Bonjour à tous et toutes.
Mes activités ont eu l'honneur de faire l'objet d'une petite séquence dans l'émission de la télévision régionale C : CANAL et Canal et Cie du 13 février 2019.
J'ai le plaisir de vous faire partager cette courte vidéo en cliquant ICI.
Vous pouvez également la visualiser sur la page : "Dossier de presse." ou encore sur YouTube https://youtu.be/2lFzqHj9_LQ.
Le blog de Bernadette Paquet-Guiot, guide nature et organisatrice de balades gustatives dans l'Entre-Sambre-et-Meuse.
mercredi 20 février 2019
mardi 12 février 2019
LE HOUBLON
LE
HOUBLON.
Humulus lupulus
Famille des
cannabacées
Noms communs :
houblon lupulin, vigne du nord, salsepareille nationale, couleuvrée
septentrionale.
Description : plante grimpante, vivace, dioïque, de plusieurs
mètres de longueur, se développant sur la végétation avoisinante.
Tige : herbacée, volubile, s’enroulant dans le sens
des aiguilles d’une montre, quadrangulaire, couverte de poils rudes, dépourvue
de vrilles.
Feuilles : opposées, pétiolées, palmatilobées à 3-5 lobes
ovales ou pointus, dentées, rudes au toucher, cordiformes à la base.
Fleurs : minuscules, verdâtres, les femelles étant
groupées par deux sur une bractée, réunies en grappes pendantes ; les
mâles et les femelles sur des pieds séparés.
Fruits : munis d’ailes membraneuses, en forme de
« cônes ».
Principaux
caractères d’identification : liane à feuilles ressemblant à celles de la
vigne, très rugueuses au toucher, opposées 2 à 2 sur la tige, pieds femelles
portant des cônes.
Autre
espèce du genre en Europe : aucune
Confusions
possibles : éventuellement avec d’autres lianes telle la « bryone »
(décrite dans ce blog) munies de vrilles ou la « clématite » (aussi
décrite dans le blog) à tiges ligneuses dont les jeunes pousses sont
comestibles cuites mais plus ou moins toxiques crues.
Habitat : le houblon affectionne les terrains humides et
on le trouve dans les haies et les forêts. Il est cultivé pour l’industrie de
la bière.
Utilisations
alimentaires : crues, les jeunes pousses sont légèrement amères et aromatiques. Elles
font de très bonnes additions aux salades. Il est courant, dans certaines
régions, de les faire cuire à l’eau et de les servir comme des asperges.
Vous trouverez quelques recettes en suivant ce lien.
Outre la bière, les cônes peuvent servir à
aromatiser des boissons par macération ou infusion.
Composition : les membranes des cônes sont parsemées à leur
base de petites glandes qui donnent une sorte de poudre jaune, odorante et
amère, le « lupulin ». Celui-ci contient une huile essentielle, de la
lupuline, de la résine, de la cire et des principes œstrogènes.
Propriétés
médicinales : les cônes de houblon sont sédatifs, hypnotiques, anaphrodisiaques,
toniques, stomachiques, détersifs, laxatifs et diurétiques. Pour combattre
l’insomnie, on plaçait un oreiller bourré de cônes de houblon sous la tête. Le
houblon est en effet employé en tant que somnifère augmentant l’intensité et la
durée du sommeil. En usage externe, un cataplasme de cônes et feuilles bouillis
dans l’eau lutte contre goutte, rhumatismes, abcès froids et ulcères. Des cônes
chauffés et mis dans un sachet s’appliquent sur les névralgies, lombalgies
sciatiques.
Toxicité : un abus de cônes peut provoquer des troubles
nerveux (maux de tête, vertiges, céphalées, sommeil, anorexie, bradycardie)
mais leur saveur prononcée limite les risques.
Les œstrogènes contenus dans les
cônes sont responsables, par leur absorption transcutanée et respiratoire, de
troubles menstruels chez les cueilleuses de houblon. Ces œstrogènes, bien qu’en
faible concentration dans la bière, sont également à l’origine de troubles d’hyperœstrogénie
chez les grands buveurs de bière. Il faut tenir compte de la fréquence des
troubles hépatiques (dus à l’alcoolisme) chez les buveurs : de ce fait, la
dégradation des œstrogènes dans le foie se fait mal et l’hyperœstrogénie
apparaît beaucoup plus vite (atrophie testiculaire, perte de poils, impuissance).
Le prochain article abordera des petits trucs
pour plus de confort dans notre quotidien.
mardi 8 janvier 2019
DATURA ET GIROFLEE

DATURA :
datura stramonium
Famille
des solanacées.
Noms
vulgaires : stramoine, pomme épineuse, chasse-taupe, herbe aux sorciers,
herbe aux taupes, herbe des magiciens, herbe au diable, endormie, pomme du
diable.
Description : grande plante annuelle de 30 cm à 1 m, glabre,
d’aspect particulier, dégageant au froissement une odeur fétide forte et
désagréable.
Tige : robuste, épaisse à divisions dichotomiques (division
par deux des rameaux et des pédoncules sur la tige) jusqu’au sommet de la
plante.
Feuilles : grandes, pétiolées, ovales, aiguës au sommet,
bordées de grandes dents aiguës mêlées à de plus petites, assez molles, d’un
vert foncé.
Fleurs : très grandes, 6-10 cm de long, d’un blanc pur,
en forme d’entonnoir, à lobes très courts terminés par une pointe aiguë,
solitaire à l’aisselle des feuilles au point de bifurcation des tiges.
Fruits : capsules dressées de la taille d’une noix,
ovales, couvertes d’épines robustes, s’ouvrant par 4 valves et contenant de
nombreuses graines noires ternes et aplaties.
Partie
souterraine : racine principale développée.
Principaux
caractères d’identification : aspect dû à la division dichotomique des tiges,
odeur désagréable des feuilles, grandes fleurs blanches, fruits épineux.
Autres
espèces du genre en Europe : 2 dont « datura métel » à feuilles
entières, fleurs blanches ou rosées, à fruits penchés et couverts d’épines
grêles qui se rencontre parfois dans la région méditerranéenne.
Confusions
possibles : éventuellement avec le chénopode hybride dont les feuilles ressemblent
à celles du datura et dégagent aussi une odeur désagréable ; les feuilles
du chénopode sont triangulaires à losangées, à peine dentées alors que les
feuilles du datura sont ovales à elliptiques, généralement lobées, avec des
dents irrégulières. La confusion avec d’autres plantes comestibles parait
improbable mais s’est parfois produite.
Habitat : terrains cultivés, nus ou vagues, lisières des
champs, naturalisé ou çà et là partout.
Toxicité : toutes les parties de la plante sont
violemment toxiques. Malgré leur odeur fétide, les feuilles peuvent se
confondre avec celles de certains légumes sauvages (tels les chénopodes) et
provoquer de graves empoisonnements. De très petites quantités suffisent à
déclencher des symptômes alarmants. Les graines ont également intoxiqué des
personnes et des animaux. Le datura provoque des troubles digestifs,
cardiaques, respiratoires et visuels accompagnés de délire et hallucination
intenses et prolongées. La mort survient fréquemment.
Composition : la plante renferme divers alcaloïdes,
hyoscyamine, scopolamine et atropine. C’est donc une plante dont il faut se
méfier ! Remarquons au passage que presque toutes les plantes de la
famille des solanacées sont toxiques y compris la pomme de terre dont les
tubercules sont inoffensifs mais dont les feuilles et les fruits sont du
poison.
Propriétés
médicinales : le datura est employé en médecine comme antispasmodique, modérateur de
sécrétions, mydriatique (provoque la dilatation des pupilles), sédatif du
système nerveux central et antiasthmatique (feuilles mélangées à du tabac
roulées sous forme de cigarettes). L’emploi de la plante est dangereux car sa
teneur en substances active est difficile à doser. En usage externe, les
feuilles sont appliquées en cataplasmes analgésiques.
GIROFLEE.
Cheiranthus cheiri
Noms
vulgaires : bâton d’or, violette de saint Georges,
violier, carafée, giroflée jaune, giroflée des murailles, ravenelle jaune.
Description : jolie plante vivace de 20-80 cm, couverte de
poils couchés, à floraison odorante et colorée.
Tige : un peu ligneuse à la base, anguleuse, rameuse.
Feuilles : oblongues, étroites, entières, les supérieures
plus étroites.
Fleurs : grandes, 20-25mm, jaune ou orange brunâtre, à 4
pétales en croix, très parfumées, en grappes terminales allongées.
Floraison : mars-juin.
Fruits : siliques dressées à 4 angles, un peu aplaties, blanchâtres.
Partie
souterraine : souche vivace.
Habitat : rochers, falaises et murs, le plus souvent à
basse altitude.
Culture : très cultivé au jardin, en massifs et pour la
fleur coupée. Plante appréciée des papillons.
Principaux
caractères d’identification : habitat, port de crucifère, fleurs.
Autres
espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions
possibles : éventuellement avec d’autres crucifères mais à priori avec aucune qui
soit comestible.
Toxicité : la giroflée est potentiellement dangereuse
bien qu’elle ne semble pas avoir provoqué d’accidents. Sa saveur est trop amère
pour qu’on puisse avoir envie de la consommer en quantité.
Composition : outre un hétéroside sulfuré semblable à ceux
des autres crucifères, la giroflée renferme plusieurs hétérosides
cardio-toxiques proches de ceux de la digitale, en particulier le « cheiroside
et le cheirotoxoside »
Propriétés
médicinales : la giroflée est un tonique du cœur et un diurétique mais son emploi
n’est pas sans danger. La tradition attribue aux graines des propriétés
abortives mais, surtout, des essais pharmacodynamiques effectués sur des
animaux de laboratoire ont montré que les parties vertes de la plante, à
certaines doses, ont une activité cardio-vasculaire toxique : vasodilatation,
bradycardie puis hypotension profonde pouvant entraîner la mort de l’animal.
A défaut de trouver de nouvelles plantes comestibles hivernales, je vous propose un ajout de quelques recettes de saison.
Crufiture
de cynorrhodons : voir sous " Les recettes de marraine Bobette : l'Eglantier "
Jus
d’argouses : voir sous "Les recettes de marraine Bobette : l'ARGOUSIER "
Sirop
d’épicéa : voir sous "Les recettes de marraine Bobette : le pin et le sapin "
A vous tous, je souhaite une année riche en
contacts humains et en découvertes natures. Le monde actuel n’est guère
brillant mais la nature peut nous remplir d’espoir : les bourgeons annonciateurs
du printemps sont en dormance mais dès que les conditions seront favorables,
ils éclateront de vie !
Il faut savoir attendre le bon moment !!
Très belle année à vous tous et à bientôt pour
de nouvelles découvertes.
jeudi 8 novembre 2018
LES ERABLES.
Nous
nous attarderons plus spécialement sur l’érable plane mais aborderons les
autres espèces de nos régions.
L’érable
plane : acer platanoïdes
Nom
vulgaire : érable de Norvège.
Famille :
acéracées.
Description : arbre caduc splendide atteignant 25 à 30
mètres, aux feuilles caractéristiques.
Tronc : droit et cylindrique, écorce gris pâle, lisse
sur l’arbre jeune, se fissurant longitudinalement avec l’âge.
Feuilles : opposées, longuement pétiolées, palmées, à
nervures en éventail et à 5 lobes bordés de dents très aigües alors que les
sinus sont arrondis, minces, glabres, vertes et luisantes sur les deux faces,
assez grandes, 10-15 cm de diamètre.
Fleurs : petites, jaune-verdâtres, réunies en grappes
dressées, naissant avant les feuilles en panicules larges.
Floraison : avril-mai.
Fruits : samares à ailes formant un angle obtus et à
graines aplaties.
Principaux
caractères d’identification : forme des feuilles et des fruits.
Culture : plusieurs érables dont celui-ci sont plantés
pour l’ornementation. Ils sont très appréciés en automne pour leurs feuillages
flamboyants. Attention si vous en choisissez un pour animer votre jardin :
sa hauteur en fait plus un arbre de parc que de jardin et il a besoin d’espace
pour se développer.
Autres
espèces du genre en Europe : 15 dont 5 en France et en Suisse et 3 en
Belgique.
En Belgique, nous trouvons l’érable sycomore (acer pseudoplatanus) à grandes feuilles palmées,
pointues et grossièrement dentées, à fruits à panicules étroites et pendantes
naissant en général avec les feuilles et à fruits glabres avec des ailes à
angle droit.
L’autre espèce est l’érable champêtre (acer campestre). Les feuilles sont assez
petites, 4-7 cm de diamètre, à 3-5 lobes oblongs, généralement entiers, à bord
poilu, écorce gris pâle fissurée, fleurs en petites grappes érigées, poilues,
naissant avec les feuilles, les fruits généralement poilus avec des ailes
horizontales.
Les autres espèces rencontrées en France et en
Suisse sont L’érable à feuilles d’obier
(acer opalus) qui est un arbre plus petit 12-15 mètres, à écorce rosâtre ou
gris-orangé, s’exfoliant ; feuilles 4 à 10 cm de diamètre, palmées, à 5
lobes larges, dentées et poilues au revers. Fleurs jaune pâle, en grappes
pendantes naissant avant ou avec les très jeunes feuilles ; les fruits
sont glabres avec ailes divergentes à angle aigu.
L’érable
de Montpellier (acer monspessulanum), petit arbre caduc, 12 mètres max., écorce noir grisâtre foncé
d’abord lisse, pouvant s’exfolier, feuilles coriaces, 3-8 cm de diamètre, à 3
lobes entiers assez émoussés, vert foncé brillant au-dessus. Fleurs verdâtres à
inflorescence large d’abord érigée puis pendante. Fruits glabres avec des ailes
presque parallèles.
Confusions
possibles : aucune en dehors du genre. Les feuilles et les fruits permettent de différencier
facilement nos espèces d’érables.
Une confusion ne porterait guère à conséquence
car toutes ces espèces sont comestibles de la même manière.
Utilisations
alimentaires : les jeunes feuilles des érables peuvent être consommées crues ou cuites
lorsqu’elles sont bien tendres.
Les jeunes fruits tendres étaient parfois
conservés au vinaigre. Les graines sont comestibles en petites quantité mais
sont amères; il faut les faire bouillir dans 1 ou 2 eaux pour diminuer
l’amertume. On les consommait ainsi dans certaines régions d’Asie.
La sève de nos érables est sucrée : après
extraction, on en préparait une boisson acidulée en la laissant fermenter à
l’air. Dans certaines parties de l’Europe, on en faisait un sirop après une
longue ébullition mais le rendement était faible vu sa faible teneur en sucre.
Le sirop et le sucre d’érable sont presqu’exclusivement produits dans le nord
est des Etats unis et dans l’est du Canada où, lors de la montée de la sève en
mars- avril, des nuits très froides succèdent à des journées chaudes et
ensoleillées. Après l’extraction et une
longue ébullition, sirop et sucre sont vendus à prix élevé. Une des espèces les
plus recherchée pour cet usage est l’érable negundo. Sous nos climats, nos
printemps sont trop doux et pluvieux pour que la sève se charge suffisamment en
sucre.
Composition : les érables, en général, renferment des tanins,
des saponocides triterpéniques dont l’acer saponine P, dérivée de l’acide
acérogénique. Cette saponine présente une action anticancéreuse étudiée par le
« national cancer institut »
Le sycomore (pseudoplatanus) renferme du
cyclitol et de l’acétate de bornésitol.
Cet été, la fructification des érables a été
excellente et un grand nombre de fruits sont arrivés à maturité. Des chevaux en
ont ingéré une certaine quantité et en ont perdu la vie (myopathie atypique).
La myopathie atypique est une maladie
musculaire avec un taux de mortalité très élevé qui touche les chevaux en
prairie en automne et au printemps. Elle est liée à l’ingestion d’une toxine,
l’hypoglycine A contenue dans les graines (samares) de plusieurs arbres de la
famille des érables.
La sève des érables contient du saccharose et
des sels minéraux.
Habitat : l’érable plane (acer platanoïdes) et l’érable
sycomore (acer pseudoplatanus) croissent sensiblement dans les mêmes lieux :
plateaux, collines et montagnes jusqu’à 1500m. Le sycomore est assez exigeant
et prospère sur des sols fertiles, meubles, neutres, profonds et frais.
L’érable plane est un peu plus rare et ne
s’élève pas à altitude aussi élevée.
Ce sont des essences de lumière qui supportent
un certain ombrage dans la jeunesse et souffrent moins des gelées tardives.
L’érable champêtre pousse lui aussi sur
plateaux et collines mais on le trouve rarement au-dessus de 600 m d’altitude.
Il s’accommode de sols très divers et se rencontre même sur des stations assez
sèches et rocheuses.
Bois :
Le bois du sycomore est blanc ou jaunâtre, peu
durable et pourrit rapidement sous l’influence des variations atmosphériques.
Sa faible durabilité l’exclu pour les constructions en tant que bois d’œuvre.
C’est cependant un bon combustible.
Le bois de l’érable plane ressemble au sycomore
mais est souvent plus rougeâtre ; il est plus dur et plus dense.
Le bois est utilisé en tournerie, ébénisterie,
saboterie, crosses de fusils, raquettes de tennis et en lutherie pour les fonds
de violons, éclisses, têtes et manches.
L’ érable
champêtre a un bois blanc légèrement jaunâtre ou rougeâtre, lourd, dense,
compact et très homogène. Il est utilisé en tournerie et est recherché pour la
fabrication d’instruments agricoles, manches d’outils, crosses de fusils.
C’est un excellent bois de chauffage.
REMERCIEMENTS.
Merci à Madame Leblanc et à ses élèves venus
explorer les alentours d’Hanzinelle. Nous avons passé un très bon moment ensemble
à la découverte des fruits des haies.
Petite dégustation de la soupe de châtaignes et
cèpes pour nous réchauffer. Biscuits aux cenelles et gâteau aux nèfles pour la
note sucrée. Vous retrouverez la recette du gâteau aux nèfles dans la rubrique
du même nom : les recettes de marraine Bobette : néflier.
Petit message pour Quentin : oui, la
menthe se sèche au déshydrateur mais ne garde pas sa belle couleur verte :
elle peut être préparée en tisanes. A défaut de déshydrateur, le four chauffé à
50-60°convient lui aussi mais consomme un peu plus d’énergie.
samedi 20 octobre 2018
Les recettes de notre balade-dégustation du 20 août (suite).
J’ajoute dans la rubrique « Les recettes de
marraine Bobette » les 6 recettes suivantes :
- cake aux carottes et
aux noix,
- compote pommes et cenelles (voir aubépine),
- soupe de châtaignes,
- scones
aux « gratte-cul » (voir églantier),
- croquet aux noisettes,
- petits
gâteaux aux cenelles. (voir aubépine).
Les SENECONS
LE
SENECON VULGAIRE. Senecio vulgaris
Famille : composées ou astéracées.
Description : mauvaise herbe annuelle de 20-40 cm, très commune et peu remarquable.
Tige : dressée, rameuse.
Feuilles : allongées, découpées en lobes égaux, anguleux,
dentés. Feuilles de la base pétiolées, les caulinaires embrassant la tige par
deux oreillettes.
Fleurs : toutes tubulées, jaunes, réunies en petits
capitules groupés au sommet des rameaux.
Floraison : presque toute l’année.
Fruits : akènes grisâtres.
Partie
souterraine : racines grêles.
Principaux
caractères d’identification : habitat (jardins, décombres), petite taille,
aspect général.
Culture : le séneçon cinéraire (senecio cineraria) et
quelques espèces exotiques sont cultivées pour l’ornementation.
Autres
espèces du genre en Europe : 66 dont 33 en France, 20 en Suisse et 15 en
Belgique.
Confusions
possibles : avec les autres séneçons dont les capitules ne sont pas composés que de
fleurs tubulées ou n’ont que de très courtes ligules (senecio sylvaticus,
senecio viscosus). Tous les autres séneçons possèdent des fleurs ligulées sur
le pourtour du capitule.
Aucune confusion ne semble possible avec une
plante comestible lorsque la plante est en fleurs.
Toxicité : différentes espèces de séneçons sont connues
pour provoquer de plus ou moins graves empoisonnements chez le bétail et
parfois chez l’homme à la suite d’un usage médical. L’espèce de nos régions la
plus suspecte est sans doute le séneçon jacobée que nous décrirons ci-après.
Composition : de nombreuses espèces de séneçons renferment
des hétérosides hépatotoxiques (sénécine, sénécionine, sénécin, jacobine,
senéciphylline). C’est le cas des séneçons vulgaires, jacobées et cinéraires.
Propriétés
médicinales : plusieurs espèces dont les 3 citées précédemment ont été employés comme emménagogues et
régulateur de la tension veineuse.
Pas
d’automédication, c’est trop dangereux. Un avis de spécialiste est toujours indispensable
pour utiliser ce genre de plante.
SENECON
JACOBEE. Senecio
jacobaea
Noms
vulgaires : jacobée, herbe dorée, herbe de Saint Jacques, fleur de
Jacob.
Description : plante herbacée, vivace ou bisannuelle, pouvant
atteindre 80-100 cm de hauteur, à floraison souvent abondante.
Tige : dressée, rameuse au sommet, glabre ou couverte
de quelques poils courts, anguleuse, striée, généralement teintée de rouge.
Feuilles : à contour oblong, profondément découpées en
segments allongés, lobés ou crénelés, le segment terminal plus grand que les
autres.
Feuilles inférieures munies d’un pétiole,
feuilles moyennes et supérieures sessiles, embrassant la tige par 2
oreillettes.
Fleurs : composées de fleurs ligulées, jaunes, entourant
un « cœur » de fleurs tubulées de même couleur, groupées en capitules
rassemblés en corymbe au sommet de la tige.
Principaux
caractères d’identification : habitat (prés, bords des chemins), feuilles
divisées et capitules jaunes à fleurs à la fois ligulées et tubulées.
Confusions
possibles : les jeunes rosettes du séneçon jacobée peuvent ressembler à celles de
certaines crucifères. Si leur aspect ne suffit pas à les distinguer, leurs
saveurs sont en tout cas bien différentes. Les crucifères ont un goût « de
chou » caractéristique alors que celle du séneçon jacobée est âcre et
amère.
Toxicité
et propriétés médicinales.
Tous les séneçons comportent dans toute la
plante mais surtout dans la racine, des alcaloïdes dérivés de la pyrrolizidine.
Ces plantes produisent des acides phénols et des dérivés flavoniques.
Les séneçons sont considérés comme très
toxiques. Les alcaloïdes sont hépatotoxiques.
Des études expérimentales sur animaux ont
montré, après absorption répétée, une nécrose du foie, une invasion de globules
blancs et des occlusions des veines hépatiques. Ces plantes ont été utilisées
dans un but thérapeutique mais les alcaloïdes sont capables de se fixer sur des
récepteurs situés dans les tissus.
L’intoxication par les séneçons peut provenir de
pain fabriqué avec une farine bio contaminée par les graines de séneçon :
attention donc à la provenance des produits bio.
mardi 25 septembre 2018
Le TROENE et la CLEMATITE
REMARQUE
IMPORTANTE CONCERNANT LES PLANTES.
Les plantes sont loin d’être
inoffensives : leur saveur et la concentration de leurs composants varient
en fonction des saisons et des conditions météo. Ainsi, cette année, les fruits
sont plus sucrés, les orties et les pissenlits de fin de saison plus amers.
Pas mal de plantes toxiques sont utilisées en
remèdes pharmaceutiques, avec un dosage très précis ! Nous pouvons citer
le troène, le colchique, la digitale…
C’est une pratique actuelle de revenir à des
remèdes populaires mais cette pratique peut se révéler dangereuse car il est
important de connaître avec précision le dosage à respecter !
Il me parait indispensable de s’adresser à des
spécialistes et de ne pas jouer les apprentis sorciers !!
LA
PLUS GRANDE PRUDENCE S’IMPOSE DONC !
Nous parlerons cette fois de deux plantes toxiques de notre région.
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LE
TROENE : ligustrum vulgare
Famille des oléacées
Noms vulgaires :
trougne, trogne, pruène, bois noir, raisin-de-chien.
Description : arbrisseau de 1-3 mètres, à floraison odorante.
Tiges : à écorce gris brunâtre
Feuilles : opposées, munies d’un court pétiole,
lancéolées, entières, un peu coriaces, glabres, d’un beau vert sur les deux
faces, tombant tardivement et se colorant en rouge à l’approche de l’hiver.
Fleurs : petites, blanches, odorantes, à corolle en
entonnoir, à 4 lobes ovales étalés, réunies en petites grappes terminales
serrées.
Floraison : mai - juillet. Les fleurs sont
visitées par les abeilles.
Fruits : baies globuleuses noires, amères, à pulpe
rougeâtre, longtemps persistantes, contenant 2 – 4 graines, mûres à partir de
septembre.
Principaux
caractères d’identification : arbrisseau à feuilles opposées, allongées,
fleurs odorantes en grappes courtes et serrées (panicule), fruits noirs à pulpe
rougeâtre.
Culture : assez curieusement, le troène est souvent mieux
connu par son nom latin « ligustrum ».
En effet, une espèce d’origine japonaise,
ligustrum ovalifolium, est presque exclusivement utilisée pour la plantation
des haies. Elle a remplacé l’espèce indigène « ligustrum vulgare »
que l’on trouve dans les taillis, les bois clairs, souvent sur sol calcaire.
Les feuilles sont persistantes en hiver et la croissance est assez rapide. De
plus, la multiplication par bouturage est aisée. Le troène vulgaire n’est plus
que rarement utilisé comme plante de haies.
Autres
espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions
possibles : avec d’autres arbrisseaux à fruits noirs tels le bois de Sainte Lucie
(prunus mahaleb) ou le merisier à grappes (prunus padus) dont les fruits sont
comestibles mais les feuilles sont dentées et plus grandes.
Toxicité : les fruits du troène peuvent provoquer des
troubles digestifs, rénaux et nerveux, occasionnellement mortels. Leur saveur
amère est désagréable.
Les feuilles ont parfois empoisonné le bétail.
Composition : les fruits sont riches en saponosides toxiques.
Les feuilles et l’écorce renferment un
hétéroside peu toxique, un principe amer, du tanin et des alcaloïdes proches de
ceux de l’écorce du quinquina. Elles ont des propriétés astringentes et
cicatrisantes qui peuvent être utilisées sous forme de spécialités
pharmaceutiques à n’utiliser que sur conseil médical avisé.
Les espèces ornementales aux feuilles
persistantes et aux baies noires sont également toxiques.
Le troène est allergisant par son pollen.
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LA
CLEMATITE. Clematis
vitalba
Famille :
renonculacées
Noms
vulgaires : herbe aux gueux, vigne blanche, cheveux –de- la Bonne
Dame, berceau de
la vierge, viorne des pauvres, bois – fumant.
Description : liane grimpant sur les arbrisseaux et les
arbres jusqu’à de grandes hauteurs, pouvant former de véritables tapis
recouvrant la végétation environnante.
Tiges : généralement de plusieurs mètres de longueur,
ligneuses, couvertes d’une écorce grise qui se détache en lames allongées,
irrégulières ; elles ressemblent parfois à de gros cordages qui se tordent
sans casser.
Feuilles : opposées, pétiolées, composées de 3 -9 folioles
ovales, lancéolées, pointues, un peu en cœur à la base, entières, crénelées,
dentées. Une partie des pétioles durcit, persiste et soutient la plante.
Fleurs : petites, blanc crème, composées de 4 sépales
poilus sur les deux faces et de nombreuses étamines ; elles sont démunies
de pétales. Groupées en panicules, elles partent de l’aisselle des feuilles.
Floraison : juin – août.
Fruits : formés de nombreux carpelles dont le style
s’allonge démesurément en une longue arête plumeuse donnant à l’ensemble, en
automne, l’aspect de flocons duveteux.
Principaux
caractères d’identification : port de liane, fruits duveteux Plants vigoureux
et envahissants, surtout dans les jeunes plantations et le long des voies de
chemin de fer.
Culture : quelques espèces exotiques, originaires d’Extrême-
Orient sont cultivées pour l’ornementation.
Autres
espèces du genre en Europe : 9 dont 4 en France, 2 en Suisse et 1 en
Belgique.
Deux surtout sont fréquentes dans le Midi de la
France : la clématite flammette (clematis flammula), liane à 2 feuilles 2
fois divisées en folioles étroites et fleurs un peu plus petites et la
clématite dressée (ou droite) (clematis recta) à feuilles pennées, à folioles
ovales, entières et à pétioles non vrillés
Confusions
possibles : aucune.
Toxicité : la clématite vigne blanche et la clématite
flammette ont une saveur brûlante. La plante fraîche est irritante et
vésicante. On raconte qu’au Moyen –Age, les mendiants s’en frottaient pour
provoquer des plaies afin d’attirer la pitié des passants. Son simple contact
peut provoquer des dermites chez les personnes sensibles. La clématite dressée
n’est que légèrement piquante.
Composition : les feuilles fraîches renferment un hétéroside
libérant une lactone, la protoanémonine et des saponosides.
La protoanémonine possède un pouvoir
antibactérien et antimitotique. La clématite peut être utilisée comme révulsif
sous forme de spécialités pharmaceutiques.
Il faut s’en méfier car il s’agit d’une plante
toxique et vésicante : le suc irrite la peau et provoque des ulcérations
(d’où son usage au Moyen-Age). Il ne faut surtout pas l’absorber ni la sucer
sous peine de graves brûlures d’estomac.
Propriétés
médicinales : la plante était parfois employée comme diurétique et diaphorétique.
Utilisations
alimentaires : on consommait, jadis, dans certaines régions,
les jeunes pousses de clématite vigne blanche comme des asperges après les
avoir fait cuire à l’eau. Contrairement à la plante adulte, elles ne sont qu’à
peine irritantes lorsqu’elles sont fraîches et plus du tout lorsqu’elles sont
cuites.
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Retour
de la balade du 16 septembre.
Encore un superbe dimanche pour observer la
nature ! Une vingtaine de participants sont venus à la rencontre des
arbres, ont observé leur comportement dans leur milieu naturel. Chacun a essayé
de s’imprégner de la vitalité des arbres et de sentir leur « aura ».
C’était une approche très intéressante de ces végétaux qui, à n’en pas douter,
sont de véritables êtres vivants réagissant à leur environnement comme nous,
humains, pouvons le faire.
Merci à YVES de nous avoir proposé quelques
clés pour s’initier à cette découverte et de nous avoir accueilli chez lui.
Merci à Marie Jeanne pour son accueil, le jus de pommes, le café et les
gâteaux.
Encore une superbe après- midi partagée.
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