mardi 28 juin 2022

LE CALAMENT NEPETA

 LE CALAMENT NEPETA.  Calamintha nepeta

                                                Famille : lamiacées


Description : plante herbacée vivace de 40-80 cm, à port de menthe, très fortement odorante.




Tiges : couchées puis redressées, rameuses, quadrangulaires, velues.

Feuilles : petites, (1,2 cm de long), opposées, courtement pétiolées, largement ovales, denticulées, velues, vert grisâtre.

Fleurs : assez petites, bilabiées, de couleur lilas-violacé, réunies en faux verticilles courtement pédonculés, nombreux et rapprochés.

Floraison : juillet-octobre.

Fruits : formés de 4 petits akènes.

Partie souterraine : courte tige souterraine.

Principaux caractères d'identification : aspect de menthe, habitat (lieux secs et pierreux), feuilles opposées, odeur forte et particulière.

Autres espèces du genre en Europe : 3 en France et en Suisse, 1 en Belgique. Tous les calaments sont agréablement odorants.

Confusions possibles : avec les autres calaments odorants, en particulier le calament faux-népéta (calamintha nepetoides) et le calamintha ascendens dont les feuilles sont plus grandes (2-4 cm) et plus longuement pétiolées. Avec le calament officinal (calamintha officinalis) et le calament à grandes fleurs appelé aussi thé d'Aubrac, (calamintha grandiflora), plantes des bois frais, les confusions sont à craindre.

Il serait possible de confondre les calaments avec d'autres lamiacées aromatiques, en particulier les menthes mais qui préfèrent les lieux humides et les népétas.

Toutes ces plantes peuvent être utilisées comme condiment ou tisanes.

Cueillette : feuilles et sommités fleuries, avril-octobre.

On peut récolter les tiges entières et ne garder que les feuilles et les inflorescences, les tiges elles-mêmes étant trop dures pour être utilisées.

Habitat : lieux secs et pierreux, Midi, Ouest et centre de la France, Suisse, sud de l'Europe.

Utilisations alimentaires : le calament népéta, à forte odeur mentholée, camphrée et rafraîchissante, est employé comme condiment en Corse et en Italie. On peut l'utiliser dans toutes sortes de plats, salés ou sucrés, que son goût de menthe à reflets sauvages rehaussera plaisamment. La plante entière peut s'utiliser.

Le calament à grandes fleurs, parfois nommé « thé d'Aubrac », possède une odeur délicieuse et peut aromatiser les desserts ou servir à préparer des infusions parfumées.

Composition : le calament contient une huile essentielle, parfois nommée « essence de fausse marjolaine ».

Propriétés médicinales : toute la plante est stimulante, stomachique, carminative et anti spasmodique.

Toxicité : l'infusion peut se montrer excitante et l'essence distillée provoque, à haute dose, des accidents nerveux.

Je vous propose quelques recettes en suivant ce lien.


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Ce 21 juin, balade avec un petit groupe de dames que je remercie pour leur participation active.

Nous avons partagé un repas comprenant de nouvelles recettes :

En apéritif : 

Vin de mai et vin de feuilles de merisier ; toasts au pesto d'ail des ours, tapenade de noix verte, chutney de renouée et fleurs de pissenlit, tzatzíki à la menthe et fleurs de capucines (nouvelle recette) et salsa d'orties.

 

En entrée : pancakes à l’égopode (nouvelle recette)

 

En plat : poitrine de poulet en feuille de bardane

               sauce câpres d'ail des ours et raisins. (nouvelle recette)

 

En dessert : crème au lierre terrestre et aux framboises. (nouvelle recette)

 

Ce repas très convivial a surpris les papilles et si vous souhaitez cuisiner à votre tour, lors du prochain article, je vous transmets les recettes non encore notées sur le blog. (d'ici 15 jours)

Encore merci à toutes pour cette agréable journée.

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Que pensez-vous d'une prochaine date de balade ?

Je propose le dimanche 7 août.

               Lieu de rendez-vous : Hanzinelle, rue de la gare d'Oret, 47

               Heure : 14 h 30

                Inscription obligatoire par mail ou par téléphone : 

Attention, je ne peux recevoir que 20 personnes.


A bientôt.

Bonnes vacances à vous tous et du soleil plein les cœurs.


jeudi 16 juin 2022

Recettes de mai 2022

 Un tout grand merci aux participants de la balade de ce mois de mai : le temps est resté au sec durant toute la balade et nous avons observé une multitude de plantes. 

Dans le milieu humide, la floraison des iris jaunes (iris pseudacorus) appelés flambe d'eau est superbe et attire les regards ; ce n'est pas comestible (quoi que les graines aient été utilisées comme succédané de café) mais c'est très joli !

Une profusion de fleurs de sureau parfume le sentier et de multiples nuances de vert dessinent un paysage agréable et reposant.

La balade se poursuit sur le tracé de l'ancien chemin de fer (ligne Chatelineau-Givet, datant du milieu du 19è siècle) qui est un milieu plus sec où poussent cornouiller sanguin, renouée du Japon, ronces, églantiers, aubépine, origan, mélilot, plantain majeur et lancéolé, gaillets…beaucoup de plantes à mémoriser mais surtout, ne vous découragez pas : à force d'aller sur le terrain et d'observer, la mémoire arrive à fixer les noms des espèces et des familles de plantes.

Il est cependant important de ne cuisiner que les plantes que vous connaissez avec certitude !

Lors de la dégustation, en fonction des plantes de saison disponibles à la cueillette, quels furent les plats proposés ?

 

Fleurs de sureau : tarte pommes et fleurs de sureau

                               Fromage blanc miel et fleurs de sureau (déjà sur le blog)

                               Yaourt coquelicot sureau

                               Cordial de sureau (déjà sur le blog)

 

Lierre terrestre : crème anglaise au lierre terrestre

                              Jus de pommes au lierre terrestre

 

Berce : boulettes à la berce

 

Consoude : farcis de consoude

 

Origan : pâtes aux saveurs d'été

 

Aubépine : tarte aux pommes, aubépine et amandes (déjà sur le blog)

 

Orties : salsa d'orties

              Boisson pommes orties et gingembre

 

Les boissons alcoolisées proposées étaient : vin de mai (aspérule), vin de feuilles de cassis (voir groseillier) et vin de feuilles de merisier. Ces recettes sont déjà sur le blog !

 

Voici les nouvelles recettes que vous trouverez dans la rubrique : recettes de marraine Bobette, en choisissant la plante utilisée pour réaliser la recette.

Le prochain article abordera « le calament ».

mardi 10 mai 2022

Ancolie et aconit : deux plantes toxiques.

 

Ancolie et aconit : deux plantes toxiques.

Elles sont attirantes par leurs fleurs et leurs couleurs et pourraient attirer les enfants :

Le simple fait de les cueillir peut répandre un peu de sève sur les bras et les mains et les petits ressentiraient une brûlure légère mais désagréable. Soyons donc attentifs.


L'aconit. Aconitum napellus

                             Famille : renonculacées


                             Noms communs : gueule-de-loup, tue-loup, sabot-du-pape, capuce-de-moine, casque-de-Jupiter.

Description : belle plante vivace de 50 cm - 2 m, remarquable par son feuillage découpé et ses fleurs bleues en casque, formant souvent d'importantes colonies.



Tige : dressée, rigide, très feuillée, simple ou rameuse, pubescente dans le haut.

Feuilles : alternes, d’un vert sombre extrêmement découpées en lobes étroits partant tous du même point au sommet du pétiole.

Fleurs : assez grandes, bleu foncé, parfois violacées, irrégulières, en forme de casque,5 sépales dont le supérieur coiffant l'ensemble des organes floraux d'où son nom allemand de « casque de fer ». Le casque est plus large que haut, presque hémisphérique, muni d'un court bec, et de 5 pétales (les 2 supérieurs étalés sous le grand sépale et les 3 inférieurs réduis, allongés.

Floraison : fin juin-septembre.

Fruits : secs, composés de 3 follicules dressés.

Partie souterraine : souche munie de racines adventives renflées en tubercules ovales allongés, en forme de navet, portant un bourgeon au sommet, brunâtres. Le tubercule charnu disparaîtra à la fin de la végétation mais sera remplacé par 2 ou 3 petits tubercules plus jeunes qui assureront la floraison de l'année suivante.

Principaux caractères d'identification : souvent en colonies abondantes, port dressé rigide, feuilles, fleurs.

Habitat : prés et bois humides, fumés par le bétail, surtout en montagne, France (est, centre, Normandie, Alpes et Pyrénées), Suisse, Belgique, presque toute l'Europe.

Culture : l’aconit napel est cultivé comme plante ornementale.

Autres espèces du genre en Europe :13 dont 4 en France et en Suisse, toutes en montagne.

Il s'agit de l'aconit paniculé (aconitum paniculatum) à fleurs bleu violacé, de l'aconit vénéneux (aconitum anthora) à fleurs jaunes, de l'aconit tue-loup (aconitum lycoctonum) à fleurs jaune pâle et de l'aconit panaché (aconitum variegatum) à fleurs bleues souvent panachées de blanc.

En Belgique, 1 seule espèce, l’aconit tue-loup.

Confusion possible : par les feuilles, avec certaines ombellifères comestibles. La confusion de l'aconit napel avec la « couscouille » ou angélique de Rasouls (angelica razulii) dont les jeunes pousses sont traditionnellement ramassées au printemps dans les Pyrénées provoquent parfois des morts humaines. Il suffit de froisser entre les doigts les feuilles des 2 plantes pour les reconnaître : l'angélique de Rasouls possède une odeur aromatique caractéristique des ombellifères, tandis que l 'aconit n'est pas aromatique. Il importe cependant d'être extrêmement prudent car les conséquences risquent d'être très graves, voir mortelles.

Par les parties souterraines, les confusions sont possibles avec certaines crucifères à racines renflées comestibles, tel le navet sauvage (brassica campestris). La saveur des tubercules d'aconit est bien différente de celle des racines renflées des crucifères mais il est fortement déconseillé d'utiliser ce moyen pour les distinguer... Leur odeur pourra fournir des indications mais la prudence l'emportera !

L'habitat de l'aconit (prairies fumées par le bétail en montagne) est un meilleur critère d'identification, ainsi que le rattachement latéral de ses tubercules à un rhizome. Leur forme en fuseau allongé et la présence d'un bourgeon au sommet compléteront le diagnostic mais dans le doute, s'abstenir !

Parties toxiques : toute la plante.

Toxicité : l'aconit napel est probablement la plante la plus toxique de notre flore, suivi de près par l'aconit paniculé et l'aconit « variegatum ». Toutes les autres espèces d'aconit sont également dangereuses.

L'ingestion d'une petite partie de la plante provoque des troubles nerveux, visuels et cardiaques qui entraînent rapidement la mort. Le simple fait de cueillir la plante peut occasionner des dermites, voir des intoxications si son suc pénètre dans l'organisme par des écorchures aux doigts. Nos ancêtres empoisonnaient leurs flèches de guerre avec le suc de l'aconit.

Composition : la plante entière contient plusieurs alcaloïdes toxiques (aconitine surtout, napelline, néoline, néopelline, aconine). 1 milligramme d'aconitine suffit à faire mourir un homme. La racine en est particulièrement riche, surtout au moment de la floraison. Tout commence par des vomissements, des coliques puis des difficultés respiratoires ; un affolement du rythme cardiaque et très souvent une mort quasi fulgurante.

Propriétés médicinales : la teinture d'aconit est employée en médecine à dose infime, comme antalgique, anti-congestif et sédatif de la toux. Ces remèdes relèvent exclusivement de prescriptions médicales !

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La seconde plante toxique présentée aujourd'hui est


L'ancolie.  Aquilegia vulgaris


                  Famille : renonculacées

Description : jolie plante vivace de 20 cm -1 m, remarquable par son feuillage caractéristique et par ses fleurs.



Tige : pubescente, rameuse vers le haut.

Feuilles : les inférieures longuement pétiolées, divisées en 3 folioles elles-mêmes divisées en 3 foliolules lobées dans la moitié supérieure, glauques.

Feuilles supérieures sessiles, à lobes souvent entiers.

Fleurs : grandes, bleues ou violettes, parfois roses ou blanches, longuement pédonculées, de forme caractéristique avec 5 sépales colorés comme les pétales, 5 pétales en forme de cornets évasés terminés en un éperon recourbé et de nombreuses étamines jaunes saillantes. Regroupées en une  panicule lâche

Floraison : mai - juillet

Fruits : secs, formés de 5 follicules quelque peu soudés à la base.

Partie souterraine : rhizome épais, noirâtre.

Principaux caractères d'identification : feuilles biternées, fleurs.

Habitat : lisières des bois, prés ombragés, presque toute la France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe.

Culture : cette espèce est fréquemment cultivée comme plante ornementale. Les jardiniers ont hybridé nos espèces européennes avec d'autres qui nous sont venues d'Amérique et ils ont ainsi obtenu des « variétés » nouvelles d'une richesse de coloris qui les rend précieuses pour l'ornement des massifs de plantes vivaces.

Autres espèces du genre en Europe : 26 dont 6 en France, chacune peu répandue et très localisée (Alpes, Pyrénées, Cévennes ou Corse), 3 espèces en Suisse.

Confusions possibles : aucune lorsque la plante est en fleurs. Peu probable même autrement du fait de son feuillage.

Toxicité : les ancolies sont considérées comme dangereuses, notamment leurs graines. Toutes les ancolies sont toxiques et d'une extrême âcreté, comme la plupart des renonculacées. Il suffit de se frotter la peau avec la sève de leurs feuilles pour en ressentir la brûlure. Aucun animal ne touche à ces plantes, dont l'odeur, par ailleurs peu agréable, suffirait à en détourner les amateurs éventuels.

Composition : la plante contient un hétéroside, de l'émulsine et diverses substances. Certaines espèces pourraient renfermer des alcaloïdes.


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Une nouvelle balade découverte :

Le printemps est bien là : il suffit de regarder la multitude de plante qui renaissent et qui peuvent contribuer à notre alimentation. Une alimentation diversifiée est, à mon sens, une manière de prendre soin de son corps, d'être bien dans son, jeans et dans sa tête. Prenons ce que la nature nous offre si généreusement et suivons les produits de saison.

Pour découvrir de nouvelles recettes et de nouvelles plantes, je vous propose une balade mais notez bien les heures et les lieux de rendez-vous s'il vous plaît :

Le dimanche 29 mai 

                        à 14 heure

Attention ! Pass op !

Lieu de rendez-vous : Florennes, gare de l'est, place des Combattants

                 près du monument devant l'ancienne gare. (parking aisé)



                 Promenade du Richa, environ 3 km.

                 Durée : 2 heures

 

Nous reviendrons à Hanzinelle pour la dégustation qui durera environ 2 heures également ; vous pourrez déguster 7 nouvelles préparations.

 

Les inscriptions sont toujours obligatoires et sont ouvertes dès à présent soit par mail (guiot.b@hotmail.com), soit par téléphone.  Maximum 20 participants.


Participation financière : vu le coût des matières premières (beurre, œufs, crème, farine, gaz, électricité, …) je suis amenée à augmenter le tarif : 12 euros vous seront donc demandés pour la balade. 

Merci de votre compréhension et au plaisir de vous retrouver.

                     

La pensée du jour :

Le monde est beau, répétait-il

En souriant

Même si la plupart le pillent

Effrontément.


mercredi 27 avril 2022

Retour de balade du 24 avril 2022.

Merci aux nombreux participants à la dernière balade ce dimanche 24 avril !

Une très belle journée printanière remplie de soleil qui nous a accompagné tout au long des sentiers bordés de haies où la végétation explose : de multiples nuances de vert couvrent les haies vives tandis que les merisiers et les prunelliers diffusent des parfums doux et subtils ; les oiseaux très nombreux et le cœur en joie chantent à tue-tête !

Que de bonheur pour nos yeux et nos oreilles !!


Vous trouverez sur ce blog quelques photos de notre balade : merci à Yves d'avoir saisi quelques moments partagés.

 De retour à la maison, la dégustation peut se dérouler. (Pas dehors car le petit vent d'est souffle encore.)

 

Quelles sont les préparations dégustées ce jour :

10 préparations différentes.

  1. Pain de viande au lierre terrestre
  2. salade de lentilles au lierre terrestre
  3. galettes roulées au pesto d'ortie
  4. quiche à l'égopode
  5. teurgoule à la fleur de prunellier.

 

Ces recettes sont déjà sur le blog : pour les trouver, choisir la page : les recettes de marraine Bobette (dans la colonne de droite), chercher la plante utilisée, cliquer sur son nom et les recettes se dérouleront sous vos yeux.

 

De plus, 5 nouvelles recettes ont été dégustées ; je vous donne les liens c-dessous :

  1. Aïoli végétal et sauvage. (ail des ours)
  2. Croque à la consoude et au cheddar (ou à la mimolette).
  3. Gratin de pissenlits.
  4. Flan parisien à la fleur de prunellier.
  5. Pounti. (orties ou mélange d'herbes sauvages : berce, plantain, pissenlit...).


Pour réaliser ces recettes, le travail le plus long est la cueillette, le tri et le lavage mais vous êtes en plein air et vous pouvez respirer l'air frais à plein poumons.

A vos fourneaux et bon appétit. 


Le prochain article abordera deux plantes toxiques que vous trouverez dans les parterres de vivaces : l'aconit et l'ancolie.


La pensée du jour : 

Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.

                                                                              A. Schweitzer.





dimanche 10 avril 2022

Le POURPIER

 

LE POURPIER.      Portulaca oléracea

                                     Famille : portulacacées

                                     Nom usuel : pourpier des jardins.

Description : le pourpier sauvage est une « mauvaise » herbe annuelle assez commune, étalée en touffes sur le sol, glabre dans toutes ses parties.




Tiges : couchées, rampant sur le sol, de 20-50 cm de longueur, rameuses, charnues, rougeâtres, à rameaux opposés.

Feuilles : sessiles, portant des poils courts à leur aisselle, opposées au bas des tiges, alternes vers le haut et groupées au sommet des rameaux, oblongues à ovales, arrondies ou tronquées au sommet, épaisses et charnues, luisantes, d'un vert vif.

Fleurs : assez petites, à 5 pétales jaunes séparés les uns des autres, sessiles, solitaires ou en petits groupes à l'aisselle des feuilles et à l'extrémité des rameaux.

Floraison : de mai à octobre.

Fruits : capsules sphériques renfermant de nombreuses petites graines noires.

Partie souterraine : racine principale grêle.

Principaux caractères d'identification : plante rampante à tiges et feuilles épaisses et charnues, généralement opposées.

Culture : la sous-espèce sativa est cultivée dans les potagers. Le pourpier à grandes fleurs (portulaca grandiflora) est cultivé comme ornementale.

Autres espèces du genre en Europe : il arrive que le pourpier à grandes fleurs, plante d'Amérique du Sud, à tiges dressées, à feuilles cylindriques glauques et à fleurs roses, pourpres, jaunes ou blanches, se rencontre à l'état subspontané, surtout dans le sud de l'Europe.

Confusions possibles : aucune en tenant compte des caractères décrits plus haut.

Utilisations alimentaires : jusqu'au début de notre siècle, le pourpier était considéré comme une excellente plante à salade dont on appréciait les tiges et les feuilles pour leur texture croquante et douce et pour leur agréable saveur acidulée. On le cultivait dans les potagers mais la plante sauvage était également récoltée. Le pourpier peut être consommé en grandes quantités, mais il gagne à être mélangé à des plantes moins mucilagineuses et de saveur plus prononcée.

C'est aussi un intéressant légume cuit auquel de nombreuses recettes sont applicables.

Les tiges coupées en morceaux avec leurs feuilles peuvent être conservées dans le vinaigre et servies comme les cornichons.

Les minuscules graines ont été consommées comme céréale bouillie ou bien moulues en farine, mais leur ramassage exige beaucoup de temps et de patience.

Le mucilage de la plante permet d'épaissir des soupes froides tout en leur apportant une légère acidité.

Je vous livre quelques façons de le cuisiner à la page "Les recettes de marraine Bobette : le pourpier"

Cueillette : plante entière d'avril à octobre.

Les tiges sont suffisamment tendres pour pouvoir être ramassées et consommées avec les feuilles durant toute la vie de la plante.

Habitat : jardins, champs, décombres.

Originaire des régions subtropicales et tropicales de l'ancien monde et fréquemment subspontané dans nos régions.

Presque toute la France, Suisse, Belgique, presque toute l'Europe.

Composition : riche en omégas3, en antioxydants, en vitamines E, A, C et en flavonoïdes, le pourpier est aussi une mine de minéraux : fer, calcium, magnésium, potassium, phosphore. Les mucilages qu'il contient lui confèrent des propriétés médicinales.

Propriétés médicinales : il est émollient, laxatif en grandes quantités, dépuratif et diurétique.

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J'espère que cette nouvelle plante vous séduira, même si sa saveur est douce : elle est très intéressante car ses composants sont bénéfiques !

Pensez à consommer une multitude de nouvelles pousses : orties, égopode, alliaire, consoude, lierre terrestre…et bien d'autres : 

Lors de vos balades, emportez quelques petits sacs de toile que vous glissez dans un sac à dos et en route dans le super marché de la nature et là, les prix n'augmentent pas !!

Alors, pourquoi se priver ?

 

Une nouvelle qui pourrait vous intéresser : nouvelle balade prévue le dimanche 24 avril.

Nous redécouvrirons toutes les plantes actuelles et je ne sais pas encore à quelle sauce elles seront dégustées.

La participation à cette balade se fait toujours sur inscription : 20 personnes au maximum.

 

ATTENTION : le lieu de rendez-vous se trouve sur la place d'Hanzinelle, près de la petite plaine de jeu.

L'heure du rendez-vous est 14h30.

Durée : 2 heures de balade et 2 heures de dégustation.

Espérons que le soleil sera présent !

 

Bonnes fêtes de Pâques à tous et beaucoup d'œufs dans vos paniers, mais attention aux Oeufs Surprises ...

vendredi 25 février 2022

Bonnes nouvelles

 

Bonnes nouvelles : chouette !!

 

Primo

La balade prévue le 6 mars 2022 aura bien lieu.

Limitée à 20 personnes, inscrivez-vous sans tarder !

Il est très agréable de se balader : les perce-neiges sont bien fleuris, les premières jonquilles elles aussi commencent à fleurir : j'en ai cueilli ce mercredi 23 février !

Durant cette sortie, nous découvrirons le tussilage, la ciboulette sauvage, les pissenlits, la ficaire, l'arum, l'égopode... et dégusterons la sève ou eau de bouleau.

Quelle joie de vous retrouver pour partager ces découvertes et déguster quelques préparations !

 

Lieu de rendez-vous : 47, rue de la gare d'Oret à Hanzinelle (5621)

Heure : 14h précise

Durée : 2 heures pour la balade

               2 heures environ pour la dégustation

Tenue : bonnes chaussures car il y a de la boue partout

Réservation obligatoire : soit par téléphone ou par mail (coordonnées notées en début de blog)

P.A.F. 10 euros par personne.

Si vous le désirez, vous pouvez prévoir 1 ou 2 sacs pour d'éventuelles récoltes.



 Secundo : une information qui pourrait intéresser quelques personnes :

 

La vannerie sauvage permet de réaliser une multitude d'objets avec des matériaux glanés dans la nature: mangeoires, nichoirs, paniers, plateaux...

 

Fabienne peut vous initier à cet artisanat: ses ateliers se

tiennent à Jamagne, près de Philippeville et vous pouvez la joindre au 0494 800 463

 

N'hésitez pas à vous lancer, c'est encore une façon agréable et ludique de se rapprocher de la nature très généreuse à qui sait en profiter.

 

Tertio : En passant en revue les plantes dont je pourrais vous parler, je suis retombée sur l'amaranthe (ou amarante) déjà décrite en août 2020. Rien de neuf donc mais j'en ai profité pour ajouter quelques recettes à base de celle-ci. 



Pensée du jour : Généreuse, la nature est une source inépuisable de richesses lorsqu'on en prend soin et qu'on prélève seulement la quantité nécessaire.

                                                                                        M. Gros

samedi 12 février 2022

Le TAMIER

 

LE TAMIER.    Tamus communis

                            Famille : dioscoréacées

                            Noms communs : herbe aux femmes battues, taminier, vigne sauvage, vigne noire, racine vierge, sceau de Notre-Dame, sceau de la vierge, bryone noire, haut liseron, couleuvrée noire, racine de feu, racine de femmes battues, raisin du diable.

Description : belle plante vivace, dioïque au feuillage luisant, grimpant autour des troncs.



Tige : très flexible, atteignant jusqu'à 3 m de longueur, assez épaisse avant le développement des feuilles puis s'amincit par la suite.

Feuilles : alternes, longuement pétiolées, à limbe très large en forme de cœur fortement échancré à la base et aigu au sommet, luisant sur le dessus, 5-7 nervures ramifiées nettement visibles.

Fleurs : très petites, verdâtres, en grappe à l'aisselle des feuilles. Les grappes sont très longues sur les pieds mâles, très courtes sur les pieds femelles.

Floraison : avril, juin.

Fruits : baies rouges globuleuses d'environ 1 cm de diamètre.

Partie souterraine : gros rhizome vertical charnu, gris-noirâtre à l'extérieur, blanc à l'intérieur, renfermant un suc gluant à odeur désagréable.

Principaux caractères d'identification : liane des endroits frais à grandes feuilles luisantes en forme de cœur.

Lorsqu'on ramasse les jeunes pousses, les feuilles ne sont pas toujours développées. Dans ce cas, on ne pourra se baser que sur l'habitat et l'aspect des tiges s'enroulant autour des arbres et des arbustes environnants.

Le tamier se reconnaît aussi très facilement lorsqu'il est couvert de ses fruits rouges qui persistent après que feuilles et tiges ont fané.

Habitat : haies, bois frais, broussailles, presque toute la France, la Suisse, centre et sud de l'Europe, rare en Belgique.

Cueillette : jeunes pousses de mars à juin. L'extrémité des lianes se ramasse lorsqu'elle est encore assez tendre pour être coupée facilement entre le pouce et l'index. Quand les feuilles ont commencé à se développer, elles sont vite coriaces et âcres.

Autres espèces en Europe : aucune.

Confusions possibles : éventuellement avec la salsepareille (qui a des vrilles et des feuilles bordées d'épines) ou la bryone.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses de tamier ressemblent à celles des asperges et se consomment de la même façon, généralement cuites à l'eau ou en omelettes. Leur saveur est agréable, bien qu'elles soient parfois amères.

Consommées depuis l'antiquité, les pousses de tamier étaient tombées dans l'oubli avant de connaître, au cours de notre siècle, un renouveau spectaculaire mais localisé dans le département du Tarn où la cueillette des « respounchu » est devenue un rituel printanier.

Je vous invite à trouver une recette de RESPOUNCHU en cliquant ICI.

Composition : le rhizome renferme des raphides d'oxalate de calcium, des saponines et de la diosgénine. L'analyse chimique a également mis en évidence des alcaloïdes.

Propriétés médicinales : le rhizome est un révulsif pouvant être utilisé sous forme de spécialités pharmaceutiques mais son emploi est dangereux en médecine populaire.

Le rhizome est anti-ecchymotique d'où son nom d'herbe aux femmes battues que l'on donne souvent au tamier car frotté sur un « bleus », il le fait rapidement disparaître.

On lui attribue aussi des vertus antirhumatismales. Les très fins cristaux d'oxalate qu'il contient peuvent, par friction, provoquer des dermites (son utilisation invite donc à la prudence) et par ingestion, le rhizome peut provoquer une intoxication (confusion avec des légumes).

Toxicité : les baies attirent les consommateurs imprudents (baies rouges pouvant être confondues avec des groseilles). Leur ingestion provoque une hyper salivation, des nausées, des coliques, vomissements et diarrhées. Dans les cas graves, manifestations de céphalées, fièvre, délire, troubles respiratoires pouvant évoluer vers une paralysie, un coma et la mort.     

Attention aux enfants tentés par ces fruits rouges très toxiques.

Les substances contenues dans les fruits sont semblables à celles du rhizome et donc très toxiques.

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Quelques bonnes nouvelles porteuses d'espoir :

 

  1. La lune favorable à la montée de sève du bouleau est le 2 mars (nouvelle lune) ; repérez votre bouleau en vue de la récolte qui pourra se faire hors gel !
  2. Les pissenlits nouveaux arrivent tout doucement : à surveiller pour récolter et se délecter !
  3. Il en va de même pour les feuilles de cardamines qui ont une saveur proche du cresson.
  4. Les feuilles de ficaire passent le bout du nez et promettent de belles récoltes (miam, une bonne soupe bien verte !)
  5. N'oubliez pas de récolter la ciboulette sauvage qui est bien présente depuis quelques semaines : bien la laver, la ciseler et congeler pour utiliser dans diverses préparations en attendant la ciboulette de notre jardin.
  6. Les perce-neiges sont bien visibles et les jonquilles pointent des petites feuilles vers le soleil qui arrive lentement mais sûrement ! Non, il n'est pas mort le soleil !

Si le temps le permet et si, comme je le souhaite et je ne suis certainement pas la seule, le covid évolue dans le bon sens, nous pourrions prévoir une balade nature, le dimanche qui suit la nouvelle lune, soit, le 6 mars 2022.

Je vous confirme cette sortie via le blog d'ici une quinzaine de jours.

A très bientôt j'espère et plein d'optimisme pour chacun et chacune de vous !

 

Pensée du jour : Toute chose appartient à qui la rend meilleure et le seul trésor qui compte c'est celui que l'on peut emporter avec soi quand l'heure est venue ?

                                                                         Ch. Signol 


lundi 24 janvier 2022

La SALSEPAREILLE

 

Pour débuter cette année 2022, un petit clin d'œil aux schtroumpfs...  Je vous parle de leur plante magique :



     Smilax aspera L ou salsaparilla

                                Famille : smilacacees

                                Nom commun : liseron piquant

 

Description : liane épineuse de 50-200 cm, à feuilles persistantes, croissant sur la végétation environnante et formant d'épais buissons.



Tiges : ligneuses, grêles, flexueuses, très rameuses, épineuses.

Feuilles : alternes, pétiolées, à limbe coriace et luisant, ovales en cœur ou à oreillettes, aiguës, à 5-7 nervures principales, bordées d'épines, portant 2 vrilles à la base du pétiole.

Fleurs : petites, à 6 tépales étalés, d'un jaune verdâtre, réunies en ombelles disposées en grappes à l'extrémité des tiges et à l'aisselle des feuilles. Les fleurs mâles et femelles portées par des pieds séparés.

Floraison : août- septembre.

Fruits : petites baies globuleuses rouges.

Cueillette : jeunes pousses en mars-mai. L'extrémité des tiges doit être ramassée lorsqu'on peut la couper facilement entre le pouce et l'index, sinon elle est trop dure.

Habitat : haies et bois arides, Midi de la France, jusqu'à la Charente Maritime et la Drôme, région méditerranéenne.

Principaux caractères d'identification : aspect (plante épineuse), habitat.

Autres espèces du genre en Europe : 2 mais aucune dans nos régions.

Confusions possibles : éventuellement avec le tamier (nous aborderons cette plante dans le prochain article) ou la bryone (déjà décrite dans les plantes toxiques).

Les jeunes pousses du tamier et de la bryone sont comestibles mais les plantes développées et leurs fruits sont toxiques.

Utilisations alimentaires : les jeunes pousses de la salsepareille peuvent se manger crues ou cuites, mélangées à d'autres légumes ou servies à la façon des asperges. Leur saveur est assez peu prononcée mais agréable.

Propriétés médicinales : les racines étaient utilisées en médecine populaire comme diurétique et éliminateur de l'urée et de l'acide urique. La salsepareille est aussi dépurative, tonique et cholestérolitique.

Principaux constituants connus : essence, oxalate de chaux, résines, saponines, amidon.

Toxicité : les baies rouges contiennent des saponines qui les rendent toxiques. Le reste de la plante est sans danger.

 

Le Grand Schtroumpf ne m’a pas dévoilé ses recettes.  Je n’en ai donc aucune à vous proposer concernant cette plante MAIS voici quelques recettes intéressantes concernant des plantes déjà décrites : ce sont des recette vitaminées et bénéfiques ! Elles sont très faciles à réaliser...alors, que demander de plus...

      

          Ni cru ni cuit de poire-châtaigne : voir châtaignier

 

         Tarte pommes-noisettes : voir noisetier

 

          Sirop de cynorhodon : voir églantier.


La pensée du jour : je l'extrais du magnifique livre de Christian Signol, « Adeline en Périgord »

 

« Je crois que pour aimer la vie, il faut connaître le prix des choses. S'attacher à celles qui coûtent le moins et donnent le plus : un grand feu à Noël, une pluie tiède en automne, du soleil au printemps, un morceau de pain frotté d'ail et surtout, surtout, le sourire de ses enfants. »

                                                                     Christian Signol