jeudi 29 juillet 2021

Information pratique

J'en suis désolée mais le service d'annonce automatique de parution d'un nouvel article va disparaître d'un jour à l'autre. Ceci est donc probablement le dernier message que vous recevrez par ce biais.

Nous n'avons malheureusement pas su récupérer les adresses des abonnés à ce service.

Aussi je vous propose, si vous êtes intéressé(e) par une annonce des mises à jour de ce blog, de m'envoyer un mail à l'adresse suivante : newsbonnesacroquer@gmail.com.

Nous nous ferons un plaisir de vous signaler toute modification au blog; mais ce sera fait manuellement donc avec risque d'oubli ou d'erreur humaine.

A bientôt.

LE CRESSON

 

LE CRESSON.       Nasturtium officinale

                                  Noms communs : cresson de fontaine, santé du corps.

                                  Famille : brassicacées

Description : plante vivace aquatique de 20-60 cm de hauteur, glabre dans toutes ses parties, à saveur forte et piquante très caractéristique, formant de belles colonies.



Tiges : jusqu'à 2m de long, rampant dans la vase ou à la surface de l'eau et redressées vers l'extrémité, molles, creuses, portant çà et là de petites racines adventives blanches.

Feuilles : alternes, découpées en 5-7 folioles arrondies distantes les unes des autres, dont la terminale, largement ovale, est nettement plus grande, vert foncé, luisantes.

Fleurs : petites, à 4 pétales blancs en croix, groupées en inflorescence au sommet des tiges.

Floraison : juin- septembre.

Fruits : siliques un peu recourbées portant de petites graines disposées sur 2 rangs dans chaque loge.

Récolte : plante entière, d'avril à novembre. Les feuilles se ramassent généralement avant la floraison mais on peut aussi cueillir lorsque fleurs et fruits sont présents ; la récolte peut donc se faire pendant toute la durée de vie de la plante. La couper au-dessus des tiges flottantes portant des racines adventives pour que la plante continue à se développer : l'arracher à la vase lui nuirait.

Habitat : eaux courantes, ruisseaux, sources, fossés, plus rare en montagne (300m maximum), toute la France, Suisse, Belgique et toute l'Europe.

Prudence : si le cresson croît dans des ruisseaux bordés de pâturages, risque de contamination par la douve du foie (lire le paragraphe « toxicité »)

Principaux caractères d'identification : plante aquatique, tiges allongées, flottantes ou rampantes, aspect des feuilles, saveur piquante.

Culture : le cresson est cultivé dans des cressonnières alimentées en eau courante et se récolte en bottes. Lorsqu'on veut conserver ces bottes durant quelques jours, plonger toute la plante coupée dans un récipient d'eau fraîche et placer celui-ci, couvert, dans une cave fraîche. (dans un vase, le cresson pousse et perd sa qualité.)

Autres espèces du genre en Europe : 1, présente dans toutes les régions : nasturtium macrophylum, à feuilles plus petites et comestible également.

Confusions possibles : avec l'espèce précédente, avec quelques crucifères poussant dans les lieux humides (cardamine amère, (cardamine amara), cardamine des prés (c. pratensis), barbarée (barbaea vulgaris) à tiges dressées adventives et avec l'ache nodiflore (apium nodiflorum), ombellifère aquatique à feuilles divisées, à folioles dentées et aux fleurs en ombelle.

Attention aux ombellifères aquatiques (ciguë vireuse-cicuta virosa-, œnanthe aquatique-œnanthe aquatica-et œnanthe safranée -crocata- : elles ne sont pas flottantes et leurs feuilles sont plus finement divisées que celles du cresson.

Utilisations alimentaires : le cresson est une des plantes sauvages les plus récoltées. On apprécie la saveur piquante de ses feuilles crues (y compris les tiges et les inflorescences) qui relève les salades et les plats de viande et de poisson.

C'est aussi un excellent légume cuit qui parfume les soupes. En hiver, on peut remplacer les feuilles par les graines mûres moulues qui ont les mêmes emplois et peuvent servir à aromatiser les viandes braisées. Le cresson est apprécié depuis les temps les plus reculés et on le cultive depuis le 16e siècle.

Quelques recettes se trouvent à la page "Les recettes de marraine Bobette: le cresson"

Composition : le cresson est très riche en calcium, fer, iode, sodium, potassium, vitamines A, B2, E, PP. Il est riche en vitamine C et B, phosphore, magnésium et contient une huile essentielle sulfurée.

Propriétés médicinales : le cresson est tonique, apéritif, stomachique, dépuratif, diurétique, expectorant et antiscorbutique.

Toxicité : la consommation excessive de cresson cru peut provoquer des troubles urinaires (cystite). Il arrive que la plante soit contaminée par les larves de la douve du foie (fasciola hepatica), ver parasite habituel des ruminants, qui peut se montrer dangereuse pour l'homme en s'enkystant dans le foie. En cas de doute, il vaut mieux faire cuire le cresson, ce qui élimine tout risque en tuant le parasite.



mercredi 21 juillet 2021

LE FRÊNE COMMUN

 

LE FRÊNE COMMUN.

                                          Fraxinus excelsior

                                          Famille : oléacées

                                          Noms communs : quinquina d'Europe, grand frêne, langue d'oiseau, arbre des centenaires.

 

Description : arbre de grande taille, 15 à 40 m, disséminé en forêts, parfois en mélange avec le chêne et le hêtre. On le trouve aussi dans les parcs, dans les haies vives, en bordure des cours d'eau et des routes. Facilement reconnaissable par ses feuilles, ses fruits et ses bourgeons.



Tronc : écorce lisse, d'un brun olivâtre ou jaunâtre, ensuite, presque noire, finement et densément gerçurée. Elle ressemble assez bien à celle du chêne mais les crevasses sont moins profondes et plus rapprochées.

 

Bourgeons : gros, noirs, légèrement veloutés et opposés, posés sur des coussinets foliaires saillants, le bourgeon terminal est gros et pyramidal.

 

Feuilles : opposées, grandes, pétiolées, composées de 7 à 15 folioles, lancéolées, dentées, d'un vert assez foncé. Elles apparaissent après les fleurs. Le chêne est un des arbres dont la foliaison est la plus tardive.

 

Fleurs : le frêne peut être hermaphrodite, mâle ou femelle. Fleurs rougeâtres, rudimentaires, insignifiantes car incomplètes : elles sont dépourvues de pétales et sépales, comprenant seulement étamines et pistil, disposées en panicules retombants.

 

Floraison : avril-mai.

 

Fruits : samares sous forme de capsules planes, allongées, indéhiscentes, surmontées d'une aile membraneuses. Chaque samare ne renferme qu'une semence. Elles mûrissent en octobre et  ne se disséminent qu'en hiver et au début du printemps.

 

Principaux caractères d'identification : feuilles composées imparipennées et lancéolées, bourgeons noirs, samares à une aile membraneuse.

 

Habitat : commun partout surtout sur terrains frais et profonds, les bois, les bords de cours d'eau ; c'est un grand consommateur d'eau et il a besoin de lumière.

 

Autres espèces du genre en Europe :  5 en Europe occidentale : le frêne commun, le frêne oxyphylle (oxyphylla à petits bourgeons lisses et brun jaunâtre), le frêne à fleurs (fraxinus ornus), originaire de la mer Noire et cultivé aujourd'hui comme arbre d'ornement, le frêne à feuilles rondes (fr. rotundifolia) aux folioles presque aussi larges que longs et feuilles comptant 5 à 7 folioles, et le frêne blanc (fr.americana) qui est le plus répandu des frênes exotiques, à 5 ou 9 grandes folioles (15cm) d'aspect blanchâtre sur la face inférieure et un peu dentées. Il existe aussi d'autres variétés ornementales et cultivars.

 

Utilisations alimentaires : les feuilles ont une valeur alimentaire intéressante et une saveur agréable. Les fruits, après avoir été bouillis dans deux eaux différentes servent à un erzatz de câpres.

 

Autres utilisations : les feuilles ont une excellente valeur fourragère : elles sont séchées et stockées.

                                 Le bois est un excellent bois de chauffage ; sa valeur calorifique le place juste derrière le chêne rouvre et avant le hêtre. Les cendres issues de sa combustion sont riches en potasse et donnent un engrais intéressant pour le jardin.

 

Composition : feuilles et écorce contiennent : inosite, mannite, quercitrine, dextrose, acide malique, gommes, tanin, fraxine, et 1 huile essentielle.

Dans les feuilles : fer, cuivre, vit.C

Dans la sève : un dérivé de coumarine.

 

Propriétés médicinales :

Feuilles : diurétiques, anti-goutteux, dépuratif, anti-rhumatismal, anti-inflammatoire, purgatif.

Ecorce : tonique, fébrifuge, astringent.

Le frêne est utilisé sous forme de spécialités pharmaceutiques en allo-thérapie, en homéothérapie et en pharmacie vétérinaire.

Les conseils d'un spécialiste sont recommandés pour un dosage approprié.

Le frêne est également utilisé en tisanes et la tradition attribue à l'écorce des propriétés toniques et fébrifuges.

Les feuilles se récoltent au début de l'été et constituent un bon remède naturel contre les rhumatismes et l'arthrite.

 

Toxicité : une consommation abusive peut provoquer des troubles divers et les quantités prescrites doivent être respectées.

Le frêne est une essence ligneuse bien présente dans nos forêts européennes. Il aime l’humidité et se retrouve souvent en compagnie des peupliers, des ormes, des aulnes et autres espèces vivant près de l’eau. Il s’adapte très bien et est capable de s’acclimater sur des sols rocheux.

Sa croissance est vigoureuse et son bois est de très bonne qualité.

La mythologie germanique et scandinave lui réserve une place de choix ! D’une solidité puissante, il est le lien entre trois niveaux du cosmos et correspond à l’arbre cheval d’Odin, dieu de la guerre.

Les Grecs retiennent l’aspect cosmique du frêne et le considèrent également comme l’arbre de Poséidon car il sauve les marins et prévient les naufrages.

Les Irlandais et les Gallois réalisaient les quilles des bateaux et les rames avec le bois de frêne.

 

Quelques recettes se trouvent sur la page « Les recettes de marraine Bobette : le Frêne ».

 

Une dernière réflexion : le frêne fait partie des 21 arbres de l'horoscope celtique.

Que dit-il du frêne ? « Feuilles hautes dans la brume, longues racines en terre humide, loin jusqu'aux eaux, il a sa place dans trois mondes à la fois, SAGESSE, MORT, RENAISSANCE. Solide et puissant, sans jamais courber l'échine, il résiste droit et digne aux adieux d'une saison, aux tempêtes effrénées ».

 

Pensée du jour basée sur le frêne : « Puisque le frêne est l'arbre cosmique, existe-t-il tour du monde plus rapide (et moins polluant) que d'aller faire un tour sous ses branches ? »

 

Il était inutile d'imaginer une sortie nature avec la pluie de ces derniers jours ! J'espère cependant qu'en août, nous pourrons retourner ensemble dans les bois et mettre la mûre à l'honneur !!

 

J'aspire à vous revoir très nombreux mais encore un peu de patience ! Courage à vous tous !


Post scriptum :

Les plus observateurs d'entre vous se sont aperçu que j'avais déjà parlé du frêne en 2016 ... !

A la suite de celà peut-on vraiment dire que je perds la tête ?  Je ne le pense pas ... enfin, j'espère.

Après tout nous sommes en été et la télé nous abreuve déjà de rediffusions, alors pourquoi pas Bonnes à Croquer ?

Prenez donc ça comme une mise à jour d'autant plus que je vous offre 5 nouvelles recettes.

A bientôt 



mardi 8 juin 2021

JARDINER AVEC SUCCES

Bonjour à tous et à toutes.

L'été semble enfin être arrivé, c'est le moment de récolter les jeunes pousses d'épicéa, les fleurs de sureau, la consoude, les orties et bientôt le tilleul et la reine des pré. 

Reportez-vous au tableau des cueillettes qui peut varier selon l'avancement des saisons. 

Allez dans les recettes de marraine Bobette et trouvez votre plaisir à épater les papilles !

La liste des plantes sauvages découvertes de nos régions est certainement encore incomplète mais il faut avouer que c'est de plus en plus ardu d'en trouver de nouvelles intéressantes.

C'est pourquoi aujourd'hui je vous propose un article sur le jardinage. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien ou sur "UN JARDIN NATUREL" dans la colonne de droite ci-contre.

Il complète un article publié en 2015 sur les purins naturels.

Je reviens très rapidement vers vous  avec 6 nouvelles recettes.

Bon jardinage et à très bientôt.

mardi 11 mai 2021

CORYDALE DIGITEE

Tout d'abord je voudrais présenter tous mes vœux de bonne fête aux mamans.

Un peu en retard pour les Belges, un peu en avance pour les Françaises ... mais c'est l'intention qui compte n'est-ce-pas !

LA CORYDALE DIGITEE  corydalis solida

                                                 Famille : fumariacées


Description : petite plante vivace de 10-30 cm, glabre, remarquable par son feuillage découpé et sa floraison.



Tige : dressée, simple, portant 3-4 feuilles et 1-3 écailles ovales à la base.

Feuilles : alternes, composées de 3 folioles, chacune composée de 3 foliolules divisées en segments lobés et étroits.

Fleurs : assez grandes, 15-30 mm, pourprées ou parfois blanches, en inflorescences plutôt serrées, horizontales, irrégulières, à 4 pétales, le supérieur prolongé en éperon allongé, légèrement courbé, réunies en grappe terminale dressée, découpées en lobes étroits.

Floraison : de mars à mai

Fruits : capsules allongées terminées en bec, s'ouvrant par 2 valves, renfermant quelques graines noires, luisantes, pendant à maturité. Contrairement à la fumeterre, dont le fruit est indéhissant (il ne s'ouvre pas à maturité), le fruit de la corydale s'ouvre à maturité.      

Partie souterraine : souche renflée en tubercule plein et solide.

Principaux caractères d'identification : feuilles offrant l'aspect de feuilles de fougères (genre rue des murailles), et fleurs en grappe.

Habitat : bois, taillis, presque toute la France, rare dans le midi, Suisse, Belgique, centre et sud de l'Europe.

Autres espèces du genre en Europe : 13 dont 5 en France, 3 en Suisse et 4 en Belgique parmi lesquelles la corydale creuse (corydalis bulbosa), plante des montagnes de l'Est à fleurs pourpres et la corydale jaune (corydalis lutea) répandue sur les murs et les rochers de nos régions, à fleurs jaunes, souvent cultivée dans nos jardins pour ses fleurs et son feuillage découpé.

Confusions possibles : aucune.

Toxicité : la corydale digitée et la corydale creuse passent pour toxiques, en particulier leur racine   qui peut produire des troubles nerveux. Il est probable que les autres espèces le soient également.

Composition : les corydales renferment plusieurs alcaloïdes dont la bulbocapnine et la corydalline paralysant la moelle épinière à forte dose.

Propriétés médicinales : la racine renflée des corydales a été employée comme vermifuge mais son usage n'est pas sans danger.

Si je vous décris la corydale, c'est qu'elle est proche de la fumeterre décrite dans l'article précédent et que vous pouvez trouver dans vos jardins ou dans la nature proche de chez vous. 

Elles appartiennent à la même famille de plantes et ont une ressemblance marquée Quoi que la corydale soit plus grande et pousse un peu partout.. L'une et l'autre sont toxiques ! 

La fumeterre est utilisée en phyto mais la corydale ne l'est pas ou plus car sa toxicité est plus grande (voir les composants).

Pas de recette pour cette plante. 

MAIS

Je serais triste si vous manquiez de recette, aussi en voici quelques nouvelles concernant des plantes déjà décrites et se récoltant maintenant : recettes très faciles à réaliser, il suffit de récolter les plantes nécessaires à la réalisation.

Pour l'ail des ours : 

  • tagliatelles d'ail des ours
  • saucisse purée à l'ail des ours.

Pour l'aegopode (ou égopode) : 

  • tzatzíki d'égopode
  • blinis à l'égopode
  • salade de fleurs sauvages

Pour les fleurs de sureau (qui vont fleurir très bientôt) : 

  • velouté de courgettes aux fleurs de sureau.

Vous retrouvez ces recettes dans « les recettes de marraine Bobette » en sélectionnant la plante utilisée pour la recette.

 

A très bientôt et profitez du bon air, promenez-vous dans les bois, la campagne et récoltez les plantes que vous connaissez bien avant de les transformer en plats ou desserts délicieux aux saveurs insolites et surprenantes.


vendredi 30 avril 2021

FUMETERRE


Fumaria officinalis

Noms communs : herbe à la jaunisse, pisse sang, fiel de terre, herbe à la veuve, fleur de terre, pied de géline, chausse rouge ou lait battu.

Famille : fumariacees.


Description : plante toujours annuelle, souvent délicate, à tiges étalées ou grimpantes.



Tiges : étalées, grimpantes, peu vigoureuses.

Feuilles : segments foliaires aplatis, pennées avec généralement de petites divisions lobées ou dentées.

Fleurs : en inflorescences latérales ou terminales, 7-9 mm, nombreuses, 4 pétales rose pourpré à sommet noir rougeâtre, sépales irrégulièrement dentés.

Floraison : avril à octobre.

Fruits : arrondis, indéhissants (ne s'ouvre pas à maturité) à 1 graine, 2-2,5 mm, entaillés ou pointus au sommet, rugueux, à dessication.

Partie souterraine : nombreuses racines adventives minces.

Habitat : terrains cultivés, vagues, sur sol léger, bien drainé, acide ou calcaire. Adventice annuelle souvent commune, en colonies.

Principaux caractères d'identification : plante annuelle, champs et décombres, feuilles plusieurs fois divisées, fleurs un peu pareilles à des pieds de chaussette (avec un éperon à l'arrière).

Autres espèces du genre en Europe : environ 55 espèces. C'est un groupe difficile à différencier par de détails concernant fleurs et fruits.

Composition : les principaux constituants connus sont la fumarine (alcaloïde), l'acide fumarique et 8 alcaloïdes.

Indications : la fumeterre serait favorable à la longévité. Elle est indiquée dans les cas de congestion hépatique, ictère, athérosclérose, pléthore, hyper globulie, hyperviscosité sanguine, hypertension, anémie, lymphatisme, parasites intestinaux, scorbut, dermatoses (dartres), maladies vénériennes.

Parties utilisées : la plante entière est utilisable. La faire sécher sur un drap ou en petits bouquets suspendus dans un endroit sombre et aéré.

Récolte : cueillir la fumeterre de mai à octobre et choisir des plantes bien feuillues et bien fleuries.

Comment l'utiliser ?

1. En infusion : 20 g de plante sèche ou 40 g de plante fraîche pour 1 litre d'eau. Laisser infuser 15 minutes et filtrer. Boire 2 à 3 tasses par jour avant les repas, 10 jours par mois. C'est un tonique anti-anémiant. Son usage prolongé est calmant, somnifère, amaigrissant (pléthore).

2. En alcoolature : 20 gouttes avant les 2 principaux repas, 10 jours par mois, pendant 3-4 mois pour un effet tonifiant.

3. Macération : Laisser reposer 1 petite branche de fumeterre pendant 24 h. dans 1 verre de vin ou de cidre. Filtrer. Boire 1 verre par jour durant 8 à 10 jours.

4. Suc frais : 5 à 6 c à s par jour dans du miel ou du lait contre les affections du foie.

5. Bains de pieds et de mains : 1 bonne poignée de plante fraîche ou 3 à 4 poignées de plante sèche par litre d'eau. Un bain par jour a un effet calmant, est un dépuratif et lutte contre les maladies de foie.


ATTENTION : les plantes sont loin d'être inoffensives et il est toujours très utile, voire nécessaire, de prendre l'avis de spécialistes avant une utilisation prolongée. Si vous prenez des médicaments, les effets de l'un peuvent contrecarrer les effets de l'autre !


- Pourquoi parler de cette plante alors que je ne lui connais pas d'utilisation culinaire ?

Parce que ma copine Agnès désirait mieux la connaître et le fait d'en trouver dans mon jardin a éveiller ma curiosité ! Merci Agnès ! La fumeterre n'est pas une mauvaise herbe utile en cuisine mais peut être précieuse en phytothérapie et en homéopathie.

mardi 13 avril 2021

SEDUM REFLECHI

 

LE SEDUM REFLECHI  sedum reflexum

                                             Nom commun : orpin des murs

                                             Famille : crassulacées

Description : plante vivace de15-50 cm, glabre dans toutes ses parties, formant de petites colonies.



Tiges :  dressées, résistantes, ramifiées au sommet.

Feuilles : alternes, allongées, charnues et renflées, de section plus ou moins cylindrique dans leur partie moyenne, pointues au sommet et se prolongeant un peu.

Fleurs : assez petites, munies de 6-8 pétales jaunes ou jaunâtres, aigus, étoilés, groupées en inflorescence globuleuse au sommet des tiges aériennes.

Floraison : juin-août.

Fruits : capsules contenant plusieurs petites graines.

Partie souterraine : rhizome très développé, portant outre les tiges aériennes fleuries de nombreux rejets sans fleurs, souvent rougeâtres.

Certains pieds de sedum réfléchi sont verts et d'autres glauques, sans que l'exposition plus ou moins grande au soleil puisse expliquer cette différence.

On réunit sous le nom de « sedum reflexum » plusieurs formes dont 3 sous espèces et 9 variétés ont été décrites.

Principaux caractères d'identification : aspect typique en « manchon », feuilles cylindriques, fleurs jaunes.

Culture : le sedum reprise (sedum telephium) est cultivé pour l'ornementation. Il est aussi appelé reprise, poule grasse, grand orpin, herbe à la coupure, joubarbe des vignes. Ses fleurs sont roses ou jaune pâle.

Autres espèces du genre en Europe : 56 dont 29 en France, 15 en Suisse et 10 en Belgique.

Les plus communes sont le sedum blanc (sedum album) à fleurs blanches, le sedum âcre (sedum acre) à fleurs jaune vif et le sedum reprise à fleurs roses ou jaune pâle.

Confusions possibles : avec les autres sedums à feuilles cylindriques et à fleurs jaunes, si les plantes sont fleuries. Evitez de confondre le sedum réfléchi avec le sedum âcre qui a une saveur poivrée et brûlante (il est aussi appelé poivre des murailles).

Attention : il existe de nombreux autres sedums dont les caractères sont très proches de ceux donnés pour les espèces ci-dessus et avec lesquels ils seraient facilement confondus. Si aucun sedum n'est toxique, plusieurs sont rares et ne devront jamais être cueillis. L'utilisation d'une flore est très importante pour les déterminer avec précision. (Les flores classiques sont des livres, contenant généralement des planches botaniques.)

Plusieurs espèces ont été ramassées pour leurs feuilles ou pour leurs racines comestibles (arrachage de racine veut dire plus de plante !)

Utilisations alimentaires : les feuilles tendres et charnues du sedum réfléchi et du sedum blanc, remplies d'un jus acidulé, sont agréables à manger telles quelles : elles rafraîchissent au cours d'une marche et forment de bonnes additions aux salades. Les jeunes pousses tendres sont les meilleures ! On peut aussi les faire cuire à la vapeur, à la poêle. Les grandes feuilles plates du sedum reprise sont encore meilleures en salade, vu leur taille, leur texture tendre et leur saveur délicate.

On emploie de même les feuilles du sedum rosé (rhodiola rasea) appelé aussi rhodiole : il est cultivé dans les jardins mais à l'état sauvage, il est assez rare, ce qui veut dire à utiliser avec modération.

Les petites feuilles du sedum âcre ou poivre des murailles de saveur très piquante et irritante peuvent servir de condiment si elles sont utilisées en très petite quantité.

Autrefois, on consommait les racines du sedum reprise et du sedum rosé crues, bouillies ou conservées dans le vinaigre. Cet usage est à proscrire car on arrache la plante.

Le sedum réfléchi et le sedum reprise ont été cultivés comme légume. Le second l'est encore pour l'ornementation des jardins. Vu les périodes chaudes et sèches, les crassulacées sont intéressantes à planter car elles sont peu demandeuses d'eau.

Composition : le sedum reprise renferme de l'acide malique, des sels minéraux (calcium), des tanins, mucilages et sucres.

Le sedum âcre contient des acides organiques, du tanin, un alcaloïde, un glucoside et une substance irritante.

Parties utilisées : suc frais, toutes les parties de la plante séchée, feuilles fraîches ou conservées dans l'huile. La dessiccation est très difficile.

Je vous propose quelques recettes ICI.

Propriétés médicinales : après en avoir ôté la cuticule, les feuilles de sedum reprise sont posées sur les plaies, les coupures et les brûlures pour en hâter la cicatrisation. Je parle ici de plaies et brûlures superficielles, toute blessure profonde exige des soins médicaux.

On aurait employé le sedum âcre comme antiépileptique et en usage externe comme coricide.

Toxicité : à trop forte dose, le sedum âcre est émétique et vésicant.

 

A PROPOS DE LA FAMILLE DES CRASSULACEES :

Ce sont des plantes herbacées succulentes, annuelles ou vivaces à fleurs régulières en étoile ou en clochette.

Pour les reconnaître plus aisément, distinguons une subdivision importante dans cette famille :

1.      Des plantes sans rosette de feuilles basilaires et fleurs généralement à 5 sépales et 5 pétales entièrement libres : ce sont les SEDUMS.

2.      Des plantes à rosette de feuilles basilaires très compactes et fleurs à 6-20 sépales et 6-20 pétales soudés entre eux à la base,12 à 40 étamines : ce sont les SEMPERVIVUMS dont les joubarbes. 


Que pouvez-vous récolter comme plante sauvages actuellement ?

Les orties feront des soupes, des quiches et des purées de légumes pleines de saveur et de vitamines, les pissenlits verts ou blancs, crus ou cuits, l'ail des ours frais ou séché, l'alliaire, les feuilles de ficaire, les fleurs de prunellier pour aromatiser les desserts ou faire une excellente teurgoule. Vous trouverez ces recettes sur le blog et ne vous privez pas de retrouver ces saveurs avec plaisir !

 Message à tous : pour avoir passé quelques jours en hôpital durant cette période bousculée par le covid, je remercie infiniment les services d'urgences, les ambulanciers, urgentistes, médecins, infirmiers et infirmières sans oublier les stagiaires infirmiers qui malgré leur épuisement, rassurent et entourent les malades : ils ne cessent de courir mais leur passion de soigner est la plus forte ! Pour le personnel médical, par respect pour leur travail, notre devoir est de continuer nos efforts de respecter les règles de confinement et d'oublier notre égoïsme !

Un immense merci à tous et tenons la barre : le soleil revient toujours après la tempête !


vendredi 5 mars 2021

LE NOMBRIL DE VENUS

 Umbilicus rupestris


                                        Famille : crassulacées


                                        Noms usuels : ombilic, cotylédon, gobelet, cotylet, coucoumelle, cymbalion, oreille d'abbé, écuelle.


Description : plante vivace, glabre de 10-40 cm, charnue, d'un vert vif, à allure caractéristique.



Tiges : dressées, peu feuillées.

Feuilles : arrondies avec une fossette au centre et un long pédoncule, assez grandes (3-6 cm), feuilles supérieures progressivement plus petites, épaisses, charnues, facilement cassantes et recouvertes d'une très fine pellicule.

Feuilles de la tige peu nombreuses, allongées, rétrécies en pétiole à la base.

Fleurs : 8-10 mm, blanc jaunâtre ou jaune paille, à corolle en tube muni de 5 lobes au sommet, réunies en grand nombre en une large grappe dressée.

Floraison : mai-juillet.

Fruits : capsules à graines nombreuses.

Partie souterraine : souche épaisse en tubercule.

Habitat : vieux murs et rochers ombragés, talus siliceux (acides) des régions chaudes où se constituent des populations abondantes. Présent jusqu'à 1100 m.

Son nom « d'umbilicus » ou nombril de vénus lui vient de l'aspect particulier des feuilles qui partent toutes de la base et dont le pétiole se rattache au limbe par le centre de la face inférieure. La feuille se trouve déprimée en forme de cratère, d'où, sa ressemblance avec un ombilic.

Reproduction : la plante se perpétue plus par le bourgeonnement de sa racine renflée en tubercule que par ses graines.

Principaux caractères d'identification : habitat (vieux murs), aspect des feuilles et de l'inflorescence.

Autres espèces du genre en Europe : 5 dont 1 en France, dans les Pyrénées.

Confusions possibles : aucune.

Utilisations alimentaires : les feuilles de l'ombilic sont excellentes à manger crues, telles quelles ou en salade. Elles sont charnues, très tendres et leur saveur acidulée est agréable et rafraîchissante.

Les inflorescences cependant sont amères.

Période de récolte : feuilles de février à avril.

Propriétés médicinales : les feuilles dont on a délicatement retiré l'épiderme sont posées sur les plaies et brûlures comme cicatrisant. Elles servent de pansement de la nature qui est détersif, émollient et résolutif.

Composition : sels minéraux (surtout calcium, potassium et silicium), fer, tanin, triméthylamine.

Deux nouvelles recettes de cuisine sont disponibles pour cette plante.

Vous les trouverez en suivant ce lien.

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Une info de Véronique Raffin-Lagier reçue en commentaire le 20 mars 2020 :

Elle me dit avoir dégusté des feuilles de nombril de vénus avec des huîtres chaudes : à essayer si vous en avez la possibilité et merci à Véronique de partager cette expérience.

La saveur du nombril de vénus, la beauté et l'aspect ludique de la récolte contribuent à valoriser les mets présentés.

Merci à vous tous qui me suivez à travers ce blog et n'hésitez pas à me transmettre vos commentaires très encourageants.

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A récolter dans les semaines qui arrivent : la sève de bouleau (hors gel, bien sûr), les pissenlits, et les premières orties : ce sont tous des dépuratifs qui nous aideront à nettoyer le corps de façon tout à fait naturelle !


mardi 23 février 2021

LE BOULEAU, ARBRE POPUPLAIRE.

 

Bien sûr, avec le froid de la semaine dernière, personne n'a imaginé prélever la sève du bouleau ! Laissons-le reprendre des forces et l'opération est reportée en mars. Vu les températures clémentes de cette semaine, vous auriez envie de récolter mais la pleine lune est pour vendredi et les nuits peuvent encore être froides ! Il me paraît préférable d'attendre encore 2 bonnes semaines et vous aurez à ce moment une pleine récolte.

Ne pouvant bénéficier de la sève, je me suis plongée dans les livres pour redécouvrir cette plante merveilleuse aux multiples usages et à la beauté délicate.

Son écorce blanche parsemée de motifs noirs, ses branches souples et gracieuses balancées sous le vent dégagent une impression de légèreté et de gaieté.

Le bouleau est un arbre extraordinaire qui renferme divers bienfaits thérapeutiques, dans le domaine des soins corporels et de l'alimentation saine.

Le saviez-vous ?

 Le bouleau est un des 7 arbres sacrés du bosquet des druides ; il correspond à la lettre B (beth) et préside au premier mois de l'année solaire du 24 décembre au 21 janvier, ce qui équivaut à la renaissance du soleil.

Lors de la fête de la Chandeleur qui précède la remontée de la lumière, le bouleau est mis à l'honneur. Son nom vient de « betul », du latin « betula ».

Il vit en Europe mais aussi sur l'Himalaya. C'est une espèce pionnière : il a été la première essence avec le pin, à recoloniser nos forêts à la fin de la période glacière.

Le bouleau n'a pas de préférence quant au sol : humide ou sec, riche en humus ou pierreux, il s'acclimate à tout pourvu qu'il dispose de lumière.

Symbole de la connaissance, du renouveau de la vie et de la promesse lumière, le bouleau est aussi l'arbre de la sagesse, l'arbre purificateur (tisanes pour chasser les mauvaises humeurs, balai pour purifier un lieu, verge qui remet le réfractaire dans le droit chemin). Cette symbolique de l'arbre est sans nul doute associée aux réelles capacités médicinales. De nombreuses parties de l'arbre (feuilles, bourgeons, sève, écorce) sont utilisées pour éliminer les toxines du corps. Les anciens ont donc attribué à l'arbre des vertus immatérielles le rendant capable de chasser les éléments et esprits négatifs des lieux.

Je vous présente quatre nouvelles  recettes culinaires sur la page "ad-hoc" des recettes de marraine Bobette.

Mais il n'y a pas qu'à manger ou boire parmi les vertus du bouleau.

Quelques recettes santé-beauté.


1.      Huile de soin pour le corps et les cheveux.

1 poignée de chatons et de feuilles de bouleau séchés (les prélever en avril-mai)

200 ml d'huile d'olive (de qualité)

Laisser macérer l'ensemble dans 1 lieu clair durant 1 à 2 semaines puis filtrer.

Conserver l'huile de soin à l'abri de la lumière dans 1 bouteille bien propre.

Utilisation : pour un après-shampoing, masser les cheveux humides avec un peu d'huile et laisser agir 10 minutes avant de rincer.

Petite astuce : vous pouvez ajouter 1 c à s de feuilles de romarin fraîches ou séchées pour un effet désinfectant efficace.


2.      Bain de bouleau.

4 poignées de feuilles de bouleau séchées pour 1 bain ou 1 mélange frais de feuilles, bourgeons et jeunes rameaux débités en morceaux.

Déposer dans 1 casserole avec 2 à 3 litres d'eau et porter à ébullition. Retirer du feu et laisser infuser (à couvert) durant 1 nuit.

Filtrer et verser cette décoction dans l'eau d'un bain chaud. Y rester 20 minutes. Recommencer 1 ou 2 fois.

Astuce : pour les décoctions et les infusions de feuilles et de bourgeons, ajouter 1 gr de bicarbonate de soude par litre afin de dissoudre les résines et de mieux profiter du potentiel thérapeutique de l'arbre.

Utilisation : soin convenant aux peaux sensibles sujettes au psoriasis.


3.      Contre les rhumatismes :


Remplir un bocal de feuilles de bouleau et couvrir d'huile d'olive. Laisser macérer 2 semaines au soleil.

Filtrer et renouveler la même opération en remettant des feuilles fraîches. Filtrer à nouveau et conserve au frais, à l'abri de la lumière.

Utilisation : en friction sur les parties douloureuses.


4.      Déodorant naturel.

300 g d'écorce de bouleau

300 g d 'écorce de chêne

30 g de fleurs de lavande

1,5 litre d'eau

Mettre dans 1 récipient et faire bouillir pendant 10 minutes.

Filtrer, laisser refroidir et conserver en bouteilles de verre étanches.

Utilisation : se frictionner après la douche ou le bain.


POUR RAPPEL : périodes de récoltes

Sève : de mi-février à début avril hors période de gel.

En réponse à de nombreux contacts reçus concernant la récolte de sève de bouleau, je voudrais préciser que :

Oui, vous pouvez prélever de la sève actuellement MAIS la récolte ne sera pas optimum et vous privez l'arbre du début de la montée de sève : la pleine lune est pour vendredi. Comparons avec les marées : oui, il y a des marées tous les jours mais en période de pleine lune, l'amplitude est différente. C'est un peu la même chose pour la montée de sève, elle est plus forte en lune montante et en ce qui me concerne, j'attends le mois de mars pour prélever.

DONC, vous pouvez déjà prélever actuellement mais la montée de sève étant plus faible en pleine lune, vous privez l'arbre de sa ration et votre récolte ne sera pas optimum. A vous de choisir !

 

Jeunes feuilles et chatons : mi-avril, début mai

 

Feuilles âgées : fin mai, juin

 

Rameaux fins : toute l'année.

 

Ne vous privez pas de balades en pleine nature, il existe encore un peu partout des endroits peu fréquentés où vous respirerez librement : ça fait un bien fou et ça ne coûte rien ! Ces sorties aiguiseront vos observations de l'avancée du printemps déjà bien visibles !

La ciboulette est toujours là et les premières orties pointent leurs premières feuilles ; vous pourrez très bientôt faire une excellente soupe santé. Surveillons aussi les pissenlits qui eux aussi seront bientôt au rendez-vous !