jeudi 2 avril 2020

LE POPULAGE

LE POPULAGE DES MARAIS.
                                                       Caltha palustris
                                                       Nom commun : souci d'eau
                                                        FAMILLE : renonculacées.

Le populage est une plante comestible mais sa saveur âcre et amère n'a à mon sens que peu d'attrait. Les utilisations culinaires sont réduites.

Description : plante vivace de 20-60 cm, glabre dans toutes ses parties, remarquable par son feuillage et sa floraison.


Tige : dressée, peu rameuse, creuse et sillonnée.
Feuilles : orbiculaires (forme proche d'un cercle), échancrées en cœur à la base, bordées de larges dents obtuses, épaisses, vert sombre luisant, les inférieures à long pétiole engainant.
Fleurs : grandes (3-5 cm de diamètre), à 5 sépales pétaloïdes verts lorsque la fleur est en boutons puis d'un beau jaune d'or très vif et à nombreuses étamines. Solitaires au sommet des rameaux.
Floraison : avril-juin, refleurit souvent en automne.
Fruits : akènes groupés en masse
Partie souterraine : souche courte, verticale, à fibres charnues.
Principaux critères d'identification : habitat, feuilles orbiculaires luisantes, grandes fleurs jaunes.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : avec des renoncules croissant au bord de l’eau ou dans les lieux humides, éventuellement avec la renoncule vénéneuse (ranunculus thora), rencontrée dans les prés et les bois en montagne, voire avec la ficaire (r. ficaria) mais qui est plus petite et compte 6-12 pétales jaune doré.
Habitat : bord des ruisseaux, prairies humides, dans l'eau ou à son voisinage immédiat, particulièrement fréquente en montagne ou vers le nord, Suisse, Belgique, rare en région méditerranéenne.
Utilisations alimentaires : les jeunes feuilles de populage pourraient être ajoutées en petite quantité aux salades, mais elles deviennent très rapidement âcres et risquent d'irriter les muqueuses. Il est donc préférable de les faire cuire dans 1 ou 2 eaux pour éliminer les substances indésirables, puis de les cuisiner avec une sauce, en gratin, en soufflé ou en soupe.
La dessication élimine également leur âcreté et les feuilles sèches peuvent encore être préparées en soupe.
Les boutons floraux étaient autrefois conservés dans le vinaigre à la façon des câpres.
Cueillette : feuilles : mars-mai. Il est préférable de ramasser les feuilles très jeunes car elles sont moins chargées en principe âcre.
                  Boutons floraux : mars-avril.
Composition : comme de nombreuses renonculacées, le populage contient de la protoanémonine, substance très irritante formée à la lumière. Le séchage la transforme en anémonine qui est inoffensive. Elle renferme aussi des saponines, des flavones et un alcaloïde, la jervine.
Propriétés médicinales : le populage est diurétique, diaphorétique, antispasmodique et sédatif.
Toxicité : cru, en trop grande quantité ou chez des sujets sensibles, le populage peut être dangereux. Des personnes ayant consommé des feuilles crues ont présenté des troubles gastro-intestinaux et nerveux. La cuisson prolongée à l'eau permet d'éliminer tout danger.

Je n'ai trouvé jusqu'à présent qu'une seule recette à vous proposer : populo-potage


Courage à tous ceux qui travaillent très dur pour éliminer ce monstre de virus !
Bien sûr, ce n'est pas perdu pour tout le monde et des monstres plus pernicieux encore que le virus en profitent pour divers profits...
Est-ce là l'âme humaine ? HUMAIN : capable du pire et du meilleur !!!

lundi 30 mars 2020

SORTIE VIRTUELLE DU 29 MARS 2020

Bien le bonjour à tous et ravie de vous retrouver !

Ce 29 mars, j’avais programmé une balade gourmande.  Il a bien fallu l’annuler à cause du vilain virus qui nous guette tous.
Mais nous pouvons la transformer en sortie virtuelle tant que nous respectons les règles de sécurité essentielles préconisées par les autorités !
Référez-vous exclusivement aux sites officiels.

Comme il y a beaucoup de vent, nous cherchons des coins abrités ou vous allez retrouver des plantes connues: la ficaire est encore très belle et nous servira à réaliser une soupe, un velouté même !

Pas besoin de courir bien loin pour trouver des orties : prendre les têtes et en sécher : elles sont très tendres et pleines de goût ! Avec les fraîches, nous réaliserons une lasagne végétarienne dont la recette est sur le blog.

Puisque tout le monde a des pâtes, soyons fous et préparons également des spaghettis aux pissenlits : vous vous souvenez du pissenlit, bien sûr, très facile à reconnaître et délicieux à déguster.
Faisons en plus une salade de pissenlit, soit pissenlit-ortie ou salade à la cosaque, à vous de choisir !

Un petit dessert ? Un brownie chocolat blanc ortie et, sans plante sauvage, simplement pour notre gourmandise, je vous offre un mélo cake maison ! (*) 
Ça vous convient ?

Je vous transmet la devise de mes petits-enfants scout : « PLUS EN TOI » !
Nous avons des ressources en nous et il faut les exploiter : ça ne coûte rien et ça peut rapporter gros !
Croyons-en des jours meilleurs et gardons courage !  Le soleil est là et le vent finira par se calmer...
Le virus aussi à condition de respecter les consignes !

Je pense bien à vous tous, prenez soin de vous et au plaisir de vous retrouver de préférence en chair et en os !


Bien amicalement à vous. Bernadette.



(*) La recette du mélo cake ne contient aucune plante sauvage, je peux donc la placer nulle autre part sur ce blog que ci-dessous : 

Il faut un moule à demi-sphère de 5 cm, (Tupperware en a sorti un très beau, mais il faut l'avoir dans son armoire) l'enduire de 3 couches successives de chocolat fondu au bain marie et bien laisser figer entre chaque couche. 
Préparer des sablés bretons (la recette est sur le blog, à la rubrique recettes de ronces ou mûre. Une autre recette de sablés, sans oeuf celle là, se trouve sur la page plaisirs d'hiver) et préparer une meringue italienne : 2 blancs d'œuf, 100 g de sucre et 5 cc d'eau. Fondre le sucre dans l'eau et laisser cuire au grand boulé : c’est-à-dire que la goutte de sucre que je laisse tomber dans une tasse d'eau bien froide doit se durcir et former une boule : le sucre est bon.

Battre les blancs d'œuf en neige très ferme et ajouter, en fin filet, le sucre préparé, toujours en battant les blancs d'œuf. La meringue est prête.
Reprendre les demi-sphères dans leur moule et y verser une bonne cuillerée de meringue ; lisser le dessus. Recouvrir du biscuit et souder le tout en recouvrant de chocolat. Laisser durcir.
A consommer avec modération car c'est un peu calorique ! 
Bon appétit !

lundi 23 mars 2020

CUEILLETTES DE PRINTEMPS


Bonjour à tous !

Courage et admiration pour tout le personnel médical, pour les policiers et gendarmes qui doivent veiller au respect des règles imposées, pour les éducateurs qui accompagnent les enfants confinés en institution, pour les conducteurs de bus et de trains, les conducteurs de poids lourds, les commerces d'alimentation et tous ceux qui doivent travailler dans des conditions difficiles !
Le confinement est certainement plus supportable à la campagne qu'en ville, en maison qu'en appartement mais la discipline et la rigueur nous aideront à sortir de cette pandémie mondiale ! 
Chacun doit y mettre du sien, par respect pour les autres et pour soi-même.

A cause de ces événements dramatiques pour l'humain, la nature respire (enfin) : elle relève la tête, elle que nous malmenons tous les jours ! Les oiseaux nichent et nous entendons leurs chants joyeux, les bourgeons se gonflent de sève et les jeunes pousses printanières apparaissent dans nos chemins. Le ciel redevient visible pour beaucoup et les poissons s'en donnent à cœur joie dans la lagune de Venise.

C'est la belle période pour cueillir des pissenlits, des orties qui nous apportent des vitamines indispensables en ce moment et contribuent à une bonne alimentation naturelle.
Voici donc quelques nouvelles recettes.


  • Voici 3 nouvelles recettes avec des orties.


Pourquoi manger des orties ? Les orties sont riches en protéines, en vitamines C et A, elles sont dépuratives, toniques, diurétiques, antianémiques… (relire le chapitre consacré à l'ortie).


  • Et voilà encore 3 nouvelles recettes avec des pissenlits.


Pourquoi manger des pissenlits : les feuilles sont riches en protéines, en provitamine A et C, elles contiennent une bonne quantité de vitamines B1, B2 et E ainsi que des sels minéraux.
La racine est riche en inuline, en tanin, et son latex contient un principe actif. Voir le chapitre pissenlit.


A très bientôt pour d'autres plantes et recettes.

GARDEZ LE MORAL ET PRENEZ BIEN SOIN DE VOUS !!!

« Reste à la maison, même s’il y a le printemps qui chante ! »



lundi 16 mars 2020

CORONA VIRUS.



1000 millions de 1000 sabords de « covid 19 » !! 
Nous modifions nos projets !!

Le 29 mars, nous avions fixé nos retrouvailles pour découvrir les herbes du printemps et les déguster...

Je ne veux, en aucun cas, vous faire manger les pissenlits par la racine et cette rencontre est donc supprimée !

Il est sage, prudent et respectueux de chacun de s'en référer aux recommandations sanitaires du moment.
Je ne prévois pas d'autre date à ce jour, nous suivrons l'évolution du « corona virus ».

Une petite recette pour patienter ?
Avec des pissenlits : une salade détox.

150 g de racines de pissenlits
30 rosettes de feuilles de pissenlit (bien tendres en ce début de saison)
1 échalote
50 g de parmesan râpé
2 c à s de câpres (de boutons floraux de pissenlit ou d'ail des ours)
Quelques croûtons aillés

Pour la marinade :

2 gousses d'ail
Jus de citron
Huile d'olive
Vinaigre balsamique
Herbes de Provence
Sel et poivre.

La veille, nettoyer bien les racines de pissenlit (avec une brosse à ongles, ça va très bien)
Eplucher et dégermer l'ail.
Couper l'ail et les racines en fines tranches (1 à 2 mm) et les disposer dans un large plat peu profond. Y verser du jus de citron qui couvre les racines à mi-hauteur, puis autant de vinaigre balsamique et un bon filet d'huile d'olive. Saler, poivrer et saupoudrer d'herbes de Provence. Filmer et laisser reposer au frais durant 12 h.
Filtrer les racines. La marinade peut servir d'assaisonnement dans une autre recette.
Bien laver les feuilles de pissenlit et les essorer.
Emincer l'échalote.

Dans un saladier, mélanger les racines, les feuilles, l'échalote et les câpres. Ajouter un peu de vinaigrette maison et saupoudrer de parmesan râpé. Servir après avoir ajouté les croûtons aillés. Quelle saveur !

La racine de pissenlit crue a des propriétés dépuratives, notamment du foie et du sang. Si votre foie est très engorgé, commencer par consommer une petite quantité de racines et augmenter progressivement. Quant aux feuilles, elles ont une action drainante et diurétique. Les feuilles qui poussent dans les mottes de terre (taupinières) sont délicieuses, tendres et ont peu d'amertume. Les feuilles vertes ont une amertume plus marquée.
Les récolter maintenant et s'assurer que les propriétaires n'ont pas encore utilisé d'engrais.
Toujours bien laver les pissenlits dans 3 à 4 eaux différentes. Il y en a beaucoup cette année et c'est un vrai régal.

D'autres recettes suivront d'ici 15 jours... D'ici là, portez-vous bien et prenez soin de vous.

vendredi 6 mars 2020

LE MAIANTHEME ET LA PARISETTE.


1.      Le maïanthème. Maïanthenum bifolium
                                         Famille des liliacées.


Description : petite plante vivace de 10-20 cm, presque glabre, proche du muguet

Tige : grêle, dressée, simple, portant 2 feuilles
Feuilles : 1 à la base de la plante souvent détruite à la floraison et 2 le long de la tige, alternes, brièvement pétiolées, ovales, largement échancrées en cœur à la base, aiguës au sommet, à nervures parallèles convergeant au sommet, couvertes de petits poils courts.
Fleurs : très petites, blanches, à 4 divisions étalées et 4 étamines. Groupées 2 à 2 en une courte grappe terminale.
Floraison : mai - juillet
Fruits : baies globuleuses rouges.
Partie souterraine : rhizome grêle longuement traçant.
Principaux caractères d'identification : petite taille, deux feuilles alternes uniques sur la tige.
Autres espèces du genre en Europe : aucune
Confusions possibles : aucune mais les fruits qui sont de petites baies rouges peuvent être tentantes pour les enfants.
Toxicité : le maïanthème est toxique de la même façon que le muguet que nous avons déjà décrit sur ce blog, en particulier, les fruits.
Composition : la plante renferme des hétérosides cardiotoxiques et des saponines, comme le muguet.
Habitat : lieux ombragés, en sol humide, légèrement acide, riche en humus.


2.      La parisette.      Paris quadrifolia
                                       Famille des liliacées


Description : plante vivace de 20-40 cm, glabre, d'aspect remarquable.

Tige : dressée, simple, nue, portant au sommet, sous la fleur, un verticille de 4 feuilles.
Feuilles : 4, (parfois 5-6) sessiles, largement ovales, en coin à la base et rétrécies en pointe courte au sommet. Réunies au sommet de la tige.
Fleur : à 4 sépales verdâtres plus larges que les 4 pétales jaunâtres très étroits et à 8 étamines (parfois 5-6 sépales et pétales et 10-12 étamines s'il y a 5-6 feuilles), solitaire au-dessus des feuilles.
Floraison : mai - juillet.
Fruit : baie globuleuse noir-bleuâtre, entourée par les restes persistants des sépales et des pétales.
Partie souterraine : rhizome longuement traçant.
Principaux caractères d'identification : tige nue portant un verticille de 4 (5-6) feuilles.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Confusions possibles : aucune mais les baies peuvent tenter les enfants.
Toxicité : les baies bleues de la parisette sont dangereuses. Elles peuvent provoquer des troubles digestifs, nerveux et cardiaques graves, parfois mortels. Moins de 5 baies suffiraient à déclencher des symptômes.
Les feuilles sont également toxiques.
Composition : toute la plante, les fruits en particulier, renferment des saponosides toxiques (paristyphine et paridine). 
Propriétés médicinales : à faible dose, la parisette est émétique et antispasmodique.
Habitat : bois, lieux ombragés humides, sur sol calcaire, jusqu'à 2000 m maximum ; ces plantes indiquent des forêts anciennes.

Une troisième plante que vous trouvez en abondance dans nos forêts :

ENDYMION : Scilla non-scripta
                         Nom commun : jacinthe des bois
                         Famille des liliacées.


Description : plante vivace, 20-40 cm, glabre à fleurs bleues, formant de magnifiques tapis fleuris.


Tige : dressée, glabre, cylindrique.
Feuilles : 3 à 6 feuilles linéaires à lancéolées, étroites, carénées au revers, avec l'extrémité en capuchon, plus courtes que la tige.
Fleurs : bleu azur, parfois blanches ou rosâtres, penchées, en cloches tubuleuses 14-20 mm, portées en une grappe ni unilatérale ni penchée au sommet.
Floraison : avril – juin.
Fruits : ovoïdes, graines noires.
Partie souterraine : bulbe ovale.
Principaux caractères d'identification : fleur
Toxicité : ces plantes à magnifique floraison sont toxiques, en particulier leur bulbe. Ils sont amers et âcres.
Composition :la plante contient des alcaloïdes et des saponines
Habitat : bois, talus, falaises maritimes ou montagne, max. 1500 m, landes, forêts à humus doux.

Ces trois plantes toxiques sont bien visibles au printemps.


APRES LA BALADE DE CE DIMANCHE PREMIER MARS :
Nous avons eu de la chance, très peu de pluie ! La précocité de la saison nous a permis d'observer déjà le tussilage, les pissenlits (certains déjà fleuris), l'égopode , les jonquilles sauvages appelées aussi coucou dans certaines régions (référence, plantes sauvages comestibles et toxiques de F. Couplan). La primevère est également dénommée coucou à certains endroits. ( Référence, phytothérapie 2ème édition Dr. J. Valnet).
La sève de bouleau récoltée à lune montante et croissante coulait très régulièrement. Il est à rappeler que sa composition diffère suivant l'endroit où elle est récoltée, la nature du sol et donc la contenance en sels minéraux étant différente d'un lieu à un autre.
La dégustation a été très appréciée et la plupart des recettes sont déjà sur le blog.
J'y ajoute -les bonbons aux figues, dattes et noix (rubrique noyer)
                -les madeleines natures ou au tilleul ou au chocolat (rubrique tilleul)
                -la crème à l'ancienne (rubrique plaisirs d'hiver).  

Encore merci à tous les participants pour votre intérêt pour la nature : qui connaît bien protège bien ! Vous êtes formi-formidables !



PROCHAINE BALADE : le dimanche 29 mars à 14h.

lundi 17 février 2020

LE NARCISSE OU JONQUILLE SAUVAGE


PLANTE TOXIQUE.
                      Narcissus pseudo narcissus
                    
Noms vulgaires : coucou, bonhomme, jonquille sauvage

                     Famille : amaryllidacées

Description : plante vivace de 20-40 cm, glabre, à floraison remarquable.


Tige : dressée, un peu aplatie, à 2 angles.
Feuilles : 2-4, assez larges, 6-12 mm, très allongées, presque plates, arrondies au sommet, d'un vert grisâtre un peu bleuté.
Fleur : solitaire, horizontale ou penchée au sommet de la tige, jaune crème pâle, 20-35 mm, en grande trompette avec une coronule jaune foncé, surmontée par une roue de dents étalées. Six larges divisions étalées entourent le long tube.
Floraison : Mars-mai
Fruit : capsule à 3 angles.
Partie souterraine : gros bulbe ovale enveloppé de tuniques membraneuses.

Principaux caractères d'identification : fleur.

Habitat : prairies humides, bois clairs de feuillus à humus doux, allées, terrains vagues, des vallées de plaines aux collines et montagnes, max. 2200 m.

Culture : Plusieurs espèces de narcisses sont cultivées comme plantes ornementales.

Autres espèces du genre en Europe : 25 dont 15 en France, 4 en Suisse et 1 en Belgique.
Leurs fleurs sont jaunes ou blanches, parfois odorantes, avec la forme caractéristique d'un tube terminé par 6 divisions et surmonté d'une couronne généralement plus courte que chez l'espèce décrite.
Tous les narcisses sont à considérer comme toxiques, en particulier, outre le coucou, le narcisse odorant (narcissus odorus), plante du midi à fleurs jaunes, le narcisse des poètes (narcissus poeticus), plante à fleurs blanches et jaune pâle bordées de rouge que l'on rencontre dans presque toutes nos régions, le narcisse tazette (narcissus tazetta), plante méditerranéenne à fleurs jaunes et blanches et la jonquille (narcissus jonquilla), cultivée pour ses larges fleurs odorantes et parfois subspontanée dans le Midi et l'Ouest. On confond parfois le « coucou » ou jonquille sauvage avec la véritable jonquille.

Confusions possibles : avant la floraison, les feuilles et les bulbes des narcisses pourraient être confondus avec ceux de l'ail sauvage, mais ils n'en possèdent pas l'odeur caractéristique.

Toxicité : ces plantes à magnifique floraison sont toutes toxiques, en particulier leur bulbe. Bien qu'amers et âcres, ils ont parfois produit de graves empoisonnements chez l'homme et chez le bétail. Ils provoquent des troubles digestifs, nerveux et cardiaques. Le simple fait de sucer une tige suffirait à déclencher des symptômes. Malgré leur beauté, les fleurs sont également à éviter.

Composition : les narcisses renferment de dangereux alcaloïdes (narcissine, pseudolycorine) ainsi que des saponines. Le bulbe en est particulièrement riche. 

Si je vous présente ici la jonquille sauvage ou coucou, c'est qu'elle pointe déjà le bout du nez... C'est donc que le printemps n'est plus très loin. Malgré la pluie, le vent, la grisaille et les giboulées, l'hiver qui ne ressemble à rien cette année, cédera bientôt la place à une saison meilleure.... Il faut y croire !
Les jours allongent et la sève doit chatouiller les racines des arbres qui ont encore bien souffert des tempêtes. C'est le bon moment pour programmer une première sortie.

Allez donc voir à la page Informations.

samedi 4 janvier 2020

RETOUR DE LA CIBOULETTE SAUVAGE


C'est la période creuse, la nature sommeille et elle a bien raison !
Lorsque le soleil pointe le bout d'un rayon, sortons, ouvrons les yeux, il y a toujours quelque chose à observer : les oiseaux sont faciles à apercevoir perchés sur des branches nues...
Emplissons nos poumons d'air frais.
Avez-vous remarqué le retour de la ciboulette sauvage ? Elle est bien là et peut être récoltée.
Voici quelques nouvelles recettes à tester sans plus attendre.

vendredi 20 décembre 2019

TRES BELLES FETES DE FIN D'ANNEE

Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d'année.





Quoi de meilleur qu'un peu de douceur pour supporter la grisaille de l'hiver !
Voici, à la page "PLAISIRS D'HIVER", quelques recettes sucrées que vous offrirez ou dégusterez en famille : 

AVEC MODÉRATION, TOUT EST BON !

mardi 22 octobre 2019

Le FENOUIL

LE FENOUIL.  Foeniculum vulgare M.
                           Famille : ombellifères
                           Synonymes : fenouil officinal, aneth doux.

Description ; belle plante bisannuelle ou vivace de 80-180 cm, glabre, au feuillage aérien, dont toutes les parties dégagent au froissement une forte odeur d'anis.

Tiges : dressées, rameuses, un peu glauques et couvertes d'une pruine blanchâtre, striées en long ;
Feuilles : en touffe dense à la base, alternes le long de la tige, 3 à 4 fois complètement divisées en lanières étroites et allongées, aiguës au sommet. Pétioles munis à la base d'une gaine un peu charnue de 2-5 cm de long.
Fleurs : petites, jaunes, à pétales roulés vers l'intérieur, groupées en ombelles composées au sommet des tiges, démunies d'involucre et d'involucelle.
Floraison : juillet - septembre.
Fruits : allongés et étroits, à côtes saillantes, verdâtres puis grisâtres, très parfumés.
Partie souterraine : racine principale développée, charnue.
Principaux caractères d'identification : feuillage filiforme, fleurs jaunes, odeur d'anis ;
Culture : le fenouil de Florence, (foeniculum dulce) est cultivé pour son bulbe (feuilles basales se chevauchant) et pour ses fruits aromatiques.
Autres espèces du genre en Europe : aucune.
Habitat : terrains vagues, bords des routes, falaises, rochers, souvent près de la mer, à basse altitude. Commun sur le littoral ouest, sud-ouest et sud, France, naturalisé en Belgique, Pays-Bas, Allemagne.
Confusions possibles : aucune autre plante de notre flore ne dégage une telle odeur d'anis, bien que le cerfeuil musqué (myrrhis odorata), plante des montagnes à fleurs blanches, possède une odeur anisée très fine. Le panais (pastinaca sativa) a également des fleurs jaunes et le méon des Alpes (meum athamanticum Jacq) présente des feuilles aussi découpées que celles du fenouil mais beaucoup plus petites ; il est fréquent dans les massifs montagneux : ses feuilles et ses fruits sont de véritables trésors aromatiques pour les montagnards et contribuent à la qualité et au parfum des fromages de ces régions.
J'ajouterai le Peucédan (peucedanum officinale) à fleurs jaunes ou rosées dont le feuillage linéaire peut faire penser au feuillage du fenouil : il n'en a pas l'odeur anisée MAIS il est phototoxique et peut provoquer de fortes réactions (gonflements, brûlures). Expérience vécue en Corse il y a 10 ans !
Utilisations alimentaires : les jeunes pousses, avec la partie tendre des tiges sont juteuses, sucrées et parfumées, délicieuses crues, telles quelles ou dans les salades.
Les feuilles débarrassées de leur pétiole peuvent se manger crues ou cuites. Hachées, elles servent à aromatiser les soupes, légumes et céréales. Les jeunes tiges peuvent être pelées et dégustées comme un bonbon végétal.
Les fleurs parfument délicieusement desserts, boissons et tisanes.
Les fruits sont un condiment traditionnel du poisson et relèvent très bien diverses préparations sucrées ou salées, à base de viande, fromage, légumes et liqueur. Ils servent à la fabrication de sels et huiles parfumés.  
Ils entrent dans la composition des poudres de curry indiennes. On en prépare des sirops et leur essence aromatise des alcools.
Quelques recettes vous sont proposées en suivant ce lien.
Composition : toute la plante renferme une huile essentielle. En outre, les feuilles sont riches en provitamine A, en vitamines B et C et en sels minéraux.
Propriétés médicinales : le fenouil est stimulant, stomachique, carminatif, diurétique, emménagogue, galactogène et antispasmodique.
Toxicité : l'essence de fenouil, extraite par distillation des fruits, peut provoquer des convulsions, mais la plante elle-même ne possède pas ces inconvénients.
Récolte : les jeunes pousses se récoltent au printemps, les fleurs et les feuilles en juin-septembre et les fruits de l'été à l'automne (août-octobre).


Si vous observez la nature, beaucoup d'oiseaux et d'animaux font des provisions pour l'hiver : geais, pics, écureuils...Imitons-les, c'est un très bon exemple.


En conclusion, cette semaine, une pensée tirée de la revue Yggdrasil 2, « au fond des bois »
LA NATURE A CECI DE MERVEILLEUX QU'ELLE DELIVRE SPONTANEMENT DES ENSEIGNEMENTS A QUI SAIT OBSERVER D'UN REGARD CANDIDE CE QUI EST EN JEU A CHAQUE INSTANT ! 

jeudi 26 septembre 2019

LES RECETTES DU 22 DU NEUF.


REMERCIEMENTS : 
Une fois de plus, Dame Nature nous a gratifié d'un beau soleil et d'une température (26°) plus qu'agréable pour la saison !
La forêt du Tournibus que nous avons arpentée a ravi nos yeux et nos oreilles : endroit calme, à la végétation variée, aux chemins forestiers très propres et clairs incitant à la balade qui s'est terminée en bordure des étangs du Ban ; nous avons pu constater à quel point la sécheresse doit être prise au sérieux ! Le dernier étang était à sec : une minuscule mare, visitée par deux canards est tout ce qui reste de cette étendue d'eau... 
Prendrons-nous conscience de la valeur de l'eau ??? C'est de l'or bleu ! 
Pensons-nous à l'utiliser avec parcimonie ? Elle risque de devenir rare et tellement précieuse !

De retour à la maison, la dégustation fut un succès ! MERCI à tous ! Merci à J.P. D'être venu nous rejoindre et nous pensons tous très fort à lui.
Vous trouverez les nouvelles recettes en vous reportant à l'onglet « les recettes de marraine Bobette » ainsi que par les liens ci-dessous.

Avec des noix : Quiche aux poireaux, chèvre et noix

                          Cookies aux noix et chocolat
                          Salade de pâtes, pommes, roquette et noix.
Avec des noisettes : Noisetiers
                                  Velours de nèfles
Avec des mûres : Velouté des haies
Avec des nèfles : Velours de nèfles
Avec des cynorrhodons : Bûche sauvage
Avec des châtaignes : Soupe de courge et châtaignes.

lundi 16 septembre 2019

Le GALINSOGA

LE GALINSOGA
galinsoga parviflora
                               Famille : astéracées
                               Nom commun : galinsoga à petites fleurs.

Description : « mauvaise herbe » annuelle assez répandue, de 20-50 cm, couverte de poils épais.

Tiges : dressées ou couchées et redressées, très ramifiées.
feuilles : opposées, ovales, pointues, dentées, à court pétiole, généralement assez ondulées.
Fleurs : petits capitules ressemblant à de petites marguerites 3 à 5 mm, en tube jaune au centre et en courtes ligules blanches sur le pourtour. Réunies en petits capitules terminant les rameaux.
Floraison : juillet-octobre
Fruits : akènes allongés
Partie souterraine : racine grêle.
Habitat : terrains labourés ou cultivés, décombres, jardins. Originaire d'Amérique centrale et d'Amérique du sud, elle s'est acclimatée un peu partout en France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe sauf Grand Nord.   
Récolte : de mai à octobre. Elle peut être ramassée quand elle est en fleurs.
Principaux caractères d'identification : fleurs, habitat, plante s'étalant sur le sol.
Autres espèces du genre en Europe : 1 dans toutes nos régions. Il s'agit du « galinsoga ciliata Blake » moins commune et souvent dominée par galinsoga parviflora : ses tiges sont couvertes de nombreux poils raides, surtout les rameaux de l'inflorescence. On peut l'utiliser comme l'espèce décrite ici.
Utilisations alimentaires. La plante est comestible cuite. Elle entre dans la préparation du plat national colombien, l'ajiaco. La plante est consommée comme légume dans le sud-est de l 'Asie où elle fut introduite. Sa saveur particulière n'est pas désagréable. Ce sont les feuilles qui sont consommées, les jeunes tiges peuvent également être utilisées et les fleurs décorent les plats.
Je vous propose quelques recettes ici.
Composition : le galinsoga est très riche en sels minéraux, calcium, potassium et fer et en vitamines B2 et PP. Elles contiennent également de la vitamine C, A et B1 et du phosphore. 


BALADE DU 22 SEPTEMBRE :
Vous pouvez encore vous inscrire pour la balade du 22 septembre à 14 heure                                                                                           47, rue de la gare d'Oret, Hanzinelle.

Notre balade nous conduira au Tournibus sur la commune d'Hanzinne et la dégustation suivra, selon notre habitude.
Que nous propose la nature en cette saison ? Fruits secs, nèfles, racines, quelques mûres encore...

Inscriptions pour le 20 septembre au plus tard par mail ou par téléphone.
A très bientôt pour un bon après-midi de partage.