dimanche 10 avril 2022

Le POURPIER

 

LE POURPIER.      Portulaca oléracea

                                     Famille : portulacacées

                                     Nom usuel : pourpier des jardins.

Description : le pourpier sauvage est une « mauvaise » herbe annuelle assez commune, étalée en touffes sur le sol, glabre dans toutes ses parties.




Tiges : couchées, rampant sur le sol, de 20-50 cm de longueur, rameuses, charnues, rougeâtres, à rameaux opposés.

Feuilles : sessiles, portant des poils courts à leur aisselle, opposées au bas des tiges, alternes vers le haut et groupées au sommet des rameaux, oblongues à ovales, arrondies ou tronquées au sommet, épaisses et charnues, luisantes, d'un vert vif.

Fleurs : assez petites, à 5 pétales jaunes séparés les uns des autres, sessiles, solitaires ou en petits groupes à l'aisselle des feuilles et à l'extrémité des rameaux.

Floraison : de mai à octobre.

Fruits : capsules sphériques renfermant de nombreuses petites graines noires.

Partie souterraine : racine principale grêle.

Principaux caractères d'identification : plante rampante à tiges et feuilles épaisses et charnues, généralement opposées.

Culture : la sous-espèce sativa est cultivée dans les potagers. Le pourpier à grandes fleurs (portulaca grandiflora) est cultivé comme ornementale.

Autres espèces du genre en Europe : il arrive que le pourpier à grandes fleurs, plante d'Amérique du Sud, à tiges dressées, à feuilles cylindriques glauques et à fleurs roses, pourpres, jaunes ou blanches, se rencontre à l'état subspontané, surtout dans le sud de l'Europe.

Confusions possibles : aucune en tenant compte des caractères décrits plus haut.

Utilisations alimentaires : jusqu'au début de notre siècle, le pourpier était considéré comme une excellente plante à salade dont on appréciait les tiges et les feuilles pour leur texture croquante et douce et pour leur agréable saveur acidulée. On le cultivait dans les potagers mais la plante sauvage était également récoltée. Le pourpier peut être consommé en grandes quantités, mais il gagne à être mélangé à des plantes moins mucilagineuses et de saveur plus prononcée.

C'est aussi un intéressant légume cuit auquel de nombreuses recettes sont applicables.

Les tiges coupées en morceaux avec leurs feuilles peuvent être conservées dans le vinaigre et servies comme les cornichons.

Les minuscules graines ont été consommées comme céréale bouillie ou bien moulues en farine, mais leur ramassage exige beaucoup de temps et de patience.

Le mucilage de la plante permet d'épaissir des soupes froides tout en leur apportant une légère acidité.

Je vous livre quelques façons de le cuisiner à la page "Les recettes de marraine Bobette : le pourpier"

Cueillette : plante entière d'avril à octobre.

Les tiges sont suffisamment tendres pour pouvoir être ramassées et consommées avec les feuilles durant toute la vie de la plante.

Habitat : jardins, champs, décombres.

Originaire des régions subtropicales et tropicales de l'ancien monde et fréquemment subspontané dans nos régions.

Presque toute la France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe.

Composition : riche en omégas3, en antioxydants, en vitamines E, A, C et en flavonoïdes, le pourpier est aussi une mine de minéraux : fer, calcium, magnésium, potassium, phosphore. Les mucilages qu'il contient lui confèrent des propriétés médicinales.

Propriétés médicinales : il est émollient, laxatif en grandes quantités, dépuratif et diurétique.

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J'espère que cette nouvelle plante vous séduira, même si sa saveur est douce : elle est très intéressante car ses composants sont bénéfiques !

Pensez à consommer une multitude de nouvelles pousses : orties, égopode, alliaire, consoude, lierre terrestre…et bien d'autres : 

Lors de vos balades, emportez quelques petits sacs de toile que vous glissez dans un sac à dos et en route dans le super marché de la nature et là, les prix n'augmentent pas !!

Alors, pourquoi se priver ?

 

Une nouvelle qui pourrait vous intéresser : nouvelle balade prévue le dimanche 24 avril.

Nous redécouvrirons toutes les plantes actuelles et je ne sais pas encore à quelle sauce elles seront dégustées.

La participation à cette balade se fait toujours sur inscription : 20 personnes au maximum.

 

ATTENTION : le lieu de rendez-vous se trouve sur la place d'Hanzinelle, près de la petite plaine de jeu.

L'heure du rendez-vous est 14h30.

Durée : 2 heures de balade et 2 heures de dégustation.

Espérons que le soleil sera présent !

 

Bonnes fêtes de Pâques à tous et beaucoup d'œufs dans vos paniers, mais attention aux Oeufs Surprises ...

vendredi 25 février 2022

Bonnes nouvelles

 

Bonnes nouvelles : chouette !!

 

Primo

La balade prévue le 6 mars 2022 aura bien lieu.

Limitée à 20 personnes, inscrivez-vous sans tarder !

Il est très agréable de se balader : les perce-neiges sont bien fleuris, les premières jonquilles elles aussi commencent à fleurir : j'en ai cueilli ce mercredi 23 février !

Durant cette sortie, nous découvrirons le tussilage, la ciboulette sauvage, les pissenlits, la ficaire, l'arum, l'égopode... et dégusterons la sève ou eau de bouleau.

Quelle joie de vous retrouver pour partager ces découvertes et déguster quelques préparations !

 

Lieu de rendez-vous : 47, rue de la gare d'Oret à Hanzinelle (5621)

Heure : 14h précise

Durée : 2 heures pour la balade

               2 heures environ pour la dégustation

Tenue : bonnes chaussures car il y a de la boue partout

Réservation obligatoire : soit par téléphone ou par mail (coordonnées notées en début de blog)

P.A.F. 10 euros par personne.

Si vous le désirez, vous pouvez prévoir 1 ou 2 sacs pour d'éventuelles récoltes.



 Secundo : une information qui pourrait intéresser quelques personnes :

 

La vannerie sauvage permet de réaliser une multitude d'objets avec des matériaux glanés dans la nature: mangeoires, nichoirs, paniers, plateaux...

 

Fabienne peut vous initier à cet artisanat: ses ateliers se

tiennent à Jamagne, près de Philippeville et vous pouvez la joindre au 0494 800 463

 

N'hésitez pas à vous lancer, c'est encore une façon agréable et ludique de se rapprocher de la nature très généreuse à qui sait en profiter.

 

Tertio : En passant en revue les plantes dont je pourrais vous parler, je suis retombée sur l'amaranthe (ou amarante) déjà décrite en août 2020. Rien de neuf donc mais j'en ai profité pour ajouter quelques recettes à base de celle-ci. 



Pensée du jour : Généreuse, la nature est une source inépuisable de richesses lorsqu'on en prend soin et qu'on prélève seulement la quantité nécessaire.

                                                                                        M. Gros

samedi 12 février 2022

Le TAMIER

 

LE TAMIER.    Tamus communis

                            Famille : dioscoréacées

                            Noms communs : herbe aux femmes battues, taminier, vigne sauvage, vigne noire, racine vierge, sceau de Notre-Dame, sceau de la vierge, bryone noire, haut liseron, couleuvrée noire, racine de feu, racine de femmes battues, raisin du diable.

Description : belle plante vivace, dioïque au feuillage luisant, grimpant autour des troncs.



Tige : très flexible, atteignant jusqu'à 3 m de longueur, assez épaisse avant le développement des feuilles puis s'amincit par la suite.

Feuilles : alternes, longuement pétiolées, à limbe très large en forme de cœur fortement échancré à la base et aigu au sommet, luisant sur le dessus, 5-7 nervures ramifiées nettement visibles.

Fleurs : très petites, verdâtres, en grappe à l'aisselle des feuilles. Les grappes sont très longues sur les pieds mâles, très courtes sur les pieds femelles.

Floraison : avril, juin.

Fruits : baies rouges globuleuses d'environ 1 cm de diamètre.

Partie souterraine : gros rhizome vertical charnu, gris-noirâtre à l'extérieur, blanc à l'intérieur, renfermant un suc gluant à odeur désagréable.

Principaux caractères d'identification : liane des endroits frais à grandes feuilles luisantes en forme de cœur.

Lorsqu'on ramasse les jeunes pousses, les feuilles ne sont pas toujours développées. Dans ce cas, on ne pourra se baser que sur l'habitat et l'aspect des tiges s'enroulant autour des arbres et des arbustes environnants.

Le tamier se reconnaît aussi très facilement lorsqu'il est couvert de ses fruits rouges qui persistent après que feuilles et tiges ont fané.

Habitat : haies, bois frais, broussailles, presque toute la France, la Suisse, centre et sud de l'Europe, rare en Belgique.

Cueillette : jeunes pousses de mars à juin. L'extrémité des lianes se ramasse lorsqu'elle est encore assez tendre pour être coupée facilement entre le pouce et l'index. Quand les feuilles ont commencé à se développer, elles sont vite coriaces et âcres.

Autres espèces en Europe : aucune.

Confusions possibles : éventuellement avec la salsepareille (qui a des vrilles et des feuilles bordées d'épines) ou la bryone.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses de tamier ressemblent à celles des asperges et se consomment de la même façon, généralement cuites à l'eau ou en omelettes. Leur saveur est agréable, bien qu'elles soient parfois amères.

Consommées depuis l'antiquité, les pousses de tamier étaient tombées dans l'oubli avant de connaître, au cours de notre siècle, un renouveau spectaculaire mais localisé dans le département du Tarn où la cueillette des « respounchu » est devenue un rituel printanier.

Je vous invite à trouver une recette de RESPOUNCHU en cliquant ICI.

Composition : le rhizome renferme des raphides d'oxalate de calcium, des saponines et de la diosgénine. L'analyse chimique a également mis en évidence des alcaloïdes.

Propriétés médicinales : le rhizome est un révulsif pouvant être utilisé sous forme de spécialités pharmaceutiques mais son emploi est dangereux en médecine populaire.

Le rhizome est anti-ecchymotique d'où son nom d'herbe aux femmes battues que l'on donne souvent au tamier car frotté sur un « bleus », il le fait rapidement disparaître.

On lui attribue aussi des vertus antirhumatismales. Les très fins cristaux d'oxalate qu'il contient peuvent, par friction, provoquer des dermites (son utilisation invite donc à la prudence) et par ingestion, le rhizome peut provoquer une intoxication (confusion avec des légumes).

Toxicité : les baies attirent les consommateurs imprudents (baies rouges pouvant être confondues avec des groseilles). Leur ingestion provoque une hyper salivation, des nausées, des coliques, vomissements et diarrhées. Dans les cas graves, manifestations de céphalées, fièvre, délire, troubles respiratoires pouvant évoluer vers une paralysie, un coma et la mort.     

Attention aux enfants tentés par ces fruits rouges très toxiques.

Les substances contenues dans les fruits sont semblables à celles du rhizome et donc très toxiques.

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Quelques bonnes nouvelles porteuses d'espoir :

 

  1. La lune favorable à la montée de sève du bouleau est le 2 mars (nouvelle lune) ; repérez votre bouleau en vue de la récolte qui pourra se faire hors gel !
  2. Les pissenlits nouveaux arrivent tout doucement : à surveiller pour récolter et se délecter !
  3. Il en va de même pour les feuilles de cardamines qui ont une saveur proche du cresson.
  4. Les feuilles de ficaire passent le bout du nez et promettent de belles récoltes (miam, une bonne soupe bien verte !)
  5. N'oubliez pas de récolter la ciboulette sauvage qui est bien présente depuis quelques semaines : bien la laver, la ciseler et congeler pour utiliser dans diverses préparations en attendant la ciboulette de notre jardin.
  6. Les perce-neiges sont bien visibles et les jonquilles pointent des petites feuilles vers le soleil qui arrive lentement mais sûrement ! Non, il n'est pas mort le soleil !

Si le temps le permet et si, comme je le souhaite et je ne suis certainement pas la seule, le covid évolue dans le bon sens, nous pourrions prévoir une balade nature, le dimanche qui suit la nouvelle lune, soit, le 6 mars 2022.

Je vous confirme cette sortie via le blog d'ici une quinzaine de jours.

A très bientôt j'espère et plein d'optimisme pour chacun et chacune de vous !

 

Pensée du jour : Toute chose appartient à qui la rend meilleure et le seul trésor qui compte c'est celui que l'on peut emporter avec soi quand l'heure est venue ?

                                                                         Ch. Signol 


lundi 24 janvier 2022

La SALSEPAREILLE

 

Pour débuter cette année 2022, un petit clin d'œil aux schtroumpfs...  Je vous parle de leur plante magique :



     Smilax aspera L ou salsaparilla

                                Famille : smilacacees

                                Nom commun : liseron piquant

 

Description : liane épineuse de 50-200 cm, à feuilles persistantes, croissant sur la végétation environnante et formant d'épais buissons.



Tiges : ligneuses, grêles, flexueuses, très rameuses, épineuses.

Feuilles : alternes, pétiolées, à limbe coriace et luisant, ovales en cœur ou à oreillettes, aiguës, à 5-7 nervures principales, bordées d'épines, portant 2 vrilles à la base du pétiole.

Fleurs : petites, à 6 tépales étalés, d'un jaune verdâtre, réunies en ombelles disposées en grappes à l'extrémité des tiges et à l'aisselle des feuilles. Les fleurs mâles et femelles portées par des pieds séparés.

Floraison : août- septembre.

Fruits : petites baies globuleuses rouges.

Cueillette : jeunes pousses en mars-mai. L'extrémité des tiges doit être ramassée lorsqu'on peut la couper facilement entre le pouce et l'index, sinon elle est trop dure.

Habitat : haies et bois arides, Midi de la France, jusqu'à la Charente Maritime et la Drôme, région méditerranéenne.

Principaux caractères d'identification : aspect (plante épineuse), habitat.

Autres espèces du genre en Europe : 2 mais aucune dans nos régions.

Confusions possibles : éventuellement avec le tamier (nous aborderons cette plante dans le prochain article) ou la bryone (déjà décrite dans les plantes toxiques).

Les jeunes pousses du tamier et de la bryone sont comestibles mais les plantes développées et leurs fruits sont toxiques.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses de la salsepareille peuvent se manger crues ou cuites, mélangées à d'autres légumes ou servies à la façon des asperges. Leur saveur est assez peu prononcée mais agréable.

Propriétés médicinales : les racines étaient utilisées en médecine populaire comme diurétique et éliminateur de l'urée et de l'acide urique. La salsepareille est aussi dépurative, tonique et cholestérolitique.

Principaux constituants connus : essence, oxalate de chaux, résines, saponines, amidon.

Toxicité : les baies rouges contiennent des saponines qui les rendent toxiques. Le reste de la plante est sans danger.

 

Le Grand Schtroumpf ne m’a pas dévoilé ses recettes.  Je n’en ai donc aucune à vous proposer concernant cette plante MAIS voici quelques recettes intéressantes concernant des plantes déjà décrites : ce sont des recette vitaminées et bénéfiques ! Elles sont très faciles à réaliser...alors, que demander de plus...

      

          Ni cru ni cuit de poire-châtaigne : voir châtaignier

 

         Tarte pommes-noisettes : voir noisetier

 

          Sirop de cynorhodon : voir églantier.


La pensée du jour : je l'extrais du magnifique livre de Christian Signol, « Adeline en Périgord »

 

« Je crois que pour aimer la vie, il faut connaître le prix des choses. S'attacher à celles qui coûtent le moins et donnent le plus : un grand feu à Noël, une pluie tiède en automne, du soleil au printemps, un morceau de pain frotté d'ail et surtout, surtout, le sourire de ses enfants. »

                                                                     Christian Signol

jeudi 30 décembre 2021

Le FRAGON

 

LE FRAGON : ruscus aculeatus

                            Famille : liliacées

                            Noms communs : fragon épineux, fragon piquant, petit houx, faux houx.

C'est une plante comestible mais qui n'a qu'un faible intérêt culinaire (un peu comme la fougère aigle)

Description : sous arbrisseau de 30-80 cm, d'aspect caractéristique, à feuillage épineux et persistant.



Tiges : dressées, nues à la base et très rameuses vers le haut, vert foncé, striées dans la longueur, formant une touffe dense à l'intérieur desquelles se trouvent les jeunes pousses à ramasser : ces dernières sont violet foncé et luisantes.

Feuilles : réduites à des écailles membraneuses, remplacées par des rameaux aplatis, des fausses feuilles appelées « cladodes ». La particularité de ces cladodes est qu'elles portent les fleurs puis les fruits. Elles sont vert foncé, coriaces et rigides, alternes, sessiles, ovales et terminées en pointe piquante, à surface veinée de stries parallèles.

Fleurs : très petites, verdâtres, munies d'un court pédoncule partant un peu au-dessous du milieu de la face du cladode, solitaires ou par deux.

Floraison : hiver, printemps.

Fruits : baies globuleuses, rouge vif qui contiennent une à deux grosses graines jaunes.

Partie souterraine : rhizome oblique et rampant, noueux, de couleur grisâtre.

Principaux caractères d'identification : aspect, buisson touffu à « feuillage » persistant et piquant, fleurs sur les cladodes, fruits rouges.

Culture : le fragon est souvent planté pour l'ornementation.

Cueillette : jeunes pousses en mars-mai.

Les pousses doivent être cueillies lorsqu'elles se cassent facilement entre les doigts (comme les fougères aigles). Plus tard, elles sont trop ligneuses pour être consommées.

Habitat : bois, haies, même en terrain sec et calcaire, jusqu'à 700 m d'altitude.

Presque toute la France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe ;

Autres espèces du genre en Europe : 2 dont 1 en France : le ruscus hypoglossum L, rencontré uniquement dans le Var, autour d'Hyères, fréquent dans le sud et l'est de l'Europe.

Confusions possibles : éventuellement avec l'espèce précédemment citée mais trop rare dans nos régions pour qu'une confusion existe réellement ; il ne faudrait d'ailleurs pas la ramasser vu sa rareté.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses d'un beau violet foncé et fragiles comme du verre peuvent être ramassées et consommées à la façon des asperges, cuites à l'eau et servies avec une sauce ou éventuellement mangées crues. Elles sont amères, sucrées et aromatiques ; la cuisson les adoucit.

Composition : le rhizome renferme une huile essentielle, une résine, des saponines, des sels de potasse et de chaux, des hétérosides stéroliques.

Propriétés médicinales : le rhizome est vasoconstricteur du système veineux (plus actif que le marron d'Inde) : il est peut-être le plus puissant vasoconstricteur naturel connu ; il est aussi désinfectant, anti-œdémateux, diurétique urique.

Toxicité : les fruits du fragon peuvent, du fait de leur teneur en saponines, provoquer des troubles digestifs et l'hémolyse (altération des parois des globules rouges, ce qui libère l'hémoglobine)

Si cette plante comestible a peu d'attraits culinaires, elle est très intéressante en phytothérapie et demande donc l'avis de spécialistes.

Le fragon est utilisé depuis des temps très anciens : Dioscoride, dans l'Antiquité célébrait déjà ses vertus diurétiques. Il est très connu aujourd'hui pour son efficacité dans le traitement des varices, des hémorroïdes et en cas de troubles de la circulation veineuse.

Le rhizome du fragon entre, avec les racines de persil, d'ache, d'asperge et de fenouil, dans la préparation du sirop des 5 racines utilisé en médecine pour ses vertus apéritives.

Autre utilisation : vous pouvez utiliser le fragon en décoration une bonne partie de l'hiver mais attention, elle pique !

N'utilisez cette plante de façon personnelle que pour l'ornement car elle peut être toxique même à petite dose.

Pas de recettes proposées : seules les jeunes tiges cassantes et violet foncé peuvent être dégustées comme les asperges sauvages et les crosses de fougères aigle.

Attention, retour à l'article précédent : un oubli s'est glissé dans la recette du « gâteau potiron-noisettes » : j'ai oublié de mentionner le sucre : 200 g de sucre ou 75 g de sucre blanc et 80 g de sucre de coco : cet oubli a été corrigé ! Merci à Suzanne de me l'avoir signalé !

Je vous propose 3 nouvelles recettes :

Dans la rubrique plaisirs divers d'hiver :

1. Biscuits sans farine

2  Spéculoos (ma recette)

3. Bavarois aux spéculoos et à la chicorée.

Voilà, ces quelques nouvelles recettes pour vous occuper durant ces jours humides : des réalisations culinaires qui vous vous permettront peut-être de découvrir des saveurs et qui réjouiront vos papilles !

 

A tous et toutes, je souhaite une belle année 2022 : il suffit de presque rien pour découvrir autour de nous une multitude de trésors gratuits : un sourire, même derrière le masque, un bonjour, un oiseau à la mangeoire, un bourgeon bien caché sous son écaille, une fleur de givre, un coin de ciel bleu, un lever ou coucher de soleil…regarder autour de soi et découvrir que nous ne sommes pas seuls ! Partageons, échangeons, donnons, ouvrons notre cœur et la vie sera plus belle !

lundi 13 décembre 2021

Le COLCHIQUE

 

LE COLCHIQUE. Colchicum automnale

                                   Famille : liliacées

                                    Noms communs : tue-chien, narcisse d'automne

Plante toxique : 3 cg entraînent la mort

Description : plante vivace de 10-40 cm, glabre, donnant de jolies fleurs en automne, ses feuilles et ses fruits au printemps de l'année suivante.



Feuilles : dressées, larges et lancéolées, longues (20-40 cm de long) groupées par 4 ou plus autour du fruit.

Fleurs : grandes, à divisions oblongues de 5-7 cm au-dessus du tube allongé, rose lilas, entourées dans le bas de gaines membraneuses, solitaires ou réunies par 2-5.

Floraison : août-octobre. La variété « colchicum vernale » fleurit au printemps.

Fruits : capsules obovales de la taille d'une noix, apparaissant avec les feuilles en avril-juin de l'année suivante.

Partie souterraine : bulbe solide entouré de tuniques minces et brunâtres.

Principaux caractères d'identification : fleurs, feuilles entourant le fruit, période de présence différente des fleurs et des feuilles.

Culture : le colchique est parfois cultivé comme plante ornementale.

Autres espèces du genre en Europe : 22 dont 4 en France et 1 en Suisse.

La plupart de ces espèces sont moins fréquentes et la répartition géographique beaucoup plus restreinte que le colchique d'automne.

Toutes les espèces sont violemment toxiques.

Confusions possibles : par les fleurs, avec le crocus dont aucun n'est considéré comme comestible dans nos régions. Les colchiques ont 6 étamines alors que les crocus qui appartiennent à la famille des iridacées n'en ont que 3. (crocus sativus est cultivé pour ses étamines qui, une fois séchées donnent le safran)

Par les feuilles, une confusion pourrait être possible avec des ails ou des poireaux sauvages d'aspect souvent semblable. Il sera facile de les en distinguer rien qu'en froissant les feuilles car le colchique est inodore.

Toxicité : toutes les parties du colchique d'automne sont violemment toxiques. Il en est probablement de même chez les autres espèces. L'ingestion de la plante produit des troubles digestifs, cardio-vasculaires, nerveux et respiratoires, généralement très graves et fréquemment mortels. Le bétail est souvent intoxiqué : une quantité de feuilles représentant 0,1% du poids de l'animal suffit à le tuer.

Composition : les colchiques renferment de très puissants alcaloïdes, principalement la colchicine.

Propriétés médicinales : la colchicine s 'emploie comme diurétique, analgésique, anti-inflammatoire, antigoutteux, antiviral, excitant des sécrétions hépatiques et intestinales. La plante entière serait trop délicate à utiliser.

Contre les cors aux pieds, mettre une poignée de feuilles de colchiques dans la chaussure et marcher le plus possible ce jour-là : ce serait un remède radical !

Vu sa grande toxicité, n'utiliser cette plante que sur prescription médicale.

Aucune recette pour cette plante bien sûr, mais quelques recettes de saison.

 

  1. Avec des noisettes : gâteau potiron, noisettes et amandes
  2. Avec des châtaignes : penne aux châtaignes et canard fumé,     gâteau des 3 arbres

 Deux nouvelles recettes à retrouver dans « Plaisirs divers d'hiver » :

                  Pâte à génoise (ainsi que la variante biscuit de Savoie).

                  Crème au beurre.

Ces deux dernières recettes peuvent vous permettre de fabriquer votre bûche de Noël.

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Je termine ce petit article en tirant un grand coup de chapeau à PIERRE RABHI décédé la semaine dernière, je le respecte grandement pour son action et ses réflexions riches de sens. Continuons de nous en inspirer pour aider notre si belle planète.

Ma phrase du jour est tirée de son livre « Vers une sobriété heureuse ».

 Face à « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d'une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré de la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien être profond.


mardi 23 novembre 2021

La BOURDAINE

 

Voici encore une plante toxique, cousine de la précédente.
Donc, pas de recette avec ces plantes mais par contre, 
je vous ai  ajouté quelques recettes de base placée dans la rubrique "plaisirs divers...". (voir en bas de page).


LA BOURDAINE.   Frangula alnus         Plante toxique.


                                  Famille : rhamnacées

                                  Noms communs : bourgène, aune noir

Description : arbrisseau glabre, 2-6m, remarquable par son écorce, ses feuilles, ses fruits.



Tronc : à écorce grise, pourpre à l'intérieur, tachetée de nombreuses lenticelles claires, à rameaux très souples.

Feuilles : alternes, pétiolées, largement ovales ou elliptiques, entières ou un peu sinuées, à 7-9 paires de nervures parallèles très saillantes en dessous, vertes, peu luisantes en dessus, très luisantes en dessous.

Fleurs : petites, verdâtres, à 5 pétales ovales, aigus. Réunies par petits groupes à l'aisselle des feuilles.

Floraison : avril-juillet

Fruits : globuleux, 6-10mm, d'abord verts puis rouges, enfin noirs à maturité, au mois d'août.

Principaux caractères d'identification : écorce tachetée, feuilles à nombreuses nervures parallèles, fruits.


Autres espèces du genre en Europe : 2, aucune dans nos régions.

Confusions possibles : avec les cerisiers sauvages à fruits noirs tel le merisier à grappes (prunus padus) mais les feuilles des cerisiers sont nettement dentées.

Habitat : haies, bois humides, tourbières, landes, presque toute la France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe, altitude, 1800M max. commun sauf Midi.

Toxicité : l'écorce fraîche et les fruits frais juteux et légèrement sucrés sont émétiques et cathartiques.

L'utilisation de l'écorce fraîche à des fins médicales a occasionné des troubles digestifs. Pour être utilisée, elle doit sécher au moins 1 an.

Composition : la bourdaine renferme des composés anthracéniques (principalement dérivés de l'amodol), franguline, gommes, mucilages, acide chrysophanique.

L'écorce contient aussi des hétérosides cyanogénétiques et du mucilage. Le séchage élimine les effets de ces composants.

Propriétés médicinales : l'écorce séchée est utilisée comme laxatif non irritant et cholagogue. Les fruits séchés sont parfois employés comme laxatif dans l'est de l'Europe.

En usage externe, compresses de teinture mère (1 c à c dans 1 verre d'eau) contre gale et teigne ainsi que pour plaies atones.

En conclusion : bourdaine et nerprun appartiennent à la même famille et sont très proches tant par leur aspect végétal que par leurs composants. Les fruits brillants pourraient attirer les enfants et causer de gros problèmes au niveau digestif. C'est pour cette raison que j'ai décrit ces espèces toutes deux toxiques. 

Je ne conseille pas son utilisation car les dosages sont très importants et je n'ai aucune connaissance suffisante dans le domaine médical. Référez-vous aux spécialistes, c'est indispensable !


Autres utilisations : le bois jaune et dur servait jadis, après carbonisation, à la fabrication de poudre noire (poudre de chasse). Il convient également pour la fabrication des fusains à l'usage des dessinateurs. 

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Je vous propose quelques recettes qui n'ont rien à voir avec la plante du jour mais qui me permettront de répondre à quelques demandes.

 

                  Je vous propose des recettes de pâtes : 2 pâtes brisées

                                                                                    2 pâtes sablées

                                                                                    2 pâtes sucrées

Ces pâtes sont  utilisées pour quiches et tartes diverses.

Vous trouverez ces recettes en cliquant sur l'onglet « Plaisirs divers d'hiver » où vous avez 4 rubriques. 

Vous choisissez la rubrique 2 et vous trouvez les recettes.


dimanche 14 novembre 2021

Le NERPRUN

 

Vous constaterez que j'ai traîné beaucoup avant de vous concocter cet article mais vu le temps automnal très agréable, je n'ai pas résisté à l'appel de la forêt, du jardin et du spectacle lumineux et coloré de la nature en général ! C'est gratuit et ça fait un bien fou !

Pour me faire pardonner je vous offre simultanément :

Merci pour votre participation et ce moment de bonheur partagé avec vous tous, toujours très enthousiastes et curieux de nature et de saveurs nouvelles.


  •  Les recettes réalisées lors de notre dernière balade de cette saison :

Avec des châtaignes : soupe potiron châtaigne

Avec des noisettes : petits gâteaux aux noisettes

                               bûche pralinée

Avec des noix : tarte crumble aux pommes

                          tarte aux noix et à la confiture de groseilles

                          carott cake

Avec des cenelles (fruits de l'aubépine) : cuir de cenelles

La recette des galettes à la poudre de mûres est déjà sur le blog.


  • La découverte d'une nouvelle plante - toxique hélas - les nerpruns.

Arbuste à petits fruits toxiques.


Le nerprun     Rhamnus catharticus.

                         Famille : rhamnacées

                         Noms communs : nerprun épineux, nerprun purgatif, épine de cerf, bourg- épine

Description : arbrisseau épineux, dioïque, de 2-5m, peu remarquable



Tronc : à rameaux opposés, épineux, d'un brun noirâtre, les jeunes rameaux sont pubescents.

Feuilles : réunies en grappes sur les anciens rameaux, presque opposées sur les jeunes, pétiolées, assez larges (2-3cm), bordées de petites dents, présentant 3-4 paires de nervures secondaires tendant à converger au sommet de la feuille.

Fleurs : petites, jaune verdâtres, à 4 pétales aigus, réunies en grand nombre à l'aisselle des feuilles, les mâles et les femelles sur des pieds séparés.

Floraison : mai-juin

Fruits : globuleux, 6-8mm, vertes puis noires à maturité (en août, septembre)

Principaux caractères d'identification : arbuste épineux, feuilles largement ovales à nervures marquées, fruits.

Autres espèces du genre en Europe : 12 dont 5 en France et 3 en Suisse.

Deux espèces épineuses se rencontrent dans les lieux arides du Midi de la France (rhamnus infectoria L et rhamnus saxatilis L). Deux espèces non épineuses poussent en montagne (r. pumila Turra et r. alpina L). Une espèce non épineuse à feuilles coriaces (r. alaternus L) croît sur les coteaux calcaires du Midi et du Centre Ouest.

Toutes sont à considérer comme étant toxiques.

Confusions possibles : avec le cerisier à fruits noirs, le cerisier à grappe (prunus padus L) et surtout avec le cerisier mahaleb (ou bois de Sainte Lucie) (prunus mahaleb) dont les feuilles ressemblent à celles du nerprun purgatif mais contrairement à ce dernier, ils ne sont pas épineux.

Le nerprun des Alpes (rhamnus alpina) leur ressemblerait davantage mais ses feuilles ont 10-15 paires de nervures alors que celles du cerisier mahaleb n'en ont pas plus que 6.

Toxicité : les fruits frais des différentes espèces sont émétiques et cathartiques. Il en est de même pour l'écorce fraîche.

Composition : les nerpruns renferment des composés anthracéniques (rhamna cathartine).

Les feuilles sont extrêmement riches en vit. C (1000 mg pour 100 g, soit 20 fois plus que le citron) mais il n'est pas certain qu'elles soient comestibles.

Propriétés médicinales : les fruits séchés étaient jadis utilisés comme laxatif, diurétique et dépuratif. Leur effet est si violent qu'il vaut mieux s'en abstenir.

L'écorce séchée était également utilisée mais après 2 ans de séchage.

L'infusion des feuilles séchées était indiquée pour arrêter la lactation (info trouvée dans le livre phytothérapie Dr. J. Valnet)

Autres usages : on extrayait des graines deux teintures : l'une jaune, l'autre verte qui ont servi à teindre les tissus ; ce sont des couleurs qui « tiennent » et ne passent pas au lavage ni au soleil. Certains peintres s'en servent encore pour obtenir des coloris rares que la chimie ne peut leur fournir.

La plante est toxique donc je n'ai aucune recette à vous proposer.


samedi 25 septembre 2021

Le RAIFORT

LE RAIFORT. Armoracia rusticana

                           Famille : Brassicacées

                           Noms communs : cranson de Bretagne, cran des Anglais, radis de cheval, moutarde des Allemands, moutarde des moines, moutarde des capucins. 

Description : grande plante vivace et vigoureuse, de 60-120 cm, glabre dans toutes ses parties et stolonifère.



Tiges : rameuses vers le haut, creuses, sillonnées sur toute la longueur, n'apparaissant pas tous les ans.

Feuilles : de plusieurs sortes, les premières à apparaître au printemps sont petites, réduites aux nervures et pectinées. Celles qui poussent ensuite sont très grandes (40 cm sur 12-15 cm), longuement pétiolées, à limbe ovale, lancéolé, finement denticulé sur les bords vert foncé. Les feuilles du long de la tige sont plus allongées.

Fleurs : petites, blanches, à 4 pétales en croix, disposées en une ample panicule, très odorantes.

Floraison : mai-juin

Fruits : petites silicules globuleuses, généralement stériles, portées par un long pédoncule.

Partie souterraine : grosse racine pivot, cylindrique, charnue, divisée, jaune brunâtre à l'extérieur, blanche à l'intérieur.

Principaux caractères d'identification : très grandes feuilles à saveur de chou piquant.

Autres espèces du genre en Europe : une autre espèce croît dans le centre du bassin du Danube.

Confusions possibles : aucune vu la taille de ses feuilles. Si besoin est, leur saveur confirmera le diagnostic.

Récolte : racines, feuilles, presque toute l'année. Les racines se prélèvent de préférence sur les plantes de plus d'un an ; on prendra soin d'en laisser en terre pour perpétuer la plante.

Habitat : bords des chemins et des eaux (fossés, berges des rivières, bords des étangs), décombres.

Originaire du sud-est de l'Europe, autrefois cultivée comme plante condimentaire.

Son nom vient de l'ancien français raïs « racine » renforcé par l'adjectif fors « piquant, âcre », à la fois pour qualifier sa saveur piquante et ses dimensions respectables. Ne pas confondre « le raifort » avec le « raifort des parisiens » qui n'est autre que le radis noir.

Se retrouve en France, Suisse, Belgique et presque toute l'Europe.

Utilisations alimentaires : la racine du raifort a un goût brûlant proche de celui de la moutarde, mais encore plus violent. On l'utilise comme condiment depuis l'Antiquité, mais c'est surtout dans les pays germaniques et anglo-saxons qu'on l'apprécie.

La racine s'emploie généralement fraîche, râpée. Il faut faire attention à ne pas inhaler l'essence violemment irritante qui s'en dégage.

Pour la conserver, on la recouvre de vinaigre dans un bocal. Elle peut aussi être séchée puis pulvérisée.

Râpé ou préparé en sauce, souvent avec de la crème fraîche, le raifort accompagne traditionnellement les potées, les viandes bouillies, les céréales. On en aromatise la mayonnaise et les sauces à salade.

Les feuilles ont une saveur de chou piquant : on peut les consommer crues lorsqu'elles sont jeunes, en addition aux salades. Plus tard, on pourra les faire cuire comme légume ou en soupe : leur amertume est souvent prononcée.

Composition : le raifort renferme un hétéroside sulfuré donnant par hydrolyse une huile essentielle âcre, proche de l'essence de moutarde. Il est riche en protéines, en vitamine C (plus que le citron) et en sels minéraux.

Propriétés médicinales : le raifort est la meilleure et la pire des choses : à petites doses, il dynamise l'organisme et notamment le système digestif. La plante est stomachique, diurétique, expectorante et antiscorbutique.

Toxicité : à dose massive, il dynamite l'organisme. En quantités exagérées, le raifort devient irritant et rubéfiant. Son essence est vésicante et toxique. La manipulation fréquente de la racine, chez les professionnels par exemple, peut provoquer des troubles graves. Il est utile de se protéger les mains pour la manipuler. 

Je vous propose quelques recettes de marraine Bobette en cliquant sur ce lien.