le jus de pommes, le café et les gâteaux.
Encore une superbe après- midi partagée.